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Les Français parlent aux Français : Silicon Valley n° 5

Jeudi 29 avril 2009 : Super8 Motel San Francisco

D'abord un grand merci à tous ceux et celles qui m'ont souhaité un bon anniversaire... très sympa..

Voilà... Retour au pays natal ce jour, après une semaine bien remplie. Le Finovate s'est très bien passé, et je remercie "mon fils" Jean Christophe Capelli (mon fils selon un chauffeur de bus - voir post précédent) de m'avoir proposé de venir...
Quelques mots (je ne vais pas avoir beaucoup de temps ce matin)...

1/ Le Finovate s'est déroulé dans un magnifique centre de conférence qui vient de se construire sur d'anciens docks... Amphi comme on les aime : 5 rangées de tables avec presque à chaque place une prise électrique pour recharger les batteries d'ordinateurs... Derrière des sièges en gradins confortables. Du wifi très convenable dans tout le centre... Ici, on ne se pose plus la questions... Il y a FORCEMENT un accès Internet dans les salles de conférence.

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2/ 360 participants environ présents physiquement, et un certain nombre qui suivaient les présentations en streaming (streaming assuré par Edgecast). Nombre pas très important de participants à distance à ce que l'on m'a dit - l'un d'eux en tout cas a twitté qu'il était passionné par la retransmission on line, et qu'il a annulé ce qu'il avait prévu de faire, pour suivre la chose... Sur la scène de l'amphi, 2 plots de chaque côté avec un grand écran au milieu. Pendant qu'une startup présentait son affaire, un technicien installait la suivante sur l'autre plot. Chaque startup disposait de 7 minutes. Si le présentateur (généralement le CEO) dépassait : on lui coupait le micro. Comme on ne l'entendait plus dans la salle, le gars s'arrêtait. Et on passait à la startup suivante sur l'autre plot...

3/ Dans la journée 36 startups se sont ainsi présentés par bloc de 9 avec un arrêt entre chaque session. Et 2 heures en milieu de journée pour visiter ces startups sur leur stand, et déjeuner (au soleil avec peu de vent il faut le noter)...

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4/ Mes amis Capelli et Baud m'ont initié aux joies ineffables de Twitter. Je connaissais certes, mais je n'avais pas utilisé. Intéressant à utiliser dans la conférence (et naturellement dans la vie courante je pense). La plupart des participants avaient leur ordinateur (ou leur iPhone 3G) avec eux. Et le site web de l'organisateur diffusait en temps réel les twitts des participants (avec les photos publiées sur Flickr, et les posts de blogs). Ce qui lui a fait une pub d'enfer, vu que les followers des twiterrers participants suivaient la chose.. Probablement des milliers de gens à travers le monde... (en ce qui me concerne j'ai déjà plus de 100 followers en 3 jours...)

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Avec un problème au départ sur la référence du flux de twitts. L'organisateur avait proposé un nom assez long, et les participants en ont choisi un autre plus court (un twitt ne fait que 140 caractères). C'est les participants qui ont gagné (faut se méfier des e-foules). A boire et à manger certes dans ce flux, mais j'y ai appris en lisant ces twitts des tas de choses... Par ailleurs sur Embarcadero au "Book Passage", j'ai trouvé hier un bouquin sur Twitter. J'ai commencé à lire... Impressionnant le nombre d'applications réalisées par d'autres sur la plateforme Twitter (j'utilise par exemple sur Mac : Twitdeck). Je pense que j'aurais l'occasion de revenir sur twitter qui s'instille par ailleurs dans le monde de la finance (avec stocktwits par exemple). Et naturellement des réseaux sociaux... Qui eux aussi se mettent à la finance...

5/ Ce Finovate a été la consécration du PFM (qui certes avait démarré avant). Entendez par là : le Personal Finance Management. Une dizaine de startups pas moins présentaient leur solution. Et pourquoi ce PFM à votre avis démarre avec fracas aujourd'hui ? A cause de la crise économique. Car ces PFM vous permettent de gérer nettement mieux vos budgets à partir des données bancaires que vous téléchargez sur la plateforme de PFM que vous avez choisie. Vous pouvez vous comparez avec d'autres foyers du même milieu, faire votre plan financier, recevoir des conseils, etc... Une des caractéristiques principales de l'économie 1.0 est l'opacité des marchés... Le 2.0 réduit cette opacité. Et le PFM va certainement y jouer un grand rôle...  De plus, vous pouvez calculer l'empreinte carbone de votre foyer ! Solution présentée par cooler, qui m'a fait grande impression... Billshrinck a aussi été très appréciée : la plateforme vous permet de savoir si vous ne pourriez pas trouver mieux que ce que vous avez pour la gestion de votre carte bancaire, votre abonnement téléphone portable, etc... Bref, la période n'est plus à acheter n'importe quoi, à n'importe quel prix...  Adages qui circulaient dans les couloirs du show : la crise fait de bonnes startups, "we have to reboot the economic system"... avec plus de clarté...

5/ Enfin le P2P... qui a manifestement le vent en poupe avec diverses startups et surtout le grand retour de Prosper qui avait dû stopper ses activités du fait de la législation. Prosper s'est mis en conformité. Et chose curieuse accepte maintenant sur sa plateforme des organismes de type Cetelem en France... En photo : Renaud Laplanche de Lending Club en pleine présentation (Renaud est Français).

