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Les Français parlent aux Français : Dubai n°2

Les Français parlent aux Français : Dubai n°1

Vendredi 2 mai 2008 - Hotel Hyatt Regency - Dubai. Aux aurores...

Un petit bonjour de Dubai où nous sommes arrivés Mercredi dernier dans la soirée...
Qui nous ? 160 Français participants au 11ème Symposium d'Acome sur le théme : le très haut débit : du mythe à la réalité. Participants venant du monde des installateurs, des distributeurs de matériels, des fabricants, des bureaux d'études, des collectivités locales...
J'avais participé au 10ème, il y a 2 ans à New-Delhi (ici), Acome faisant son symposium tous les 2 ans, dans un pays différent histoire de découvrir une région du Monde. Qui est Acome ? Un câblier et le seul fabricant de fibre optique français qui nous reste. Nous avons donc démarré nos travaux - qui dureront jusque dimanche prochain, dés Jeudi matin.

Notre premier Mai a été des plus sympathiques. Pass de défilé dans les rues, mais travail le matin, et virée dans le désert l'après-midi.

Jacques de Heere, le directeur de la branche telecoms d'Acome nous a fait en introduction un historique des 20 derniers symposiums, dans le domaine des télécoms... On ne s'en souvient pas, mais il y a 20 ans, quand Acome a fait son 1er symposium, le téléphone portable en était à ses premiers balbutiements, on parlait à l'époque de pré-cablage de bâtiments, etc...

Beaucoup de chemins parcourus. Et aujourd'hui on parle de l'entrée de la France dans l'Economie Numérique avec le fibrage du pays. Qui ne va pas se faire sans heurts à écouter nos premiers intervenants.
Mais avant, Jean-François Goumy, de la Mission Economique locale, nous a fait un très brillant topo sur l'économie des Emirats Arabes Unis, et notamment sur Dubai et Abu Dabi, 2 des 7 Emirats. Impressionnant. "Dubaï : for the good of tomorrow"... "Vous ne verrez que 20%, des projets décidés". Tout est en train de sortir de terre. Un métro de 2 lignes, un nouvel aéroport pouvant accueillir 140 millions de passagers/an, un Dubailand dans le désert (2 fois plus grand que le Disneyland d'Orlando en Floride), les fameuses îles en construction (notre hôtel se trouve juste devant celle dénommée les Palms - au fait le territoire France sur ces ïles est à vendre... si cela intéresse quelqu'un...), la Burg Dubai, la tour la plus haute du monde encore en construction : 800 mètres de haut, les 600 mètres sont atteints (on y travaille nuit et jour 7 jours sur 7 (pas de RTT !), un centre de congrès international (200 congrès/an), le port de Jebel Ali (l'un des premiers ports de porte-conteneur au monde), des centres commerciaux un peu partout (le plus grand au monde est en cours de construction), une piste de ski avec de la vraie neige (sic), etc...etc..  Et 25% du parc des plus grandes grues du monde se trouve ici en utilisation. Pour acheter une grue ici il faut attendre 2 ans !
Et il y a 50 ans, il n'y avait qu'un petit village dans du sable... C'est comme si nous étions passé du village d'Astérix au TGV en 50 ans !
Dubai prépare donc avec fièvre l'après pétrole avec le tourisme, le shopping, le business. Et veut devenir un hub entre l'Europe et l'Asie.... (mais s'il n'y a plus de pétrole, aura-t-on une autre énergie disponible pour y venir ?). Tout cela est le résultat de la vision de 2 hommes père et fils : les Al Maktoum.
En tout cas beaucoup d'argent dans l'Emirat. Avec une Internet City. Et vous, les start-ups françaises qui cherchez des sous, au lieu d'aller en Californie, c'est peut-être ici que vous trouverez votre bonheur (de plus, pas de taxes pendant 50 ans si vous vous y installez...). Ah, j'oubliais. Dubai développe le tourisme de santé dans son HealthCare City ... Bref, comme me disait un participant à la pose : "on a un peu l'impression d'être des péquenots, nous les Français, avec notre peur du futur"...

