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Connaissez-vous Redwane Bennani from Cagnes sur Mer ? Vexpo.net : une plateforme pour salon virtuel immersif...

Capture d’écran 2011-11-30 à 18.22.25Redwanne (société NewNet3D) a mis sur pied une plateforme dénommée Vexpo.net, qui permet d'héberger et de gérer des salons virtuels en 3D inrteractif... Usages multiples..

Les entreprises françaises sont-elles mûres pour ces nouveaux usages ? "Il y a beaucoup d'avantages à utiliser un salon virtuel !". Avantages que Redwanne nous présente... Est-ce que le concept de salon virtuel peut s'appliquer à n'importe quelles types d'activités ? Un formule hybride (salon physique doublé par le virtuel) est-elle intéressante ?

Vous voulez mettre en oeuvre un salon virtuel sur un secteur donnée ? Que vous propose Vexpo ? Redwanne détaille... De 3 stands à 1.000 stands, des salles de conférences, du stream, de la visiophonie, du chat privé ou public, etc... Qui vend les stands du salon ? L'organisateur du salon ? Une entreprise peut-elle créée son propre salon virtuel pour ses clients ? Ses fournisseurs ?...  Les salons vituels sont-ils une chance pour les entreprises françaises ?

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Combien coûte l'utilisation de la plateforme ? Quels sont les outils utilisés par Vexpo pour créer sa plateforme ?

Quels sont les types de contenus qui peuvent être intégrées dans le salon virtuel ? (présentoir, vidéo, écran de présentation de slides, etc...)

Vexpo est l'une des solutions immersives dans le monde (il n'y en pas beaucoup).. une solution de salons virtuels disponible et accessible sur un simple site web (en flash). Les participants y circulent par avatar interposé...

Edt-il possible de connaître qui est entré dans le salon ? Plusieurs solutions possibles... En temps réel tout le monde voit qui est là...

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Comment Redwanne commercialise sa plateforme ? Nouvelles fonctionnalités qui seront intégrées ? La mobilité ?

Un salon physique est limité dans le temps... Est-ce qu'un salon virtuel peut durer toute l'année ? Peut-on acheter dans un salon virtuel ?

Concurrence ?

Le marché américain est-il plus mature qu'en Europe et en France ? "Oui, mais avec des solutions basiques (en 2D)..

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Visées internationales ?

Que deviendront les salons traditionnels ? Les débits actuels disponibles sur le réseau Internet sont-ils suffisants pour faciliter le développement des salons virtuels ?

Commentaires au débotté... Ce concept de salons virtuels commencent à émerger.. Avec la crise, les entreprises sont beaucoup plus regardantes sur leur participation à des salons physiques. Prendre un stand dans un salon physique coûte cher, d'autant plus qu'il faut l'animer avec des collaborateurs (hôtel, restauration, etc..). De même, envoyer des cadres visiter un salon physique coûte aussi trés cher... La crise favorise donc l'émergence de ce marché, d'autant plus que des outils de plus en plus sophistiqués, mais simples d'utilisation, apparaissent sur le marché... Mais il faudra un phase d'évangélisation... Car ces usages ne sont pas encore complétement dans nos gènes...

Naturellement la mise en place de réseaux de télécommunication à trés haut débit, comme dit Redwanne sont de nature à booster la chose.. D'ici peu vous pourrez assister par exemple au "Consumer Electronic Show" de Las Vegas, de votre bureau, ou de chez vous ... Si tant est que ce CES survive avec la crise... De plus l'Internet n'est pas neutre... On ne prend par forcément les mêmes pour les mettre à la sauce 2.0... D'autres business modèles se mettront en place... La France, c'est d'ailleurs sa chance, pourrait jouer un rôle important dans cette affaire...

Si ce domaine vous intéresse  : voir ici

Pour contacter Redwane Bennani : rbennani(arobase)newnet3D.com

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Connaissez-vous Thomas Salomon et Patrick Soubeyran from Paris ? Officeo : un secrétariat 1.0 + 2.0

Capture d’écran 2011-11-29 à 14.33.32Thomas et Patrick ont créé Officeo... Une "vielle" startup, mais qui reste dans le vent du 2.0... Définition d'Officeo par Patrick : un secrétariat privatif 2.0... Pour débarrasser les gens de la papasserie quotidienne. Avec une mixité d'un réseau d'assistance physique sur tout le territoire... ET d'une plateforme 2.0.

Que faut-il entendre par "la paperasse quotidienne" ?

Qui sont les clients ? (particuliers, Pme..)... Comment utiliser les services d'Officeo ? "Il faut d'abord qualifier vos besoins..." Quels sont les catégories de besoins ?

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Comment se font les "interventions" ? " 80% des interventions se font sur site"... Quelqu'un se déplace chez vous..  Combien y a-t-il d'assistants privés que le territoire ? Comment sont-ils recrutés ? Comment sont-ils rémunérés ?

Commercialisation ? "Vente directe, marque blanche.." Combien de clients à aujourd'hui ? Répartition entre particuliers et professionnels ? Utilisation des réseaux sociaux ?

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Quel est le coût pour l'utilisateur ? Officeo est agréé par l'Etat en tant que Service à la Personne... Les services d'Officeo bénéficient donc d'une déduction fiscale...

Quel est le temps passé par mois ? "De l'ordre de 6 heures pour un particulier, et pour le professionnel ?...". 75% du chiffre d'affaires d'Officeo se fait en Région Parisienne.. La Province démarre...

Que est le business model d'Officeo ?

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Nouvelles fonctionnalités qui seront intégrées ? Utilisation de la visiophonie ? Qu'est-ce que monOfficeo ? (coffre fort, gestionnaire de tâches, de comptes-courants bancaires, espaces personnels sur les différents sites de fournisseurs, envoi de courriers et fax, organisateurs de voyage, etc... etc..). Mon Officeo en fait fait la liaison entre le monde physique (l'assistant) et le monde 2.0...

Concurence ?

Visées européennes ?

Nos amis recherche de l'argent à l'horizon fin 2012 ... et ils sont au breakeven...

Et que pensent nos amis de l'industrie Internet française ? "Ce qui est dramatique chez nous  : c'est l'accés au financement..."

Commentaires au débotté... "Ce qui est dramatique chez nous, c'est l'accés au financement..." Tous me tiennent à peu prés le même refrain... Il y a certes des aides publiques, nos business angels semblent plutôt avoir bonne réputation... Par contre nos fonds de capital risque... Comme m'a dit quelqu'un récemment : "Ils en tiennent une couche !... Ils ne comprennent pas ce que l'on veut faire ... Avant de gagner de l'argent, faut d'abord créer l'usage...  Des réunions à n'en plus finir..  ils pinaillent sur le plan de trésorerie en année 3, etc.. etc..."

Bon on fait bu bon pinard quand même... On ne peut pas tout avoir...

