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Connaissez-vous Pierre d'Aubigny ? Les salons se mettent au 2.0...


Pierre est déjà passé au billautshow l'an dernier pour présenter son salon virtuel Mecatronic qu'il avait ouvert pendant une semaine.
Il nous fait un état des lieux. Son salon virtuel 2008 a bien marché (80 sociétés ont acheté un stand virtuel et exposé pendant une semaine). 3.000 visiteurs inscrits ont visité le salon (en fait il y a eu beaucoup plus de visiteurs qui ne se sont pas inscrits. La raison : le formulaire à remplir à l'entrée était trop imposant...).
Comme ce "virtual tradeshow" a bien marché, Pierre ré-ouvre le même salon en octobre 2009, mais sur 2 semaines au lieu d'une (du 12 au 23 octobre 2009). Et modifie le processus d'inscription.Image 2
Pourquoi les salons "réels" ont quelques problèmes aujourd'hui ? Les exposants dans les mondes virtuels sont-ils contents de la qualité des contacts ? Quel est le prix d'un stand virtuel comparé aux coûts d'un stand "réel" (avec son montage et démontage, etc..). Peut-on fabriquer directement son stand avec les outils 3D que l'on veut sur la plateforme de Pierre ? D'autres secteurs professionnels sont-ils intéressés par ce nouveau média de rencontres virtuelles ? (réponse : oui). Pourra-t-on mettre en virtuel des salons grand public ? Pourquoi ne pas ouvrir un salon virtuel toute l'année ? Pourquoi la visiophonie entre le visiteur (devant son PC) et le commercial sur son stand virtuel (en fait lui aussi devant son PC), n'est-elle pas encore très utilisée en France ?
Le salon virtuel en cette période de crise est-il promis a un brillant avenir ? Pierre a peu de concurrent en France.. (mais il y a déjà une dizaine de sociétés aux USA qui proposent des plateformes spécialisées - et depuis son interview j'ai trouvé une autre société française qui organise un salon virtuel - bientôt sur le billautshow).
Quelles seront les autres fonctionnalités que Pierre va proposer ?

Pour contacter Pierre d'Aubigny : daubigny(arobase)b2bexpositions(point)com
Le site de Mecatronic ici

© A Billautshow production - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Xavier Rodriguez et Jean Noël Felli ? Les consultants de Balthazar se mettent au 2.0 et créent le Facebook de l'entreprise...

Xavier Rodriguez, Jean Noël Felli du cabinet Balthazar, accompagnés de Solofo Rafeno (qui lui est déjà passé sur le billautshow) nous présentent la plateforme Bwize, basée sur la solution que Solofo propose : Beezbox.
Balthazar est un cabinet de conseils en management qui accompagne les grandes entreprises dans leur transformation. A la demande de leurs clients, Balthazar a mis sur pied un réseau social d'entreprises dénommé Bwize qui permet aux collaborateurs de ces entreprises de partager leurs expériences. Image 4 En fait Bwize comprend une partie privée que va utiliser l'entreprise cliente pour créer des sous-communautés (ses juristes, ses comptables, etc...), et une partie publique à la disposition de professionnels divers et variés (avocats, etc...), ces 2 mondes étant étanches.
Xavier nous fait une démonstration.
Comment Bwize est-il commercialisé ? Quel est le business model ?
Pour terminer Solofo rappelle les fonctionnalités de la version 1.0 de Beezbox, et nous annonce l'ouverture de la version 2.0.Image 3

Pour contacter Balthazar : contact(arobase)balthazar(point)org

Le site de Bwize ici

Le blog de Solofo Rafeno ici

© A Billautshow production - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Patrice Lamothe ? Devenez éditeur à partir du Web...