Mais revenons à notre thème. Plusieurs orateurs se sont succédés. Il en résulte que la France qui a très bien réussi son Adsl, se met maintenant sur les rails de la fibre. Mais que la chose ne va pas se faire sans mal. Yves Le Mouel, DG de la Fédération Française des Telecoms, nous a rappelé le chemin parcouru : "Nous avons des raisons d'être optimistes pour l'avenir, dit-il" (mais je n'ai toujours pas ma fibre dans les Yvelines...). Roland Montagne de l'Idate, nous a ensuite dressé le paysage mondial du très haut débit (l''Asie est en tête, l'Europe à la bourre)... Per Moller de packetFront a fait, sans l'air d'y toucher, un panégyrique du "modèle ouvert". Et Stéphane Lelux a été plus loin et nous a développé le concept de Net Neutralité. Soit avoir un modèle intégré (le fournisseur d'accès fournit aussi un bouquet de services), soit dissocier les 2. A priori le 2ème serait le plus idoine pour le consommateur... Mais on n'a pas l'air d'en prendre le chemin. "On recrée des Canal+" m'a dit quelqu'un... Avec son accord, l'ai publié les slides de Stéphane sur SlideShare.com. Vous les trouverez ici.

Voilà pour la partie travail. Et l'après-midi... Quand on met Bernard Landman de Gallic Avion (notre gentil organisateur) aux manettes, on peut être sûr que l'on ne va pas s'ennuyer... Effectivement. 41 gros 4/4 nous attendaient après le déjeuner. Visite de la vieille ville (le village...) qui a été reconstituée, traversée du Creek (un petit bras de mer au milieu de Dubai) dans un petit boutre, visite rapide des souks au tissu, aux épices, de l'or... Et départ pour le désert... Magifiques autoroutes... et puis randonnée dans les sables (sand bashing). Faut avoir le coeur bien accroché : montées et descentes de dunes, dérapages contrôlés... Notre chauffeur d'origine tanzanienne (80% de la population vient d'ailleurs) nous a expliqué le tout. Et chose qui vous intéressera : le litre d'essence ici coûte six fois moins cher qu'en Gaule ! (mais l'impact sur l'environnement doit être le même)... Premier arrêt en haut d'un dune... Descente de la dune sur une planche de surf... Dsc09007 Ce qui nous a permis d'assister à de magnifiques roulé-boulés... Deuxième arrêt : apéritif (champagne) en plein désert, au soleil couchant (que l'on ne voit pas très bien à cause d'une brume due à l'humidité)...Dsc09026 Avec un cours sur l'élevage des faucons locaux... Et puis dîner dans une village de tentes bédouines, chacun étant habillé à la mode locale. Danses du ventre comme spectacle (avec 2 trés jolies mademoiselles l'une venant du Liban et l'autre du Brésil - faut savoir s'informer...). Atelier henné pour les Dames, atelier nargilé pour les Messieurs (mais j'y ai vu quelques dames..)...

Je dois dire que l'on se souviendra de cette virée...

Voilà pour hier. Aujourd'hui nos travaux continus (je suis président de séance sur le thème : très haut débit et collectivités locales...). On travaille jusqu'à 16 heures... Et aprés : à nous les nuits chaudes de l'Orient !

A demain peut-être pour d'autres aventures...

Commentaires

Pierre-Olivier Carles

Tiens, c'est marrant, j'avais fait exactement le même "périple" il y a 18 mois que celui que tu décris... 4x4 dans les dunes, visite des souks de l'or, traversée du bras de mer, Champagne, Faucons, etc...

J'étais d'ailleurs aussi au Hyatt Regency (Tu es à quelle chambre ? On ne sait jamais :-)).

Plus sérieusement, l'impression de dynamisme et l'envie d'entreprendre est effectivement partout. Tu peux "toucher" l'énergie tellement il y en a (et je ne parle pas d'or noir !).

Les Al Maktoum ont une vision intéressante de ce qu'ils veulent faire de leur bout de pays, et surtout, ils laissent parler leur créativité.

Lorsque j'y suis passé, il y avait, en construction simultanée, près de 200 bâtiments de plus de 40 étages... Le chiffre m'avait laissé pantois.

Ce n'est pas une prise de position politique mais un simple constat : lorsqu'on voyage un peu, notamment en Asie, au Moyen Orient ou aux US, on s'aperçoit rapidement à quel point nous travaillons peu (en France) et à quel point nous créons peu de valeur.

