Ma Photo

Abonnez vous à mon blog (email ou RSS)

Liens

Blog powered by TypePad

Les Français parlent aux Français : Australie n° 11

Jeudi 12 mars 2009 - Motel Best Western à Katoomba dans les Blue Mountains aux aurores...

Et voilà, notre virée australienne va prendre fin demain. Nous prendrons un vol à Sydney en fin de matinée demain Vendredi pour Hong-Kong, où nous resterons 2 jours, avant de revenir dans la mère patrie pour les grèves du 19 mars.

Ici, on sent que l'automne arrive. Les arbres se parent des couleurs de l'été indien. Même les feuilles commencent à tomber. Et hier, Mercredi il a fait un temps de type belge... Petite pluie le matin, nuages bas où les canards se perdent - pardon où les cacatoés et autres perroquets se perdent... Toute petite éclaircie dans la matinée, qui nous a incité d'aller à Clarence, à une vingtaine de kilomètres de Katoomba, pour faire un tour en chemin de fer à vapeur dans les montagnes : le Zigzag Railway. DSC03259 Sympa tout plein cette ballade en chemin de fer à vapeur. Des wagons remplis de retraités australiens (ils ressemblent comme 2 gouttes d'eau aux nôtres).DSC03261

Aprés-midi déplorable. Nuages bas... On ne voyait pas à quelques mètres. On voulait prendre le téléférique pour descendre dans la Jamison Valley et sa forêt humide, remplie d'oiseaux multicolores inconnus en Belgique (et en Charente)... On y a renoncé. Du coup, je me suis acheté un magnifique chapeau australien ressemblant à s'y méprendre à celui d'India Jones (mais je n'ai trouvé de fouet - remarquez que rentrer chez moi avec un fouet : je ne le sens pas très bien)... Petite soupe de potiron dans un boui-boui baba-cool sympa... Et grande après-midi de surf sur le Web pour moi (voir plus loin), et de mise en forme d'album photos sur Picasa pour Christian.

Je vous parlais rapidement dans un précédent post des 3 Soeurs (ce lien vous donne une vue panoramique des Blue Moutains, où l'on voit les 3 soeurs, avec en bas la Jamison Valley)... Que je vous narre rapidement la chose.. Donc, dans des temps très anciens (le péché originel n'avait pas encore été inventé) vivaient ici dans la Jamison Valley, 2 tribus aborigènes : les Gundungurra et les Daruk. Qui ne s'entendaient pas très bien... Vous me direz que c'est une constance dans la Nature Humaine... Soit. Il advint néanmoins que 3 soeurs de la première tribu tombent amoureuses (hé oui, même en ce temps reculé, ces choses arrivaient) de 3 frères de l'autre tribu. Problème : il était interdit de se marier entre tribu. Pourquoi ? On ne sait pas trop : la Bible de ces peuples n'est pas parvenue jusqu'à nous. Donc le sorcier/chaman des Gundungurra (le Kuradjuri), qui avait des pouvoirs plus importants que ceux de Sarkozy et consorts réunis, a décidé de changer les 3 soeurs en statue de pierre, histoire de modérer l'ardeur des 3 frères de l'autre tribu... (j'espère que me vous suivez...). Et de le redonner leur forme initiale quand l'affaire serait réglée. Les 3 frères, mortifiés (mettez-vous à leur place) ont déclaré la guerre avec leur tribu - les Daruk - (vous suivez toujours ?) aux Gundungurra. Mais malheureusement, le sorcier est mort au combat. Du coup les 3 soeurs sont restées de pierre. Quand au 3 frères, on ne sait pas trop ce qu'il en advint. Voilà l'histoire de la légende des "3 Sisters"...

Comme j'ai eu un peu de temps cet après-midi, et que la connexion Internet du motel marche assez bien (mais avec quelques problèmes de temps à autres néanmoins) j'ai surfé un peu sur le web... 2 news intéressantes entr'autres...

1/ Plastic Logic va commercialiser son e-reader au format A4 en 2.010 (présentation à TOC il y a quelques jours). Image 1 J'attends avec impatience la chose (mais le prix n'est pas encore connu). Je pense que pour le monde professionnel le format A4 est idéal, d'autant plus que nous y sommes habitués. En espérant que les formats de fichiers de ce reader seront compatibles avec le PDF et autres formats répandus. Je suis en effet un gros consommateur de fichiers PDF, que je trouve sur l'Internet. Et que généralement j'imprime (lire sur un écran informatique traditionnel un document de plusieurs dizaines de pages n'est pas l'idéal). Là, je vais les "imprimer" sur le reader. Ce qui veut dire que je vais moins utiliser mon imprimante, donc moins de papier, moins de toner, etc... De plus, j'espère qu'il y aura des "utilities" intégrées. Par exemple un dictionnaire anglais/français : on ne comprend pas un mot, on clique dessus, une fenêtre s'ouvre avec la traduction. J'espère aussi que l'on pourra écrire sur l'écran... Bref, une véritable révolution qui ne va peut-être pas être du goût de tout le monde... (comme toutes les révolutions d'ailleurs).