Il y a énormément de choses sur le Web... En l'espace d'une quinzaine d'année, tout le savoir humain ou presque s'est retrouvé publié sur ce média... Mais rechercher quelque chose est long et fastidieux. Certes, il y a les moteurs de recherche comme Google et autres, certes il a les bookmarks et les "social bookmarking" comme Delicious... Mais ce n'est pas la panacée comme nous l'explique Patrice.
PearlTrees, sa société qui vient d'ouvrir sa plateforme, se veut être la deuxième génération de bookmarkings... Le bookmark 2.0 en quelque sorte.
Supposez que vous vous intéresser aux "virtual call centers" (c'est mon cas en ce moment)... Vous démarrez votre recherche sur le Web, les blogs spécialisés, les sites des sociétés gérant ce type de plateforme... Vous pouvez certes bookmarker de façon traditionnelle les url que vous trouvez intéressantes... Mieux : vous pouvez "fabriquer un livre virtuel" reprenant les dites pages. Ce livre d'un nouveau genre peut ensuite être mis à la disposition de ceux qui s'intéressent à la chose. Et même, vous pourrez bientôt "publier ce livre" dans votre blog ou sur votre site... Image 3 Encore mieux : vous pourriez aussi savoir s'il y a des recoupements avec les livres réalisés par d'autres... Bref, vous devenez éditeur au sens premier du terme... Vous devenez éditeur dans un réseau social...  (image ci-dessous : mes premiers essais de structure de pearls : chaque rond correspond à une url...)Image 2
Patrice nous explique la mécanique. Faut-il télécharger un plug-in ? Qu'est qu'une "pearl" ? Comment transformer vos surfs en "pearls", puis en carte ? Comment organiser ou réorganiser ses cartes ? Faut-il des tags ? Comment passer d'une carte à une autre ? Peut-on intégrer des vidéos ? Des slideshows ? Des posts de blogs, voir des commentaires à ces posts ?
Quel est le business model de PearlTrees ? Comment la chose va-t-elle être commercialisée ?

Intéressant me semble-t-il. PearlTrees vient d'ouvrir : vous pouvez donc vous y mettre.. On imagine de multiples applications en interne dans les entreprises par exemple, mais aussi pour mettre en oeuvre un système de veille, transmettre des savoirs, etc... Et si mon "livre" sur les centres d'appels virtuels vous intéresse, dites le moi (mais je n'ai pas fini...)

Pour contacter Patrice Lamothe : patrice((point))lamothe(arobase)pearltrees(point)com

Le site de PearlTrees : ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Bernard Euverte ? Et si l'Internet s'occupait mieux de notre pouvoir d'achat que notre Gouvernement ?

En novembre dernier, Bernard Euverte, le CEO de la société Workit, m'avait présenté en version alpha, son widget "transparence des prix". Je m'étais permis à cette époque de publier ce post : "Adam Smith l'a rêvé, Workit l'a fait..". J'avais aussi présenté la chose à Madame Billaut qui en était restée abasourdie... Pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité on avait, en un clic ou deux, les prix proposés par les différents marchands pour un même produit. En quasi temps réel. Et où Madame Billaut s'est aperçue que pour un écran plasma de marque il pouvait y avoir des différences de prix entre marchands de plus de 500 euros ! Elle m'a fait part de son indignation... Effectivement le consommateur 1.0 n'en a aucune conscience... Mais quand on lui met sous le nez, il se demande pourquoi il y a de telles différences d'un point de vente à un autre...
Vous pouvez, vous aussi, dés aujourd'hui accéder à la transparence des prix. Workit a présenté son widget le 18 mars dernier à Paris. Et vous pouvez le télécharger ici. Faites-le. Vous verrez on ne s'en passe plus...
Notre aimable Gouvernement se préoccupe de notre pouvoir d'achat. Le Président de la République en a même fait son cheval de bataille lors de la dernière élection présidentielle... Certes.. Certes...
Mais on ne peut pas dire qu'il y ait une amélioration notable, d'autant plus qu'avec la crise, la montée du chômage... les entreprises sont peu enclins à augmenter les salaires...  Mais il n'y a pas que l'augmentation des revenus qui joue dans l'amélioration du pouvoir d'achat... On peut aussi acheter moins cher. Encore faut-il savoir où acheter moins cher le produit envisagé...
Notre Gouvernement est un peu comme le consommateur 1.0... Il a certes des indications globales sur l'évolution des prix, mais il est dans le bleu dans le détail, sur la stratégie de prix de telles ou telles enseignes, la concurrence locale dans le monde physique...  Alors qu'avec le widget de transparence des prix...

