Où quelques Gaulois égarés au pays du Soleil Levant découvrent la vraie ponctualité, les ancêtres des robots animaloïdes, ainsi que les premiers e-wc.


En ces temps reculés où l’Internet était encore dans l’enfance, nous avions pris l’habitude à la Compagnie Bancaire d’organiser pour nos apporteurs d’affaires des voyages d’études aux USA, au Japon, en Chine… Les voyages forment la jeunesse, c’est bien connu, et accroissent aussi les liens entre personnes et entités… et donc favorisent les affaires…

Permettez-moi tout d’abord de vous rappeler que les filiales du groupe de la Compagnie Bancaire étaient - elles le sont toujours d’ailleurs, mais sous une autre oriflamme - spécialisées dans la distribution de crédits selon un processus - on dirait aujourd’hui un business model- assez novateur lorsqu’il a été mis en place après la 2ème guerre mondiale. Ces filiales avaient en effet très peu d’agences, préférant proposer leurs formule de financement directement dans le magasin où le client venait acheter ses meubles, sa voiture, sa maison, son camion pour une entreprise, son tracteur pour un agriculteur, etc, etc… Cela lui facilitait la vie (un seul déplacement), et aidait le commerçant à écouler sa marchandise…

Dés la fin des années 1980, l’Atelier dont je m’occupais au sein de ce Groupe, a été fortement impliqué dans l’organisation de ces voyages, pour faire découvrir le début du commerce électronique aux USA, ou l’industrie japonaise du multimédia…

Justement, je vais vous conter un magnifique voyage que nous avions fait avec l’ex UFB Locabail au Japon en 1991… L’UFB (maintenant BNP Lease) était, et est toujours, spécialisée dans les crédit pour l’achat de matériels d’équipement pour les PME (informatique, photocopieurs, camions, grues, tracteurs, etc..)

Or donc, nous partîmes une trentaine (nous sommes revenus à trente je vous rassure tout de suite…) sous la houlette de mon ami Jean-Charles Bossard en charge à l’époque à l’UFB du marché des matériels de gestion. Et par ailleurs grand animateur de groupe devant l’Eternel, surtout dans les autobus. Comme le Japon n’est pas un pays où la circulation automobile est fluide, JC comme on l’appelle, a tout de suite pris l’habitude de faire les réunions de débriefing dans l’autobus… J’avais participé à l’organisation de ce voyage avec Michel Debord, consultant peu connu en France, mais très connu au Japon… Quand Michel arrive à Narita (l’aéroport de Tokyo), le Président de Matsushita lui envoie sa limousine et son chauffeur pour le conduire à son hôtel. On a des relations ou on n’en a pas…

Nous étions logés pour la semaine dans les derniers étages d’un magnifique hôtel situé à côté du Palais Impérial, à Tokyo. Je dois dire que cela tanguait un peu de temps à autre du fait de mini-tremblements de terre… C’est angoissant, mais on s’y habitue assez vite… Un Homo Sapiens travaillant à la Compagnie Bancaire, s’habitue vite à tout… Enfin presque…

Donc tout s’annonçait sous les meilleurs auspices. 
Mais dés le lendemain de l’arrivée, problème…

France Telecom n’aime pas être réveillé par une sonnerie de téléphone

JC avait demandé au desk de l’hôtel de réveiller nos gens dés 6:30 du matin pour aller je ne sais plus où… Et l’un de nos honorables participants nous a fait un patacaisse pas possible… Il ne concevait pas d’être réveillé de cette façon… Il s’agissait de mon ami Robert Veilex… Robert, à la retraite aujourd’hui, était « le veilleur technologique » du France Telecom de l’époque. Un type sympa au demeurant : de longs cheveux blancs, une barbe blanche tout aussi longue, un peu voûté et grincheux, et je dois dire « qui ne se prenait pas pour n’importe qui ». Il avait donc probablement fait l’X… JC a dû gérer cette mini crise, car elle a éclaté au vu et au su de tout le monde dans le bus, ce qui n’est pas très bon pour un voyage d’études qui démarre et où les participants ne se connaissent pas encore très bien… Bon.