Pour contacter Patrick Soubeyran : partick.soubeyran(arobase)officeo.fr

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Connaissez-vous Philippe Kuhn from Strasbourg ? vozidees.com : vos idées en réseau social !

Capture d’écran 2011-11-28 à 18.15.32Vozidees.com est en ligne depuis 2 mois environ. C'est un réseau social centré sur les idées (Facebook étant centré lui, sur les internautes)... Pourquoi Philippe a eu cette idée de vosidees.com ?
Qu'est ce qui incite les gens a publier leurs idées sur cette plateforme ? N'ont-ils pas peur de se les faire voler ?

La plateforme gère pour cela la confidentialité... Comment ?  Cela étant les 2/3 d'idées n'ont pas de problèmes de confidentialités... De tout façon il y a un engagement de confidentialité...

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Quelles sont les types d'idées acceptées ? Combien d'idées en ce moment sont recensées sur la plateforme ? Combien de porteurs d'idées ?

Quel est le business model de vozidees.com ? Un porteur d'idées cherche des prestataires pour créer son projet.. Lesquels prestataires pour être présents sur la plateforme payent un abonnement... Comment sont-ils recrutés ? Qui sont-ils  ?

Commercialisation de la plateforme ? Liaison entre les porteurs de projets et leurs amis sur les réseaux sociaux ? Les inviter à rejoindre le projet (mise en route de la viralité)... La mobilité ?

Porteurs d'idée et créateurs ne sont pas forcément les mêmes personnes. Comment se fait le passage entre les 2 ?  Que peut-on mettre comme document sur la plateforme pour présenter son projet ?

Comment fonctionne le concours de la meilleure idée de la semaine ?

Concurrence ? Nouvelles fonctionnalités qui seront intégrées ? (financement en ligne des projets, le recyclage d'idées...)

Visées Internationales ?

Philippe a aussi fondé une école basée sur le modéle de la Team Academy finlandaise... Capture d’écran 2011-11-28 à 19.11.06

Un modèle pédagogique révolutionnaire : il n'y a pas de professeurs, ni d'ailleurs d'examens et de diplômes... Le cursus dure 3 ans et se termine par un tour du monde...

Philippe explique...

En fait c'est une alternative à l'Education Nationale... (Philippe est un ancien de notre Education Nationale).

Dans un autre registre : qu'est que l'idée des "Hôtels du Coeur" ? .. Encore au stade de l'idée... C'est comme les Restos du Coeur mais pour le logement... Et Philppe vous lance un appel : le nouveau Coluche pour lui est Jamel Debouze... Il voudrait le rencontrer... Donc si vous connaissez l'artiste ...

Quid de l'Internet en Alsace ? "Cela râle pour les débits disponibles.. mais nous avons une belle e-communauté chez nous...

Commentaires au débotté... Décidément cela fuse de partout (je suis d'ailleurs complétement débordé par les demandes de e-billautshow)... Des idées, des projets, des entreprises qui se créent, des éléves de grandes écoles qui ne finissent pas leurs études pour créer leur start-up (j'ai des exemples), etc... Je sens depuis 6 mois environ une accélération forte du phénomène dans ce pays... Tout azimut... Une bonne chose. Une espèce de renouveau 2.0 comme m'a dit l'un de mes amis... Vozidées, les coucours de jeunes talents organisés par les entreprises traditionnelles (je viens de recevoir la liste de SFR Jeunes Talents Start-up 2012 : trés impressionnant - on se demande où ces jeunes vont chercher tout cela !).. Je suis même invité par le groupe Vinci pour la remise des prix de l'innovation interne. Vinci (180.000 personnes) a lui aussi a "son école interne d'idées" : plus de 1.700 projets cette année !

Espérons que la crise ne cassera pas ce renouveau... Et que nos élus arriveront eux aussi à innover, et qu'ils fibront (fibreront ?) rapidement le territoire pour accélérer encore la création de valeur...

 Pour contacter Philippe Kuhn : contact(arobase)vozidees.com

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Connaissez-vous Nicolas Pernikoff from Paris ? Skoopon : des offres de commerçants géolocalisées...

Capture d’écran 2011-11-27 à 17.42.59Skoopon.fr, créée par la société de Nicolas (Wizzdeals) en mars dernier, n'est pas malgré son nom, un concurrent du fameux Groupon...

Skoopon va permettre aux commerçants de mettre leurs offres en direct sur la plateforme de Skoopon, et aux internautes de pouvoir acheter prés de chez eux. D'où la géolocalisation..

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Le "shooting" d'emails que les marques et les distributeurs emploient à tout va et qui encrassent les mails de leurs clients/prospects, va péricliter...

Quelle est la relation entre Skoopon France et Scoopon Australie ?

Combien de commerçants sont aujourd'hui référencés sur la plateforme ?

Skoopon accepte-t-il tous les commerçants ? Une fois accepté, le commerçant peut faire de façon simple son site. Il publie son ou ses "deals" (minimum 50% de remise - ce qui est une façon de faire des soldes toute l'année)...

Et ces annonces partiront de façon automatique et géolocalisée chez les internautes qui ont demandé à être informé des offres locales autour de chez eux ... dans un rayon de ...

Comment un commerçant peut-il connaître la proposition de Skoopon ? Pourquoi Skoopon ménera-t-il des opérations de co-branding avec des chaînes de télévision, des marques nationales et internationales ?

Attention : il y a une équipe de modération chez Skoopon qui scrute tous les deals...

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Qu'est-ce que le système de yield géolocalisé ?

Comment l'internaute est-il tenu informé des offres ?  Skoopon n'est pas un système d'achat groupé : l''internaute achète son "skoopon" correspondant à tel ou tel deal de tel ou tel commerçant.  Comment se passe le paiement ? ("en deux fois")..

L'objetif de Skoopon est de re-dynamiser le commerce local en utilisant l'Internet (et pas l'inverse)...

Quel est le business model de Skoopon ?

Utilisation des réseaux sociaux ? "Il y a pour nous une meilleure activité sur Facebook..que sur Tweeter..." Pourquoi ? Tweeter n'apporte pas de trafic.. mais de l'image...

Concurrence ? "Personne sur le paiement en 2 fois.." Il y a plusieurs dizaines d'acteurs en France sur le deal groupé... avec beaucoup d'abus..."

Nouvelles fonctionnalités ? "Oui sur la mobilité... et d'autres... "...

Visées internationales ?

Skoopon ne cherche pas d'argent pour l'instant...

Que pense Nicolas Internet en France ?

Pour contacter Nicolas Pernikoff : npernikoff(arobase)skoopon.fr

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Le paradoxe français... Le cloud permet de fortes économies... mais faudrait fibrer le territoire... sinon pas d'économies... et perte du AAA ?

Le paradoxe est simple : nos entreprises, nos administrations, nos collectivités locales, etc..  peuvent faire de trés importantes économies en utilisant les technologies du cloud computing. Technologies qui permettent d'engranger nos flux d'informations dans le "nuage", et non plus sur les disques durs de nos systèmes informatiques locaux dans nos organisations... On passe du Capex à l'Opex...

