Une recette mogole un peu surprenante...

La chèvre aux cailloux... Faut aimer... Interview de Luya notre guide mongole sur une mélodie mongole traditionnelle...
En fonction de mon temps, je vais ajouter quelques autres vidéos sur mon périple en Mongolie en Août 2008 avec 10 autres Gaulois et Gauloises...
(périple racontée au jour le jour dans ce blog : pour retrouver les posts tapez Mongolie dans "googlez-moi"...)


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°17

Yourte de Madame Billaut - Jeudi 21 août 2008,  dés potron minet...

Voilà. Bien rentré chez Madame Billaut Mardi 20 août vers les 22:00 heures. Le chien m'a fait la fête (Madame Billaut aussi)... Mais j'ai bien vu dans les yeux de Monsieur Hutch (c'est le nom du chien) qu'il se demandait où j'avais encore été traîner. Il m'a en effet reniflé avec une truffe soupçonneuse. Peut-être avais-je encore quelques relents d'odeurs de yacks et autres moutons... malgré les multiples douches que j'avais prises les 2 derniers jours à l'hôtel d'Oulan-Bator.
Lundi donc nous avons visité quelques lieux sympas à Oulan-Bator. Le temple Gandan et ses monastères. Le lundi est un jour de mariages en Mongolie (par contre le mardi est fortement déconseillé pour ce genre de cérémonie - d'ailleurs le mardi est déconseillé pour tout). Img_0551 Les familles viennent rendre leurs hommages au Bouhda local. Avant d'aller sur la grande place de la ville aller rendre hommage à Gengis Khan et son imposante statue devant le Parlement.
Les papies et les mamies sont en costume local. On s'est régalé à regarder tout ce petit monde. Visite des monastères. Et j'ai surpris le lama (le père abbé en quelque sorte) en train de tripoter son téléphone portable, pendant les matines en plein récitatif. Je vous le dit ma p'ôv dame... tout fout le camp. Même les lamas ! Et je n'ai pas pu prendre une photo de cette incartade, vu que le père lama tripotait son téléphone dans sa grande robe rouge, à l'abri des regards indiscrets...
Visite ensuite du palais du dernier empereur mongol, palais qui tombe en décrépitude. Puis après un déjeuner chinois, sieste à l'hôtel. Et on a terminé la soirée en allant prendre un pot à l'Irish Pub, qui est l'Endroit à la mode à Oulan Bator. On a pu y observer la meilleurs société mongole (il y avait aussi quelques mongolaises de petite vertu semble-t-il).
Et départ le lendemain matin Mardi de très bonne heure. En arrivant à l'aéroport vers les 5:30 du matin : un monde fou. J'ai d'abord crû qu'un médaillé olympique mongol revenait de Pékin et que l'on lui faisait fête. Que nenni ! C'était des Mongols qui partaient travailler en Corée ou ailleurs. Avec un contrat de 3 ans. Et qu'ils ne reverraient pas leurs familles avant au moins 6 mois... Scènes déchirantes... La steppe ne nourrit plus son homme

Permettez-moi pour terminer, de remercier ceux qui ont pris la peine de m'envoyer quelques mails, et de poster quelques commentaires à mes notes de voyage. Je n'ai pas pu les lire en Mongolie pour des problèmes de batterie. Je viens de les lire. J'ai bien rigolé. Non je n'ai pas vu Cousin Lauret. Pourtant j'ai bien cherché et visité toutes les yourtes de la steppe. Personne ne l'a vu. Mais vous savez, un jour il est à vélo dans Grant à San Fransisco, le lendemain il est à Cergy-Pontoise, le surlendemain on le retrouve à Manakara à Madagascar... Et même de temps à autres à Pau, qui comme chacun sait n'est pas en Mongolie mais en Béarn (la Béarnaise est aussi assez mignonne).

Quand j'ai commencé à travailler, mon boss (X ou Enarque je ne me souviens plus) me disait : "Mon pauvre Billaut : vous ne savez pas écrire". Vos commentaires et vos mails prouveraient l'inverse. Ce qui va m'inciter à repartir un de ces jours. Peut être le Rajasthan ? Où l'Europe à la rencontre des Européens ?


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°16

Oulan Bator - Continental Hotel vers les 6:00 du matin...

Et voilà un beau voyage qui se termine... Retour amorcé vers la civilisation occidentale...
Journée d'hier sans problème particulier (on n'a perdu personne dans les quelques kilomètres de piste qui restaient pour rejoindre Oulan Bator, les chauffeurs mongols étaient calmes, nos malades commençaient une période de pré-guérison...). Douches à l'hôtel où nous sommes arrivés vers les 13:00 heures, puis razzia sur le cachemire à l'ancien magasin d'état (Madame Billaut va je pense être contente), spectacle d'un groupe folklorique (très très bien) en fin d'aprés-midi, dîner dans un restaurant coréen, et gros dodo. Car un premier groupe partait ce matin tôt par Moscou. Un deuxième partira dans la nuit de demain (par Berlin), et un troisième (le mien) demain matin par Séoul.