2/ Autre révolution : les virtual trade shows. D'après le site PromotionWorld, 1% des congrés/conférences américains se font en mode virtuel (on a beaucoup parlé ici à Melbourne entre Français, après la visite à ExitReality). Et 25% se feront en mode virtuel en 2.015 aux USA. Crise oblige, environnement durable oblige... Sony vient ainsi de tenir son 1er virtual tradeshow,Image 6 et une bonne dizaine de startups américaines proposent aujourd'hui une plateforme de virtual tradeshows. Le chantre de la chose ? John Chambers le CEO de Cisco. Cisco a ainsi réduit ses dépenses de transports de 7.900 $/employé à 3.400 $. Et Cisco tient environ 4.000 vidéo conférences/semaine. D'un côté, les gouvernements mettent beaucoup d'argent public dans les infrastructures traditionnelles (routes, voitures, etc...) pour sortir de la crise. De l'autre, les entreprises réduisent les coûts des transports, des hôtels... et passent en virtuel...

Allez-y y comprendre quelque chose !

Je viens de mettre un pied dehors... Brrr... On se croirait à Brugges... (remarquez qu'ici ils font des frites qui n'ont rien à envier aux frites belges ou celles des ch'tis...). Notre conseil d'administration va bientôt se réunir pour définir la ligne de conduite pour la journée... Un retour sur Sydney sera peut-être envisagé...

Allez je vous laisse... A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...

Les Français parlent aux Français : Australie n°3

Samedi 29 février 2009 - Hôtel Medusa - Sydney en début de matinée...

Voilà. Bien arrivé à Sydney en fin de journée hier Vendredi. Un peu difficile de trouver notre hôtel : le Medusa, qui est un hôtel qualifié de contemporain, choisi par Serge. Le problème c'est qu'il ne ressemble pas à un hôtel : on est passé devant sans le voir. Patron sympa, chambre agréable quoique petite (j'ai failli bousiller ma valise ce matin en marchant dessus en me levant). Faut de l'organisation pour installer son bazar. En fait c'est plutôt un mini-appartement avec une mini-cuisine (mais pas de quoi faire réchauffer son frichti). Medusa se trouve dans le quartier de Darlinghurst, pas trés loin de de King Cross, quartier très animé.

J'ai évoqué dans mon dernier post les 2 couples de Français que nous avions rencontrés à Crescent Head. Et que j'ai interviewé avec ma caméra.
J'ai utilisé iMovie pour compresser le fichier (je ne suis pas encore très au point sur le montage vidéo sur Mac). Et comme nous avons ici à Sydney une assez bonne connexion Internet, j'ai réussi à l'uploader sur vpod (fichier de 50 mégas, upload en une bonne dizaine de minutes). Voilà ci-après mon premier billautshow austral. Je pense que cela peut vous intéresser.


Donc en quittant la côte Pacifique Jeudi matin, nous sommes partis vers l'Ouest pour effleurer la "Great Dividing Range", une chaîne de montagne qui courre du Queensland au Nord, à la Tasmanie au Sud. Collines, montagnes. Le point culminant est le Kosciuszko (2.100 m). Tiens, des Kosciuszko ici aussi. Mais il n'est pas Morizet celui-là. Et nous avons rejoint la ville de Glen Innes (voir notre itinéraire sur la Google Maps).

Image 2 Et là : stupeur ! On est arrivé au Far-West. Et on s'attendait à tout moment voir débouler John Wayne sur son canasson. Différence de température avec la côte : une bonne dizaine de degrés... On s'est permis une entorse sur notre réglement très strict à Christian et à moi : nous sommes allés boire une bière Tooheys (Christian préfére une Coors) au bistro su coin. DSC02892

Pardon au saloon. Patron un peu rugueux. 2 gentlemen déjà attablés au bar probablement depuis un bout de temps... Les saloons des villes de la Range (nous avons naturellement continué notre enquête en descendant vers Sydney, on est pro où on ne l'est pas) sont tous sur le même modèle, genre écossais. Un bar avec la porte principale donnant sur le carrefour, et des salles autour. Murs habillés de bois un peu sombre. Une véranda couverte, au moins 2 salons avec cheminée et fauteuils de cuir, une salle de restaurant... etc...(vous remarquerez sur la photo ci-après qu'il y a de la glace sur le distributeur de bière).

DSC02894Ambiance très chaude et un tantinet virile. Encore que nous y avons aperçu quelques australiennes baraquées qui ne détestent pas déguster un "schooner" de bière (un schooner = 1/3 de litre, le quart de litre est un "middy"). Des écrans plats partout dans le bar. L'un diffuse un match de football australien, l'autre un match de foot (normal lui), et les suivants, qui une course de lévriers, ou de chevaux, qui la liste des n° gagnants. Bref ambiance des plus sympa. L'australien de l'Australie d'en bas comme dit le Raffarin local (Hé oui, ils en ont un aussi), ne fait pas trop de dépense pour son habillure. Un t-shirt, un short, des sandales. Point barre. Ah si, un chapeau. Soit le chapeau australien (les fermiers généralement), soit une cap à l'américaine pour les gens du BTP, de la plomberie, etc..

Après avoir arpenté dans tous les sens le Tombstone local, nous sommes descendus à Armidale la ville suivante. Déjeuner dans un restaurant tenu par un Français René Pauvert, marié à une anglaise de Cornouailles, laquelle a appris le français avec son french lover (ici, quand on dit que nous sommes français, certains répondent : Wouah ! Romance ! Il semble que nous ayons une techno très au point dans ce domaine, et de plus, réputée...)... Le gars René, qui est de Nantes, a quitté la mère patrie à l'âge de 17 ans et n'est jamais revenu.