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Voilà pour un très bref résumé (faut que je boucle ma valise). Au retour en France, je vous posterais quelques vidéos intéressantes (dont l'interview de Renaud)... et probablement d'autres commentaires.

A bientôt pour de nouvelles aventures...


Les Français parlent aux Français : Silicon Valley n°4

Mardi 28 avril 2009 - Motel Super8 San Francisco...

Un Dimanche et un Lundi cools...

Encore que... Encore que..

Dimanche : un brunch chez Zuni sur Market avec Brad Garland, fondateur de Bankstatic... Puis Frédéric en s'est retourné à Palo Alto qu'il affectionne particulièrement. Jean Christophe et moi sommes restés downtown... Et nous sommes allés visiter le Musée "California Academy of Sciences" dans le Golden Gate Park à l'autre bout de la ville... (Frédéric nous y a a déposé, vu qu'il avait la voiture...).
Très bien l'aquarium... Très bien la forêt pluviale reconstituée... Mais nous n'avons pas eu droit au planétarium, vu qu'il était full... Je recommande la visite de ce Musée...
Au retour, nous avons pris le bus... Histoire de voir comme les transports en commun san franciscains fonctionnent... Le chauffeur était d'origine chinoise (de Hong Kong)... Et comme tout chinois, il tenait à savoir à qui il avait à faire... Hé bien, j'ai été servi...
D'abord il m'a demandé si j'étais professeur d'université (sont curieux ces chinois)... Il paraît que j'en ai le look... Puis il m'a demandé si j'étais allemand... (je ne pensais pas en avoir le look)... Enfin il m'a demandé si Jean Christophe, qui doit avoir passé la quarantaine, était mon gamin !... Cela m'a fait un choc : je me suis rend compte que j'entrais dans le 3ème âge... Certes, cela aurait été pour moi un honneur d'être son père vu qu'il lance une startup financière en 2.0, mais quand même : il est un peu âgé pour cela... (le mien de gamin a à peine 30 ans...).
Dîner sympa à l'Impératrice de Chine dans la quartier chinois, pour se remettre de ces émotions... Au dernier étage d'un immeuble, ce qui nous a permis d'admirer le crépuscule sur San Francisco... Mais on n'a pas vu la Maison Bleue...

Ce lundi matin j'ai voulu aller chez Calumet, qui, au vu de son site web, EST le grand magasin de photo de San Francisco... Situé à perpette : 2.001 Bryant au Sud.
Nous avons encore voulu tester les transports en commun... Bon : on s'est un peu gourré. On a certes pris la bonne ligne. Mais on est parti dans l'autre sens, après avoir cafouillé à l'arrêt à côté de notre motel (il y avait des travaux - le bus ne s'est pas arrêté).

Ce qui nous a fait voir du pays... Et des gens de l'Amérique d'en bas : les vrais gens comme dit l'autre... En montant dans le bus, nous avions préparé la somme requise à savoir 1,5 $/personne. Le chauffeur, un noir sympa, ne m'a demandé que 2 dollars pour nous 2. J'ai demandé pourquoi .... "Senior" m'a-t-il rétorqué.. Jean Christophe aurait entendu aussi "disabled"...

Me voilà entré directement dans le 4ème âge - vont vite les Américains (merci de ne rien dire à Madame Billaut)... Enfin passons..

Passagers sympas dans ce bus qui date de la guerre du Vietnam... Une dame habillée d'une jupe de couleur bariolée sur le siège en face de nous, tenait 2 bébés emmitouflés dans des couverture (dont l'une de "National Geographic").. Au stop suivant, une grosse dame de type asiate avec un chapeau à large bord, s'est assise à côté de la mère... Et avec stupeur, nous nous sommes aperçus que les bébés étaient en fait des poupées... chacune avec une autre petite poupée.. La conversation s'est engagée entre les 2 dames. La jupe à fleur a dit au chapeau à large bord qu'elle avait trouvé ces bébés... Le large bord lui a répondu qu'elle aurait mieux fait de les porter à l'Eglise qui s'en serait occupée... Et elle est partie s'asseoir ailleurs... La dame à jupe est restée très calme... Mais elle s'est largement animée sur le parcours plus tard... Et notre chauffeur qui discutait avec quelques copains, les descendaient là où ils voulaient sur le trajet, aprés un sonore "see you later"...

Une petite vieille toute courbée et souriante à tout va est montée du côté de Mission... Elle s'est assise, a sorti de son cabas un petit porte-monnaie duquel elle a retiré avec précaution un magnifique chapelet de nacre blanche. Elle baisée la croix, elle a fait le signe de croix, toujours souriante aux anges, et s'est mise à pâtrenôter comme si de rien n'était... Et c'est quand elle est descendue, que la jupe à fleur a commencé à raconter des histoires à ses bébés... En chuchotant des choses à celle de droite, et en bercant celle de gauche... En se marrant, et en clamant qu'elle n'était pas folle, en essayant de nous prendre à témoin... Nous, trés polis - vous nous connaissez - on a fait semblant de ne rien voir...  Je me suis plongé dans une étude attentive du plan de la ville... Et Jean Christophe a fait semblant de tweeter sur son portable...

Bref... J'ai loupé ma vocation : j'eusse dû être grand reporter, non pas à Paris Match, mais pour "la revue des autobus"...