Il ne doit pas être très difficile de comprendre que cela ne pourra pas durer très longtemps ainsi sans qu'il n'y ait de la casse...

céline

Bonjour,

Habituellement j'aime assez lire les blogs et sites qui traitent de l'internet, le vôtre entre autres.

Mais régulièrement vous et vos compères, excités comme des enfants dans un Jouet-Club géant, vous me surprenez (pour ne pas dire choquez) par votre naïveté. J'en veux pour preuve le commentaire précédent.

Je comprends fort bien ce sentiment, et je ne le juge pas; parcourir le monde, voir ce qui s'y construit, revenir en France et trouver que ça n'avance pas, que nous sommes trop frileux, qu'on ne travaille pas assez.

J'ose croire que vous avez une réflexion plus nuancée que cela, car vous semblez intelligents, vous autres passionnés d'entrepreunariat.

Beaucoup travailler, être grisé de nuits blanches au boulot, ne pas compter, cela se conçoit, porté par la passion et l'enthousiasme dans un travail exclusivement INTELLECTUEL.

Monsieur Billaut, monsieur Carles, imaginez vous en train de construire ces tours, en train de servir dans ces restaurants, en train de faire les lits de ces hôtels. Imaginez vos enfants se tuant à ces tâches. Souriez-vous toujours en pensant "7 jours sur 7" ?

Ne laissez pas vos esprits dériver vers ces pensées faciles, car il est fort interessant de vous lire habituellement. N'oubliez pas votre raisonnement critique sous pretexte qu'il est grisant d'assister à toutes ces constructions sortir de terre. Restez humanistes, vous n'en serez pas moins efficaces.

cyb

Je suis complètement le commentaire de Céline.

N'oubliez pas qu'on parle de 'camp de travailleurs' à Dubai et que la réalité n'y est pas très reluisante.

billaut

@toutes et tous...
je vois oui... (prendre l'intonation de T Lhermitte dans le "Pere Noel est une ordure"
je ne peux être que d'accord avec le Carles sur le fond. Mais c'est vrai qu'ici les "ouvriers" etrangers qui travaillent pour les Emiratis ne sont pas pour certains logés à belle enseigne (les ouvriers du bâtiment notamment). Mais l'un n'empêche par l'autre.. On peut trés bien embrasser le futur à pleins bras, et respecter les droits de l'homme.
Un autre phénomène va vous tomber dessus dans les 15 ans qui viennent... L'arrivée des robots humanoides qui vont "prendre" le travail des homo sapiens les moins qualifiés... et là vous dites quoi ? Est ce que l'on parle au moins de la chose dans la bonne intelligenstia gauloise ? Vous allez faire comment avec les Homo Sapiens qui vont vous rester sur les bras ? Il serait idoine dés maintenant de réfléchir au problème...
Sinon pour le père Carles.. le Hyatt est trés bien (n° de ma chambre : 517 au cas où..)

Raphael Lignier

Bonjour,

Je vais moi même assez régulièrement dans ces endroits et il est vrai que les conditions de travail sont totalement différentes de ce que les gaulois connaissent. Néanmoins, ces travailleurs de l'ombre sans grande qualification gagnent un salaire autrement meilleur que dans leur pays d'origine. D'ailleurs, il me semble que la france est passée par là à un moment de son histoire.

Mais revenons à Dubai.. Dubai n'est que la partie emmergé de l'iceberg. Il y a une lame de fond autrement plus gigantesque qui se prépare à Abu DHabi (Emirats voisins) et encore pire dans des pays comme le Qatar (3ème réserve de Gaz au Monde) et Bahrein. Le qatar est équivalent à Dubai il y a 5 ans et Bahrein n'a commencé que très récemment. Des sociétés telles que Cisco investissent déjà énormément. Ma start up (Wireless Mesh) aussi et à titre d'exemple nous avons équipé la Burj Dubai. Tiens, il est intéressant de notre que le constructeur a du faire face à un événement non prévu lorsqu'ils ont atteint le nuage de pollution. Les gens étaient pris de vertiges notamment et de nausées...

