Richard dirige la filiale française d'une société canadienne dénommée Smart Technologies... Société connue comme étant l'inventeur du tableau numérique interactif.. Mais cela va plus loin que cela...
Richard commence par nous présenter un Smart Board avec ses 3 composants essentiels : le tableau en lui-même, le vidéoprojecteur intégré... et un logiciel pour faire fonctionner le tout...
Quelles sont les fonctionnalités de cet ensemble ? Et l'une est appréciable : la possibilité pour un utilisateur distant de se connecter au tableau... et de participer à une réunion en cours..
Quels sont les secteurs d'activité qui utilise ce type de tableau ? Les fabricants d'automobile, l'équipement de salles de réunion et de séminaires dans différents secteurs , la santé (salles d'urgence..), et naturellement l'éducation... Puisque c'est dans ce secteur que Smart a démarré son activité avec son tableau...
Smart, part ailleurs, a intégré de la visiophonie (accord avec Alcatel, Cisco, ..)..
Quel est le prix unitaire d'un tableau ? Quelle est l'importance du marché, notamment dans l'éducation ? "En Norvège 100% des classes sont équipées d'un tableau, et même plus, car il y a des classes avec plusieurs tableaux. En Espagne aussi le marché éducatif est très développé (70%)... Par contre, en France il n'y a que 8% des classes équipées...
Pour quelles raisons la France est-elle en retard dans ce domaine ? (raisons de financement ? raisons bureaucratiques ?).
Comment Smart commercialise-t-il son offre ? (modèle 2/3)... Utilisation des réseaux sociaux, Twitter ? Qu'est-ce qu'un point relai Smart ? Combien y en a-t-il sur le territoire ? Smart a aussi créé sa propre communauté "Smart exchange".. Que Richard présente...
La France est en retard dans l'équipement en tableau interactif dans ses classes... Par contre, ce qui est curieux, les professeurs ayant à disposition un Smart, fabriquent beaucoup de contenus, qui sont utilisés par ailleurs dans toute la francophonie de "Smart Exchange".. (Faut pas demander si comme en Norvège ou en Espagne...) ... Qui décide de l'équipement des classes en tableau interactif ?
Au total, Smart Exchange dispose de plus de 50.000 ressources... Qui peut s'inscrire sur ce réseau ?
Concurrence ? Part de marché dans le Monde de Smart ? (1 tableau sur 2 dans le Monde... )
Les tablets et autres smartphones sont-ils des concurrents aux tableaux interactifs, ou contraire vont-ils converger ? L'arrivée de ces nouvelles technologies est un point important dans l'enseignement... (vote, solution Brigit..). Comment se fait la communication entre les tablets et le tableau ?
Commentaires au débotté... Je suis assez curieux de savoir ce que mes petit-fils (4 ans et 1 an) vont avoir à leur disposition pour faire leurs Humanités, comme on disant dans le temps... ?
D'un côté les professeurs qui sont un train de remplacer la craie et le tabeau noir par des technologies interactives. Et qui pour certains, en profitent pour sinon éditer au sens traditionnel du terme, en tout cas fabriquer des contenus à leur sauce.. Contenus qu'ils partagent gratuitement semble-t-il avec d'autres professeurs dans le monde...
De l'autre des éditeurs de livres scolaires papier estampillé à la culture et à la langue de chaque pays... Contenus vendus (et lourds dans les cartables,)..
Et puis de nouveaux intervenants de type "disrupteurs" comme Apple et son iBooks. Qui permet à qui veut de réaliser un livre électronique de type multimédia... Qui sera soit gratuit, soit vendu à un prix unique (voilà qui devrait peut-être intéresser l'édition traditonnelle française ? Mais pas sûr, car la prix Apple est certes unique, mais unique pour tous les livres commercialisé au format iBooks... L'éditeur n'a pas à choisir le prix, ce qui lui fait un souci en moins...). Apple refait le coup d'iTunes avec les Majors... Le morceau de musique est vendu à un prix unique 0,99 centimes...
Sans compter naturellement l'iPad qui permet à des Français disrupteurs (il y en a !) n'ayant pas froid aux yeux de partir à l'assaut de l'éducation mondiale pour les 7-12 ans...