En tout cas je ne vous conseille pas Calumet. Tristounet... Après un déjeuner sympa sur Embarcadero, Jean Christophe est remonté à l'hôtel travailler (il vous a fait un compte-rendu du barcampbank sur le P2P lending, qui se développe dans le monde avec une trentaine de sociétés). Photo ci-après : une pub sur Market. "Vous aurez meilleur santé en buvant la mixure présentée, que d'essayer de savoir ce qu'est devenue votre ex petite amie en "googlant"...Qu'on se le dise.

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Et moi, je suis allé changer le câble d'alimentation de mon MacBook Air à l'Apple Store sur Grant. Très bien reçu. On m'a demandé mon nom, mon email, le type de problème que j'avais... On m'a dit de regarder les écrans : quand mon nom apparaitrait, un "genius" serait à ma disposition. 3 minutes plus tard j'étais en face du "genius" (le gars qui reçoit les plaintes), et après avoir consulté rapidement ses bases de données, il m'a changé gratuitement la choses (d'un coût de 80 $). Du coup je suis resté, et j'ai participé à 3 présentations : iPhoto 9, Adobe Elements 6, et Aperture 2.

Fin de journée au 21ème Amendement, à savoir un bar sur la 2d Street. En fait, une micro-brasserie. On y a retrouvé une bonne dizaine de participants au barcampbank qui s'étaient donné rendez-vous là par Twitter (j'ai acheté à Embarcadero le premier livre paru sur Twitter)... Le problème : c'était un Game Day. L'équipe de baseball de San Francisco recevait celle de Los Angeles dans le grand stade qui se trouve à quelques encablures du 21ème Amendement. Un monde fou dans le bistro... Des gens qui vendaient des billets au noir... (mais il leurs fallait les acheter)... Et puis vers 19:30, le bar s'est vidé... On a pu manger peinard un "fish and chips". Et goûter la "Double Trouble Imperial"... Spécial quand même... Du houblon certes, mais aussi des lechees, peut-être des pamplemousses, une pincée de parmesan m'a-t-il semblé...DSC03554

Voilà 2 jours cools à San Francisco... Où il fait beau, mais avec un vent froid, je ne vous dis que cela... D'ailleurs en rentrant à l'hôtel après mon stage chez Apple, en débouchant sur Taylor, une bourrasque amplifiée par la hauteur des buildings a fait tomber une brave dame qui n'aurait pas dû mettre de jupons... Le vent a pris dedans... Et pouf, la dame assez imposante est tombée... On s'est mis a 3 pour la relever et la conduire en la tenant bien de l'autre côté de la rue...

Aujourd'hui : boulot au Finovate. 57 startups dans la finance 2.0. On a reçu un mail nous disant que cela serait bien de s'habiller correctement, vu, dit le mail "qu'il y aura dans l'assistance des banquiers 1.0"... J'espère que Jean Christophe ne va pas mettre son T-Shirts des pompiers de San Francisco..

A demain peut-être pour de nouvelles aventure... ou sur mon tweet aujourd'hui... Ici on ne se téléphone plus, on se tweete...



Les Français parlent aux Français : Silicon Valley n°3

Très intéressant ce barcampbank qui s'est tenu hier Samedi 25 avril 2009, dans les locaux des pompiers de San Francisco (vous avez bien lu) sur Treasure Island, nom approprié, vous en conviendrez, pour parler de banque et de finance. Treasure Island est une île dans la baie de San Francisco sur laquelle s'appuie le Bay Bridge qui relie San Franciso à Oakland de l'autre côté de la baie. 

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Le lieu de rendez-vous n'a cependant pas été très facile à trouver : l'île est grande avec une base de la Marine américaine, semble-t-il démilitarisée. Cela fait un peu Tchernobyl... Mais avec un peu de ténacité, un gps qui marchait quand il voulait, des participants qui arrivaient sans trop savoir où se rendre : on a trouvé. Et en fait, ce barcamp s'est déroulé dans le camp d'entraînement et de formation des pompiers de San Francisco... Où les gens de la Credit Union des pompiers avaient installé un routeur et du wifi ... Et je dois dire que c'est un bonheur d'assister à ce type de conférence en pouvant découvrir sur le Net la chose dont parle le speaker... (j'ai ainsi découvert des trucs incroyables sur l'open money lors du dernier atelier de la journée).. Photo ci-après : le Financial District de San Franciscovu de Treasure Island.

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Comment çà marche un barcamp ?

Une soixantaine de personnes ont participé à ce bcbsf2 (ce sigle est l'index sur twitter : barcampbank San Francisco 2ème édition). Des américains, des espagnols, des canadiens, des français (et même 2 représentants d'une banque française 1.0 !), un indien...etc. Je dois dire que la formule est on ne peut plus magique... D'abord on y trouve des gens de très haut niveau chacun dans son domaine (et même des CEO)... Des gens fortement motivés, vu que cela se passe le week-end... Des gens qui ont envie de créer, de faire bouger les choses... Et qui discutent... discutent. C'est donc très différent d'une conférence traditionnelle (de type 1.0), où l'organisateur définit les thèmes, invitent des spécialistes pour en parler... et fait payer les participants qui viennent écouter et poser une ou deux questions aux speakers... Ici, on définit ensemble les thèmes dont on va parler (ce n'est pas un "éditeur" de conférence qui les définit)... Et chacun est potentiellement speaker et apporte sa pierre et ses réflexions. En tout et pour tout, on nous a demandé une participation aux frais de 20 $/personne.