Petite parenthèse : je dois dire que dans les voyages que j’ai pu faire avec mes amis de la Compagnie Bancaire ou de l’Aftel (Acsel maintenant), ma hantise était ce que j’appelle « la négligence horaire du Gaulois »… On est infoutu d’être à l’heure, et pour avoir tous les gars le matin au départ du bus, ou pour un réunion qui démarre : c’est là croix et la bannière. Mais vous allez voir plus loin : être en avance : c’est pas bien vu non plus au Japon… Mais reprenons…

Des robots créent (presque) un incident diplomatique…

Le lendemain je crois, nous devions être reçu par le staff de Toshiba pour comprendre la vision du multimédia de ce noble keiretsu japonais. On commençait en effet à parler beaucoup du multimedia à l’époque (en France des esprits éclairés parlaient « des » multimédias – je n’ai jamais très bien compris pourquoi l’emploi de ce pluriel…).

Nous avions donc un peu de temps avant le début de la réunion et nous avions proposé à nos honorables participants de faire un peu de shopping dans l’espèce de centre commercial à côté de la tour abritant le quartier général de Toshiba.
Là aussi, angoisse pour ma pomme, car récupérer une troupe de gaulois en train de faire du shopping à l’étranger, c’est jamais très facile. Et il faut l’expérience d’un chien de berger béarnais pour les rassembler, surtout si le centre commercial est grand. 10 minutes avant l’heure fixée j’étais au point de ralliement… et qui je vois arriver dans les premiers ? Mon ami Robert, le gars de France Télécom qui n’aime pas être réveillé par un téléphone. Il me montre son achat : des oiseaux électroniques, de petits robots en quelque sorte, qui lorsque l’on appuie sur un bouton se situant sous la queue se mettent à piailler à qui mieux mieux… Il en avait acheté 5 ou 6 pour ses neveux… Et très fier, Robert appuie sur le bouton… Effectivement piaillements sympathiques… Sauf qu’il n’a pas réussi à les arrêter… Panique à bord… On ne pouvait pas rentrer chez Toshiba avec des oiseaux qui piaillent et Veilex voulait absolument participer au meeting (vous savez comment sont les X, quand ils ont quelque chose dans la tête, même un énarque ne peut les faire changer d’avis)… Après moultes tentatives, l’un d’entre nous (un marchand de phocopieurs de Nice) a trouvé par hasard le mécanisme d’arrêt…

Ouf, encore un problème de réglé…  Et, l’esprit a peu près rasséréné, nous voilà entrant dans la grande salle du conseil de Toshiba au dernier étage de la tour… Immense table sombre vernie en carré autour de laquelle un peu plus de 100 personnes pouvaient se tenir. Devait y avoir pas mal de chefs chez Tos…

On nous fait mettre sur l’un des côtés, les places étant assignées… Là aussi c’est assez compliqué de gérer le Gaulois, chacun voulant se mettre là où il veut… On leur fait comprendre que les membres de la direction de Toshiba ont un « plan de table » avec nos noms et nos fonctions, et qu’il vaut mieux que cela corresponde… Bref, on s’installe, chacun fourrant au mieux derrière son fauteuil les emplettes réalisées. Les Japonais entrent les uns derrière les autres, le plus gradé en premier. Il s’installe de l’autre côté de l’immense table, juste devant notre JC, chef de mission… Les autres, comme à la parade se placent de part et d’autres : pas de faux pas… Nous nous levons, légère courbette. Tout le monde s’assoit : la réunion démarre… les Français d’un côté, les Japonais de l’autre. Impressionnant, silence pesant… On aurait pu entendre une (vraie) mouche voler…

Naturellement Debord nous avait fait préparer les questions au préalable et nos amis japonais y ont répondu … en japonais. Nous avions notre traductrice… Bref, tout cela ressemblait à un spectacle bien huilé, à un kabuki qui se déroulait admirablement. Le dénouement approchait. Je me préparais, lorsque nous sommes arrivés à l’heure des questions ouvertes, à poser ma question… quand tout à coup…

