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Voici les sites qui parlent de Connaissez-vous André-Yves Portnoff from Paris ? Aux actes citoyens : les e-papies s'indignent ! :

Commentaires

Claude

Merci Merci de ce post

J'ai déjà retweeter

Effectivement, agisssons chacun à notre niveau et surtout maintenant.

Pierre Ygrié

Un seul mot: génial ! Un « message » d’utilité publique !

Merci à André Yves et à son « compère »

Continuez, Messieurs, à nous « éduquer » et à nous "piquouser" à l'enthousiasme 2.0 ;-)

Evelyne Lehalle

Ce livre a enchanté mon été. Pas assez de presse enthousiaste, Dommage, mais A.Y et H.S nous collent au boulot. Plus difficile que de s"indigner", sans doute!:-) En tous cas mille bravos pour votre présentation ( et votre pv du séjour à La Réunion, hyper drôle à lire). El

Billaut

@Evelyne... sont bons les e-papies... et merci de votre appréciation sur mon compte rendu de voyage à la réunion...
et portnoffisons notre économie... avec une pincée de sérieysison pour relever le plat...

Gérard

Intarissable, le André-Yves! JM en est resté bouche bée! J'ai assisté à des confs de Hervé, ils doivent faire un concours, ...... si on les avait eu ts les 2 il eut fallu dépasser l'heure ;-)

Sur le fond, excellent, mais ce qui m'inquiète (un peu), c'est que je tenais moi-même ce langage il y a quelques (dizaines) d'années, dans un contexte différent, d'accord, mais rien n'a été changé devant la main mise de la Finance.

J'en ai vécu des changements! et à chaque fois la Finance tirait son épingle du jeu à son profit.

Une difficulté donc que je vois, c'est la pérennisation de toute évolution favorable au peuple face au Pouvoir de l'Argent.

Billaut

@Gérard... Déjà avec un cela a été difficile de s'arrêter... Et s'ils avaient été deux .. en plus le deuxième venait avec sa guitare...! Le billautshow copie l'Olympia...!
Pérennisation certes... c'est toujours comme cela... la seule façon de s'en sortir c'est de faire un 1789... mais probablement que cela recommencera aprés... c'est le virus des sociétés humaines...

André-Yves Portnoff

Pierre, ce que tu fais chaque jour est d'utilité publique, ton jugement compte donc à mes yeux!
Gérard, oui, cela fait trente ans que l'on est sur la mauvaise pente. Necker a aussi redit ce que Vauban puis Turgot avaient préconisé. Nos petits marquis auraient tord de faire comme leur prédécesseurs, qui ont fini guillotinés. Urgence fait loi et parfois ouvre le yeux. Appuyons l'offensive de vérité avant le début de la campagne électorale. Evidemment, le Vaux d'or que nous dénonçons dans notre livre, Aux actes, se met en travers de notre route, ce n'est pas nouveau. Mangeons de la vache enragée pour le bousculer!

Bernard Lang

De plus en plus de biologiques vont donc se retrouver au chômage.. Moins de revenus, moins de consommation ... Qui va acheter la valeur ajoutée créée par les robots ?

La question n'est pas nouvelle. Henry Ford se la posait aussi sous une autre forme.

Le problème commence déjà avec l'économie de la création numérique et ses empilements de législations plus stupides ou absurdes les unes que les autres, faute de reconnaître que les structures économiques ont changé et d'en tirer les conséquences, au lieu de préserver à tout prix des textes vieux de 2 ou 3 siècles.
Cela ne présage rien de bon, car l'imagination est loin
d'être au pouvoir.

Billaut

@Bernard... le problème c'est que ceux qui ont le pouvoir basé sur les technologies anciennes veulent naturellement le garder... malgré l'arrivée de nouvelles technologies...

Bernard GARRIGUES

Ne croyez pas trop à cela :

L'économie industrielle a épuisé ses marges (de création de richesse) au fur et à mesure qu'elle mécanisait sa production. La robotique est le nouveau pallier de la mécanisation et entraînera forcément une nouvelle perte de valeur des produits industriels.

Dans l'économie numérique, c'est le même processus mais ce qui perd de la valeur, c'est ce qui est codifiable (à la place de mécanisable).

Les maître du bordel seront ceux qui utiliseront le codifiable à exploiter au mieux du non codifiable (la fameuse dialogie algorithmique/heuristique, pour parler comme Edgar Morin).

Il existe deux exemples lourds : google et le phénomène trader.

André-Yves Portnoff

je suis très terre à terre, la priorité est de redresser la barre vers la renaissance possible et non le désastre accepté! Pour cela, faisons entendre notre message et nos exigences! Il faut mettre les élus et autre responsables au pied du mur. Et rendre espoir aux autres, en montrant qu'ils peuvent agir. yes ye can! A-Y

Eric Bilange

Interessant. Le debat part un peu dans tous les sens ainsi que les conclusions.

Il me semble que ce qui est important c'est de conserver la liberte d'entreprendre et la motivation de construire.

J'aime assez les exemples d'entreprises donnees dans l'interview. Quels que soient les pensees des elites et les systemes en place, ce qui compte c'est bien la determination des createurs, des gens qui construisent (ou se revoltent).

Pourquoi les entreprises francaises se font racheter? Un gain a court terme peut etre mais souvent un esprit trop timore, un manque d'ambition et de passion.

Bernard GARRIGUES

Ce n'est pas parce que tu constates que la création de valeur revient de plus en plus à l'économie de la connaissance que cela invalide l'économie industrielle.

D'abords, il existe des entreprises industrielles qui font du mix comme Apple ou, plus généralement, les constructeurs automobiles (d'une manière plus perverse).