Nuit à Gloucester (on ne le voit pas sur la Google Maps). Bled un peu perdu. On avait d'abord choisi le motel local tenu par une tenancière à chevelure ébouriffée "en antennes hotspots" si vous voyez ce que je veux dire, un peu débordée, car elle n'arrivait pas à passer un paiement carte d'une de ses clientes. De plus, pas très commerciale. Le motel avait du wifi. Je lui ai demandé une chambre à côté du hotspot... "What ?" m'a-t-elle répondu. Je me suis lancé dans une explication qui manifestement n'intéressait pas la rombière. On est parti en courant. On a trouvé un restaurant avec quelques chambres à côté. Avec du wifi payant. Mais la serveuse (mignonne comme tout) m'a inscrit elle-même le mot de passe sur mon petit ordinateur, gratuitement (Ah, avec la techno romance, on en fait de grandes choses !...). Du coup je lui ai commandé un verre de vin de pays (mais là j'ai dû payer)... Un peu liquoreux à mon goût le vin, mais pas mal... Nuit donc dans nos chambres contiguës. Le matin pour réveiller Christian qui n'a pas de réveil, je tape dans le mur avec mon poing. S'il me répond avec 3 coups, c'est tout bon : on partira à l'heure prévue...

A partir de Singleton, on a pris la direction de Windsor par la "Putty Road" dans les montagnes. En fait, toujours professionnels, comme vous nous connaissez, on voulait visiter une "winnery" de la Hunter Valley. L'Australie est le 4ème exportateur de vin du monde avec plus de 2,5 millions de bouteilles exportées par an dans 100 pays (les Bordelais et autres Bourguignons ont intérêt à se méfier). Et bien on s'est trompé de route ! Nous n'avons pas pu visiter de winnery. En lieu et place, on est tombé par hasard sur une mine de charbon à ciel ouvert. Très impressionnant vu de l'extérieur : des camions gros comme des buildings, des scrappers qui font une poussière de fin du monde... On s'est approché pensant que l'on pouvait visiter (cela ne vaut pas une winnery, mais tant qu'à faire...)... Notre manège a été remarqué... Un énorme 4*4 s'est approché. Au volant une australienne manifestement imposante et casquée de lourd a demandé à Christian ce qu'il faisait là... Elle nous a prié très gentiment d'aller voir ailleurs, pas de visite, même pour des frenchs romance... On n'a pas demandé notre reste.

Descente donc vers Sydney par la Putty Road. Magnifique paysage. Mais peu d'endroits pour stationner et admirer ce paysage. Route à 2 voies peu fréquentées avec quelques gros camions et 2 ou 3 Peugeot rencontées (Christian a a un don pour les flairer de loin les voitures de cette marque... Remarquez, il n'a pas grand mérite vu que comme voitures françaises il n'y a que des Peugeot..)

Arrivée donc à Sydney. Et petite petite ballade en fin d'après-midi, histoire d'admirer l'Opéra, et le Harbour Bridge...

A demain peut-être pour de nouvelles aventures...

PS Je cherche pour Mac un logiciel équivalent à SnagIt pour Windows... Si vous avez cela dans vos cartons...

rePS En parlant de camions, je suis tombé amoureux des camions australiens (les camionneurs sont aussi pas mal, mais ce n'est pas trop mon style). Et j'ai fait moult photos au télé-objectif en roulant. D'une grande propreté ces camions. Des bestiaux imposants, quelque fois avec 2 à 3 remorques derrière, des énormes pare-buffles à l'avant un peu comme les 4*4 parisiens... Si j'ai le temps, je vais faire un album picassa avec mes estampes camionnesques australiennes... Je vous communiquerai l'url... En attendant, une petite photo prise dans le rétroviseur de notre voiture (avec Christian on a mis au point une "serious" technique pour ce faire: tout est dans la technique du rabbatage à droite... On pense breveter la chose...

DSC02927

Les Français parlent aux Français : Australie n°1

Singapour, Lundi 23 février 2009 Fairmont Hotel vers les 8:00 du matin heure locale

Voilà.
Reparti pour un grand périple à travers le Monde. Comme vous êtes nombreux à avoir apprécié mes précédents compte-rendus de voyage, et notamment ceux de ma virée mongole en Août dernier (des gens que je rencontre aujourd'hui m'en parle encore avec des trémolos dans la voix... j'ai dû louper ma vocation quelque part...) : je m'y remets aujourd'hui...


Cette fois-ci, c'est encore l'occasion qui a fait le larron. L'ami Serge Soudoplatoff, grand spécialiste de mondes virtuels et autres e-choses, avait rencontré lors d'un précédent congrès à Los Angeles, quelques Australiens bien charpentés et très au fait de ces choses. Il leur a promis d'aller les visiter. Et a monté un voyage professionnel des plus intéressants. Il m'a proposé de l'accompagner, histoire de l'aider à porter ses valises. Du coup, j'ai proposé à un ex-acolyte de BNP Paribas, Christian Salles, maintenant jeune retraité actif (y'a pas que les jeunots qui créent des startuppes en Gaule...) de m'accompagner. Je l'ai proposé aussi à cousin Lauret (vous savez le gars qui perd ses godasses à Madagascar...), mais il revenait du Vietnam, en partance pour San Fransisco... Bref, dans notre virée, la french deleguation sera composé de 5 membres éminents, que je vous présenterais au fur et à mesure.Australie
Pour l'instant nous sommes 2 (Christian et moi), partis en éclaireur, histoire de voir si le reste de la troupe peut suivre... L'image ci-dessus vous donne une idée de notre périple. Et nous avons décidé de prendre notre temps. On se mettra au boulot à Sydney/Melbourne la première semaine de mars. Donc glandouille jusque là ... en passant par Singapour que je ne connais pas où nous sommes arrivés hier samedi... Et en revenant par Hong-Kong. J'ai bien étudié notre périple. A la différence de la steppe mongole, nous aurons des WC partout où nous allons, avec des portes qui ferment......

