Connaissez-vous Frédéric Baille ? Madame Billaut va encore me piquer mon Linutop 2...
Connaissez-vous Alain Laidet ? Monsieur ecommerce fait le point...

Réseaux sociaux : immobilisme des patrons ...

Vous trouverez ci-après un communiqué de presse de la société Avanade, communiqué que je viens de recevoir. Il est des plus intéressants (je le publie en intégralité).
Dans la même veine, Françis Pisani (journaliste du Monde implanté en SIlicon Valley) faisait part récemment sur son blog (que je conseille) des réactions d'une jeune américaine. Je cite : 
“pour toute personne née après 1985, entrer dans le monde du travail est un choc technologique.” Ils se voient contraints à utiliser des outils périmés et interdire aussi bien MySpace que Facebook, les messageries instantanées, Twitter, iTunes ou Skype… pour n’en citer que quelques uns. Le problème est de plus en plus pressant pour les entreprises car les jeunes n’acceptent pas les limitations imposées par les directions informatiques. (post complet ici). Dommage que l'étude d'Avanade ne se soit pas intéressée à notre aimable Administration...

Les entreprises utilisant les réseaux sociaux améliorent
leur relation client et augmentent leurs ventes

La frilosité et l'immobilisme des cadres sont cités comme les principaux freins à l’adoption des nouveaux médias tels les réseaux sociaux
La plupart des entreprises ne sont pas encore prêtes pour les réseaux sociaux

 Avanade Inc., principal intégrateur de solutions Microsoft pour l'entreprise, a commandité une étude sur l’adoption des nouveaux médias – tels les réseaux sociaux – par les entreprises. Elle a été menée par Coleman Parkes Research, une société d’études de marché indépendante, auprès de 500 dirigeants de grandes entreprises. Il en ressort que ceux ayant opté pour la mise en place et l’utilisation des réseaux sociaux optimisent leurs relations clients et augmentent leurs ventes
Malgré ce premier constat, la plupart des entreprises ne disposent pas de stratégie pour l'adoption de ces nouveaux médias ou leur exploitation. Plus de la moitié des sondés déclare que les cadres supérieurs et les responsables informatiques y sont opposés craignant que la productivité de leurs employés n'en soit affectée. 60 % d'entre eux considèrent que la direction ne perçoit pas l'enjeu que les réseaux sociaux représentent pour leurs employés et leurs clients.

L'enquête révèle notamment que :

1.     les technologies liées aux réseaux sociaux sont susceptibles de bouleverser le développement et la gestion de la relation client pour les entreprises ;
2.     l'immobilisme, la frilosité et le doute, plus encore que les considérations financières, sont les principales freins à l’adoption par les entreprises ;
3.     les technologies liées aux réseaux sociaux infiltrent insidieusement le monde du travail. Les entreprises en sont conscientes, mais la plupart n'ont pas de plans d'action concrets les concernant.

« Les technologies liées aux réseaux sociaux entrent dans une nouvelle phase : elles font partie intégrante de la réflexion menée par les départements informatiques. Les sociétés qui résisteront au changement ou manqueront de réactivité perdront des clients », affirme Olivier Lepeltier, responsable solution collaborative d'Avanade. « Nous travaillons avec les entreprises pour fournir des solutions tirant parti de l'impact des réseaux sociaux sur les relations avec les clients, en étant réceptifs à un nouveau niveau de collaboration interne et externe. »

Chiffres clés :