Ensuite, les exemples que donne André-Yves correspondent à des cas d'entreprises qui ne cherchent pas à obtenir des résultats de l'ordre de 15% l'an. Il n'est écrit nulle part qu'une entreprise qui vise 0 bénéfice n'est pas robuste et pérenne (autrement dit : qui partage sa marge disponible entre ses ses salariés de manière un peu égalitaire).

Ensuite, comme le prêche depuis longtemps Jean-Michel, rien n'interdit à une entreprise privée de virer 2.0 et de mettre au point une gouvernance type biens communs.

Enfin, personne ne parviendra à développer une politique industrielle sans mettre en place un nouveau compromis sur le partage de la valeur entre l'économique et le social. Par contre, il paraît possible que ce compromis soit établi au niveau de chaque entreprise (exemple approximatif : Microsoft)

Billaut

@Eric...manque d'ambition probablement.. les gars dont tellement contents d'avoir réussi en Gaule... qu'ils ne vont pas voir ce qu'ils pourraient faire ailleurs...
cela étant c'est en train de changer... pratiquement toutes les startups que j'interviewent depuis 6 mois ont toutes des visées internationales... peut etre que c'est le premier pas avant de racheter telle ou telle entreprise étrangère ?

André-Yves Portnoff

je suis sur la même longueur d'onde que Eric et Bernard, et tu as raison, JM, sur le manque d'ambitions, aidé par un milieu petit, une école qui n'enseigne pas l'entreprendre, un contexte administrativo-financier défavorable. problème de vision, de valeurs et il faut s'y attaquer. Comme par hasard, plusieurs des entreprises citées Corderie Meyersansboeuf, Lippi, les patrons sont du CJD, donc options ethiques! Dans Aux actes et dans Futuribles de juin, je donne d'autres exemples et je mets en avant SAS et Costco, pour montrer que dans le high tech comme dans la grande distribution on peut gagner avec ses employés et ses clients sur la durée, 30 ans en l'occurence! Mais en ne cherchant pas du 15%/an qui tue l'avenir de l'entreprise!

Bernard GARRIGUES

La liberté d'entreprendre, elle prend un sacré coup dans l'aile lorsque l'ordre mondial est d'exiger, au minimum, 15%/an de bénéfice pour l'industrie financière et de 20 à 25%/an de bénéfice pour l'industrie bancaire.

Faudrait, peut-être, aussi faire appel au principe d'égalité inscrit dans le marbre de la démocratie.

André-Yves Portnoff

Francis Mer, qui n'est pas un gauchiste, a écrit que 15%/an pour une entreprise, ce n'est pas possible!

Jean-Claude Dussaucy

Fidel à Hervé Sérieyx depuis plusieurs décennies, je préconise désormais l'intelligence collective (mieux coopérer entre adultes en développant la souveraineté individuelle) et la sociocratie (gouvernance par consentement, toute sa place à chacun).
C'est vrai qu'il est plus difficle d'agir que de s'indigner !

Bernard GARRIGUES

Ce n'est pas gagné :

http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/portrait-type-du-leader-de-demain/536516

Celui qui rend compte de ce colloque HUMAN POTENTIAl (à New York) cite un seule fois le mot "intelligence" en trois pages : les gens qui causaient étaient pourtant dans les tous premiers managers de la planète.

Malheureusement 15%/an de R%, c'est possible à très court terme dans le cas d'une entreprise purement industrielle : l'apporteur de capital bouffe l'entreprise, à petit ou gros feux. Pour le satisfaire, il faut jeter du personnel, réduire l'actif (vente des bijoux famille ou dévalorisation par obsolescence et usure), augmenter sans limite à son avantage le partage des résultats. C'est plus immoral qu'impossible.

André-Yves Portnoff

merci Bernard pour ce lien intéressant. HP depuis avant 2000 suit cette politique et se détruit, il envisage de larguer la microinformatique où il est n°1 mondial (mais ne fabrique plus) soit 40 G$...mais il n'innove plus. Une entreprise qui renonce à l'innovation et croît par rachats peut démoraliser ses troupes et renoncer à leur créativité. Mais elle s'autodétruit. Modèle non durable. d'où nos crises. Il faut s'en sortir.

André-Yves Portnoff

et c'est bien pourquoi, au moment où on croit sauver l'Europe avec des mesures quantitatives qui ne s'attaquent pas au gâchis de nos talents, nous avons besoin de créer un grand buzz autour de ce que JMB nous a permis d'enregistrer, autour de Aux actes, citoyens, arriver à expliquer tout cela sur les ondes aussi et la vieille TV...Toute aide sera la bienvenue. A-Y

Bernard GARRIGUES

Quel que soit le fonctionnement constaté, une entreprise fait avec plusieurs logiques qui la structure et formate ses actions : rationalité économique, industrielle, bureaucratique, culture interne.

Il semble que, en France et en général, la logique bureaucratique domine avec sa perversion propre : l'organisation hiérarchique incontestable.

(Cela provient d'une raison historique : la loi Le Chapelier (14 juin 1791) interdit toute association à objectif économique. Cette contrainte ne sera levée de manière générale qu'en 1867 (24 juillet) par la loi sur les sociétés anonymes.)

Il existe chez nous qu'un seul modèle très dominant de gouvernance : l'organisation hiérarchique, absolument imperméable à l'innovation et à la lucidité.

Il me semble qu'Hervé SEREYX et André-Yves PORTNOFF touchent à un point essentiel en montrant qu'il est possible de sortir de cette logique entreprise par entreprise ; et surtout, nouvelle entreprise par nouvelle entreprise.

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