Frédéric Baud a organisé et managé la journée de belle façon (c'est donc un Français qui a piloté ce barcamp US, c'est à noter). On dirait que Frédéric, par ailleurs homme de process, a fait cela toute sa vie...Cool, bien fait : une main d'acier dans un gant de velours...

En arrivant donc après le "welcome coffe", ceux qui le désirent inscrivent un thème dont ils aimeraient discuter sur un grand post-it qu'il colle sur un tableau organisé en matrice. Sur l'axe des Y : les salles disponibles (3 salles pour nous, mises à disposition par les pompiers), et sur l'axe des X, les slots de temps (5 slots d'une heure chacun). Frédéric ensuite réaménage avec tout un chacun les ateliers, car certains thèmes proposés se recoupent ou se complètent (d'autres sont farfelus comme par exemple "bank robbery 2.0"). En photo, Frédéric réaménage les thèmes...

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Puis chacun se présente : nom uniquement, et donne 3 tags (thémes d'intérêt). Les miens : broadband, virtual branches, Google/eBay-Paypal/Amazon in the banking business... Autres thémes proposés : P2P lending, PFM (personnal finance management), mobile finance, open source credit ratings, security as a product, new innovation with social media, etc... Bref : que du lourd...

Et on démarre les premiers ateliers... 10 minutes avant la fin, Frédéric passe dans les salles avec une pancarte indiquant aux participants le temps restant. Effectivement je n'ai pas vu le temps passé presque dans tous les ateliers auxquels j'ai participé. Retour dans la "main room"... Le responsable de l'atelier (celui qui a proposé le thème) fait un bref débriefing... Et on recommence avec l'atelier suivant après un break. Et un lunch mexicain à 13 heures. L'occasion de continuer les conversations... Naturellement les participants n'ont pas arrêté de twitter...(vous trouverez la liste des twits ici).

Ce qui s'est dit en bref...

1/ Google a déposé il y a déjà quelques mois des brevets concernant, on le suppose, des business process dans le domaine de la banque et de la finance. Certes Google dépose beaucoup de brevets... mais sait-on jamais ?

2/ Dans le domaine du PFM, Mint a plus d'un million d'utilisateurs, soit un "stock" de 50 milliards de $ de transactions réalisés par les dits utilisateurs, et un potentiel d'économies que ces utilisateurs auraient pu ou pourraient réaliser de 100 millions de $ ! Avec 3.000 utilisateurs de plus par jour ! Il n'y a pas à dire, le social finance intéresse les masses...

3/ Toujours dans le PFM, les banques, qui disposent des données d'achat de leurs clients ont-elles vocation à créer leur propre Mint avec leurs clients ? Nos amis espagnols pensent que oui. Ils vont lancer bientôt "gustos", une plate-forme en marque blanche pour les banques. En fait cela est complémentaire à mon avis avec "jechange.fr"...

4/ "Mon" atelier : je croyais avoir un succès très mitigé avec mes thèmes. Il y a eu quand même une dizaine de participants. Le très haut débit (FTTH) va-t-il entraîner la création de services financiers nouveaux ? Quid des agences bancaires virtuelles ? A-t-on besoin de visiophonie HD entre le conseiller et le client/prospect ? Quel avenir pour les banques disposant d'un réseau d'agence physique, si le TRES haut débit se généralise ? Et si l'usage de plateformes collaboratives se répand chez les particuliers, comme on commence à le voir dans le domaine du business (webex, connect pro, teleprésences, les plateformes de virtual tradeshow comme ON24 qui a un grand panneau publicitaire sur l'autoroute de la Valley ..) ? Etc... Les avis sur ces questions ont été mitigés. En fait, j'ai eu l'impression que ces aspects n'avaient jamais été trop abordés par les participants... Mais en gros, la moitié pensent que tout cela va arriver (y compris la banque Google...). 

5/ "L'open money" : gros succès de cet atelier piloté par Michael Linton et Guillaume Lebleu (un Français qui vit ici). D'aucuns de penser que nous allons tous, en tant que nous sommes, créer notre propre monnaie. Vous trouvez ici un manifeste de la chose. Certes je connaissais comme vous probablement les SEL en France qui sont restés très très marginaux. Là, cela va plus loin. La crise va-t-elle accélérer la chose ? L'open money est-il de nature à enrayer le chômage ? (Marc Dangeard - un autre français qui vit ici et présent à ce barcampbank, à la différence de Stéphane Kasriel - voir mon post précédent - pense que la crise atteint aujourd'hui la Silicon Valley...)

6/ Beaucoup de discussions autour du P2P lending. Je pense que vous trouverez sur le blog de Jean Christophe Capelli (Friendsclear) un compte rendu plus circonstancié que celui que je pourrais vous faire.. (Friendsclear pourrait annoncer des choses intéressantes d'ici la fin de l'année.. mais je ne vous ai rien dit...)

6/ L'impact des réseaux sociaux est déjà bien établi. Quid de nouvelles métriques dans la notation du risque dans le prêt d'argent de personne à personne ? Ces personnes utiliseront-elles leur notation eBay ? Ou d'autres types d'algorithmes de calcul de e-réputation ? Facebook va-t-il devenir une plateforme financière ?

7/...