Les robots de Veilex se sont mis à piailler à qui mieux mieux… Imaginez la scène… les Français se sont mis à rigoler franchement de leur côté en se tapant les côtes, les Japonais ont fait grise mine du leur… Que dis-je grise mine, ils étaient blancs… Enfin façon de parler… Crime de lèse-majesté…

JC et moi avons fait taire tout le monde rapidement, et Debord a présenté au nom du groupe nos excuses… JC, un tantinet coquin qu’il est, a quand même fait remarquer, lors de la remise du cadeau au chef de Toshiba,  qu’il s’agissait d’une technologie japonaise dont le maniement était ignoré par les ignobles étrangers que nous étions..

On a bien rigolé dans le bus au retour. Et cela a soudé le groupe. Mais on ne sait toujours pas pourquoi les dits robots oiseaux se sont mis en route… Comme quoi, faut se méfier des robots, comme nous l’a déjà dit Asimov, qui s’y connaît.

Et le voyage s’est poursuivi… Nec, le Miti, petite journée de tourisme à Kyoto en prenant un billet aller et retour dans le Sinkansen (on n’a pommé personne dans les temples). Bref, le voyage touchait à sa fin et je devenais de plus en plus zen… tout se passait bien… Sauf que…

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure…

Sauf que nous avions prévu de visiter une usine de fabrication de téléphone de Matsushita. Usine située à Yokohama. Ce qui n’est pas très loin du centre de Tokyo où nous avions nos quartiers… Mais, du fait du trafic, JC et Debord nous avait fait réveiller dés potron minet pour prendre le bus… JC avait réglé le problème du réveil de Robert… On était convenu que l’on ne réveillait pas notre ami par téléphone, et qu’on lui laissait utiliser son réveil… Car le madré Veilex était venu avec son réveil.
Au cas où le réseau téléphonique s’effondre dans un tremblement de terre ?

Or donc, nous voilà parti dans la brume du matin pour Yokohama. Et on ne sait pas pourquoi, mais ce jour là, le trafic était plutôt fluide. J’étais tout content : on serait à l’heure… Le bus rentre dans la cour de l’usine et s’arrête devant le perron. Debord, JC et la traductrice entre pour nous annoncer… Et on les voit revenir à toute allure en nous faisant remonter précipitamment dans le bus, qu’ils font démarrer en trombe pour sortir de la cour…

Interloqués, nous leur demandons ce qui se passe… Simple : nous avions 15 minutes d’avance… Et les Japonais qui avaient prévus une petite réception à notre arrivée n’étaient pas prêts... La gaffe, quoi…  On a fait plusieurs fois le tour du quartier, chacun de penser « sont fous ces romains »… A 9 heures moins une, le car entre dans la cour de l’usine..  Effectivement une dizaine de japonais nous attendaient sur le perron chacun agitant un petit drapeau français… Et chaque camp a fait comme si de rien n’était… Avant l’heure : c’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure… La réunion s’est très bien passée…

Je me suis même permis de demander en cadeau un casque de chantier. On nous a en effet fait visiter un truc en construction dans l’usine : chacun a eu droit un casque. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai voulu garder le mien comme souvenir… Un casque blanc tout bête avec un liseré bleu et rouge sur le bord, et une inscription en japonais sur le devant… J’aurais mieux fait de ne rien demander… Car il a fallu aller déranger au moins 3 niveaux hiérarchiques pour décider de me le donner ou non, chacun refusant de prendre la décision… Cela nous mettait en retard pour la réunion suivante au centre de Tokyo.. Là c’est moi qui étais en faute… Comme quoi…

J’ai toujours ce casque qui trône dans mon bureau chez moi, car le directeur de l’usine me l’a en définitive accordé… Il me l’a apporté lui-même au pied du bus… Mais j’ai bien vu dans son regard qu’il devait penser « Sont fous ces romains »…
Madame Billaut a essayé plusieurs fois de mettre à la poubelle ce trophée conquis haut la main, prétextant que c’était un nid à poussière. J’ai tenu bon. Enfin jusqu’à présent.