Enfin, mes petit-fils ne connaîtront pas les joies ineffables du tableau noir et de la craie blanche.... tableau qu'il fallait rebooter de temps à autre.. Pardon, qu'il fallait effacer (j'étais souvent requis pour effectuer cette tache de confiance..).
Pour contacter Richard Ramos : richardramos(arobase)smarttech.com
Une production du Billautshow - the video for the rest of us - the e-billautshow : the french worldwide hub


Des infos surprenantes (ma femme est prof et utilise les TNI)
- sur le tx d'équipement: le 8% semble très faible, dans mon village des Yvelines, c'est entre le tiers et la moitié pour collège et primaire. JM tu peux demander dans l'école primaire de Villiers?
- sur la formation des profs: c'est moins reluisant qu'énoncé, en résumé ça tient plus du system débrouille que de la vraie formation ......
Rédigé par : Gérard | 26/03/2012 à 09:37
J'ai été prof dans les Yvelines (public) et à Neuilly (privé) ... Les deux collèges et lycées où j'ai enseigné dans les années 2008-2009 étaient équipés de TNI. Mais les profs n'étant pas formés (et n'étant pas très volontaires pour utiliser les TNI) prétextaient de ce manque de formation pour faire l'autruche. Heureusement, dans chaque établissement équipé, une petite poignée de profs volontaires s'y mettent, drivés par les élèves ... surtout les classes de 4e ... qui sont en pleine révolte contre les cahiers, copies, manuels et autres outils 1.0 (comme je les comprends) ... A Rueil je connais une prof de collège en histoire géo qui non seulement utilise le TNI, mais propose de former ses collègues ... La France est à la bourre, je confirme, mais espoir que les choses changent sans trop tarder ...
Rédigé par : Cath Coste | 26/03/2012 à 11:09
sur la formation des profs: c'est moins reluisant qu'énoncé
Rédigé par : High Tech Tunisie | 26/03/2012 à 23:51
Un enseignant se félicite de ne pas avoir de TNI dans son établissement. "Y a la craie, les enfants ça aime bien la craie", qu'il dit. Donc d'un côté, nous avons la craie à l'école ; de l'autre, les tablets et autres ordinateurs chez les parents. Mais que se passe-t-il quand chez les parents il n'y a pas de tablets ou d'ordinateurs, car pas de moyens ou de volonté d'en acquérir ? L'école devient facteur d'inégalité sociale. L'égalitarisme gaulois revient à ne pas donner les moyens, et donc conduit à l'inégalité ...
Rédigé par : Cath Coste | 27/03/2012 à 09:35
Il y a tableau interactif et tableau interactif.
Depuis les véritables tableaux, comme ceux inventés par SMART, tactiles, intuitifs, où tout est optimisé pour simplifier la vie de l'enseignant aux bricolages consistants à fixer un machin sur un tableau ordinaire ou une manette de jeu à proximité d'un projecteur sur une table.
Un tableau interactif n'a un intérêt pédagogique que si il est utilisable pour faire autre chose qu'un gribouillis sur un document existant. Malheureusement, en France, les collectivités achètent pour les établissements majoritairement des systèmes pauvres, voire de simple projecteurs dits interactifs. La petite économie réalisée est en fait bien souvent une dépense inutile car très peu d'enseignants, formés ou non, vont arriver à dépasser une utilisation médiocre de cet outil.
Dans tous les pays où le taux d'équipement est significatif, on trouve majoritairement des SMART. Cela peut sembler curieux, mais s'explique en fait très simplement. Si on peut demander à un fan d'informatique de se débrouiller avec une solution "pauvre", il en est tout autrement lorsqu'il s'agit d'équiper des enseignants Lambda pour qui la pédagogie passe avant la technologie.
Messieurs les investisseurs des collectivités, prenez en compte les véritables besoins des enseignants. Le TBI est un formidable outil pour la mixité car bien utilisé, il permet de gérer l'hétérogénéité dans la classe, bien plus que les tablettes, qui sont complémentaires, mais génératrices d'inégalités.
La formation des enseignants est aussi quelque chose d'important et lorsque l'on rogne sur le prix, il est à parier que la formation, voire l'installation sont des postes qu'il est tentant "d'optimiser".
Merci à messieurs Billaut et Ramos pour cet entretien long, mais qui a mis en lumière l'intérêt de ces solutions pour l'enseignement.
Rédigé par : Bernard | 30/03/2012 à 08:11