·      Plus de 75 % des entreprises dans le monde admettent que les réseaux sociaux s'imposeront insidieusement, s'ils ne font pas l'objet d'une gestion anticipée.
·      9 sociétés sur 10 reconnaissent que la prochaine génération d'employés ouvrira la voie à cette évolution au travail.
·      Environ 60 % des personnes interrogées déclarent que l'intégration des technologies des réseaux sociaux n'est pas à l'ordre du jour.
·      Seules 18 % disposent d'une quelconque stratégie pour mettre ces technologies au service des membres de l'entreprise.
·      Plus de 60 % des sondés conviennent que les réseaux sociaux sont l'avenir des entreprises en matière de collaboration et de technologie.
·      Les principaux obstacles à l'adoption de ces réseaux concernent les craintes liées à la sécurité (76 %), l'immobilisme de la direction (57 %) et la réticence à exploiter des technologies naissantes (58 %).
·      La moitié des entreprises redoutent les répercussions sur leur productivité.
·      3 sociétés sur 5 reconnaissent que les dirigeants ne saisissent pas le potentiel qu'offrent ces réseaux sociaux, tant aux entreprises qu'aux clients.
·      2/3 des sociétés perçoivent une satisfaction de la clientèle liée à l'adoption des médias sociaux, tandis que 64 % constatent une amélioration de leur image de marque sur le marché.
·      2 entreprises sur 5 associent d'ores et déjà augmentation des ventes et passage à ces nouvelles formes de médias.


Spécificités locales pour la France et la Belgique
Ces deux pays francophones expriment des points de vues similaires à leurs homologues dans le monde. Les variantes sont infimes et concernent :

  • La perception des freins à l’adoption des réseaux sociaux. Ils sont plus nombreux en France et en Belgique à considérer que l’immobilisme et l’apathie des dirigeants est déterminante dans ce retard ; c’est le cas pour 3 interrogés sur 4 (75%). Ce sont 57% des interrogés en moyenne qui expriment ce point de vue pour le restant du monde. Par contre, le coût leur semble moins intervenir dans l’adoption des réseaux sociaux. Dans ces deux pays francophones, ils sont 38% à considérer que le coût est un frein contre 46% en moyenne pour le reste du monde.

 

  • Les bénéfices qu’apportent les réseaux sociaux. En France et en Belgique, ils sont 58% à estimer que la réduction du temps de réponse pour le support client est amélioré grâce aux réseaux sociaux contre 71% pour le restant du monde. Ils sont 31% contre 40% à l’international à estimer que la société peut ainsi être perçue comme plus innovante et 50% contre 64% pour les autres pays à penser que la réputation de la marque peut être améliorée.


Les affirmations liées aux réseaux sociaux. En France et en Belgique, ils sont moins nombreux que dans le restant du monde à considérer que les réseaux sociaux sont associés aux jeunes (15% contre une moyenne internationale de 24%). Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Suisse partagent ce point de vue. L’Asie et le Nord de l’Europe a tendance encore à associer les réseaux sociaux aux jeunes, c’est le cas pour un tiers des interrogés. En France et en Belgique ils sont au contraire plus nombreux à considérer que les réseaux sociaux sont idéaux pour dynamiser la relation client. C’est le cas pour 76% d’entre eux contre 64% en moyenne pour les autres pays. 

Commentaires

Stéfan

Il va bien falloir que les entreprises et les administrations s'y mettent, dans un contexte où la pyramide des âges fait qu'il va y avoir pénurie de main d'oeuvre et donc compétition entre les organisations pour attirer de nouvelles recrues.

Que choisira un jeune diplômé, qui est tombé dans internet quand il était petit, et qui a le choix entre (1) une entreprise (ou une administration) qui en est encore à Windows 95 et à l'internet bas débit, ou (2) une entreprise/administration qui lui fournit un environnement de travail hyperconnecté, ouvert sur le monde numérique, et avec du très haut débit ?

La réponse me semble évidente.

Bruno Jacquemin

Jean Michel
Il y a un vrai travail de fond de conviction argumentée -et illustrée de success stories- pour faire évoluer les mentalités dans les entreprises françaises.
A notre modeste niveau, la CCI du Loiret et ses élus, parfaitement convaincus des arguments présentés, diffuse ces messages. L'efficacité collective, une fois de plus, voudrait que l'ensemble des acteurs concernés s'y mettent... Comme dit l'autre à raison, voyons grand !