Faut faire gaffe aux écrans tactiles…

Bref, à part ces quelques péripéties, cela se passait plutôt bien, et l’heure du retour approchait… Et comme nous savions y faire à la Compagnie Bancaire, nous avions prévu pour le dernier soir un repas d’adieu dans le plus vieux (et très select) restaurant de Tokyo, qui est en fait une très vieille ferme au milieu de l’imbroglio de la ville. Repas traditionnel, servis par quelques geishas de derrière les fagots, en grande tenue d’apparat…

Ce qui a fait dire à certains de nos apporteurs d’affaires «  quand même, ces types de la Bancaire, ils savent vivre… (ce qui ne nous a pas empêché d'être racheté par BNP Paribas) ». J’étais assis à côté de Luc Savoye (vous savez Gras Savoye : le réassureur) qui me dit au milieu du repas : « Dis-moi, t’as pas envie d’aller au pipi room ? Je ne sais pas très bien où c’est »… J’avais pas forcément envie, mais vous savez comme nous étions à la Compagnie Bancaire : toujours prêt à rendre service… Donc nous voilà partis dans le dédale des étables reconfigurées en salles à manger… On trouve. Comme il n’y avait qu’une place, je laisse Luc y aller le premier : cela avait l’air pressé… et j’attends benoîtement mon tour.. Quand tout à coup, j’entends un énorme juron. Je me demande ce qui se passe, et je vois l’ami Luc sortir comme un diable de sa boîte en essayant de remettre son pantalon qui était encore à mi-jambes… Et je comprends…

C’était des e-toilettes, comme on dirait maintenant. De marque Toto (cela ne s’invente pas…). Il n’y en avait pas beaucoup à l’époque, c’était le début… Les Japonais sont en effet des maniaques de la propreté, et ils avaient mis au point ces e-wc, pour laver, shampooingner, sécher, euh, comme dirais-je, le « basement » de l’Homo Sapiens. Le tout fonctionnant avec une espèce d’écran tactile couleur situé sur le côté droit, à hauteur d’homme dans la position requise … Pas besoin de se lever pour l’utiliser… D’ailleurs c’est tout a fait contre-indiqué…
L’écran comportait quelques touches, chacune correspondant à une fonction spécifique… Malheureusement pour Luc, les indications étaient en japonais…

Notre ami a dû croire qu’il s’agissait d’un jeu vidéo pour passer agréablement le temps. Machinalement, il a commencé à appuyer sur toutes les touches… Il s’est retrouvé trempé jusqu’aux os, car quand il a reçu sur son « basement » un jet d’eau froide, il s’est relevé précipitamment, ne s’attendant pas à ce traîte tsunami. J’ai appris plus tard qu’il y avait une touche « eau chaude ».
Ce qui a aggravé la chose dans le cas de Luc, c’est qu’il avait aussi appuyé sur une autre mauvaise touche… celle réservée aux dames (le jet est dirigé semble-t-il plus vers l’avant – allez donc savoir pourquoi…). Bref, le fait qu’il se relève précipitamment a été du plus mauvais effet… Il aurait dû rester bien sagement assis : il aurait été propret comme un sous neuf en sortant.

Il n’a pas voulu revenir à table dans cet état. Il est parti précipitamment à l’hôtel se changer… Personne n’en a rien su…

Luc est décédé depuis. J’espère que là où il est, il n’appuie pas sur des touches sans savoir.

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures…


On a volé le réseau téléphonique de Villiers le Mahieu !

Vendredi 3 juin 2011 - De nos correspondants à Villiers le Mahieu ...

La fibre optique à Villiers le Mahieu : l'affaire rebondit.