Voyage sans histoire, mais long (12 heures). Partis vendredi soir de Roissy à 23:00 heure, arrivés le lendemain à 19:00 heure locale. Survol en diagonale vers le sud-est de l'Europe, la Turquie, l'Iran, le Pakistan (quelques turbulences en arrivant au-dessus de Karachi), l'Inde, et le golfe du Bengale. Décalage horaire : 7 heures. Quand il est 1:00 du matin à Paris, il est 8:00 du matin à Singapour.

Singapour : cool, super-cool. C'est une ville-état, une île qui a la forme d'un triangle, au bout de la péninsule malaise, dont elle est séparée par le détroit de Johor.

Nous y resterons que 2 jours. Difficile en quelques heures de se rendre compte... Mais il semble bon vivre à Singapour...

La ville est cool. Pas un papier qui traîne, pas de chewing-gum qui colle sur les trottoirs, pas de tags sur les murs, de grandes avenues, des quartiers très "old colonial" IMG_1539 parmi des bouquets de buildings modernes, un Chinatown qui vaut le détour, un "Little India" que je n'ai pas beaucoup aimé, des centres commerciaux un peu partout, un immeuble de 5 étages à Slim Lim Square plein de e-trucs (j'y ai passé une partie de l'après-midi d'hier pendant une pluie diluvienne).DSC02736 Et un métro aussi propre que le salon de Madame Billaut. C'est dire... 

Un climat cool. Quand vous débarquez de votre vieille Europe brumeuse et froide, cela fait bizarre de vous retrouver dans un climat tropical. Singapour n'est en effet qu'à 140 kilomètres au Nord de l'Equateur. Avec des pluies qui vous tombent dessus toutes les après-midi vers les 17:00. Mais hier, elles étaient en avance de 2 heures. C'est la saison des pluies en ce moment.

Des gens cools. Les Singapouriens, qui sont de différentes ethnies, sont des gens sympas, qui parlent un anglais un zézayant, pas toujours à  facile à comprendre. Mais toujours prêt à vous aider pour trouver votre chemin, et à vous vendre quelque chose. La vie semble peu chère ici. On mange bien pour moins de 10 euros dans les "food courts", où l'on boit beaucoup de bière. J'ai trouvé un jean de marque pour 6 euros. Et un disque dur portable de plus de 300 gigas pour 50 euros (100 $ singapouriens valent 50 euros).

Bref un coin de Monde, au bout de la "flagelle" malaisienne, qui vaut le détour, et où il fait a priori bon vivre.

A part cela, j'ai fait un billautshow avec Sophiane Arras, un jeune français ici qui travaille pour MyHeritage.com (il m'a ainsi appris que le séquencement de votre génome allait être trés utile dans les mois à venir dans les réseaux familiaux et sociaux : la génomique et le Web 2.0 vont converger - billautshow sur mon blog au retour)... Et l'ami, Christian s'est foulé la cheville en traversant une avenue. Ici on roule à gauche. Quand on veut traverser et que l'on ne regarde pas du bon côté, et qu'une voiture arrive du côté où l'on ne regarde pas, il faut vite battre en retraite. La cheville n'a pas résisté, suite au brusque mouvement de torsion. Mais je rassure de suite Madame Salles, après avoir vu un toubib local, Christian va bien... Et il est tout mignon avec son bas de contention...

Voilà. Nous reprenons, après ce cool intermède, l'avion en fin de journée pour Sidney Australie. 

A bientôt peut-être... pour de nouvelles aventures...

PS Ici à Singapour quand vous prenez un accès Internet on vous donne un ordinateur. En tout cas c'est ce que cette pub prétend...DSC02696

Les Français parlent aux Français : Palo Alto n°3

Jeudi 20 novembre 2008 - Hotel Sheraton aux aurores

L'Eurotechshowcase a fermé ses portes en fin d'après-midi hier...
En fait je révise mon jugement un peu mitigé que j'ai porté sur la première journée (voir ici). C'est quand même pas mal. Et même bien. Les Européens naturellement ne sont pas habitués à faire tout ce chemin pour présenter leur affaire pendant 12 minutes devant une assemblée restreinte. La plupart auraient aimé une présentation en assemblée plénière... Cela étant... Un Français a ainsi fait sa présentation mardi devant 4 personnes seulement. Il n'était pas très content... Mais le lendemain une grosse (très grosse) boîte US lui a demandé s'il pouvait installer son application chez elle... Comme quoi...
En ce qui me concerne je n'ai pu assister qu'aux présentations de l'après-midi, où il n'y avait que "les américaines"... J'y ai vu des choses fabuleuses... Comme hier, je vous fais une petite liste rapide à la Prévert.

1/ Billshrink. Impressionnant. C'est un peu le Workit des services (Workit - startup française - n'a pas encore lancé son application mais j'en ai parlé ici)... Services pour l'instant dans le téléphone et les cartes bancaires. Allez voir cela vaut le détour... "Save serious money" (il n'y a que les Américains pour employer des expressions pareilles)..

2/ Graspr. The instructional video network. Voilà qui va plaire à l'ami Françis Senceber. Vous avez un savoir faire ? Une compétence ? Faites en profiter les autres.