Pour certains d'entre nous ce voyage restera LE voyage, genre voyage initiatique... Certes les paysages, certes la lumière, certes l'immensité, certes les Mongols nomades qui vivent comme dans les temps très anciens... Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est que le temps occidental n'existait plus. On vivait sans montre, sans trop savoir où nous étions (pas de cartes précises, pas de panneaux indicateurs), sans trop savoir où nous allions. Tout ce que l'on savait c'était se repérer par rapport au soleil... Comme l'Homo Sapiens du début de l'Humanité...
Un grand merci à toute l'équipe de Mongols qui nous ont accompagnés, qui ont prévenu nos moindres désirs, qui nous ont fait une cuisine tout a fait correcte... Un grand merci à Luya, notre guide traducteur, qui a réussi à faire le trait d'union entre les Mongols et les Gaulois. Entre la logique cartésienne du Gaulois, et la logique floue du Mongol. Ce qui pour elle n'a pas toujours été facile.
Et puisque j'en suis aux remerciements : un grand merci à Pierre Henri Giscard, notre organisateur archéologue, à Camilla et Stéphane Lelux, et à Nara de l'agence Tenger-Ekh.

Je me rends compte que j'ai oublié de narrer quelques histoires... Un groupe dont les membres ne se connaissent pas au départ, se soude, quand il n'y a pas de brebis galeuse en son sein, par des histoires qui vont constituer son Histoire... J'ai oublié par exemple le bon mot d'Evelyne (l'épouse du french doctor) qui en pleine nuit sous la tente disait à son mari : "Minou pourquoi tu siffles ?" Le minou en question essayait en sifflant d'arrêter mes ronflements (j'occupais la tente d'à côté)... Comme le mari appelle aussi son épouse Minou, ils sont devenus Monsieur et Madame Minou... Minou Monsieur m'a dit de vous dire qu'il était un french doctor très bien...
Autre histoire... Celle de Miss (pas de nom) qui la nuit de la tempête a fait pipi dans un sac plastique pour ne pas sortir de sa tente... Et elle s'aperçut ensuite que le sac était percé...

Un mot sur mon appareillage : un MacBook Air (autonomie limitée de la batterie, mais peu encombant), un routeur antenne satellite BGAN 500 de Thrane and Thrane (des Norvégiens je crois) loué chez Tdcom à Paris (pas de problème particulier sauf le débit réduit naturellement avec ce moyen), des problèmes avec mon appareil photo Sony Cybershot qui s'est pris pour un grillon des steppes, avec une image tremblotante.... Pas de problème particulier avec la caméra JVC Everio, ni avec le Canon EOS. La recharge de ces matériels a cependant été un peu casse tête dans la steppe. Nous n'avions qu'un petit générateur délivrant un ampérage réduit (je n'avais pas vu ce problème). Et la recharge sur les batteries des camions a été vite abandonnée (la prise du convertisseur 12 v/220 v que j'avais emporté n'avait pas un bon contact dans l'allume cigare du fourgon que j'occupais, et après avoir mis à plat la batterie du fourgon de Big Bouhda,j'ai arrêté de pomper le courant par ce moyen).

Au retour si j'en ai le temps, je compte faire une vidéo, un DVD, et un book (probablement avec Aperture chez Apple). Et si vous connaissez un site Web qui accepte les photos lourdes en format natif (12 millions de pixels) merci de me dire... J'en ai quelques unes qui sont très belles. D'ailleurs je vous mets celle où Monique essaye de promener un jeune yack (d'où l'expression célèbre : le ya-yack à sa mémère).Img_0425 Mais je pense qu'elle a encore pas mal de cours à prendre avant de se lancer dans l'élevage de ces braves bêtes dans la steppe mongole où en forêt de Fontainebleau (elle habite pas loin)...

Voilà. Le Transmongolien venant de Moscou et allant à Pékin vient de passer dans un bruit infernal. Oulan Bator s'éveille. Une belle journée s'annonce. Visite prévue du grand temple boudhique, du black market, etc...

A bientôt, pour de nouvelles aventures...


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°15

Dans les steppes de Mongolie – Dimanche 17 août 2008

Logique cartésienne du Gaulois versus logique floue du Mongol…
Journée fellinienne que celle d’hier….

Figurez-vous qu’on ne savait pas quand nous devions rentrer à Oulan Bator. Pour le tour operator mongol c’était hier samedi… Pour Pierre Henri qui est l’instigateur du voyage c’était aujourd’hui… Il faut dire qu’il y a eu en bonne logique floue 3 projets successifs du voyage. Après moults conversations téléphoniques, nous rentrons aujourd’hui Dimanche.
Autre logique floue qui pose problème aux Gaulois cartésiens. Nous avions décidé de déjeuner au bistro du camp de touristes où nous étions. Camilla avait tout négocié avec l’aubergiste. Nous devions avoir des œufs. Pas d’œufs les Japonais étaient passés avant nous… L’aubergiste mongole nous dit « pas de problèmes, vous aurez des pancakes ». On attend encore après…  Toujours la logique floue…
Petite ballade dans les dunes… Déjeuner sur place (magnifiques beignets à la viande de moutons que nos 2 cuisinières nous avaient préparés).