J'ai découvert au cours de cette journée un monde nouveau qui est en train de naître... Le 2.0 commence à incruster le monde de l'argent. Monde nouveau que le Finovate de mardi prochain confirmera je pense (je viens d'apprendre qu'à ce Finovate, les powerpoints étaient interdits... Ha ! tout passe ma p'ôve dame...). En parlant de cela, Obama vient de tirer les oreilles à ses banquiers. Le Congrés et le Sénat sont en train de mettre sur pied semble-t-il un arsenal visant à supprimer les dérives de nos amis banquiers...
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J'ai interviewé Guillaume Lebleu sur l'open money, George Favvas (un canadien français) de smarthyppo (voir copie de smarthyppo ci-après)..Image 8

Et naturellement Jean Christophe et Frédéric. Je vous posterais tout cela au retour... Car ici il y a certes un accés, mais on ne peut pas dire que les débits permettent d'uploader rapidement une vidéo de 50 mégas...

Fait toujours un froid de canard ici... Va falloir que je m'achète aprés le pull, un truc polaire... Glandouille je pense aujourd'hui dimanche... Avec un brunch vers midi avec quelques participants au bcbsf2... Et figurez-vous qu'on ne sait pas encore où. Cela va se déterminer dans la matinée avec twitter, skype, et le crowdsourcing... Hé oui, faut vivre avec son temps...

Et pour terminer une petite vidéo dont Marc Dangeard m'a transmise l'url. Foin d'agence de banque visiophonique... Votre banquier sera bientôt dans votre salon ou votre cuisine et vous suivra partout.Image 11

On n'arrête pas le progrès...

Allez demain peut-être pour de nouvelles aventures...

PS Vous trouverez quelques photos du bcbsf2 ici et ici.


Les Français parlent aux Français : Silicon Valley n°2

Samedi 25 avril 2009 - Super8 Motel San Francisco aux aurores...

Brrr... Fait froid à San Francisco. Soleil certes, mais un vent genre blizzard du grand nord canadien un peu atténué. J'ai dû racheter un pull... Et pas facile de trouver un pull à San Francisco en cette saison qui normalement est plutôt printannière, voire estivale... Ce qui fait que les magasins ont viré cet article de leurs étalages...


Crise économique dites-vous ? Elle n'a pas l'air d'être arrivée jusqu'ici. On en discutait avec l'ami Stéphane Kasriel de Paypal hier après-midi à Palo Alto... Le prix de l'immobilier en tout cas à Palo Alto n'a pas bougé. A chaque fois qu'une maison est à vendre, elle part dans la semaine... Stéphane pense que les USA ont un Sarkozy en la personne d'Obama : ce dernier fait beaucoup de choses en même temps, et les Américains de l'Amérique d'en bas comme dirait qui vous savez, se demandent s'il va pouvoir régler leurs problèmes.

En tout cas Paypal devrait faire quelques annonces intéressantes d'ici la fin de l'année (mais chut..). La crise n'a pas l'air d'avoir un impact négatif sur les évolutions technologiques ici dans la Valley. Cela serait peut-être même le contaire...

Hier en baguenaudant avec le père Jean Christophe Capelli (aprés avoir trouvé mon pull et lui quelques rhabillures intéressantes).. en repassant par Union Square... Grosse surprise : des centaines et des centaines de cyclistes, peut-être des milliers... qui naturellement ont bloqué la ciculation automobile dans le centre ville... Des policiers tout habillés de noir sur leur grosse moto qui surveillaient ce cortège inhabituel... Des dames, des vieux, des jeunes, des vélos de courses, des trucs qui ont dû faire la 2ème guerre mondiale...

Des coups de klaxons rageurs d'automobilistes, un chauffeur de mini-bus qui partait vraisemblablement à l'aéroport conduire ses passagers, et qui gueulait comme un âne... Belle pagaille.. Jean Christophe m'a dit que c'était un "critical bikes"... J'ai regardé rapidement sur le Net... J'ai trouvé un "critical mass".. Mais n'ai pas beaucoup le temps d'approfondir. DSC03532

Sinon on se prépare à aller au BarcampBank. Au dîner hier soir au Café de la Presse à l'entrée du quartier chinois, Jean Christophe m'a fait l'historique du concept de Barcamp (Frédéric Baud ayant préféré se coucher de bonne heure )... Le pourquoi et le comment (en réaction à la conférence de Tim O'Reilly, l'inventeur du concept et de la conférence du Web 2.0). D'où est venu le barcampBank (c'est Jean Christophe et Frédéric qui l'ont créé à Paris, les Américains et autres peuplades dans le Monde ont repris ensuite la chose...).. Pourquoi cela a-t-il lieu le week-end et pas un jour de semaine ?.. Pourquoi il y en a partout dans le monde ?... Intéressant. Je vais lui demander de répéter tout cela devant ma caméra... 

Voilà... On a trouvé un motel en plein centre de San Francisco... A 5 minutes à pied d'Union Square pour 80 $/la nuit avec petit déjeuner... Les prix des hôtels ici autour d'Union Square sont plutôt de l'ordre de 200 à 250 $, voir nettement plus si vous allez au Drake ... Les chambres sont des plus correctes. Et un valet s'occupe de la voiture... Et il y a une connexion Internet Wifi free... Que peut demander de plus un honnête homme ?

Pour terminer ci-aprés l'argumentaire de participation au Finovate de mardi prochain...Image 6

Et une photo marrante prise il y a 2 jours du côté du village lacustre de Sausalito... Image 7

On le voit mal sur la photo, mais le drapeau est un drapeau de corsaire/pirate avec une tête de mort...

Allez à demain peut-être pour de nouvelles aventures...