Jean Michel si vous avez le temps allez au Souk Gold (Madame Billaut appréciera)et si vous aimez le golf, faite le Dubai creek à coté de L'hotel Park Hyatt.

Bon séjour....

Pierre-Olivier Carles

Pour tous ceux qui ont pensé en lisant mon commentaire que j'étais admiratif de la façon dont les ouvriers (qui travaillent donc !) étaient traités, il s'agit là d'un raccourci un peu rapide. Je ne cautionne aucune forme d'esclavagisme (je croyais que c'était évident, mais on dirait que cela va mieux en l'écrivant). Toutefois, ils ont des jobs et sont rémunérés alors qu'effectivement dans leur pays, ils ne sont pas "maltraités" (puisqu'ils ne font rien et que leurs familles meurent de faim dans l'indifférence générale !).

Toutefois, s'il vous reste un doute, je vous invite à contacter certains des collaborateurs des sociétés dans lesquelles j'ai un pouvoir de décision sur les conditions de travail ou les salaires et vous pourrez juger que l'on peut à la fois aimer travailler et le faire dans des conditions "normales" (enfin, j'espère que cela va durer :-)). J'ai une ligne de conduite très simple : les équipes travaillent mieux et créent plus de valeurs quand elles s'éclatent et sont épanouies. C'est celui-ci, pour moi, le vrai équilibre social dans l'entreprise.

Mon commentaire ne traite que d'énergie et d'envie d'avancer.

Au delà des robots qu'évoque Jean-Michel, c'est un simple problème de culture. Nous avons changé notre référentiel au travail. Le simple fait de repasser à 39 heures et/ou de cotiser 41 ans serait considéré comme l'effort ultime et un recul social sans précédent (alors qu'il ne ferait que nous rapprocher de la moyenne mondiale, sans même l'atteindre !).

@Céline : Je ne peux pas te laisser dire cela, qui reviendrait au fait qu'on est condamné à la naissance à rester dans sa "caste". C'est faux !
Certains autodidactes, sans diplôme et sans argent, à un moment peuvent saisir (ou provoquer leur chance). Les exemples sont nombreux. Mais cela demande une certaine envie ou audace, beaucoup d'engagement, de la détermination... Je ne connais pas un seul - bon - chef d'entreprise, qui n'utiliserait pas pleinement les compétences et l'énergie d'un de ses collaborateurs "qui aurait envie de changer le monde" en ne le positionnant pas au meilleur endroit (comprendre le plus utile pour l'entreprise) de son organisation. Je suis bien sûr d'accord sur le fait qu'il vaut mieux avoir un MBA aux US qu'avoir quitté l'école à 12 ans en Inde pour réussir, mais je ne crois pas que ce soit, dans aucun cas, impossible... Infiniment plus difficile, oui, mais jamais impossible.

Désolé d'avoir l'air aussi candide que mes enfants chez Toys'R Us, mais je crois encore - à 37 ans - en mes rêves et je sais déjà que certains disparaîtront inachevés avec moi.
Peu importe le carburant que chacun utilise, pour peu qu'il serve à avancer !

JM Planche

>Peu importe le carburant que chacun utilise, pour peu qu'il serve à avancer
Et de rappeler qu'un con qui marche va toujours plus loin qu'un intellectuel assis. C'est vieux, ça, mais c'est toujours d'actualité.
Heureusement, notre Billaut, il ne marche pas, il court ;-))
JMB ... take care quand même !

Marc Duchesne

Au sujet (chaud, et de plus en plus vu qu'on se rapproche de l'été) de Dubai, des conditions de travail, des Français, des Gaulois, des MBAs, la création de valeurs, etc. :

- ayant eu la chance de fréquenter régulièrement les Emirats Arabes Unis et une bonne partie du Golfe (y inclus Arabie Saoudite, excellent endroit pour apprendre le self-control en accéléré sans pratiquer un art martial) de 1998 à 2006, je confirme que certes les conditions de travail et de vie pour les travailleurs du BTP et connexes sont difficiles, mais sans aucun doute bien meilleures que dans leurs pays d'origine (Pakistan, etc.). Toutes choses égales par ailleurs, nous autre France avons fait exactement la même chose après la Seconde Guerre Mondiale avec les travailleurs venus du Maghreb ou du Portugal... Nous Gaulois pensons toujours avec notre esprit cartésien blahblahblah : combien parmi nous savent qu'un chef de famille Indien a pour obligation de nourrir ses propres parents, nous qui construisons des maisons de retraite à tire-larigot...