Le problème, si l'on s'oriente dans cette voix, et cela semble bien parti, est qu'il va falloir mettre en oeuvre un réseau d'accés Internet à très très haut débit, pour transférer toutes ces données... Le réseau d'accès Internet cuivre (ADSL) va probablement vite s'engorger... Il nous faut donc de la fibre optique sur tout le territoire, puisqu'il y a des entreprises, des administrations, des collectivités locales sur tout le territoire... Et si possible fibrer rapidement, car le cloud démarre en France. Et pas en 2025.

Or, notre aimable Gouvernement d'aujourd'hui tarde à modifier notre stratégie en matière de réseaux optiques (les langues de vipère disent que c'est pour "protéger" France Telecom). Il va donc falloir choisir...

Sinon pas d'économies possibles, pas de réduction possible de nos dettes publiques abyssales pour nos dépenses étatiques et administratives (à part les coupes sombres en mode 1.0) ... Perte de AAA, puis peut-être de notre AA ? etc...

Voilà le problème posé... Qu'en est-il ?

1/ Pour nos aimables élus 1.0 et autres ... Il va se passer dans le domaine de l'informatique entendu au sens large, exactement ce qui c'est passé avec l'électricité. Thomas Edison a inventé l'ampoule électrique en 1878 à New York... Et il les vendait avec un générateur électrique aux propriétaires des immeubles de Manhattan qui voulaient bénéficier des bienfaits de la fée électrique dans leurs immeubles. Et le soir, on mettait en route chaque générateur qui fonctionnait au charbon ou au bois pour allumer les ampoules... Le business model d'Edison était donc simple : il vendait le tout au nombre d'ampoules. Quelque temps plus tard, l'un de ses employés, dénommé Tesla a trouvé le système lourd, compliqué et coûteux. Il serait plus facile, selon lui, de mettre au milieu d'un territoire un seul gros générateur (une centrale électrique) et de distribuer ce flux à ceux qui veulent, grâce à la mise en place d'un grid, à savoir un le réseau électrique. Ce qui fût fait.

Capture d’écran 2011-11-26 à 11.25.10Il va se passer exactement la même chose aujourd'hui avec l'informatique. Les générateurs ici sont les ordinateurs gros ou petits, les serveurs, les onduleurs, etc... Matériels que chaque organisation a achetés (Capex) et qu'elle a installés dans ses locaux. Avec des informaticiens pour les gérer. Comme les générateurs d'Edison ces matériels locaux vont disparaître à terme. Et toutes les données que ces matériels traitaient et géraient dans ces "centrales informatiques" vont transiter par le grid informatique, à savoir l'Internet (léquivalent du réseau électrique), dans d'énormes data centers organisés en cloud dans le Monde...Et en France...

Nicholas Carr dans son livre "Big switch" explique magnifiquement la chose...

2/ 2011 restera probablement dans les Annales comme l'année du grand démarrage du cloud computing en France. Aprés les Américains (Amazon, Google, Apple, Microsoft, etc..), des sociétés françaises commencent à proposer des offres de cloud. Gosis (Mende), MIT (Montpellier) par exemple, et d'autres (l'e-interview de Gosis sera bientôt sur mon blog) .. De plus, l'offre logicielle en mode Saas s'étoffe à vitesse grand V. Plus besoin que chacun achéte le même logiciel pour faire telle ou telle tâche en local chez soi... On va utiliser un exemplaire de ce logiciel dans le cloud... en mode multi-tenants...  Stockage massifs des données des uns et des autres, applications multiples en mode Saas accessibles par un simple browser et non plus par des interfaces propriétaires.. Cas de Weeda pour les médecins libéraux, cas de JVS pour les collectivités locales, pour citer des sociétés français... etc..

Bref, on sent un appétence qui s'affirme de plus en plus en France... Et même notre aimable Gouvernement a lancé son "cloud souverain" (l'expression est jolie)... avec une somme rondelette donnée à Atos et quelques autres habitués... Pourquoi à eux et pas à nos startups ? Bon...  On ne sait pas trop ce que l'on va faire de notre cloud souverain, mais il est probable que dans les couloirs des Ministères certains savent...

3/ Question : supposons que l'organisation globale de l'économie française se "cloudifie"... Quel sera le trafic généré ? Quel volume de data circuleront par seconde sur le "grid internet" ? Hé bien on ne sait pas trop... On ne sait d'ailleurs pas non plus avec quelle puissance informatique fonctionne notre économie... Combien de MIPS ? De Téraflops ? On connaît à l'unité prés l'importance de notre parc de camions, mais pour l'informatique .. On en est donc réduit à des conjectures...

J'ai posé ces questions aux personnes que j'ai e-interviewés dans mes billautshows.. Ce qu'il me disent : "l'économie française va basculer dans le cloud, et cela va entraîner des problèmes d'engorgement à l'accés au grid. Le volume estimé serait de l'ordre de milliers voire de millions de téraoctets toutes les secondes.. Le réseau de collecte cuivre ne va probablement pas supporter le choc. Et tous de conclure qu'il serait utile de penser à remplacer le cuivre par de la fibre optique sur le réseau de collecte. Naturellement sur tout le territoire, puisqu'il y a des entreprises, des collectivités locales sur tout le territoire..

4/ Si l'on en croit toujours ceux que j'ai e-interviewés, quelle serait l'économie de coût ? On a quelques estimations... De l'ordre de 35% des coûts informatiques d'une organisation... Si votre "générateur informatique local" coûte 100 (matériels et personnels), le fait de basculer dans le cloud, ne vous coûte plus que 65... Plutôt que d'acheter des tas de générateurs, et les faire fonctionner localement, il est plus utile de payer à l'usage matériels et logiciels dans le cloud (Opex)... En ces temps de crise, c'est toujours bon à prendre... Il est donc trés probable que l'on va foncer tête baissée dans le cloud... (Mais attention le could n'est pas la panacée... Maître Bernard Lamon me l'a rappelé récemment - il y a des précautions à prendre - mise en ligne de son e-interview dans les prochains jours)...

5/ Donc, si l'on veut faire des économies dans nos entreprises, et dans nos administrations/collectivités locales... il faudra bien se résoudre à mettre en oeuvre un réseau d'accés Internet optique. Ce qui va accélérer la fluidité des transferts.. Et surtout favoriser la création de nouvelles applications, avec des effets de bord des plus intéressants et surprenants ...J'en découvre tous les jours sur l'Internet, dont je fais étant sur mon tweet... (la copie d'écran ci-dessous est clickable)...