Les Français parlent aux Français : Silicon Valley n° 1

Vendredi 24 avril - Super8 Motel à Palo Alto

Un petit bonjour de Palo Alto où nous sommes arrivés Mercredi dans l'après-midi... Voyage sans histoire (que nous avons fait avec la famille Lemeur au grand complet, qui regagnait ses pénates à San Fransisco)...
Nous ? J'accompagne Jean Christophe Capelli de Friendsclear et Frédéric Baud de P2P venture... Nous allons en effet assister ce week end à San Fransisco au BarcampBank (tout le week end en principe) et mardi prochain à Finovate qui est la conférence américaine sur la banque et de la finance 2.0. Hé oui ! Il y a des tas de "barbarians" qui s'intéressent à l'empire "banque"...
Mais pour l'instant : cool... Un motel sur El Camino à Palo Alto, en face du Fry's (la célèbre grande surface de l'informatique de la Silicon Valley où nous avons déjà été faire faire un tour histoire de voir ce qu'il y a de neuf). Pas loin du campus de Stanford, dont nous avons humé l'ambiance hier matin..

D'autres Français venant de France devraient venir nous rejoindre, sinon pour le barcampbank en tout cas pour le Finovate...
Et dans la mesure du possible je vous en rendrais compte..
Retour fin de semaine prochaine...

Sinon, signe des temps, les organisateurs de Finovate viennent de décider de "webcaster" leur conférence du 28 avril, avec la retransmission en temps réel des présentations de 57 startups. Vous pouvez donc suivre la chose sans bouger de chez vous. Il vous en coûtera 495 $ pour cela (gratuit si vous êtes journaliste/bloggeur). Soit moitié moins que le montant de l'entrée physique (où il faut naturellement rajouter les coûts du transport aérien, de la location de voiture, et de l'hôtel). Si j'avais su cela avant, il est probable que je serais resté chez moi... (mais pas sûr, car dans le "virtual tradeshow" de Finovate, il n'y a pas, je pense, de "virtual room" de rencontres et de possibilité de chat... ).

Donc si jamais vous y participez, merci de me donner votre avis... Dernier point... La technologie n'a pas encore réussi à gommer les fuseaux horaires. Le webcast démarrera à 8:30 Pacific Time, et se terminera à 17:30... Il vous faut rajouter 9 heures pour la France (donc démarrage à 17:30 et fin à 2:30 du matin le lendemain...)

Le numérique semble réduire les coûts d'un facteur 2... Amazon vend ses bouquins en téléchargement à moitié prix par rapport au prix du livre papier... Apple dans son Itunes vend aujourd'hui un morceau de musique un peu moins de 1 dollar (un CD avec une dizaine de morceaux est vendu aux alentours de 2 $/morceaux dans les bacs). Et maintenant, les "virtual conferences" à moitié prix par rapport au prix d'entrée physique... De plus, c'est à noter, le virtuel "fabrique" moins de CO2 que le physique. J'ai lu quelque part qu'une conférence physique avec stand où des société se présentent, générait une tonne de CO2 en moyenne par stand (tout compris). L'utilisation de l'Internet génére aussi du CO2. Il serait intéressant d'en estimer le montant pour un virtual tradeshow. Et de comparer...

Hier Mercredi, excellente réunion chez Orange Labs à South San Francisco chez l'ami Georges Nahon en charge de ce labs. Toujours dans une forme éblouissante l'ami Georges (ainsi d'ailleurs que ces 2 assistantes Aline et Pascale, toujours très en beauté).. On y a appris l'accord Orange - Wikipedia... Et - mais surtout ne le répétez pas - Orange FT va faire lancer un "billautshow mondial". Ce que je voulais faire il y a quelques années... Mais bon, on ne va pas réécrire l'histoire... Georges nous a conté quelques dessous siliconniens (par exemple la première réunion Lombard/Steve Jobs sur l'iphone...). Où encore la visite de NKM dans la région... Il paraîtrait que Valérie Pécresse était aussi dans le coin quand NHK est venue avec une suite et d'une équipe de télé de Canal...

Dans l'avion, j'ai eu l'occasion de lire la revue Fortune datée du 27 avril. Numéro consacré à la voiture électrique. Avec un excellent article d'Andy Grove, l'ancien patron d'Intel, qui plaide pour la mise en oeuvre rapide d'une industrie américaine de la batterie. Comment faire ? Simple... "Il suffit de copier la mécanique que nous avons mis en oeuvre pour fabriquer l'industrie du microprocesseur dans la SIlicon Valley"... L'avenir de l'énergie aux US : c'est la Silicon Valley. Car les Américains vont devoir renouveler leur parc de moyens de transports (voitures, camions). S'ils ne font rien, c'est l'Asie qui va leur faire... En tout cas, ils sont, semble-t-il, intéressés par la voiture électrique. En baguenaudant hier dans le centre commercial de Stanford, la marque Aptera présentait sa voiture électique sur 3 roues. Image 3 Beaucoup de monde... Chacun faisant sagement la queue pour s'inscrire et gagner une Aptera... Et en remontant sur San Francisco, nous sommes passé devant la concession Tesla de Menlo Park. Sont belles ces voitures... (Jean Christophe en voudrait une rouge...)Image 4

Je rappelle que Google a investi dans ce fabricant de voitures...

A demain peut-etre pour de nouvelles aventures...

PS Comme certains on pu voir, je me suis à Twitter, comme mes 2 compères, qui eux y sont depuis longtemps. Je vous rassure je ne vais pas encrasser votre tweet...avec des news du style "Madame Billaut m'a demande d'aller au marché acheter une salade"...