Bernard vous explique donc la mécanique dans ce billautshow. Une fois le widget téléchargé, il va s'activer dans 2 cas de figures. Dans un moteur de recherches d'abord : vous tapez dans Google par exemple "aspirateur" et le widget vous affiche, avant les liens sponsorisés de Google, (ce qui revient à courcircuiter d'une certaine façon Google), une liste de marchands proposant le produit recherché avec son prix global (comprenant le coût de la livraison, les codes promos, etc...). Workit1

Dans un site marchand ensuite... Où en passant votre souris sur la vignette photo du produit affublée d'une pastille, le widget vous donne la liste des prix proposés par d'autres marchands (alors que vous êtes sur le site de la Fnac par exemple).. Là aussi, Workit "prend la main" d'une certaine façon sur la page HTML du site (comme il le fait dans les moteurs de recherches) en insérant une pastille... Workit

Sur l'image ci-dessus on voit la pastille marquée d'un w indiquant que pour ce produit, le site en est 3ème position sur 11. Sur les 11 marchands recensés par le système de workit, 2 sites marchands proposent un prix moins élevé...

Simple, rapide, de bon goût... Et donc potentiellement, et toutes choses égales par ailleurs, plus de pouvoir d'achat pour Madame Billaut...
Il y a aussi des avantages pour les marchands (Bernard explique cela en détaillant son business model).

Workit ne va s'arrêter là...

1/ en juin prochain, il sort la même chose en mobilité... Vous êtes dans un magasin physique ? L'aspirateur proposé à la vente en rayon vous intéresse ? Il suffit avec votre iPhone ou matériel comparable de prendre la photo de l'étiquette produit... Et l'on vous affiche sur l'écran de votre mobile que vous pourriez trouver le produit avec 50 euros de moins chez tel autre marchand... ("cliquez là pour acheter")...

2/ puis viendra le panier virtuel où vous pourrez mettre en surveillance tel ou tel produit. Et Workit vous préviendra des baisses de prix ... et des nouveaux point de vente qui le proposent, etc...

3/ un widget Netvibes est aussi sur les rails...

4/ bientôt Workit vous proposera un système expert (Bernard appelle cela la météo des prix). "Ce produit vous intéresse ? Si j'étais vous, j'attendrai 15 jours pour l'acheter. Son prix va baisser de X euros avec une probabilité de 80% (un peu comme le système Farecast aux USA sur l'achat de billets d'avions..)

5/ le widget pour l'instant ne s'intéresse qu'aux produits électriques (électroménager, Hifi, produits informatiques, photos, etc..). Soit un peu moins de 100.000 références en France... Avec un total d'un million de propositions par le commerce français sur le territoire national... Mais bientôt arriveront d'autres univers de produits (voyages, fringues, etc...)... Et puis peut-être par la suite les produits de B2B...

Bref, l'économie 2.0 se met en marche...

Elucubrons...Elucubrons, il en restera bien quelque chose...

1/ Le système de Workit n'est-il pas de nature à laminer les marges des marchands ? Car si le consommateur est informé en temps réel, ne va-t-il pas systématiquement choisir le moins cher ? Et donc tout le monde devra s'aligner sur le moins cher ? Le commerce va-t-il laisser faire ? Ou au contraire y aura-t-il entente sur les prix ?

2/ Google et autres... Google va-t-il lui aussi laissez faire ? Ne va-t-il pas au contaire racheter Workit qui naturellement peut appliquer sa mécanique dans le monde entier ? (Yahoo a bien racheté Kelkoo qui n'est qu'un comparateur de prix... et non un systéme de transparence)...

3/ Les stratégies "si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence" (stratégies chères à M'sieur Darty) sont probablement terminées. Bernard dans sa présentation nous a présenté un cas de ce type, où un marchand indique qu'il rembourse la différence, et sort sur un produit X en 21ème position... ("faut être gonflé" m'a fait remarqué Madame Billaut)...

4/ On pourrait concevoir un INSEE 2.0...  Supposons que des millions de personnes chaque jour dans les magasins physiques prennent en photo avec leur téléphone les étiquettes de tous les produits (y compris les produits alimentaires ?). On pourrait ainsi définir en 2 coups de cuillères à pot la stratégie prix de Leclerc dans les petits suisses, versus celle de Carrefour... Je vous laisse imaginer ce que l'on pourrait faire...

5/ A partir des évolutions de prix des uns et des autres, Workit ou autres vont pouvoir faire des études des plus intéressantes... Comment réagit telle ou telle enseigne à la suite d'une basse notable de prix proposés par le concurrent sur tel produit ? Elle réagit en combien de temps ? Y a-t-il des enseignes qui sont toujours plus chères ? Etc...