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6/ Oui mais, notre aimable Gouvernement n'a pas trop l'air d'appuyer sur le champignon pour accélérer le fibrage du pays... L'Arcep se tricote des tas de trucs dans son coin, on passe de Scorans en Sdans (pourquoi faire Grands Dieux toutes ces études ?), on saupoudre de quelques fibres maigrichonnes quelques villages d'irréductibles gaulois. Histoire de dire que l'on fait des choses... Mais pas de stratégie d'ensemble cloud/fibre/économie et administration 2.0 ... Il est vrai que la plupart de nos élus et notamment ceux qui se chipotent pour occuper le trône de France, ne sont pas "internet minded"... A droite, comme à gauche, comme dans les mulitples milieux du centre, et les non moins multiques extrêmes...

On fait des coupes sombres dans les budgets de l'Etat... pour essayer de garder notre AAA... Mais aucun ne nous a dit qu'en réformant notre Administration en mode 2.0 dans le cloud on ferait aussi beaucoup d'économies..

Au fait, mais que fait le Medef ? Le CJD ? Leurs adhérents se cloudifient... Le Medef et le CJD devraient eux aussi aussi réclamer le fibrage du pays...  De même que nos syndicats professionnels, etc... Mais leurs édiles sont-ils "internet minded" ?

Il me semble que si Sarkozy annoncait le fibrage du pays pour le Sarko II, il serait peut-être suivi par les entrepreneurs français de l'Internet... Il y en a de plus en plus... Remarquez que l'ami Hollande pourrait lui aussi l'annoncer pour le Hollande Ier ?

Qu'en pensent nos aimables prétendants au trône, au lieu de s'envoyer des portes de prison à la figure et d'encrasser nos écrans de télévision, nos radios, nos feuilles de choux papier ?

 

 

 

 


Connaissez-vous Aurélien Gaucherand from Bordeaux ? mycheckexperience : vers la "gamification" d'événements...

Capture d’écran 2011-11-27 à 10.16.31Aurélien a créé une plateforme communautaire qui permet de relier des identités Facebook de personnes qui participent à un événement, à des objets RFID.. Des bracelets par exemple.. Mycheckexperience.

Mais mon Dieu à quoi tout cela peut-il bien servir ? Aurélien nous explique... Capture d’écran 2011-11-27 à 10.18.16

Comment cela fonctionne-t-il ? Il y a 2 phases dans l'utilisation de mycheckexperience... Qu'est ce qu'un check ? A quoi servent les animateurs dans un événement ?

Pourquoi n'y a-t-il que des photos dans checkmyexperience ? (pour l'instant..).

Quel est l'intérêt de l'organisateur de l'événement d'utiliser la mécanique de checkmyexperience ? Pourquoi dans un événement qui regroupe des milliers de personnes, les pages Facebook plafonnent ?

" Parce qu'il manque des leviers d'activation... pour récolter des engagements"... Qu'est-ce qu'un engagement ?

Quid de Tweeter ? Viadeo ? Linkedin ?

Quel est le business model de mychekexperience ? Pourquoi les marques, les sponsors d'événements seraient intéressés ?

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Quelle est l'astuce utilisée par la plateforme pour organiser une opération en amont de l'événement (et qui ne coûte pas cher)...

Qui paye quoi ? Le prix est variable selon l'importance de l'évènement...

Pourquoi Aurélien a eu cette idée ? Comment faire pour avoir une "circulation d'audience" entre le mode digital et le monde physique ? Avoir une logique de "gamification" de l'événement...

Conccurence ?

Commercialisation ? Pourquoi un onglet Facebook ? Mycheckexperience va être déployée sur "la semaine digitale de Bordeaux" (scoop)...

Vidées internationales ? "Bien sûr..."...

Aurélien cherche des sous... mais quand il aura engrangé quelques gros clients... mais vous pouvez le contacter dés maintenant.. Sait-on jamais ?

Commentaires au débotté... Il y des milliers "d'évenements" en France par an. Et naturellement beaucoup plus en Europe et dans le Monde. Dans tous les domaines des activités humaines (sports, concerts, réunions politiques, manifestations d'entreprises, congrés, conférences, expositions, réunions religieuses (pourquoi pas ?). Par ailleurs, tous les smartphones à trés brève échéance vont être équipés de RFID...

Bref, le marché de la "gamification" d'événements est vaste... Par ailleurs, je pense qu'Aurélien Gaucherand et Franck Lefevre (d'Argentan) devrait se rencontrer...

Pour contacter Aurélien Gaucherand : aurelien(arobase)mycheckexperience.com

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Où quelques Gaulois égarés au pays du Soleil Levant découvrent la vraie ponctualité, les ancêtres des robots animaloïdes, ainsi que les premiers e-wc.


En ces temps reculés où l’Internet était encore dans l’enfance, nous avions pris l’habitude à la Compagnie Bancaire d’organiser pour nos apporteurs d’affaires des voyages d’études aux USA, au Japon, en Chine… Les voyages forment la jeunesse, c’est bien connu, et accroissent aussi les liens entre personnes et entités… et donc favorisent les affaires…

Permettez-moi tout d’abord de vous rappeler que les filiales du groupe de la Compagnie Bancaire étaient - elles le sont toujours d’ailleurs, mais sous une autre oriflamme - spécialisées dans la distribution de crédits selon un processus - on dirait aujourd’hui un business model- assez novateur lorsqu’il a été mis en place après la 2ème guerre mondiale. Ces filiales avaient en effet très peu d’agences, préférant proposer leurs formule de financement directement dans le magasin où le client venait acheter ses meubles, sa voiture, sa maison, son camion pour une entreprise, son tracteur pour un agriculteur, etc, etc… Cela lui facilitait la vie (un seul déplacement), et aidait le commerçant à écouler sa marchandise…

Dés la fin des années 1980, l’Atelier dont je m’occupais au sein de ce Groupe, a été fortement impliqué dans l’organisation de ces voyages, pour faire découvrir le début du commerce électronique aux USA, ou l’industrie japonaise du multimédia…

Justement, je vais vous conter un magnifique voyage que nous avions fait avec l’ex UFB Locabail au Japon en 1991… L’UFB (maintenant BNP Lease) était, et est toujours, spécialisée dans les crédit pour l’achat de matériels d’équipement pour les PME (informatique, photocopieurs, camions, grues, tracteurs, etc..)