Comité stratégique des Gaulois pour savoir où nous irons (car cela ne semblait pas prévu dans le contrat avec le tour operator). Il est décidé :
Point 1 : on visiterait un petit temple bouhdiste au pied d’une montagne sacrée…
Point 2 : on va dormir dans les tentes pour notre dernière nuit dans la steppe…
Point 3 : entre ceux qui voulaient des arbres à l’endroit où dormir, ceux qui voulaient un petit ruisseau… Il est finalement décidé de s’arrêter là où nous avions passé la première nuit…

Et hop départ. Petit temple magnifique Dsc02169 au pied de la montagne sacrée qui ressemble à un immense corps humain écorché, la tête tournée vers le ciel.
Route goudronnée. Arrêt à un village pour acheter de l’eau..Dsc02174
Puis piste. Paysages toujours grandioses. Vous me direz que les nôtres, en France, ne sont pas mal non plus. Mais par rapport à ici, ils semblent un peu étriqués…
Naturellement la logique floue du conducteur mongol d’un fourgon soviétique à confort néo-stalinien s’en donne à cœur joie sur la piste. La logique cartésienne voulait que les 4 fourgons se suivent en caravane, pour éviter de se perdre. C’est oublié que le Mongol aime un tantinet la compétition. Donc Big Bouhda comme d’hab est parti en tête. Et les autres ont suivi comme ils pouvaient. Notre fourgon a dû s’arrêter. Stéphane à démarré une tourista foudroyante. Et je ne sais plus si je vous l’ai dit, mais depuis 2 ou 3 jours notre Alexandra était aussi assez patraque. Cela nous en faisait 2 sur 11… Et comme dit Eric Quinuu le french doctor, toujours pince sans rire… « on va dépasser nos quotas de perte »…
Mais revenons à nos moutons.

Est arrivé ce qui devait arriver : nous nous sommes perdus. Je vous passe tous les détails. Complètement paumés dans la steppe. Et la nuit qui allait tomber. Et là, malgré l’angoisse qui commençait à submerger la logique cartésienne, logique qui nous « obligeait » à refaire le déroulé des événements avec des ET, OU et SI… j’ai assisté probablement à mon plus beau coucher de soleil. Divin. Du rouge chaud au violet. Grandeur de la nature mongole.
Bref après quelques instants de panique (il n’est pas conseillé de rouler la nuit dans la steppe, même avec les phares allumées) on a retrouvé l’endroit du campement prévu. Les 3 autres fourgons n’y étaient que depuis 30 minutes…
Stéphane malade et Camilla qui avait l’air de démarrer un truc pas catholique, se sont retirés dans leur tente, Alexandra aussi… Et les autres ont passé un dernier dîner sous la tente mongole salle à manger. Très, très sympa. On a invité les chauffeurs à venir écluser une grande tasse de vodka. Big Boudha est venu répondre à nos questions (son papa était toubib). Lui était comptable. Et depuis quelques années il s’était reconverti dans le tourisme à logique floue l’été. L’hiver il s’occupe d’une école de conduite (ici la conduite consiste à savoir démonter et remonter un moteur les yeux fermés)…
Je vous laisse, je n’ai plus beaucoup de batterie… car avec toutes ces émotions j'ai oublié hier de recharger mes matos sur le petit générateur...

Bon dimanche à toutes et tous… Et à demain peut-être pour de nouvelles aventures. Je sens que cela va encore être géant pour nous aujourd’hui…

La logique cartésienne arrivera-t-elle à véroler la logique floue ? Personnellement j'en doute...


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°14

Dans les steppes de Mongolie – Samedi 16 août 2008

Vanité, O vanité de l’Homo Sapiens !
C’est ce que j’ai pensé en arrivant sur les hauteurs de Karakorum.