- sur la force du travail à la sauce dubaïote : notre JMB National a donc eu le loisir de visiter la nouvelle Medina à Jumeirah, au pied du fameux Burj Al Arab. Un matin que je me rendais de mon hôtel quelque part sur Jumeirah Beach à un rendez-vous d'affaire au World Trade Center, je passais près de la Medina alors en construction. Un carrefour jusqu'alors aménagé avec des panneaux "Stop" venait d'être équipé en feux tricolores, élargissement de la chaussée en prime. Le lendemain matin, j'emprunte le même itinéraire : le carrefour à feux tricolores n'existait plus, remplacé par un rond-point. VERIDIQUE. Combien de municipalités françaises paieraient "cher" pour une telle vitesse de construction ?... Différence de cultures : d'un côté, celle du résultat (= satisfaction du client, des usagers, etc.), de l'autre, celle du temps facturé (= aménagement d'un carrefour : 3 mois, raccordement d'une zone pavillonnaire à la fibre : 3 ans...).

- la France d'aujourd'hui et la création de valeurs : faisons un sondage.
Question 1 : "Citez au moins trois secteurs industriels et/ou économiques dans laquelle la France est numéro un ou numéro deux mondial, hors : le nucléaire, l'aéronautique civile, et le tourisme."
Question 2 : "Citez au moins trois PMI à moins de 75-km de chez vous".
Question 3 : "Citez au moins trois industriels dont notre Président fait la promotion lors de ses déplacements à l'étranger".


Néa

"Citez au moins trois secteurs industriels et/ou économiques dans laquelle la France est numéro un ou numéro deux mondial, hors : le nucléaire, l'aéronautique civile, et le tourisme."
==> Les parfums ? Le camembert ?

Pour les ronds points qui poussent en une nuit, il y a rond point et rond point mais c'est vrai que dans nos villes de province c'est souvent folklorique quand une municipalité décide de faire un ... rond point. 18 000 : c’est le nombre estimé de ronds-points en France aujourd’hui: cascades de fleurs, sculptures et autres oeuvres artistiques locales permettent de donner une identité à nos rond points et on finit par les adopter malgré la gêne occasionnée par les travaux qui auront duré ??? plus d'une nuit, c'est sûr.

céline

Bon, éclaircissons les choses (embrouillées, je le reconnais, par un premier commentaire un peu réactif et moralisateur).

La loi des 35 heures est une catastrophe, on est d'accord, et nombreux à le penser, toutes classes sociales confondues. C'est une chose.

Je trouve juste un peu dommage de lire souvent dans les blogs d'entrepreneurs comme des nuages de tags subliminaux "Champagne", "feignasses de Français", "Hôtel de luxe", "Ca bosse, au moins, dans ces pays pauvres emmergeants".

Je caricature.

Vive les entrepreneurs, encore une fois, j'aime vous lire car votre état d'esprit est très positif.

Mais sans parler d'esclavagisme et du "un peu c'est mieux que rien" des ouvriers de Dubaï, monsieur Carles, je ne suis pas d'accord avec vous.

Je mettais "intellectuel" en opposition avec "physique", pas avec "basse besogne". Il y a et aura toujours des gens qui s'épanouiront dans des métiers où le corps s'abîme plus vite.

Travailler, travailler plus, d'accord, parfois on voudrait bien, ce n'est pas l'envie qui manque. Mais à l'âge où l'on devrait profiter de la retraite, justement, le corps se venge, parfois même plus tôt.

Alors les robots, monsieur Billaut, ça peut faire rêver par certains côtés. Si cela peut éviter à des hommes de se ruiner la santé. Mais comme vous le soulignez, cela soulève encore bien d'autres questions. Des emplois en moins, toujours. C'est justement là que les entrepreneurs me plaisent. Ils créent.

Tout n'est pas parfait en France, mais je ne suis pas sûre qu'il faille rivaliser avec des pays très "7 jours sur 7!!".

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