Connaissez-vous Jean François Ruiz ? 2ème édition de la "startup academy"


Jean François, bien connu dans le monde de l'Internet français, nous présente la 2ème édition de la "startup academy". Image 2 Cette academy est en fait un concours réservé aux startups françaises du monde de l'Internet. L'inscription est ouverte depuis aujourd'hui 21 avril sur le site adhoc. Elle se terminera le 24 mai prochain. Un jury se réunira pour choisir 3 startups qui gagneront, devinez quoi ?
Les gagnants seront annoncés le 16 juin prochain... lors d'une soirée...
Quels sont les critéres pour y participer ? Qui sont les partenaires de cette manifestation ? Qui sont les membres du jury ?
Comment Jean François juge le monde de l'Internet français ? Pourquoi certains jeunes se lancent dans l'aventure de la startup plutôt que d'entrer dans la banque ? (par exemple)...

Pour contacter Jean François Ruiz : jeff(point)ruiz(arobase)gmail(point)com
Le site de startup academy : ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Max Derhy ? Bordas se met au 2.0... en démarrant avec l'organisation on line du marché du soutien scolaire...


Max n'en est pas à son coup d'essai. Création d'une des premières entreprises de multimedia en France dans les années 1980 (Arborescence), lancement du premier fournisseur d'accès Internet avec abonnement forfaitisé (Havas On Line).. Hé oui ! Avant, on payait l'accès Internet à la durée... Création ensuite de Winamax (1 million d'abonnés)... etc..
Et aujourd'hui il repique avec Bordas.com. Image 1 L'honorable maison d'édition (Lagarde et Michard : vous vous souvenez ?) lui a confié l'organisation du marché du soutien scolaire et des cours à domicile. Et rien n'a été laissé au hasard pour organiser et surtout clarifier ce marché d'environ 3 milliards d'euros en France (dont 60 à 70 % se fait au noir). Qu'on en juge...
Application stricte de la loi Borloo, inscription à l'Urssaf des parents qui payent des cours à domicile à leurs enfants, fiche de paye pour les professeurs (une fiche/élève), etc...etc... Et pour proposer ses services d'enseignement à domicile il faut être un "vrai" prof... Car il y en a de faux... Et allez-y comprendre quelque chose : chez Bordas, un professeur gagne plus que ce que les parents payent ! (Max explique le pourquoi)..
Comment se fait la mise en relation entre prof et parents ? Pourquoi et comment Bordas fixe les prix ? Qu'est-ce qu'un coupon virtuel ? Pourquoi le prof doit-il faire un compte-rendu de son cours ? (sinon il n'est pas payé..). Quand le paiement lui est-il fait ?
Bref : Max nous détaille la chose avec une démo... (le site a ouvert début mars 2009)
Autres fonctionnalités ? (corrigés en ligne ? blogs ? présentation en vidéo des prof ?...)
Comment la chose est-elle commercialisée ? Quid de la concurrence ?

Pour contacter Max Derhy : max(point)derhy(arobase)gmail(point)com
Le site de Bordas.com : ici

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Je n'ai nullement envie de me fâcher avec Louis...

Louis Naugès que je connais depuis quelques lustres, s'est commis dans son blog d'une suite d'excellents articles sur le TRES haut débit. Articles que je me permets de vous inciter à lire...
Dans sa dernière mouture notamment, Louis nous fait un panorama des technologies existantes permettant de disposer du Très haut débit, en montrant que si l'on attend encore quelques années, des progrès encore très importants vont sans doute se faire jour sur le fil de cuivre... Donc pas la peine d'installer un réseau optique...

Certes, certes, il est toujours intéressant d'attendre... Le futur est toujours présenté comme mieux et moins cher..

Cela étant je voudrais, mon cher Louis, te faire remarquer quelques points...

1/ la fibre : cela marche alors que les technologies qui amélioreraient très sensiblement le cuivre (fil de téléphone et fil électrique avec le CPL) sont encore dans les labos. Le réseau optique de Pau marche... Et les Palois sont en train, semble-t-il, d'ouvrir AUJOURD'HUI le 1 giga symétrique (et de monter des centres d'appels visiophoniques, et autres bidules intéressants). J'habite dans un bled pommé des Yvelines. Ma ligne cuivre fait 3,2 kms. J'ai à peine de quoi e-vivre... Alors que je voudrais faire des interviews à distance avec Connect Pro ou autres plateformes de réunion à distance... Permets-moi de douter que je puisse avoir du 1 giga symétrique sur cette ligne cuivre en 2013... Mais avec Homo Sapiens, qui comme tu sais, est tenace et hargneux dans la résolution de problèmes, il ne faut jurer de rien. Si ce n'est pas en 2013, cela sera plus tard peut-être...