3/ Delver. Ici on ne dit plus "réseaux sociaux" semble-t-il, mais social Web. De plus on a l'air de passer du fun (les réseaux sociaux avaient cette réputation) à l'utile. En période de crise cela peut être intéressant (c'est notamment la mécanique de Right People). Donc Delver (une startup israélienne), unifie votre "social graph" à travers les multiples réseaux sociaux dans lequel vous êtes. C'est un "social search engine".

4/ Gigya. Gigya apporte des fonctionnalités sociales à tout site Web. La socialisation semble devenir un facteur très important du 2.0. Ce phénomène sera-t-il amplifié par la crise ? Ou au contraire .. ?

5/ SaysMe. Faites passer votre propre publicité à la télé. Allez voir. Curieux. Je n'ai pas tout compris sur le coup, et je n'ai pas le temps ce matin de regarder en profondeur leur site.

Sinon, hier matin passaient quelques startups européennes que je connaissais déjà : Goojet (déjà passé au billautshow) - français ; Irex Technologies avec son e-Reader - hollandais ; Jamendo avec sa musique  - luxembourgeois , Caleido et son filesharing - suisse;  Gigatribe - ex Tribalweb - avec son partage de gros fichier en P2P - français ...

Dîner trés sympa hier soir avec nos amis d'Ouest Atlantique (Jean Luc Firmin et Monique Panheleux qui eux, organisent le "retour" à savoir le "California Tech showcase" à la Baule en juin où des startups californiennes viennent présenter leur affaire à des VC européens) et Stéphane Kasriel de Paypal. Dîner au restaurant "il fornaio", restaurant mythique ici... Stéphane vient de migrer avec femme et enfants ici. Cela à l'air de lui réussir. Il a évoqué une nouvelle startup : liveops. Pas mal du tout : "ondemand call center platform". Ce qui devrait plaire à l'Association Française de la relation client. Liveops pourrait permettre de limiter le offshoring des call centers français me semble-t-il.

Voilà. Retour dans notre beau pays Vendredi. Sinon, bonne matinée de boulot ce matin, déjeuner avec le Consul de France, et après-midi de libre à San Fransisco. Sauf qu'un autre voyage de gaulois y sera et que son coach Philippe Jeudy,  m'a demandé de les rencontrer...

PS Il se sussurait dans les couloirs de la conférence, que Google allait mettre beaucoup d'argent pour ... fibrer les USA. Seul naturellement sans l'aide d'un opérateur ... Je vous le donne comme on me l'a dit...Si quelqu'un a davantage d'informations...

Une recette mogole un peu surprenante...

La chèvre aux cailloux... Faut aimer... Interview de Luya notre guide mongole sur une mélodie mongole traditionnelle...
En fonction de mon temps, je vais ajouter quelques autres vidéos sur mon périple en Mongolie en Août 2008 avec 10 autres Gaulois et Gauloises...
(périple racontée au jour le jour dans ce blog : pour retrouver les posts tapez Mongolie dans "googlez-moi"...)

Pour un prochain voyage en Mongolie ?

Ah si j'avais eu un truc pareil pour mon périple en Mongolie !... Je ne sais pas très bien si le carton aurait supporté mon poids... Merci à l'ami Lapeyre de m'avoir informé... un peu tard il est vrai... Mais qui sait ?
Image_2

Les Français parlent aux Français : Mongolie n°17

Yourte de Madame Billaut - Jeudi 21 août 2008,  dés potron minet...

Voilà. Bien rentré chez Madame Billaut Mardi 20 août vers les 22:00 heures. Le chien m'a fait la fête (Madame Billaut aussi)... Mais j'ai bien vu dans les yeux de Monsieur Hutch (c'est le nom du chien) qu'il se demandait où j'avais encore été traîner. Il m'a en effet reniflé avec une truffe soupçonneuse. Peut-être avais-je encore quelques relents d'odeurs de yacks et autres moutons... malgré les multiples douches que j'avais prises les 2 derniers jours à l'hôtel d'Oulan-Bator.
Lundi donc nous avons visité quelques lieux sympas à Oulan-Bator. Le temple Gandan et ses monastères. Le lundi est un jour de mariages en Mongolie (par contre le mardi est fortement déconseillé pour ce genre de cérémonie - d'ailleurs le mardi est déconseillé pour tout). Img_0551 Les familles viennent rendre leurs hommages au Bouhda local. Avant d'aller sur la grande place de la ville aller rendre hommage à Gengis Khan et son imposante statue devant le Parlement.
Les papies et les mamies sont en costume local. On s'est régalé à regarder tout ce petit monde. Visite des monastères. Et j'ai surpris le lama (le père abbé en quelque sorte) en train de tripoter son téléphone portable, pendant les matines en plein récitatif. Je vous le dit ma p'ôv dame... tout fout le camp. Même les lamas ! Et je n'ai pas pu prendre une photo de cette incartade, vu que le père lama tripotait son téléphone dans sa grande robe rouge, à l'abri des regards indiscrets...
Visite ensuite du palais du dernier empereur mongol, palais qui tombe en décrépitude. Puis après un déjeuner chinois, sieste à l'hôtel. Et on a terminé la soirée en allant prendre un pot à l'Irish Pub, qui est l'Endroit à la mode à Oulan Bator. On a pu y observer la meilleurs société mongole (il y avait aussi quelques mongolaises de petite vertu semble-t-il).
Et départ le lendemain matin Mardi de très bonne heure. En arrivant à l'aéroport vers les 5:30 du matin : un monde fou. J'ai d'abord crû qu'un médaillé olympique mongol revenait de Pékin et que l'on lui faisait fête. Que nenni ! C'était des Mongols qui partaient travailler en Corée ou ailleurs. Avec un contrat de 3 ans. Et qu'ils ne reverraient pas leurs familles avant au moins 6 mois... Scènes déchirantes... La steppe ne nourrit plus son homme