Aurélien Pelletier

L'étude dit que "Les entreprises utilisant les réseaux sociaux améliorent leur relation client et augmentent leurs ventes" maintenant si vous voulez savoir comment faire c'est par ici:

"Améliorer votre efficacité commerciale grâce aux approches collaboratives 2.0 et aux réseaux sociaux professionnels"
http://www.bluekiwi-software.com/uk/classic-event/ameliorer-votre-efficacite-commerciale-grace-aux-approches-collaboratives-20-et-aux-re

Avec la participation de mon excellent collègue, Pierrick.

Fil

Si les entreprises sont à la rue au niveau ressources que peuvent apporter les réseaux sociaux, quid des universités qui sont quand même "l'utérus" des futurs actifs, y compris dans le domaine des NT.
Certains lycées (dont le mien) n'ont même pas de site web à proprement parlé. La plupart des universités et des formations n'ont pas ou peu de visibilité Web alors avant qu'ils arrivent sur Facebook pour ne citer que lui, Carla en sera à son 25ème album ! Et même quand ce sont des anciens étudiants qui proposent aux départements et aux étudiants des outils en ce sens ( http://www.bastid-grenoble.fr ) les étudiants n'ont pas encore conscience de l'utilité de la chose et les responsables pédagogiques sortent le frein à main dès que possible... :-( Dur dur...

Denis Paul van Chestein

C’est souvent en se comparant qu’on se console; au Québec, nous avons un retard tout aussi grand que vous en matière d’adoption des pratiques et technologies des réseaux sociaux et cela, bien que nous soyons en concurrence directe avec les entreprises américaines dans le même marché !!! Rappelons les faits tel que présentés lors d’un Webinar de l’une des plates-formes de réseaux sociaux : aux USA, 60% des entreprises œuvrant en B2C ont déjà mis en place une stratégie de « social network » (« 67% have a comprehensive understanding and 31% are looking for info ») et que pour le B2B, c’est 28%. Et en visitant les sites de seulement cinq des principales plates-formes de « Business Community » aux USA, on peut leur compter chacune plus de 1 000 grandes entreprises clientes ayant mis en place de telles communautés et même, l’une d’entre elles compte plus de 4 000 entreprises clientes ! Comble de malheur, au Québec, personne ne s’inquiète du laxisme de nos leaders, politiciens ou dirigeants d’entreprise. En Europe, vous avez une Commissaire à la Société de l’Information, Viviane Reding, qui a un pouvoir exécutif et qui peut légiférer ou à tout le moins sonner l’alarme et stimuler, si besoin est, en matière de technologies numériques en général et Web 2.0, en particulier. Bref, je me dois de partager votre pessimisme et de m’inquiéter quant à la compétitivité… future des entreprises québécoises ? Nous faisons vraiment piètre figure en termes d’intégration en entreprise du Web 2.0 et plus particulièrement en matière de médias sociaux et de téléphonie mobile. On ne compte plus les billets et articles dénonçant cette situation chez nous mais, à l’évidence, ces cris d’alarme tombent dans l’oreille des sourds qui nous dirigent, lesquels semblent bien heureux de la situation, baignant dans l’eau poisseuse d’un attentisme aveugle… en attendant leurs retraites, peut-être ? En effet, je crois que nous devons en mettre le blâme sur le « Generation Gap » qui sépare les « boomers » de la nouvelle réalité, tel que je l’expliquais dans un long billet http://blog.analystik.ca/2008/07/31/pourquoi-les-entreprises-quebecoises-ont-elles-besoin-du-web-20-prise-54/" rel="nofollow">Pourquoi les entreprises québécoises ont-elles besoin du Web 2.0 ? (Prise 54) sur le blogue http://blog.analystik.ca/ " rel="nofollow">Productivité + dont je suis l’éditeur. Salutations aux amis de la France.

Olivier Lepeltier

Etant cité dans ce poste, je vous invite à visiter mon blog (http://spinpointblog.blogspot.com/) afin de notamment prendre connaissance des écarts en terme de perception des réseaux sociaux qui existent entre les sociétés françaises et leurs consoeurs dans le reste du monde.
N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez obtenir les résultats exhaustifs de l'étude (menée dans 17 pays à travers 541 interviews)

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.