Or donc, nous partîmes une trentaine (nous sommes revenus à trente je vous rassure tout de suite…) sous la houlette de mon ami Jean-Charles Bossard en charge à l’époque à l’UFB du marché des matériels de gestion. Et par ailleurs grand animateur de groupe devant l’Eternel, surtout dans les autobus. Comme le Japon n’est pas un pays où la circulation automobile est fluide, JC comme on l’appelle, a tout de suite pris l’habitude de faire les réunions de débriefing dans l’autobus… J’avais participé à l’organisation de ce voyage avec Michel Debord, consultant peu connu en France, mais très connu au Japon… Quand Michel arrive à Narita (l’aéroport de Tokyo), le Président de Matsushita lui envoie sa limousine et son chauffeur pour le conduire à son hôtel. On a des relations ou on n’en a pas…

Nous étions logés pour la semaine dans les derniers étages d’un magnifique hôtel situé à côté du Palais Impérial, à Tokyo. Je dois dire que cela tanguait un peu de temps à autre du fait de mini-tremblements de terre… C’est angoissant, mais on s’y habitue assez vite… Un Homo Sapiens travaillant à la Compagnie Bancaire, s’habitue vite à tout… Enfin presque…

Donc tout s’annonçait sous les meilleurs auspices. 
Mais dés le lendemain de l’arrivée, problème…

France Telecom n’aime pas être réveillé par une sonnerie de téléphone

JC avait demandé au desk de l’hôtel de réveiller nos gens dés 6:30 du matin pour aller je ne sais plus où… Et l’un de nos honorables participants nous a fait un patacaisse pas possible… Il ne concevait pas d’être réveillé de cette façon… Il s’agissait de mon ami Robert Veilex… Robert, à la retraite aujourd’hui, était « le veilleur technologique » du France Telecom de l’époque. Un type sympa au demeurant : de longs cheveux blancs, une barbe blanche tout aussi longue, un peu voûté et grincheux, et je dois dire « qui ne se prenait pas pour n’importe qui ». Il avait donc probablement fait l’X… JC a dû gérer cette mini crise, car elle a éclaté au vu et au su de tout le monde dans le bus, ce qui n’est pas très bon pour un voyage d’études qui démarre et où les participants ne se connaissent pas encore très bien… Bon.

Petite parenthèse : je dois dire que dans les voyages que j’ai pu faire avec mes amis de la Compagnie Bancaire ou de l’Aftel (Acsel maintenant), ma hantise était ce que j’appelle « la négligence horaire du Gaulois »… On est infoutu d’être à l’heure, et pour avoir tous les gars le matin au départ du bus, ou pour un réunion qui démarre : c’est là croix et la bannière. Mais vous allez voir plus loin : être en avance : c’est pas bien vu non plus au Japon… Mais reprenons…

Des robots créent (presque) un incident diplomatique…

Le lendemain je crois, nous devions être reçu par le staff de Toshiba pour comprendre la vision du multimédia de ce noble keiretsu japonais. On commençait en effet à parler beaucoup du multimedia à l’époque (en France des esprits éclairés parlaient « des » multimédias – je n’ai jamais très bien compris pourquoi l’emploi de ce pluriel…).

Nous avions donc un peu de temps avant le début de la réunion et nous avions proposé à nos honorables participants de faire un peu de shopping dans l’espèce de centre commercial à côté de la tour abritant le quartier général de Toshiba.
Là aussi, angoisse pour ma pomme, car récupérer une troupe de gaulois en train de faire du shopping à l’étranger, c’est jamais très facile. Et il faut l’expérience d’un chien de berger béarnais pour les rassembler, surtout si le centre commercial est grand. 10 minutes avant l’heure fixée j’étais au point de ralliement… et qui je vois arriver dans les premiers ? Mon ami Robert, le gars de France Télécom qui n’aime pas être réveillé par un téléphone. Il me montre son achat : des oiseaux électroniques, de petits robots en quelque sorte, qui lorsque l’on appuie sur un bouton se situant sous la queue se mettent à piailler à qui mieux mieux… Il en avait acheté 5 ou 6 pour ses neveux… Et très fier, Robert appuie sur le bouton… Effectivement piaillements sympathiques… Sauf qu’il n’a pas réussi à les arrêter… Panique à bord… On ne pouvait pas rentrer chez Toshiba avec des oiseaux qui piaillent et Veilex voulait absolument participer au meeting (vous savez comment sont les X, quand ils ont quelque chose dans la tête, même un énarque ne peut les faire changer d’avis)… Après moultes tentatives, l’un d’entre nous (un marchand de phocopieurs de Nice) a trouvé par hasard le mécanisme d’arrêt…

Ouf, encore un problème de réglé…  Et, l’esprit a peu près rasséréné, nous voilà entrant dans la grande salle du conseil de Toshiba au dernier étage de la tour… Immense table sombre vernie en carré autour de laquelle un peu plus de 100 personnes pouvaient se tenir. Devait y avoir pas mal de chefs chez Tos…

On nous fait mettre sur l’un des côtés, les places étant assignées… Là aussi c’est assez compliqué de gérer le Gaulois, chacun voulant se mettre là où il veut… On leur fait comprendre que les membres de la direction de Toshiba ont un « plan de table » avec nos noms et nos fonctions, et qu’il vaut mieux que cela corresponde… Bref, on s’installe, chacun fourrant au mieux derrière son fauteuil les emplettes réalisées. Les Japonais entrent les uns derrière les autres, le plus gradé en premier. Il s’installe de l’autre côté de l’immense table, juste devant notre JC, chef de mission… Les autres, comme à la parade se placent de part et d’autres : pas de faux pas… Nous nous levons, légère courbette. Tout le monde s’assoit : la réunion démarre… les Français d’un côté, les Japonais de l’autre. Impressionnant, silence pesant… On aurait pu entendre une (vraie) mouche voler…

Naturellement Debord nous avait fait préparer les questions au préalable et nos amis japonais y ont répondu … en japonais. Nous avions notre traductrice… Bref, tout cela ressemblait à un spectacle bien huilé, à un kabuki qui se déroulait admirablement. Le dénouement approchait. Je me préparais, lorsque nous sommes arrivés à l’heure des questions ouvertes, à poser ma question… quand tout à coup…

Les robots de Veilex se sont mis à piailler à qui mieux mieux… Imaginez la scène… les Français se sont mis à rigoler franchement de leur côté en se tapant les côtes, les Japonais ont fait grise mine du leur… Que dis-je grise mine, ils étaient blancs… Enfin façon de parler… Crime de lèse-majesté…

JC et moi avons fait taire tout le monde rapidement, et Debord a présenté au nom du groupe nos excuses… JC, un tantinet coquin qu’il est, a quand même fait remarquer, lors de la remise du cadeau au chef de Toshiba,  qu’il s’agissait d’une technologie japonaise dont le maniement était ignoré par les ignobles étrangers que nous étions..

On a bien rigolé dans le bus au retour. Et cela a soudé le groupe. Mais on ne sait toujours pas pourquoi les dits robots oiseaux se sont mis en route… Comme quoi, faut se méfier des robots, comme nous l’a déjà dit Asimov, qui s’y connaît.

Et le voyage s’est poursuivi… Nec, le Miti, petite journée de tourisme à Kyoto en prenant un billet aller et retour dans le Sinkansen (on n’a pommé personne dans les temples). Bref, le voyage touchait à sa fin et je devenais de plus en plus zen… tout se passait bien… Sauf que…

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure…

Sauf que nous avions prévu de visiter une usine de fabrication de téléphone de Matsushita. Usine située à Yokohama. Ce qui n’est pas très loin du centre de Tokyo où nous avions nos quartiers… Mais, du fait du trafic, JC et Debord nous avait fait réveiller dés potron minet pour prendre le bus… JC avait réglé le problème du réveil de Robert… On était convenu que l’on ne réveillait pas notre ami par téléphone, et qu’on lui laissait utiliser son réveil… Car le madré Veilex était venu avec son réveil.
Au cas où le réseau téléphonique s’effondre dans un tremblement de terre ?