Permettez-moi pour terminer, de remercier ceux qui ont pris la peine de m'envoyer quelques mails, et de poster quelques commentaires à mes notes de voyage. Je n'ai pas pu les lire en Mongolie pour des problèmes de batterie. Je viens de les lire. J'ai bien rigolé. Non je n'ai pas vu Cousin Lauret. Pourtant j'ai bien cherché et visité toutes les yourtes de la steppe. Personne ne l'a vu. Mais vous savez, un jour il est à vélo dans Grant à San Fransisco, le lendemain il est à Cergy-Pontoise, le surlendemain on le retrouve à Manakara à Madagascar... Et même de temps à autres à Pau, qui comme chacun sait n'est pas en Mongolie mais en Béarn (la Béarnaise est aussi assez mignonne).

Quand j'ai commencé à travailler, mon boss (X ou Enarque je ne me souviens plus) me disait : "Mon pauvre Billaut : vous ne savez pas écrire". Vos commentaires et vos mails prouveraient l'inverse. Ce qui va m'inciter à repartir un de ces jours. Peut être le Rajasthan ? Où l'Europe à la rencontre des Européens ?

Les Français parlent aux Français : Mongolie n°16

Oulan Bator - Continental Hotel vers les 6:00 du matin...

Et voilà un beau voyage qui se termine... Retour amorcé vers la civilisation occidentale...
Journée d'hier sans problème particulier (on n'a perdu personne dans les quelques kilomètres de piste qui restaient pour rejoindre Oulan Bator, les chauffeurs mongols étaient calmes, nos malades commençaient une période de pré-guérison...). Douches à l'hôtel où nous sommes arrivés vers les 13:00 heures, puis razzia sur le cachemire à l'ancien magasin d'état (Madame Billaut va je pense être contente), spectacle d'un groupe folklorique (très très bien) en fin d'aprés-midi, dîner dans un restaurant coréen, et gros dodo. Car un premier groupe partait ce matin tôt par Moscou. Un deuxième partira dans la nuit de demain (par Berlin), et un troisième (le mien) demain matin par Séoul.

Pour certains d'entre nous ce voyage restera LE voyage, genre voyage initiatique... Certes les paysages, certes la lumière, certes l'immensité, certes les Mongols nomades qui vivent comme dans les temps très anciens... Mais ce qui m'a surtout frappé, c'est que le temps occidental n'existait plus. On vivait sans montre, sans trop savoir où nous étions (pas de cartes précises, pas de panneaux indicateurs), sans trop savoir où nous allions. Tout ce que l'on savait c'était se repérer par rapport au soleil... Comme l'Homo Sapiens du début de l'Humanité...
Un grand merci à toute l'équipe de Mongols qui nous ont accompagnés, qui ont prévenu nos moindres désirs, qui nous ont fait une cuisine tout a fait correcte... Un grand merci à Luya, notre guide traducteur, qui a réussi à faire le trait d'union entre les Mongols et les Gaulois. Entre la logique cartésienne du Gaulois, et la logique floue du Mongol. Ce qui pour elle n'a pas toujours été facile.
Et puisque j'en suis aux remerciements : un grand merci à Pierre Henri Giscard, notre organisateur archéologue, à Camilla et Stéphane Lelux, et à Nara de l'agence Tenger-Ekh.

Je me rends compte que j'ai oublié de narrer quelques histoires... Un groupe dont les membres ne se connaissent pas au départ, se soude, quand il n'y a pas de brebis galeuse en son sein, par des histoires qui vont constituer son Histoire... J'ai oublié par exemple le bon mot d'Evelyne (l'épouse du french doctor) qui en pleine nuit sous la tente disait à son mari : "Minou pourquoi tu siffles ?" Le minou en question essayait en sifflant d'arrêter mes ronflements (j'occupais la tente d'à côté)... Comme le mari appelle aussi son épouse Minou, ils sont devenus Monsieur et Madame Minou... Minou Monsieur m'a dit de vous dire qu'il était un french doctor très bien...
Autre histoire... Celle de Miss (pas de nom) qui la nuit de la tempête a fait pipi dans un sac plastique pour ne pas sortir de sa tente... Et elle s'aperçut ensuite que le sac était percé...

Un mot sur mon appareillage : un MacBook Air (autonomie limitée de la batterie, mais peu encombant), un routeur antenne satellite BGAN 500 de Thrane and Thrane (des Norvégiens je crois) loué chez Tdcom à Paris (pas de problème particulier sauf le débit réduit naturellement avec ce moyen), des problèmes avec mon appareil photo Sony Cybershot qui s'est pris pour un grillon des steppes, avec une image tremblotante.... Pas de problème particulier avec la caméra JVC Everio, ni avec le Canon EOS. La recharge de ces matériels a cependant été un peu casse tête dans la steppe. Nous n'avions qu'un petit générateur délivrant un ampérage réduit (je n'avais pas vu ce problème). Et la recharge sur les batteries des camions a été vite abandonnée (la prise du convertisseur 12 v/220 v que j'avais emporté n'avait pas un bon contact dans l'allume cigare du fourgon que j'occupais, et après avoir mis à plat la batterie du fourgon de Big Bouhda,j'ai arrêté de pomper le courant par ce moyen).