Donc, hier matin sans trop se presser, nous avons pris la route – pardon la piste- vers les 9/10 heures. Paysages toujours magnifiques d’ombres et de lumières, grande chaleur rafraîchie par le vent de la steppe, nuages de poussière… troupeaux au loin, Mongols au galop sur leurs petits chevaux, … On peut rêvasser sur la piste. Le problème c’est que le prochain nid de poule, vous ramène vite fait à la réalité…
Déjeuner à l’ombre d’un bel arbre, en plein milieu d ‘un grand plateau. Il n’y en avait qu’un d’arbre, on est tombé dessus. En plus, selon Pierre Henri c’est un arbre chamanique. Pour ceux qui ne le sauraient pas, un arbre chamanique est un arbre qui a eu des problèmes. Il aurait dû mourir, frappé par la foudre par exemple, et puis non : la vie a été plus forte. Mort, renaissance à la vie… Le principe du bouddhisme si j’ai bien tout compris…
Et puis après une sieste minuscule… nous sommes repartis en direction de Karakorum, dont l’illustre Gengis Khan en avait fait sa capitale.. Et je dois dire qu’en arrivant sur les hauteurs surplombant la ville… C’était bien la peine de conquérir le Monde de Pékin à Orléans, pour avoir quelques siècles plus tard une ville aussi pouilleuse. Certes, me direz-vous, les Chinois de je ne sais plus quelle dynastie l’ont rasée… Mais quand même…  C’est comme si Versailles n’avaient plus de château, et que ses maisons étaient en planches couvertes de tôles. J’imagine la tête que ferait l’un de mes amis qui habite Versailles (et qui est un petit consultant de grande banlieue…).
Sinon, sur cette hauteur où un immense machin avait été construit pour rappeler la grandeur de l’Empire Mongol, il y avait une brocante. Alors là, les Français se sont déchainés. J’ai acheté un petit truc sympa représentant un bouddha qui rit, qui pleure… D’autres des positions du Kamasoustra gravées sur du bois ou de l’os, histoire de réviser leurs gammes le soir dans leur yourte… (Connaissez-vous au fait l’air célèbre ici : Martine, yourte là boum, c’est la reine de la steppe…)…
Traversée de la ville. Effectivement pouilleux. Pas d’autres adjectifs. Et visite du monastère Erdene Zuu.
Là aussi grosse déception. Imaginez un terrain vague entourée d’un grand mur, avec des sortes de tours clochetonnées : les fameux stupas. A l’entrée sur la gauche des temples en piteux état. Et dans le terrain de l’herbe folle… Dsc02151 Des moinillons à vélo rentrent chez eux semble-t-il, ayant terminé l’office de 18 :00 heures (leurs vêpres mongoles). Une guide nous a expliqué le bouddhisme mongol qui a su s’allier pacifiquement avec le chamanisme (ce qui n’a pas été le cas chez nous, où il a fallu régler cet épineux problème à la Saint Barthélémy…). Savez-vous que le bouddhisme mongol a 300 Dieux ? (500 au Thibet – certains se sont perdus en route en arrivant en Mongolie…). Déjà qu’avec un seul, on a encore des tas de problèmes à l’Ouest, alors avec 300 !
Et puis en partant, on a jeté un œil au plus imposant sexe mongol, sexe de pierre exposé en plein vent sur une colline. La chose en fait servait dans les temps anciens pour expliquer aux moinillons, la mécanique de reproduction d’Homo Sapiens. Y’a mieux maintenant je trouve sur Internet…  Mais passons..
Arrivée le soir, après 2 heures de routes goudronnées (si, si…), avec évitement de semi-remorques qui tanguent comme bateaux en tempête, aux dunes de Molcog. Et dans les yourtes de la Mongol Altai Farm.  Il était prévu de dormir dans les tentes, mais je pense que nous n’en avions pas envie… Vox Populi, vox Dei.. dit-on chez nous.
Selon Pierre Henri, qui s’y connaît ce sable du Molcog vient du désert du Gobi situé au sud à plus de 1.000 kms. Et ce serait le vent qui l’aurait transporté il y a très longtemps.
J’ai pu prendre ma première douche depuis 15 jours. Et devinez : avec de l’eau chaude… Et des toilettes à l’occidentale. J’ai même trouvé des WC avec une porte qui ferme !
Et ce matin on va se faire un gros plaisir : petit déjeuner au resto de la machin Farm…
Dernier jour aujourd’hui de notre virée. Demain nous devrions être de retour à Oulan Bator…
A demain probablement pour de nouvelles aventures…

PS... Shops aussi à la sortie du Monastère... J'y ais acheté une petite veste mongole pour Billaut 2.0 (le petit fils). Je pense qu'il va être trognon avec cela...Dsc02152