Or donc, nous voilà parti dans la brume du matin pour Yokohama. Et on ne sait pas pourquoi, mais ce jour là, le trafic était plutôt fluide. J’étais tout content : on serait à l’heure… Le bus rentre dans la cour de l’usine et s’arrête devant le perron. Debord, JC et la traductrice entre pour nous annoncer… Et on les voit revenir à toute allure en nous faisant remonter précipitamment dans le bus, qu’ils font démarrer en trombe pour sortir de la cour…

Interloqués, nous leur demandons ce qui se passe… Simple : nous avions 15 minutes d’avance… Et les Japonais qui avaient prévus une petite réception à notre arrivée n’étaient pas prêts... La gaffe, quoi…  On a fait plusieurs fois le tour du quartier, chacun de penser « sont fous ces romains »… A 9 heures moins une, le car entre dans la cour de l’usine..  Effectivement une dizaine de japonais nous attendaient sur le perron chacun agitant un petit drapeau français… Et chaque camp a fait comme si de rien n’était… Avant l’heure : c’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure… La réunion s’est très bien passée…

Je me suis même permis de demander en cadeau un casque de chantier. On nous a en effet fait visiter un truc en construction dans l’usine : chacun a eu droit un casque. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai voulu garder le mien comme souvenir… Un casque blanc tout bête avec un liseré bleu et rouge sur le bord, et une inscription en japonais sur le devant… J’aurais mieux fait de ne rien demander… Car il a fallu aller déranger au moins 3 niveaux hiérarchiques pour décider de me le donner ou non, chacun refusant de prendre la décision… Cela nous mettait en retard pour la réunion suivante au centre de Tokyo.. Là c’est moi qui étais en faute… Comme quoi…

J’ai toujours ce casque qui trône dans mon bureau chez moi, car le directeur de l’usine me l’a en définitive accordé… Il me l’a apporté lui-même au pied du bus… Mais j’ai bien vu dans son regard qu’il devait penser « Sont fous ces romains »…
Madame Billaut a essayé plusieurs fois de mettre à la poubelle ce trophée conquis haut la main, prétextant que c’était un nid à poussière. J’ai tenu bon. Enfin jusqu’à présent.

Faut faire gaffe aux écrans tactiles…

Bref, à part ces quelques péripéties, cela se passait plutôt bien, et l’heure du retour approchait… Et comme nous savions y faire à la Compagnie Bancaire, nous avions prévu pour le dernier soir un repas d’adieu dans le plus vieux (et très select) restaurant de Tokyo, qui est en fait une très vieille ferme au milieu de l’imbroglio de la ville. Repas traditionnel, servis par quelques geishas de derrière les fagots, en grande tenue d’apparat…

Ce qui a fait dire à certains de nos apporteurs d’affaires «  quand même, ces types de la Bancaire, ils savent vivre… (ce qui ne nous a pas empêché d'être racheté par BNP Paribas) ». J’étais assis à côté de Luc Savoye (vous savez Gras Savoye : le réassureur) qui me dit au milieu du repas : « Dis-moi, t’as pas envie d’aller au pipi room ? Je ne sais pas très bien où c’est »… J’avais pas forcément envie, mais vous savez comme nous étions à la Compagnie Bancaire : toujours prêt à rendre service… Donc nous voilà partis dans le dédale des étables reconfigurées en salles à manger… On trouve. Comme il n’y avait qu’une place, je laisse Luc y aller le premier : cela avait l’air pressé… et j’attends benoîtement mon tour.. Quand tout à coup, j’entends un énorme juron. Je me demande ce qui se passe, et je vois l’ami Luc sortir comme un diable de sa boîte en essayant de remettre son pantalon qui était encore à mi-jambes… Et je comprends…

C’était des e-toilettes, comme on dirait maintenant. De marque Toto (cela ne s’invente pas…). Il n’y en avait pas beaucoup à l’époque, c’était le début… Les Japonais sont en effet des maniaques de la propreté, et ils avaient mis au point ces e-wc, pour laver, shampooingner, sécher, euh, comme dirais-je, le « basement » de l’Homo Sapiens. Le tout fonctionnant avec une espèce d’écran tactile couleur situé sur le côté droit, à hauteur d’homme dans la position requise … Pas besoin de se lever pour l’utiliser… D’ailleurs c’est tout a fait contre-indiqué…
L’écran comportait quelques touches, chacune correspondant à une fonction spécifique… Malheureusement pour Luc, les indications étaient en japonais…

Notre ami a dû croire qu’il s’agissait d’un jeu vidéo pour passer agréablement le temps. Machinalement, il a commencé à appuyer sur toutes les touches… Il s’est retrouvé trempé jusqu’aux os, car quand il a reçu sur son « basement » un jet d’eau froide, il s’est relevé précipitamment, ne s’attendant pas à ce traîte tsunami. J’ai appris plus tard qu’il y avait une touche « eau chaude ».
Ce qui a aggravé la chose dans le cas de Luc, c’est qu’il avait aussi appuyé sur une autre mauvaise touche… celle réservée aux dames (le jet est dirigé semble-t-il plus vers l’avant – allez donc savoir pourquoi…). Bref, le fait qu’il se relève précipitamment a été du plus mauvais effet… Il aurait dû rester bien sagement assis : il aurait été propret comme un sous neuf en sortant.

Il n’a pas voulu revenir à table dans cet état. Il est parti précipitamment à l’hôtel se changer… Personne n’en a rien su…

Luc est décédé depuis. J’espère que là où il est, il n’appuie pas sur des touches sans savoir.

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures…


Connaissez-vous Benoît Reynaud Lacroze from Vélizy-Villacoublay ? Villefluide.com : un opérateur de services d'écomobilité avec Géocar...

 

 

Capture d’écran 2011-11-26 à 14.50.52Géocar est un système de co-voiturage des plus intéressants mis en oeuvre par la société de Benoit : Villefluide... Le co-voiturage marche plutôt bien sur la longue distance.. Par contre le co-voiturage local (domicile-travail) c'est plus délicat... Pourquoi ? Benoît nous explique...

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Le gps et les smartphones sont là ... Comment les utiliser pour mettre en oeuvre un co-voiturage dynamique ? (2ème génération de co-voiturage)...Cela peut fonctionnner, mais il reste des problémes que Benoît nous détaille... Et quand il y a des freins...

Quels sont ces freins ? La garantie de retour au domicile, les freins financiers, les freins organisationnels, etc..