Au retour si j'en ai le temps, je compte faire une vidéo, un DVD, et un book (probablement avec Aperture chez Apple). Et si vous connaissez un site Web qui accepte les photos lourdes en format natif (12 millions de pixels) merci de me dire... J'en ai quelques unes qui sont très belles. D'ailleurs je vous mets celle où Monique essaye de promener un jeune yack (d'où l'expression célèbre : le ya-yack à sa mémère).Img_0425 Mais je pense qu'elle a encore pas mal de cours à prendre avant de se lancer dans l'élevage de ces braves bêtes dans la steppe mongole où en forêt de Fontainebleau (elle habite pas loin)...

Voilà. Le Transmongolien venant de Moscou et allant à Pékin vient de passer dans un bruit infernal. Oulan Bator s'éveille. Une belle journée s'annonce. Visite prévue du grand temple boudhique, du black market, etc...

A bientôt, pour de nouvelles aventures...

Les Français parlent aux Français : Mongolie n°15

Dans les steppes de Mongolie – Dimanche 17 août 2008

Logique cartésienne du Gaulois versus logique floue du Mongol…
Journée fellinienne que celle d’hier….

Figurez-vous qu’on ne savait pas quand nous devions rentrer à Oulan Bator. Pour le tour operator mongol c’était hier samedi… Pour Pierre Henri qui est l’instigateur du voyage c’était aujourd’hui… Il faut dire qu’il y a eu en bonne logique floue 3 projets successifs du voyage. Après moults conversations téléphoniques, nous rentrons aujourd’hui Dimanche.
Autre logique floue qui pose problème aux Gaulois cartésiens. Nous avions décidé de déjeuner au bistro du camp de touristes où nous étions. Camilla avait tout négocié avec l’aubergiste. Nous devions avoir des œufs. Pas d’œufs les Japonais étaient passés avant nous… L’aubergiste mongole nous dit « pas de problèmes, vous aurez des pancakes ». On attend encore après…  Toujours la logique floue…
Petite ballade dans les dunes… Déjeuner sur place (magnifiques beignets à la viande de moutons que nos 2 cuisinières nous avaient préparés).

Comité stratégique des Gaulois pour savoir où nous irons (car cela ne semblait pas prévu dans le contrat avec le tour operator). Il est décidé :
Point 1 : on visiterait un petit temple bouhdiste au pied d’une montagne sacrée…
Point 2 : on va dormir dans les tentes pour notre dernière nuit dans la steppe…
Point 3 : entre ceux qui voulaient des arbres à l’endroit où dormir, ceux qui voulaient un petit ruisseau… Il est finalement décidé de s’arrêter là où nous avions passé la première nuit…

Et hop départ. Petit temple magnifique Dsc02169 au pied de la montagne sacrée qui ressemble à un immense corps humain écorché, la tête tournée vers le ciel.
Route goudronnée. Arrêt à un village pour acheter de l’eau..Dsc02174
Puis piste. Paysages toujours grandioses. Vous me direz que les nôtres, en France, ne sont pas mal non plus. Mais par rapport à ici, ils semblent un peu étriqués…
Naturellement la logique floue du conducteur mongol d’un fourgon soviétique à confort néo-stalinien s’en donne à cœur joie sur la piste. La logique cartésienne voulait que les 4 fourgons se suivent en caravane, pour éviter de se perdre. C’est oublié que le Mongol aime un tantinet la compétition. Donc Big Bouhda comme d’hab est parti en tête. Et les autres ont suivi comme ils pouvaient. Notre fourgon a dû s’arrêter. Stéphane à démarré une tourista foudroyante. Et je ne sais plus si je vous l’ai dit, mais depuis 2 ou 3 jours notre Alexandra était aussi assez patraque. Cela nous en faisait 2 sur 11… Et comme dit Eric Quinuu le french doctor, toujours pince sans rire… « on va dépasser nos quotas de perte »…
Mais revenons à nos moutons.

Est arrivé ce qui devait arriver : nous nous sommes perdus. Je vous passe tous les détails. Complètement paumés dans la steppe. Et la nuit qui allait tomber. Et là, malgré l’angoisse qui commençait à submerger la logique cartésienne, logique qui nous « obligeait » à refaire le déroulé des événements avec des ET, OU et SI… j’ai assisté probablement à mon plus beau coucher de soleil. Divin. Du rouge chaud au violet. Grandeur de la nature mongole.
Bref après quelques instants de panique (il n’est pas conseillé de rouler la nuit dans la steppe, même avec les phares allumées) on a retrouvé l’endroit du campement prévu. Les 3 autres fourgons n’y étaient que depuis 30 minutes…
Stéphane malade et Camilla qui avait l’air de démarrer un truc pas catholique, se sont retirés dans leur tente, Alexandra aussi… Et les autres ont passé un dernier dîner sous la tente mongole salle à manger. Très, très sympa. On a invité les chauffeurs à venir écluser une grande tasse de vodka. Big Boudha est venu répondre à nos questions (son papa était toubib). Lui était comptable. Et depuis quelques années il s’était reconverti dans le tourisme à logique floue l’été. L’hiver il s’occupe d’une école de conduite (ici la conduite consiste à savoir démonter et remonter un moteur les yeux fermés)…
Je vous laisse, je n’ai plus beaucoup de batterie… car avec toutes ces émotions j'ai oublié hier de recharger mes matos sur le petit générateur...