Les 700 habitants de Villiers le Mahieu, charmante bourgade des Yvelines prés de Thoiry - célébre pour son zoo -, se sont réveillés ce matin sans réseau téléphonique. Les chambres de tirage du réseau de France Télécom ont été excavées, et les fils de téléphone ont été volés. Tout a été enlevé depuis le NRA de Thoiry (NRA : Noeud de raccordement)..

On suppose que c'est le fameux gang du sarkocuivre qui, aprés avoir volé le cuivre de la SNCF, pille maintenant celui de France Télécom. Au cours du métal rouge aujourd'hui (6.416 € le kilo), c'est une petite fortune qui s'est envolée.. Le gang a semble-t-il mis au point un système trés évolué pour rembobiner automatiquement les fils à partir des chambres de tirages. L'opération, qui s'est déroulée probablement vers les 3 heures du matin dans la nuit de jeudi à vendredi, n'a pas dû durer plus de 15 minutes... Les mahieutins, qui sont des gens non stressés, avec un sommeil profond, ne se sont aperçus de rien... Et n'ont rien entendu.. Comme vous le savez peut-être les plans du réseau téléphonique de France Telecom sont qualifiés de "secret défense" par le Préfet des Yvelines : Monsieur Michel Jau... On se demande donc comment le sarkogang a pu se les procurer... Encore qu'il n'était semble-t-il nul besoin, de disposer de ces plans... Vu qu'il est facile de faire un repérage rapide des différentes chambres de tirage dans le village.. Et que celles-ci sont libres d'accès. Mais un jeune mahieutin a trouvé, prés d'une chambre de tirage profanée devant la magnifique église du XIIIème siécle du village, un plan sur papier, plan que nous avons pu nous procurer. On suppose naturellement qu'il s'agit du plan de Villiers le Mahieu, et non celui d'un village d'à-côté - car les configurations sont les mêmes. Ci-aprés un scan d'une partie du plan trouvé par le garnement de Villiers qui est bien marri de ne plus avoir d'accès Internet... vu qu'il suivait des cours d'algébre sur un site canadien...

Capture d’écran 2011-06-03 à 08.55.26Le Maire de Villiers-le-Mahieu, Monsieur Faré, se rendant compte qu'il n'avait plus de tonalité en se levant ce matin, et aprés enquête auprés de ses voisins, a contacté les membres de son Conseil Municipal. On suppose qu'il a pu le faire avec son téléphone mobile, encore que le signal ne passe pas trés bien dans le village. Il a été décidé, aprés une rapide séance du Conseil Municipal, de porter immédiatement le problème auprés des autorités compétentes. Monsieur Faré est parti en voiture pour rencontrer le conseiller général Mr Planchenault à Montfort l'Amaury (Montfort, chef-lieu de canton a semble-t-il toujours son réseau cuivre téléphonique..). De Montfort, le Directeur de Cabinet de Monsieur le Préfet des Yvelines a été contacté par téléphone filaire cuivre. Ainsi que l'assistant parlementaire du député David Douillet.. On chuchote à Villiers le Mahieu, qu'un célébre avocat parisien, ayant une maison de campagne à Boulaincourt, hameau de Villiers-le-Mahieu, allait être missionner pour porter (en voiture) dans les plus brefs délais, une plainte contre X auprés de Monsieur le Procureur de la République au Parquet de Versailles...

Par ailleurs, la population de Villers le Mahieu, privée de son réseau téléphonique, et donc ne pouvant plus se connecter à l'Internet, s'est réunie spontanément dans l'aprés-midi à la salle des Fêtes du village... Pour étudier ce qu'il serait utile de faire LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE... Différentes solutions ont été évoquées ; le satellite, le 3G (et peut-être le 4G un de ces jours)... Mais Madame Michu, qui télétravaille chez elle à Villiers, a fait remarquer que la solution satellitaire n'était pas idoine... (faible débit montant et descendant, limitation du volume d'octets téléchargeables, prix de l'accés, etc.. ).. De plus, chaque maison (220 environ) de cette jolie localité devra s'équiper d'une parabole... Les mahieutins sont en effet presque tous "internet minded", enfin pas loin. L'Internet leur est en effet utile dans la vie de tous les jours... Quand au 3G, l'accés est alétoire dans le village... et le débit maigrichon... Il faudrait une solution rapide pour les télétravailleurs de Villiers qui - nous venons de l'apprendre - ont décidé de constituer un collectif. Madame Michu préconise de tirer en lieu et place dans les fourreaux existants, une fibre optique... Fibre - fait-elle remarquer - qui coûte nettement moins cher à l'achat que le métal rouge (moins de 1 € le mètre) et n'ayant aucune valeur de revente. En tout cas à aujourd'hui ... Donc pas de problème avec le sarkogang... Madame Michu nous a déclaré : "De plus, c'est nettement mieux que le cuivre... C'est Monsieur Billaut qui a raison..."