Et on arrive à la 3ème génération de système co-voiturage : la solution Géocar que Benoît présente... Qui ressemble en première analyse à un système de transports en commun...  La mécanique Géocar s'appuie sur les entreprises et non les particuliers .. Géocar récupére les adresses des collaborateurs, géocode ces adresses.. Et à partir de là, crée un micro-réseau de transports domicile-entreprise reliant les personnes les unes aux autres. Géocar fabrique donc une grappe entre des individus qui pourront être soit conducteurs/transporteurs (a priori ceux qui habitent le plus loin), soit passagers (a priori ceux qui habitent le plus prés...), soit alternants (ceux qui habitent au milieu qui peuvent être soit transporteurs, soit transportés).

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Le site intranet traditionnel n'est pas idoine pour le co-voiturage... Pourquoi ?

Comment faire pour que les salariés de l'entreprise soient informés "en temps réel", le matin au réveil, que l'un d'entre eux voudrait être transporté pour aller au bureau ? Et naturellement être sûr qu'il pourra rentrer chez lui aprés le travail, soit avec le transporteur du matin, soit avec un autre ? (une double garantie a été mise en oeuvre dans Géocar pour le retour)... Et que se passe-t-il si la personne qui était pré-réservée pour le retour a un empêchement ? Comment revenir au foyer ? Géocar a prévu.

Pourquoi les collaborateurs de l'entreprise recoivent-ils un smartphone complétement vérouillé sur l'application Géocar ? (on ne peut pas téléphoner, etc..)... Que doit avoir au minimum le smartphone Géocar ? (un gps et un écran tactile)... Pourquoi ce smartphone est-il donné aux salariés ?

Quel est le business model de Géocar ? Qui paye quoi ? Pourquoi les entreprises sont-elles intéressées à ce que leurs collaborateurs soient "géocar-isés" ?... Que paye le salarié transporté ? A qui ? Qui fixe le prix du transport ? Comment se fait le paiement entre co-voiturés ?

Comment Géocar va-t-il commercialiser son co-voiturage de 3ème génération ? (Géocar démarre en ce moment...).

Géocar est-il un concurent des transports en commun ou d'autres systèmes de co-voiturage ? Peut-on "empiler" des systèmes de transport ? Pourquoi raisonner en "zone piétonne" dans les bassins d'emplois ? Et qu'est-ce que cela veut dire ?

Quel est le marché de Géocar ? 10 millions de trajets domicile-travail se font chaque jour en France... La moitié en transport en commun, l'autre moitié en voiture... Le marché potentiel en France serait de 3 millions de personnes prêts à co-voiturer..

En fait l'objectif de Géocar est de diminuer le nombre de voitures sur le réseau routier, et de désengorger les abords des villes et des bassins d'emploi. Benoît rappelle que 100 kilomètres de bouchon = 100 voitures.. En Région Parisienne, on observe couramment 300 à 400 kilomètres de bouchon... Combien de voitures devraient rester au garage pour fluidifier ce trafic ? (le propriétaire étant donc co-voituré dans une autre voiture avec le système Géocar). En fait assez peu...

Combien de tonnes de CO2, un systéme de co-voiturage permettrait d'éviter ? (Dommage que les Verts ne s'intéressent pas au problème... Bon, ils ont d'autres chats à fouetter..).

Géocar a-t-il des visées internationales ? "Oui, d'autant plus que nous n'avons pas besoin de quitter Vélizy-Villacoublay ..."

Comment fonctionne les algorithmes de Géocar ?

Est-ce que Géocar pourrait aussi s'occuper des trajets personnels sur toute la France ? "Oui, mais il y a un risque... ? Quel est ce risque ?

Géocar recherche quelque argent.. Donc si cela vous intéresse... (dommage que je n'ai point de fortune personnelle)..

Commentaires au débotté... Je dois dire que j'ai bu du petit lait à écouter Benoît.. Benoît explique trés bien, et il n'y a pas besoin de beaucoup le relancer... Ce qui permet au journaliste/bloggeur/e-interviewer de "se reposer" (si je puis dire...) et de simplement écouter...

De la belle ouvrage. Géocar devrait servir d'études de cas dans nos grandes écoles, nos écoles Internet, etc.. Un très bel exemple de démontage d'une chaîne de valeur 1.0 (les trajets en mode traditionnel dominicile/travail) et de remontage en 2.0, en utilisant les technologies existantes. Et en faisant en sorte que les services rendus soient tels, que les usagers ne peuvent qu'adhérer...

Toutes les entreprises que j'interviewe sont de cette veine, à des degrés divers ... Elles recalibrent le système économique, le réorganise. En proposant plus de services que dans le monde traditionnel, et pour un prix plus faible... C'est que l'on appelle l'économie 2.0... La France 2.0 est en marche...

Pour contacter Benoît Reynaud Lacroze : info(arobase)geocar.fr

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Connaissez-vous Yves Aillerie from Paris ? Les prochains microprocesseurs d'Intel vont intégrer des tas de capteurs dans le silicium du chips.....

Yves s'occupe d'innovation, de buiding intelligent, et d'énergie chez Intel... L'énergie est au centre des préoccupations d'Intel. D'abord dans les technologies de fabrication des microprocesseurs... (la prochaine génération l'an prochain, à "watt égal", sera 35% plus performante...) ... Aux USA, Intel est probablement le premier acheteur d'énergie propre... (centrales solaires sur plusieurs sites d'Intel). C'est donc une préoccupation forte du fondeur...

En France Intel et Bouygues se sont vivement intéressés aux bâtiments intelligents... Question : "Comment fait-on pour qu'un bâtiment reste performant du point de vue énergétique, quand les employés sont au travail dans le bâtiment" ?

Que veut dire "rendre l'énergie personnelle ?" Yves nous explique... On a l'informatique personnnelle... Peut-on avoir aussi l'énergie personnelle ? Réponse : "Oui.." Avec le Personal Office Energy Monitor...(POEM).

Capture d’écran 2011-11-25 à 16.11.18

Chaque employé sur son poste de travail sait ce qu'il consomme, ce qu'il peut améliorer...

Un démonstrateur a été créé... Une version fonctionnelle arrive... Avec un déploiement début 2013... Mais la plus grosse difficulté n'est pas probablement la technique, mais l'usage...

Que faut-il pour rendre un immeuble de bureaux POEM-isé ?

Les prochains micro-processeurs d'Intel vont être équipés de capteurs divers, capteurs qui seront intégrés dans le silicium  (capteur de luminosité, de température, etc...) ce qui va permettre de remplacer les systèmes traditionnels existants, quand ils existent... et d'offrir de nouveaux types de services...

Les particuliers pourront-ils aussi utiliser POEM chez eux ? "Il y a des travaux similaires pour ce marché..." Par exemple, comme l'on sait que chaque appareil électro-ménager à sa propre signature énergétique, il possible de savoir quand il se met en marche, combien il consomme en temps réel, de comparer la consommation d'aujourd'hui avec celle du mois précédent ... Et donc si elle a augmenté, de prendre des mesures...