2/ le problème, me semble-t-il, n'est pas la technologie qui va faire mieux ou aussi bien plus tard pour moins cher. Le problème : celui qui tire le premier aujourd'hui, gagne demain. Le Japon a mis en place un plan fibre. L'une des raisons ? Des centres de soins à distance (que j'ai vu à Osaka), avec des terminaux dédiés (webcam évoluée bientôt HD - ce qui fait que le toubib à distance voit exactement ce qu'il y a sur la langue du patient, etc...). On laisse le papy chez lui (moins d'engorgement dans les  maisons de retraite, moins de déplacements des toubibs, etc...). Quand nous aurons en Gaule du TRES haut débit - ce qui arrivera bien un jour - tu achèteras, quand tu en seras à ton 4eme âge, que je te souhaite radieux, tu achèteras donc des terminaux japonais.. Le marché mondial est énorme. Car les populations vieillissent. Et avec les progrès en matière de santé on reste sur cette p'ôve Terre de plus en plus longtemps... Matsushita s'est lancé dans la fabrication de ce type de terminaux parce que l'infrastructure ad hoc se mettait en place (20 % des foyers Japonais sont aujourd'hui fibrés).. Il faut donc une infrastructure avant de créer et de mettre en oeuvre des services que la dite infrastructure permet de supporter.
Si pas d'infrastructure : on ne fait rien. Ce n'est donc pas la France (ni l'Europe d'ailleurs) qui va inventer la médecine à distance pour tous... Nous, on sait faire des coups médiatiques avec un chirurgien à Strasbourg qui opère un zigoto à New-York...

3/ je suis d'assez près ce que fait le sieur OBAMA. Je crains fort que ce Monsieur décide de fibrer son continent (la Silicon Valley pousse). Car si les USA adoptent le très haut débit avant l'Europe... nous aurons un handicap majeur. Les applications que le très haut débit permet seront faites par les startups US. C'est d'ailleurs ce que l'on voit poindre chez les cow-boys avec les "virtual trade shows, et autres centres d'appels tout aussi virtuels... Les Américains, alors qu'ils n'ont pas encore le TRES haut débit, commencent à inventer le business à distance, sans déplacement physique. C'est le cas chez Cisco par exemple qui a réduit les coûts de déplacement de ses cadres par 2. Et comme ces cadres perdent moins de temps dans les transports/hôtels/tradeshows/conférences et donc qu'il sont potentiellement plus productifs... Chambers, leur patron, leur demande de doubler le CA/tête, ce qui est impossible à réaliser avec des moyens traditionnels. Les patrons français sont encore très loin de cette vision du monde...

Donc d'un côté le hardware très haut débit de l'Asie (la Chine qui a 6 fois plus de foyers connectés fibre que dans toute l'Europe, na va pas tarder à suivre l'exemple japonais), et de l'autre les applications que les jeunes cow-boys de la Silicon Valley vont mettre au point, puis nous vendre...

Ton analyse est certes tout a fait intéressante... mais elle rajoute je pense du flou dans l'esprit déjà pas très évolué sur ces thèmes de nos décideurs gaulois... qui préfèrent jouer à cache-cache sur le vote d'Hadopi à l'Assemblée plutôt que de se préoccuper de l'avenir... et de l'aménagement en très haut débit de notre aimable territoire...

Attendre : c'est bien sauf si d'autres partent avant nous... Et on se boit une bière quand tu veux...

PS. Un autre de mes amis - Jean François Susbielle - vient de m'envoyer son dernier livre : Le déclin de l'empire européen. Il n'en parle dans sa publication, mais je reste persuadé que si l'Europe prenait la décision de se fibrer, cela changerait probablement le cours des choses...

Le déclin de l'empire européen


Connaissez-vous David Pedoussaut ? Le cahier des charges informatique se met au 2.0


Jusqu'à présent, réaliser une application informatique n'était pas chose aisée. Rédaction d'un cahier des charges par des spécialistes, maîtres d'oeuvre, maîtres d'ouvrages qui se mettent au travail... Délais et coûts importants...Image 5
DynaDB, la startup de David supprime (presque) tout cela, en permettant à l'utilisateur final dans la PME ou dans un service opérationnel d'une grande entreprise de fabriquer son application "à la souris" en mode 2.0.

Conception à l'écran de l'application par agencement de modules, conception à l'écran de son interface, test en direct sur le serveur de DynaDB, puis génération automatique du code et téléchargement sur l'ordinateur de l'entreprise ou chez un hébergeur de votre choix. Ou encore chez DynaDB. De plus, l'utilisateur peut choisir parmi un catalogue d'applications toutes faites... Les modifier à sa convenance...etc...
Voilà une chose que ne renierait pas Google Docs ou Zoho : l'informatique de papa a peut-être vécue...
David nous fait une présentation de DyanDB. Vous pouvez vous aussi tester la chose en vous inscrivant sur le site de DynaDB.
Combien cela coûte-t-il ? Quel est le rapport de coûts entre le 1.0 et le 2.0 ? Comment la chose est commercialisée ? Concurrence ? Prochaines fonctionnalités ? (liens à la "yahoo pipes", définition de règles métier sophistiquées à la souris...).

Pour contacter David Pedouassaut : david(point)pedoussaut(arobase)dynadb(point)com
Le site de DynaDB : ici

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Spam et CO2...

Intéressant rapport publié hier par McAfee, société spécialisée dans la sécurité informatique.Image 3
62 milliards de spams ont été envoyés en 2008, ce qui a nécessité beaucoup d'énergie pour l'envoi, le stockage et l'éradication par les receveurs. Image 1

Au total MacAffe estime qu'il a fallu 33 milliards de kWh ! Ce qui correspond à l'électricité utilisée par 2,4 millions de foyers américains. 52% de l'énergie utilisée dans le phénomène spam vient de la destruction des spams par les receveurs. 

Image 2
1 spam "fabrique" 0,3 gramme de CO2.

A lire... (y'a quand même pas mal de e-ploucs sur cette p'ôve Terre...)