Nous avons pu contacter dans la soirée Jean Michel Billaut, le célébre mahieutin apôtre de la fibre optique... Celui-ci nous a d'abord déclaré qu'il n'avait rien à voir avec le sarkogang, et que ce n'est pas parce qu'il préconise de sarkofibrer tout le pays, qu'il est de mèche avec les voleurs. Il nous a néanmoins déclaré... "On devrait payer ce sarkogang pour enlever les fils téléphoniques de nos campagnes en leur demandant de les remplacer par des fibres optiques... Puisqu'ils savent faire... Et plutôt que de vivre dans la clandestinité, ils pourraient créer une société inscrite au registre du commerce de Versailles... On leur laisse le cuivre qu'ils revendent à leur profit... En contrepartie ils installent la fibre... D'ailleurs ils pourraient devenir opérateur rural FTTH (FTTH : fiber to the home)"...

Nous avons contacté la Direction de la Communication de France Telecom (en sans fil) pour leur demander qu'elle était la valeur comptable du réseau cuivre de Villiers le Mahieu. Cette Direction n'était pas informé du rapt du cuivre, et ils ont refusé de nous répondre... Comme ce réseau cuivre a dû être installé dans les années 1960, avec des extensions au fur et à mesure.. il est probable qu'il doit être amorti comptablement... Monsieur Billaut sur ce point nous a proposé de prendre contact avec son expert comptable Monsieur Michel Besson à Arnouville (pas trés loin de Villiers le Mahieu).. Un expert-comptable 2.0... qui aurait aussi bien besoin d'un accés fibre pour travailler.. et mettre au point avec ses cients du travail collaboratif visiophonique de bonne qualité... Ce qui lui éviterait de perdre une journée pour une réunion d'une heure à Paris avec ses clients parisiens...

 C'était Zadig et son copain Voltaire, en direct de Villiers le Mahieu...

PS Jean Michel Billaut nous a précisé qu'il publiera sur son blog Dimanche prochain un article intitulé " La France peut devenir le pivot de l'économie numérique mondiale"... Il avait publié dimanche dernier une e-homélie, intitulée "La France pourrait devenir le pivot de l'économie numérique mondiale"...


Laurent Edel : « Jean Michel, je veux retourner à San Francisco, en traversant le Rio Grande à la nage s’il le faut »

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique - Ce conte-ci n'est pas de moi, mais de Laurent EDEL qui a oeuvré avec moi à l'Atelier et a fondé par la suite Republic Alley. Je le remercie d'avoir pris le temps de mettre par écrit ses souvenirs - je lui laisse le clavier).

 - « Monsieur Billaut, si je vais à  New-York pour un salon Internet, ça vous intéresse que je vous fasse un compte-rendu ? »

- « Ben oui » répondit-il.

- « Et si je me loge à mes frais, vous financez le billet d’avion ? »

- « Ben oui » répondit-il.

Juin 1995. J’assiste aux ateliers de l’Atelier de la Compagnie Bancaire (maintenant Atelier de BNP Paribas) pour me faire une culture internet. En échange d’un reportage pour son Journal de l’Atelier, Jean-Michel Billaut, le fondateur de cet Atelier, accepte de sponsoriser mon voyage d’initiation aux Etats-Unis. Avec Jean-Michel, tout est (le plus souvent) possible. Je lui dois deux de mes plus belles années professionnelles.