Bon dimanche à toutes et tous… Et à demain peut-être pour de nouvelles aventures. Je sens que cela va encore être géant pour nous aujourd’hui…

La logique cartésienne arrivera-t-elle à véroler la logique floue ? Personnellement j'en doute...

Les Français parlent aux Français : Mongolie n°14

Dans les steppes de Mongolie – Samedi 16 août 2008

Vanité, O vanité de l’Homo Sapiens !
C’est ce que j’ai pensé en arrivant sur les hauteurs de Karakorum.

Donc, hier matin sans trop se presser, nous avons pris la route – pardon la piste- vers les 9/10 heures. Paysages toujours magnifiques d’ombres et de lumières, grande chaleur rafraîchie par le vent de la steppe, nuages de poussière… troupeaux au loin, Mongols au galop sur leurs petits chevaux, … On peut rêvasser sur la piste. Le problème c’est que le prochain nid de poule, vous ramène vite fait à la réalité…
Déjeuner à l’ombre d’un bel arbre, en plein milieu d ‘un grand plateau. Il n’y en avait qu’un d’arbre, on est tombé dessus. En plus, selon Pierre Henri c’est un arbre chamanique. Pour ceux qui ne le sauraient pas, un arbre chamanique est un arbre qui a eu des problèmes. Il aurait dû mourir, frappé par la foudre par exemple, et puis non : la vie a été plus forte. Mort, renaissance à la vie… Le principe du bouddhisme si j’ai bien tout compris…
Et puis après une sieste minuscule… nous sommes repartis en direction de Karakorum, dont l’illustre Gengis Khan en avait fait sa capitale.. Et je dois dire qu’en arrivant sur les hauteurs surplombant la ville… C’était bien la peine de conquérir le Monde de Pékin à Orléans, pour avoir quelques siècles plus tard une ville aussi pouilleuse. Certes, me direz-vous, les Chinois de je ne sais plus quelle dynastie l’ont rasée… Mais quand même…  C’est comme si Versailles n’avaient plus de château, et que ses maisons étaient en planches couvertes de tôles. J’imagine la tête que ferait l’un de mes amis qui habite Versailles (et qui est un petit consultant de grande banlieue…).
Sinon, sur cette hauteur où un immense machin avait été construit pour rappeler la grandeur de l’Empire Mongol, il y avait une brocante. Alors là, les Français se sont déchainés. J’ai acheté un petit truc sympa représentant un bouddha qui rit, qui pleure… D’autres des positions du Kamasoustra gravées sur du bois ou de l’os, histoire de réviser leurs gammes le soir dans leur yourte… (Connaissez-vous au fait l’air célèbre ici : Martine, yourte là boum, c’est la reine de la steppe…)…
Traversée de la ville. Effectivement pouilleux. Pas d’autres adjectifs. Et visite du monastère Erdene Zuu.
Là aussi grosse déception. Imaginez un terrain vague entourée d’un grand mur, avec des sortes de tours clochetonnées : les fameux stupas. A l’entrée sur la gauche des temples en piteux état. Et dans le terrain de l’herbe folle… Dsc02151 Des moinillons à vélo rentrent chez eux semble-t-il, ayant terminé l’office de 18 :00 heures (leurs vêpres mongoles). Une guide nous a expliqué le bouddhisme mongol qui a su s’allier pacifiquement avec le chamanisme (ce qui n’a pas été le cas chez nous, où il a fallu régler cet épineux problème à la Saint Barthélémy…). Savez-vous que le bouddhisme mongol a 300 Dieux ? (500 au Thibet – certains se sont perdus en route en arrivant en Mongolie…). Déjà qu’avec un seul, on a encore des tas de problèmes à l’Ouest, alors avec 300 !
Et puis en partant, on a jeté un œil au plus imposant sexe mongol, sexe de pierre exposé en plein vent sur une colline. La chose en fait servait dans les temps anciens pour expliquer aux moinillons, la mécanique de reproduction d’Homo Sapiens. Y’a mieux maintenant je trouve sur Internet…  Mais passons..
Arrivée le soir, après 2 heures de routes goudronnées (si, si…), avec évitement de semi-remorques qui tanguent comme bateaux en tempête, aux dunes de Molcog. Et dans les yourtes de la Mongol Altai Farm.  Il était prévu de dormir dans les tentes, mais je pense que nous n’en avions pas envie… Vox Populi, vox Dei.. dit-on chez nous.
Selon Pierre Henri, qui s’y connaît ce sable du Molcog vient du désert du Gobi situé au sud à plus de 1.000 kms. Et ce serait le vent qui l’aurait transporté il y a très longtemps.
J’ai pu prendre ma première douche depuis 15 jours. Et devinez : avec de l’eau chaude… Et des toilettes à l’occidentale. J’ai même trouvé des WC avec une porte qui ferme !
Et ce matin on va se faire un gros plaisir : petit déjeuner au resto de la machin Farm…
Dernier jour aujourd’hui de notre virée. Demain nous devrions être de retour à Oulan Bator…
A demain probablement pour de nouvelles aventures…

PS... Shops aussi à la sortie du Monastère... J'y ais acheté une petite veste mongole pour Billaut 2.0 (le petit fils). Je pense qu'il va être trognon avec cela...Dsc02152

Pub

Googlez-moi:


Stats