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°13

Dans les steppes de Mongolie – Vendredi 15 août 2008

Malgré mon duvet sarcophage prévu pour des températures de -5°, je dois dire que j’ai caillé cette nuit… Il a fait hier un temps orageux, avec une grosse ondée en milieu de journée. La température a chuté de plusieurs degrés.
Nous sommes restés au même endroit hier, car l’un de nos fourgons soviétiques à confort intérieur néo-stalinien avait cassé une lame de ressort. Il fallait la réparer. Une expédition avec 2 fourgons est donc partie dans l’après-midi au village Bat-Olzii, avec quelques uns d’entre nous. Bat-Olzii est à une trentaine de kilomètres d’ici, soit environ 1:30 heure de piste. La réparation a effectuée avec brio par le garagiste du coin . Ceux qui étaient partis ont essayé d’échanger dans les 3 agences de banques du village des euros. Nada…  Naturellement pas de distributeurs de billets.
En ce qui me concerne j’ai bullé. Mais, mais… en milieu de matinée, j’ai pu me laver ! C’est la première fois depuis le début du séjour. Une expédition a été organisée pour aller à la rivière voisine avec 3 ou 4 français. On s’est lavé, nettoyé, briqué dans l’eau de la rivière. Par contre je ne me suis pas rasé depuis notre départ dans la steppe. Je me rase au mécanique, et faire cette opération avec de l’eau froide… Certes, je pourrais demander un peu d’eau chaude à nos charmantes cuisinières, mais elles ont d’autres chats à fouetter. Il est vrai que la chose me va assez bien. Mais au retour je me demande si Madame Billaut me reconnaîtra…
Debout vers 6 :00 ce matin. Je suis aller faire mes besoins dans la steppe. L’opération, après mes déboires du début est maintenant bien rodée. Et je me demande au retour si je ne vais pas continuer dans le jardin… Enfin : on verra.
Un mot sur notre intendance. Nous sommes 11 Français (sur la photo il manque Stéphane Lelux). Dsc02932 Et 8 Mongols : 4 chauffeurs, 1 factotum (surnommé par les filles Marlon – pour Marlon Brando – ou encore Email Diamant du fait de sa magnifique dentition), 2 cuisinières, et Luya (que j’ai écris Yula dans mes précédents posts : mille pardons) notre guide, traductrice et représentante du tour operator.
Et je dois dire que cette équipe est d’une remarquable efficacité. Et pourtant ils ne se connaissaient pas tous au départ. En montant le bivouac (avec un c pas que comme j’ai écris dans un précédent post), tout le monde met la main à la pâte. Ils montent d’abord la tente mongole cuisine. Les cuisinières peuvent s’activer. Les chauffeurs montent ensuite nos tentes. Les Français leur donnent un coup de main. On déballe les sacs et les valises. Les Mongols dressent ensuite la table, à l’air libre s’il fait beau, ou sous une grande tente mongole dite « salle à manger ».
Bref, une fois tout installé, apéro (on est Français quand même) qui généralement est un fond de vodka. Puis nos cuisinières nous servent le repas. Dsc02670 Un bol de soupe le soir, le midi une entrée servie dans un bol (genre carottes et choux râpés). Puis plat principal servi dans l’assiette que l’on nous apporte (viande avec riz ou pommes de terre) et dessert (fruits en boîte servis dans un bol). Je dois dire que nous sommes ravis de cette cuisine.
Et puis nos chauffeurs ensuite s’occupent de leurs fourgons. Hier après-midi par exemple, je suis resté au camp avec Alexandra et Pierre Henri. Big Boudha, qui était resté avec nous, a nettoyé 3 fois son camion. Le matin il avait sorti sa boîte à outils et tout un tas de trucs récupérés deçi-delà : boulons et vis de toutes tailles, rondelles, trucs et autres bidules qui ont dû servir autrefois, et avec cela il a fait quelque chose. Ces gens là ont le génie de la mécanique et de la débrouillardise. Remarquez : ils ne peuvent pas faire autrement.
Ce matin on remballe. On va quitter notre petit vallon qui donne sur la vallée de l’Orkhon. Et on file vers le Nord pour aller à Karakorum.
Nos hôtes nomades vont aussi déménager. Une partie de notre groupe occupe 2 yourtes (comme d’habitude je partage celui des dames). Les autres sont sous la tente. Comme il n’y a plus d’eau dans le ruisseau, ils sont bien obligés d’aller s’installer ailleurs. Ici dans la steppe pas de propriétés, pas de cadastre, pas de notaires. Ils vont s’installer où bon leurs semble.
Pierre Henri qui connaît la Mongolie depuis une quinzaine d’années, nous raconte à la veillée des tas d’histoires sur ce peuple nomade, et sur l’Etat Mongol.
Dommage que tout cela ne soit pas inscrit dans le dur sur Internet. Je lui ai conseillé de faire un blog, un site web (il a, avec Camilla, une collection étonnante d’objets de cette civilisation nomade), de faire un musée virtuel dans Second Life ou autres…
Allez, bon 15 août à toutes et tous, et faites attention sur les belles routes de France. Elles seront aujourd’hui beaucoup plus encombrées que nos pistes…
A demain peut-être pour de nouvelles aventures…
PS. Notre hôte vient de mettre en route le poêle à bois. Une douce chaleur se répand dans la yourte. Mes dames vont se réveiller en douceur.. Faudrait un bon café…


