Connaissez-vous Amaury Leconte ? Buzzons, buzzons, il en restera sûrement quelque chose...
Connaissez-vous Stéphane Escoffier ? Une belle plate-forme de commerce électronique

Connaissez-vous Bob Young ? Le livre se met au 2.0

Petite virée à Londres Lundi dernier (le 14 avril et non pas le 13 comme je le dis dans ce billautshow).
A l'invitation de Lulu.com et de son Président : Bob Young, qui nous fait le plaisir de parler en Français.
Bob m'a gentiment reçu avec Sébastien Dupont - un Français pur jus qui travaille chez Lulu.com.

La stratégie de Lulu est simple : donner le pouvoir à l'auteur... qui en téléchargeant son oeuvre sur lulu va pouvoir le vendre en direct, sans passer par le filtre d'une maison d'édition 1.0. Lulu

Statistique intéressante citée par Bob : 99% des livres transmis par les auteurs aux maisons d'éditions traditionnelles sont retournés à leurs auteurs. 1% seulement est publié. "Non pas parce que ces livres sont mauvais, nous dit Bob, mais parce que l'éditeur pense que le marché est trop étroit pour ce livre, pour rentabiliser son impression et sa diffusion traditionnelles".
Comme quoi, quand de nouvelles technologies arrivent...
Et là, Lulu.com s'appuie sur l'impression digitale qui permet de produire à prix modique un livre à l'unité...
Alors, vous avez écrit un livre sous Word par exemple ?... Vous voudriez le proposer à la vente vente chez lulu.com... Comment fonctionne la mécanique ? Lulu a-t-il intégré l'impression ? Un client achète : quel est le délai de fabrication ? Qui livre le livre ? Qui fixe le prix du livre ? Comment lulu se rémunère-t-il ? (rémunération de l'auteur chez lulu versus rémunération chez l'éditeur 1.0 : y'a pas photo...). Peut-on avoir un n° ISBN ? Peut-on faire vendre aussi son livre par Amazon ? Dans ce cas, comment fonctionne la relation Amazon/Lulu ? D'ailleurs Amazon ne va-t-il pas faire la même chose que Lulu ?
Chose curieuse, Lulu donne naissance à une nouvelle race d'éditeurs qui prennent en charge votre livre comme le ferait un éditeur traditionnel, mais utilise la mécanique Lulu... pour l'impression, la diffusion, la promotion, etc..
Bob et Sébastien nous donnent quelques statistiques : nombre d'auteurs, nombre de livres édités (y compris pour la France).. Quel est le livre qui a eu, jusqu'à présent, le plus de succès chez lulu ? (tirage de 70.000 exemplaires)... Combien de nouveaux auteurs par semaine ? etc...
Et les entreprises pour leurs documents, peuvent-elles les faire éditer selon la mécanique de lulu ?

Question : "Bob, quid de l'édition 1.0 dans 10 ans ?"  Réponse : "Si l'édition traditionnelle n'évolue pas..."
Et votre avis sur le e-paper/e-reader ? "Il me paraît évident que dans un futur proche nous allons lire sur des machines électroniques..."
Lulu va-t-il aussi s'intéresser à la vidéo ?  Les blogs sont-ils un concurrent du self publishing ? A terme les livres intégreront-ils de la publicité  ?

Pour contacter l'assistante de Bob, Miss Carol Barnes ici
Le site de lulu.com ici

© A Billautshow production - the video for the rest of us

Commentaires

Jérôme

C'est un retour vers les sources du droit d'auteur censé protéger l'auteur contre les éditeurs jugés trop puissants.

Christophe Thill

Au cas où ça pourrait intéresser quelqu'un, le "petit éditeur français" dont parle Sébastien Dupont, avec qui il a discuté au Salon du Livre, a un nom. Il s'agit de Malpertuis, dont il se trouve que je suis co-responsable. C'est une maison d'édition associative, créée fin 2006 grâce aux services de Lulu, comme l'explique Sébastien, et spécialisée dans la littérature fantastique classique et moderne.

Je veux bien répondre, d'ailleurs, aux questions éventuelles sur notre manière de fonctionner. Enfin, on a le droit de s'intéresser à nos bouquins, aussi...

billaut

@Christophe
donc si je comprends bien vous avez créé votre maison d'édition parce qu'il y avait Lulu ? Vous utilisez donc les services de lulu ?

Christophe Thill

J'avais entendu parler de Lul (par un article de Libé) mais à ce moment tout fonctionnait en dollars et ce n'était pas utilisable pour nous. C'est seulement quand ils ont lancé officiellement leur service en France, avec fixation des prix en euros, que c'est devenu vraiment utilisable. C'est donc à ce moment-là qu'on a créé Malpertuis, réalisant un projet qu'on avait depuis assez longtemps. Aujourd'hui, toute notre production est fabriquée par Lulu, et vendue, soit en ligne, soit en direct, lors de festivals où nous sommes présents.

Notre vitrine en ligne :
http://stores.lulu.com/Malpertuis

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