On commence à voir des produits qui arrivent sur le marché.. Mais il faut d'abord de la normalisation... Par exemple de disposer de bases de données de signature électrique, etc...

Il va y avoir beaucoup de monde sur ces marchés émergeants de la gestion de l'énergie...

Importance de ce marché ? Et est-ce que les handicapés vont pouvoir bénéfier des avancées technologiques dans ces domaines ?

Qu'est ce que projet Claremont ?

La France est-elle bien positionnée dans ces domaines ? "Elle est bien positionnée, mais notre tout nucléaire français nous handicape semble-t-il un peu...  Car on pense dans le Monde que les énergies nouvelles ne sont pas notre fort...

La loi de Moore est-elle toujours valide ? "Elle est même largement dépassée... "

La notion de cloud computing est importante... Est-ce que la gestion de l'énergie dite personnelle ne va se retrouver dans le cloud... Le cloud de qui ?

Commentaires au débotté...

1/ Ce que nous décrit Yves resort du bio-feedback... Le fait de connaître en temps réel l'impact d'un processus permet à l'Etre Humain d'agir... Par exemple aujourd'hui quand vous vous lavez les mains, quand vous prenez un douche, vous ne savez pas combien d'eau vous avez consommé, ce que cela vous a coûté... Si un petit écran sur votre robinet affichait un petit compteur précisant combien coûte l'eau qui s'écoule... 

2/ Le fait que la Loi de Moore soit dépassée revient à dire, toutes choses égales par ailleurs, que cela va permettre d'intégrer des tas de choses nouvelles dans le micro-processeur, comme les capteurs dont parle Yves.. Et donc une meilleure gestion de l'énergie, de l'eau, etc... Et probablement beaucoup d'autres choses...

2/ Marchés énormes que ceux de la gestion de l'énergie, semble-t-il.. On va probablement se bousculer au portillon... Jusqu'à présent il y avait des solutions diverses, plus ou moins parcellisées, et incompatibles entr'elles... Mais l'arrivée de capteurs divers directement "fondus" dans le silicium des micro-processeurs, est un élément nouveau qui devrait remettre les pendules à l'heure... Intel devrait jour un rôle très important. Comment tout cela va-t-il se mettre en place avec les opérateurs de télécommunications traditionnels ? Les "utilities" comme EDF ?  Les "barbares" que sont Apple, Google et autres, qui très probablement lorgnent ce marché ? Quels vont être les réactions des fabricants de matériels électriques, d'électro-ménagers ? Des distributeurs traditionnels avec leurs contrats de confiance ? Aurons-nous un "cloud" de gestion de tout cela ? Avec les signatures électriques de tout les matériels que l'on utilisent chez soi ou dans l'entreprise ? Pourrons-nous intégrer nos propres consommations dans un réseau social adhoc pour comparaison ?

Bref, la "domotique de papa" était un poème à mettre en oeuvre... L'heure est maintenant au POEM...

Pour contacter Yves Aillerie : yves.aillerie(arobase)intel.com

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Connaissez-vous Franck Lefevre from Argentan ? Digital Airways développe l'économie de proximité grâce .. au NFC !

(Pour ceux qui ne le saurait pas, Argentan se trouve en Normandie à 60 kilomètres au Sud de Caen..)

Capture d’écran 2011-11-24 à 08.52.28Comment passe-t-on du IHM (Interface Homme Machine) au NFC ? Et à l'économie de proximité ? Digital Airways est une "vieille" start-up nous dit Franck...  Il nous présente le métier initial de son entreprise :  dés qu'il a un écran intégré dans un matériel (téléphones, voitures, etc...) et qu'il faille mettre au point une interface pour utiliser le dit matériel, alors il y a certainement du Digital Airways là-dessous...

Quel est donc le marché du IHM ?

Concurrence sur ce segment pour Digital Airways ?

D'une façon générale, les industriels ne sont pas trés portés sur le IHM (à part Apple ?)... Et dés que cela devient compliqué avec de nombreuses fonctionnalités, les ingénieurs refilent la chose au marketing... Et là : bagarre... D'où la place de Digital Airways...

Quid des relations avec Apple ?

Comment Digital Airways commercialise son offre.. ?

Et partant de ce marché Digital Airways arrive naturellement au "sans contact" et la mise au point d'applications dites de proximité... Franck nous montre une petite affichette "NFC" que l'on trouve à la gare de Caen, et qui vous permet... mais regardez l'e-interview...

Les deux images ci-aprés montre pour la premiére l'affichette, et pour la deuxiéme l'écran de votre smartphone une fois que vous avez rapproché l'appareil de la marguerite imprimée sur l'affichette...

Capture d’écran 2011-11-24 à 09.37.41Autres exemples qu'évoque Franck : le NFC chez les antiquaires, chez les salles de cinéma, etc..

Qu'est-ce que le pocket ? Franck nous montre son tour de e-magie... avec un tag NFC (le puissance de calcul d'un tag NFC est supérieure à celle qu'avait les astronautes dans d'Apollo 11 !). Et que se passe-t-il lorsque l'on approche son smartphone (iPhone, Androïd...) d'une affichette contenant un tag NFC ?

Qu'est-ce qu'une logique de mutualisation forte dans le tag NFC ?

Quel est le coût pour l'antiquaire par exemple ? Le coût marginal de production est de l'ordre de quelques euros seulement...

Qui crée l'application ? Qui fabrique les tags et leurs antennes ? Combien coûterait la NFC-isation d'une franchise d'une centaine de point de vente ?

Comment Franck voit-il l'évolution de l'économie de proximité ? Comment utiliser les notions de proximité pour facilter la relation client ?

Quid du paiement avec ces technologies ? Franck nous montre un courbe intéressante (la longue traîne appliquée au NFC)... Le paiement : c'est très compliqué.. Mais en France on aime bien résoudre des trucs compliqués...

Capture d’écran 2011-11-24 à 09.46.25

Dans l'acte d'achat, il n'y a pas que le paiement.. d'autres services peuvent aussi être implantés... On va vers une intégration complète de chaîne de valeur ajoutée...

Quid des Apple, Google, Microsoft .. dans ce marché de proximité ?

Les collectivités locales sont directement impliquées dans ce NFC. Que fait la ville de Caen par exemple ? Elle favorise l'émergence d'un écosystème avec le déploiement de dizaines de services NFC... Franck nous en donne des exemples à Caen et ailleurs en Normandie.

Comment Digital Airways va-t-il commercialiser ces services de proximité ?

Commentaires au débotté... Ce NFC, allié aux smartphones va certainement faire émerger de nouveaux marchés importants de services les plus divers ... Et il est probable que des opérateurs de service NFC vont se créer... Cas de Digital Airways.. Une autre société s'y met semble-til aussi à La Rochelle.. voir ici.

Il y en a probablement d'autres...

 

Pour contacter Franck Lefevre : franck.lefevre(arobase)digitalairways.com

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