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André Labarrère : "Monsieur Nishida : caressez-lui donc la fesse !"

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique).

Comme vous ne le savez peut-être pas, j’ai aidé l’agglomération de Pau-Pyrénées à mettre sur pied son réseau optique de télécommunications à très haut débit. Mon égo - un type épouvantable - vous dira certainement que j’ai convaincu André Labarrère, sénateur-maire de Pau et Président de l’agglomération Pau-Pyrénées - ancien Ministre -, de le faire...
Mais les personnes de bonne foi - dont moi - qui ont vécu la chose au quotidien vous diront que le terrain était déjà bien préparé. Je n’ai été que l’allumette qui a mis le feu au pétard... Il est vrai qu’un pétard sans allumette...
J’ai beaucoup de contes à raconter dans l’affaire de «Pau Broadband Country». C’est comme cela que nous avions appeler la chose, histoire de se faire comprendre des peuplades de cette Terre. Et comme André Labarrère et son équipe n’étaient pas n’importe qui... D’autant que travailler avec des Béarnais n’est pas toujours de tout repos... D’où des tonnes d’historiettes...
Je vous narre ici donc une histoire qui, je pense, vous donnera une première idée de mes aventures béarnaises, ou plutôt nippo-béarnaises pour le conte qui suit... D’autres viendront plus tard, un peu dans le désordre...

Prêt ? Servez-vous donc un petit café, ou une tisane ? Mieux un cognac ! Mettez vos charentaises... Vous êtes installé confortablement ? ...Alors, on y va...

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Le premier élève de la webschool de la Compagnie Bancaire ? "pépère" (à savoir son Président)

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique - Ce conte-ci n'est pas de moi, mais de François Druel aui a oeuvré avec moi à l'Atelier et a fondé la webschool de la Compagnie Bancaire. Je le remercie d'avoir pris le temps de mettre par écrit ses souvenirs - je lui laisse le clavier).

En 1995, à peine embauché à l’Atelier de la Compagnie Bancaire, Jean-Michel m’avait fait faire des cartes de visites sur lesquelles était mentionnée la fonction de "netsurfer". C’était assez incongru, surtout dans une banque, mais finalement cela m’allait très bien et me donnait beaucoup de liberté pour faire ce que j’aimais (et que j’aime toujours) : surfer sur Internet, essayer d’y comprendre quelque chose et transmettre ce que j’avais pigé sous forme de causeries pour les clients du groupe, d’articles dans le Journal de l’Atelier, de conférences... en un mot j’étais une sorte d’évangélisateur de l’Internet, dédié aux collaborateurs de "nos maisons" et à leurs apporteurs d'affaires à savoir tout le commerce français.

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Jacques Chirac : Mr Girardier, donnez donc votre carte de visite au Président Bébéar, il se fera un plaisir d'investir dans votre startuppe...

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique - J'avais déjà publié ce conte il y a quelques années... mais je l'ai ré-écrit un peu et ajouté des choses que je n'avais pas trop oser publier à l'époque).

En ces temps reculés où l'Internet était encore dans l'enfance, il était d'usage au début de l'An neuf, que le Roi de France recoive en son château ... Le Roi de France  ???
Que dis-je !... Je radote... Il y a déjà bien longtemps qu'il n'y avait plus de Roi, mais un Président. Oui, c'est cela : un Président du Royaume !... Donc le Président recevait en son beau Palais élyséen, les Forces Vives de la Nation pour leurs présenter ses meilleurs voeux à l'occasion ded l'An Nouveau. Je n'avais d'ailleurs jamais très bien compris l'expression "forces vives"... A croire que ceux qui n'étaient pas invités étaient des mécréants peu industrieux et pas très soucieux du bien commun... Mais soit...
Or donc, il advint que je fusse invité à cette cérémonie grandiose... Cela devait être en l'an de grâce 2001...

Que je vous narre la chose..

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Bernard Muller : «Mais qu’est-ce que c’est encore que ces conneries ?»