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°12

Dans les steppes de Mongolie – Jeudi 14 août 2008

Journée de grande glandouille que celle d’hier… Heureusement car après les péripéties de la veille…
Après un conseil du matin hier, il a été décidé que nous ne resterions pas là où nous étions. Les yourtes qui avaient été louées pour 3 jours étaient en plein soleil au milieu d’un plateau complètement nu.
Donc les 11 Français sont partis en avant dans 2 fourgons pour aller voir les chutes de l’Orkhon à une dizaine de kilomètres de là. Pendant ce temps-là nos amis mongols faisaient la fête à un mouton pour le gigot du soir.
Intéressantes ces chutes. Certes ce n’est pas celles du Niagara… Une grande faille volcanique, dont les parois abruptes sont comme composées de petits cubes de pierre grise posés l’un sur l’autre… Balade sympa…Dsc02943 Un mongol proposait de vous tirer le portrait devant les chutes. Il avait un vieux PC équipé d’une imprimante. Et vous sortait votre binette sur un papier photo A4. Qui fournissait l'électricité ? Un petit groupe électrogène. A côté, une famille égrenait des sortes de baies noires ressemblant à des myrtilles. Avec un peu de sucre blanc : délicieux…
Stéphane et d'autres membres aventureux sont descendus dans le gouffre pour faire quelques photos (la photo est de Stéphane..). Et puis on a vu une Mongole en costume traditionnel. Et à bien y regarder c’était notre retraitée du CNRS, département chimie, sous-département émulsion, qui avait acheté à la boutique locale une deel féminin…
Pendant ce temps Camilla et Pierre Henri était partis rechercher un endroit sympa au bord d’une forêt avec possibilité de louer des yourtes pour ceux qui préférent ce genre d’habitat à la tente. Ils ont trouvé dans une petite vallée. Avec une forêt. Mais malheureusement le ruisseau qui y passe est à sec. Nous avons loué 2 yourtes aux Mongols pour je crois 2 euros la nuit.
Michèle (notre retraitée) en arrivant a refait sa valise. C’est incroyable ce que l’on trouve dans une valise d’une retraitée du CNRS, département chimie, sous-département émulsion. Des tonnes de T-shirts, des nuisettes probablement affriolantes, une gourde, un rond de caoutchouc pour retenir l’eau dans un lavabo. Bref, si elle prenait un stand au black market d’Oulan Bator, elle ferait un business d’enfer avec les Mongolaises… Faut que j’explique mongolaise.
Le premier jour au déjeuner on nous a servi des bananes vertes. Très étourdi, j’ai demandé si c’était des bananes mongolaises. L’adjectif est entré dans la lexicographie du groupe. On le met à toutes les sauces. Cela va de «La mongolaise vient nous servir à boire… (sur l’air de la Madelon) à la Mongolaisie, etc…
Déjeuner assez tardif. Les guêpes se sont invitées en masse. C’est que l’on ne voit pas beaucoup de Gaulois par ici… Puis grande sieste. Et on s’est mis au boulot vers les 6 :00 pour cuire les gigots. Stéphane s’est mis au fourneau… Moi j’ai cherché du bois… Big Boudha a préparé la viande, nos Dames ont paré les 2 gigots…
Et figurez-vous que c’était l’anniversaire de Stéphane. Camilla son épouse, a voulu lui faire une surprise. Elle avait ramené de Paris 2 bouteilles de champagne Ruinart (qu’elle a demandé à Yula d’aller rafraîchir au ruisseau à quelques kilomètres)..
Apéro des plus sympathique. On a chanté l’air de bon anniversaire en français en anglais et en mongolais…
Délicieux le repas avec des pommes de terre cuites dans la cendre… Et puis dessert : des biscuits de type chamallow avec une bougie… Et nos amis Mongols nous ont offert une bouteille de champagne russe… Ha, l’amitié entre les peuples !
Et puis suite à une histoire de Pierre Henri qui racontait qu’il avait prêté sa maison pour réaliser un roman photo, on s’est mis à gamberger sérieusement… Nous aussi on allait faire notre roman photo le lendemain. Le titre a été rapidement trouvé : « le ya-yack à sa mèmère », où il était question qu’Alexandra tombe enceinte d’un amant mongol inconnu (mais on supputerait que cela serait Big Boudha), etc… Faut dire que nous étions bien aidés : avec le fond de cognac d’Eric Quinuu le french chaman, et la bouteille de vodka. En fait on a inventé un nouveau jeu dont nous allons prendre un brevet en rentrant. Pour enchaîner les scènes du roman photo, chacun s’est mis a montrer une photo qu’il avait pris avec son appareil numérique. Et on la faisait passer. Et chacun de broder… (le ya-yack à sa mémére, vient de la photo montrant Monique tirant sur le licou d’un jeune yack pour aller le balader…).
Quant à moi, on m’a montré baladant un cheval (le cheval à son pépère). Et puis lors d’une ballade en début d’après midi, j’ai eu le joie d'être suivi par tout un troupeau de chevrettes …
En tout cas Pierre Henri, qui est archéologue et spécialiste des arts funéraires chez les peuples primitifs d’Homo Sapiens, aurait fait un très bon metteur en scène de roman photo..
Voilà pour la journée d’hier. Aujoud’hui, relax. Je vous joins ci-après une photo Dsc02127_3 du monastère boudhiste d'avant hier (photo que je n'ai pas réussi à uploader via Inmarsat).
Demain on remballe tout, et on remonte vers le Nord sur Karakorum, la capitale de Gengis Khan. A vous qui,bien au frais dans vos salons, regardez les Jeux Olympiques, où les Gaulois n’ont pas l’air de se distinguer, ayez une pensée pour nous, pauvres voyageurs sur les pistes défoncées de la Mongolaisie…
A demain peut-être si tout va bien…


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°11

Dsc02101 les steppes de Mongolie – Mercredi 13 août 2008

Hé bien, dites donc pour atteindre la sérénité dans ce pays, faut le mériter. Pas facile… Mais commençons pas le commencement…