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique).

Petit hommage à Bernard Muller, Président du Cetelem, puis de la Compagnie Bancaire... Aujourd’hui décédé...

Dans mon conte «Jean Michel, what do you want to drink ?» j’ai évoqué le fait qu’à Palm Springs, j’avais aussi rencontré Bill Gates. Et que j’avais pu discuter avec le saint homme pendant une dizaine de minutes...
Je lui avais présenté un projet intéressant selon moi... Bill était partant pour aller plus loin dans la réflexion. Mais cela a coincé avec mon Président de l’époque à la Compagnie Bancaire, à savoir Bernard Muller. Que l’on appelait familièrement «pépère». Petit, râblé, genre carterpillar, il roulait ses clops. Ce qui n’était pas d’un usage très courant dans la grande finance gauloise, plutôt habituée à vous donner du «Cher Ami» tout le long du bras... Mais nous, Bernard on l’aimait bien.
Cela étant, j’y j’avais su, je l’aurais quand même bypassé pour aller rendre compte de mon entrevue avec Bill Gates directement à André Lévy-Lang, ex-président de la Compagnie Bancaire (Bernard l’avait remplacé), devenu président de la société mère Paribas.

Mais que je vous narre la chose avec les détails voulus...

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Pourquoi les honorables membres de l’EAF (Elite Analogique Française) n’ont pas de cartes de visite ?

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique).

Allez, petit sondage vite fait : avez-vous quelques cartes de visite sur vous ? Oui ? Alors vous ne faites probablement pas partie de la Grande Elite Française... Vous n’en avez pas ? Dans ce cas, il se peut que vous fassiez partie de la Caste des Seigneurs... Si c’est le cas, vous pouvez quand même rester pour lire la suite : je m’en vais vous conter deux historiettes croquignolesques à propos de cartes de visite...

Vous allez me dire que le sujet est futile ? Un petit bout de carton...

Et pourtant, ce petit bout de carton est révélateur d’une organisation sociale analogique et maintenant digitale... C'est en mettant bout à bout de petits riens que se révèle le génie d'un peuple, où au contraire...

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Jacques Chirac : «Monsieur Guillanton, je ne suis pas content de vous !»

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique).

Et Chirac de continuer, montrant de son index vengeur le sus-désigné «Vous direz à vos 2 étudiants fondateurs, que jamais, plus jamais, vous m’entendez bien, plus jamais le Président de la République Française ne mettra les pieds sur Yahoo.com !"

Qu’on se le dise ! Non mais !... En voilà des choses ! Vendre des objets nazis aux enchères sur Yahoo, et en France encore !... De plus, traiter la France de «local», en voilà assez m’sieur Guillanton !...
Alors, M’sieur Billaut il paraîtrait que vous voulez créer un e-parti ?

Il me faut vous narrer la chose... Cocasse, truculent, rabelaisien, chiraquien... Et sous les ors de la République encore !

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«Jean Michel, do you want to drink something ?»

(Les contes de l'Internet : petites histoires qui me reviennent. J'ai eu en effet la chance d'être aux premières loges pour observer le basculement de la France dans le numérique).

D’aucuns pourraient se demander d’où me vient cette idée saugrenue de mettre en oeuvre en France un réseau de télécommunications à TRES haut débit, à base de fibre optique...
C’est pourtant simple. Ce jour-là, on m’avait proposé de boire quelque chose... Les mauvais esprits diront que c’était sans nul doute une potion magique permettant à des faibles d’esprit d’entrevoir, dans des volutes de fumée dignes d’une fumerie d’opium, des futurs incroyables. Non,non... Foin de tout cela. D’ailleurs, le serveur de l’élixir n’était autre que John Chambers, le sémillant chairman de Cisco. Qui n’a rien à voir avec notre Panoramix gaulois... John, avec lequel j’ai passé des instants précieux sur justement l’organisation des sociétés humaines sur la base d’un réseau optique public à très très haut débit...

Mais que je vous narre la chose par le menu...

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