Lever du groupe hier, Mardi vers 7 ou 8 :00 heures… Où l’on apprend que l’un de nos honorables membres Jean Pierre, a la tourista… Stéphane, le cœur sur la main comme d’habitude, lui propose le fonds de la bouteille de pastis qu’il a amené de Paris.. Boire un demi-verre de la chose guérit toute tourista dans l’heure qui suit. Je le sais : j’ai eu la même aventure en Inde.
JP refuse cependant (on gardé notre fonds de bouteille) préférant prendre la médecine d’Ericquinuu, le french chaman (pardon le french doctor). Et une fois le camp levé, nous sommes retournés à Tsetserleg pour acheter un médicament. Il y a une pharmacie mais pas grand chose dedans. Ericquinuu, en revenant de la dite pharmacie, nous parle de suppositoires effervescents, mais je pense que c’était une blague…
Et nous voilà parti, JP coupé en 2 dans son fourgon soviétique au confort néo-stalinien… Direction le Sud. Et on change de région. On quitte l’Arkhangai pour entrer dans l’Ovorhangai. Le paysage change. De la steppe, on passe à une succession de petites vallées. Cela rappelle un peu la Suisse… Arrêt à une source chaude (86°) : Tsenker Jiguur.
Déjeuner sur l’herbe ensuite. Et là nous avons vu le passé ratrapper le futur. Une famille complète de nomades changeait d’endroit et balladait sa yourte et son antenne parabolique sur 3 chariots à roues de bois à croisillons en forme de croix de Lorraine. Dsc02108 La civilisation nomade, recluse dans sa steppe, s’informe par le satellite de ce qui se passe ailleurs. Y survivra-t-elle ?
Comme dans nos villages gaulois d’antan, la steppe a son idiot. L’un d’eux qui était venu nous voir, a semble-t-il été très intéressé par Alexandra. Il s’est couché dans l’herbe, et n’a pas arrêté de la regarder… Il est vrai qu’une gauloise mignonne sur la steppe a, je pense, le don d’émouvoir un mongol, fut-il un peu dérangé.
Après-midi difficile sur ses pistes poussiéreuses et un soleil de plomb. Paysages toujours à couper le souffle et beaucoup moins de pistes dans cette région, avec un trafic très réduit. La montée au temple bouhdiste de Touhon Hiyd, chevillé au haut d’une montagne, a été un enfer. Une piste, que dis-je une piste, un semblant de chemin caillouteux au possible. Et ce ne sont pas les cailloux que vous achetez à Casto pour tapisser l’aquarium de votre poisson Bubulle. Non. C’est du beau caillou mongol. Bien gros. Que l’on croit rond et qui en fait s’avère coupant. Des ornières de type cirque de Gavarnie, des racines d’arbres qui courent dans ce méli-mélo. Les manèges de la mort de la Foire du Trône ne sont rien à côté de nos fourgons avançant à petite vitesse… On s’est même pris un arbre sur le côté droit. Bref on est enfin arrivé à l’espèce de parking herbeux situé au pied du monastère. Il a fallu prendre ensuite à pied un raidillon pentu (40% environ) pour arriver au temple. Et là, bonheur, nous avons assisté dans le temple à une cérémonie. Chants entrecoupés de coups de gongs, de cymbales, de coup de trompettes fabriquées à partir de cornes de yacks évidées… Imaginez une salle rectangulaire avec de chaque côté des moines assis le long de petites tables. Au milieu un couloir permettant aux pèlerins d’aller se faire bénir par le Père Abbé (je ne connais pas le titre dans la religion bouhdique). Les pèlerins entrent par la gauche, passent derrières les moines qui chantent leurs cantiques, se rendent au bout de la rangée dans une petite salle attenante avec bougies, petits moulins à prière de poche, y font quelques offrandes (billets, fromages), et ressortent en longeant l’autre rangée de moines.  Des moinillons occupent une large banquette le long de chaque mur. Chaque moine a devant lui ses papiers de chant, son bol pour  le lait, qu’un préposé à la chose remplit quand il est vide.
Foule recueillie qui entre après avoir fait tourner les grands moulins à prière de l’entrée. Ambiance étrange il est vrai pour un occidental. Indéfinissable.
Puis certains ont fait l’utérus. En fait, le monastère est  surplombé par une paroi de forme conique. Qui fait ressembler à un utérus de femme. Bon. Je veux bien. Faut pas perturber les Homo Sapiens sous quelque latitude que ce soit. Personnellement je ne me souviens plus très bien à quoi ressemblait l’utérus de ma maman… Mais faisons comme si. Donc, l’astuce consiste à y aller par un chemin aussi très pentu, à se plonger dans la paroi conique, pour se régénérer. J’ai préféré m’asseoir et regarder. On sait jamais : une chute est vite arrivée. Je préfére attendre avant de me régénérer…
Du coup il était 7 :30 du soir quand notre caravane s’est remise en route. Avec encore une quarantaine de kilomètres pour rejoindre nos yourtes d’un camp de touristes. On a repris le truc caillouteux pour redescndre. Et ouf ! On a retrouvé la steppe. Nous sommes arrivés à la nuit tombée. Et rouler dans la steppe quand il fait noir n’est pas une mince affaire. De plus Bataa, notre chauffeur, dont c’est la première grande virée, n’était pas trop dans son assiette. Je suppute qu’il doit avoir des problèmes de vision…
Installation au camp de yourtes, apéro pour se remettre de toutes ces émotions et dîner (très bon)… Et pour mon dessert, Jagpsa l’une des 2 cuisinières, m’a fait un massage mongol des épaules… Elles savent y faire, les bougresses.
Puis gros dodo.
On va rester ici 3 jours en plein milieu de rien (je me demande où je vais aller faire mes petits besoins ce matin : c’est plat , l’infini… Peut être vais-je emprunter aux filles leur manteau de cheval ?). Mais l’on va rayonner aux alentours. Visite des chutes aujourd’hui.
Allez à demain peut-être pour de nouvelles aventures…


Les Français parlent aux Français : Mongolie n°10

Dans les steppes de Mongolie – Mardi 12 août 2008

Voilà on retrouve la piste…
Départ un peu tard ce matin de Khorgo… Notre ami Stéphane, adepte de la photo à l’aube dans la montagne est parti vers les 6 :00 du matin du camp… Il devait revenir pour le déjeuner. Vers 9 :00 toujours rien.  On commençait à s’inquiéter. 10 :00 toujours rien ; on envisageait de demander aux cavaliers mongols d’aller faire une recherche… Et puis on a vu  notre ami débouler là bas au pied de la montagne…
Nous sommes donc partis un peu tard, rassurés. Le groupe s’est en effet scindé en 2. Le groupe initial est reparti sur Tsetserleg. Stéphane, Camilla, et Pierre Henri, eux, ont décidé de rester pour aller admirer le cratère du volcan Khorgo...
Environ 200 kms de pistes. On a souffert : soleil écrasant, poussière sur la piste, ciel éclatant, lumière éblouissante,… Enfin c’est beau. Monts, collines, montagnes, disposés sur la steppe çà  et là… La plupart chauves… Mais certaines perruquées de forêt de mélèzes. De loin elles ont l’air très denses et sombres, mais quand on se rapproche, les arbres sont espacés, malingres… Et sur les sommets, ces mélèzes se détachent sur le ciel comme des cure-dents sur une nappe bleue ciel.
Après avoir passé un pont de bois branlant, nous avons fait le plein. Rencontre de 2 « peace and love » à savoir un jeune couple de Français chevelus et plutôt crados (remarquez ce n’est pas mieux pour nous…). Lui travaille au Canada. Elle : on ne sait pas. Ils « font » la Mongolie à cheval, ou louent les service de Mongols disposant d’une moto pour se déplacer…
Déjeuner au passage de la rivière Churluut, dans un boui-boui local. Je crois que le groupe adore : ce qui nous permet de nous rendre compte comme les gens vivent. Nous avons fait un sort au deuxième gigot. Et Michèle qui n’avait pas sa tête en l’air, nous a monté un aïoli vite fait.Dsc02090 Il faut dire qu’elle était chimiste au CNRS dans l’étude des émulsions (il faut toujours mettre le sel tout de suite pour monter une mayonnaise ou un aïoli…). Bref, avec un bol de riz : un régal. Et nos chauffeurs mongols ont eu droit au plat national préparé par l’aubergiste : pâtes mongoles et viande. Nous avons pu ainsi regarder à la télé un match de volley aux Jeux Olympiques. Vous allez me dire, comment avoir la télé en pleine steppe ? Et bien l’aubergiste s’est équipé d’une grande antenne satellite posée à même le sol, à l’entrée de sa gargotte. Ce qui fait que lorsque quelqu’un passe devant, « no signal ». L’électricité lui est fournie par le réseau qui passe là. Sinon en pleine steppe il n’est pas rare de voir une yourte équipée d’un panneau solaire ou d’une petite éolienne.
Arrivée en fin d’après-midi à Tsetserleg. Une ville de type soviétique. HLM délabrés, immeubles administratifs décrépits, rues, que dis-je pistes défoncées… Malgré l’heure avancée nous avons pu visiter le musée qui, dans un ancien monastère présente la vie des Mongols il y a 200 ou 300 ans.En photo un couple de Mongols coiffés du chapeau traditionnel dans la cour du monastère.Dsc02094 Très intéressant. On devait aussi faire un tour au marché, mais malheureusement il était fermé.
Installation du camp prés d’une rivière bucolique. Souper dans la tente mongole salle à manger aux chandelles. Pierre Henri qui sillonne la Mongolie depuis des années nous a raconté des choses drôles, graves (« les politiques qui se servent… ») sur le pays… Et on a décidé de partir le lendemain de bonne heure pour environ 150 kms de pistes. Je doute que l’on parte de bonne heure, vu qu’il est 7 :00 et qu’à part les cuisinières qui s’activent, tout le monde roupille encore. En photo 2 jeunes Mongols qui nous ont rendu visite au camp hier soir…Dsc02028
Allez à demain peut-être. En photo : l’installation dite de recharge (de batteries) à partir d’un petit générateur électrique fonctionnant à l’essence, appartenant à Big Boudha (encore appelé par nos dames : gros nounours)… Dsc02086 Et mon installation satellitaire marche toujours très bien.