6/ Et les fabricants dans ce maëlstrom potentiel, ne vont-ils pas eux aussi s'en mêler ? Si oui comment ?

En conclusion (très provisoire je pense)... Le "piratage" tel que défini par la loi Hadopi n'est que le hors d'oeuvre de l'économie 2.0. On attaque maintenant le gras de nos systèmes économiques.... Notre aimable gouvernement va avoir du boulot...Et l'on va bien voir de quel côté il penche... L'économie 1.0 que l'Humanité a vécue jusqu'à aujourd'hui est une économie de l'opacité... L'offre (fabricants et intermédiaires de distribution) a le pouvoir. La demande subit. Maintenant c'est la demande qui va prendre le pouvoir... Ou alors notre aimable Gouvernement fera une Hadopi 2.0 pour protéger l'offre ?

Je suis assez curieux de voir comment tout cela va se terminer... Pas vous ? En attendant, comme notre aspirateur a rendu l'âme, on va se faire un workit avec Madame Billaut... Sur le premier matériel que celle-ci envisage d'acheter (elle a consulté les forums et autres avis de consommateurs - Workit propose aussi les avis quand il y en a) on a trouvé ce jour une différence de prix de plus de 100 euros... (298 € à la Boutique du Net contre un peu plus de 400 aux 3 Suisses...)... 100 euros : cela fait quand même une petite économie... (de quoi au moins payer une bière aux membres de l'équipe de workit)...

Pour contacter Bernard Euverte : bernard((point))euverte(arobase)workit((point))fr

Le site de Workit ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Les Français parlent aux Français : Australie n° 13

Le retour... Lundi soir chez Madame Billaut...

Voilà... Bien arrivé en France ce matin vers les 5:30... Toujours sympa de retrouver son petit Liré, même s'il n'a pas encore de fibre optique... Mais avec un peu de spleen je dois dire (et beaucoup de jet lag...).
Un petit mot sur notre journée de Dimanche à Hong-Kong... Temps magnifique et virée on ne peut plus sympa. Visite d'Aberden, un port pittoresque de pêche au Sud de l'île de Hong-kong, visite de l'île de Lamma (en sampan s'il vous plaît), avec une retour sur Central (le Chatelet local) en contournant l'île... Et grande après-midi de glandouille à Wan Chai à se balader le nez au vent, toujours prêt à dégainer l'appareil photo ... Cette ville est vraiment très impressionnante...

Trois choses m'ont marqué :

1/ lors du départ le soir du centre ville (côté Kowloon) par le train menant à l'aéroport situé sur l'île de Landau à l'ouest, qu'elle ne fut pas notre surprise ? Nous avons fait l'enregistrement de nos bagages, avec délivrance de la carte d'embarquement dans la gare !... Comme si pour prendre un avion à Roissy par le RER, vous feriez votre enregistrement et votre remise de valise à Chatelet ou à Gare du Nord...

2/ autre surprise : les Philippinos. Il s'agit de femmes des Philippines qui ont quitté leur famille (mari, enfants...) pour venir travailler comme domestique la plupart du temps à Hong-Kong. Pour nourrir la dite famille restée au pays (qu'elles visitent une fois par an). Ces femmes se réunissent le dimanche (leur seul jour de congés) au centre de Hong-Kong... Elles s'assoient sur leurs nattes, mangent, discutent, chantent, lisent, jouent aux cartes...
Et préparent pour certaines le colis à envoyer au pays. Des cartons d'un volume de l'ordre du m3 avec des habits, des conserves, etc...  (sur la photo la dame avec de longs cheveux au milieu est dans le carton pour le remplir au mieux... la dame au premier plan a déjà fait son carton.. Cartons qui vont partir par bateau)...DSC03419

3/ Dernière surprise et c'est la première fois que je vois cela : une manif un Dimanche dans le centre ville, avec des manifestants qui râlent contre... les banques.... On n'a pas trop compris pourquoi... Baisse des cours des fonds de pension ? Imagine-t-on en France, nous qui sommes les champions des manifs et autres grèves de tout acabit, de défiler un Dimanche aprés-midi ? Contre nos chères banques ? J'étais tellement estomaqué que je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre une photo...

Ville flamboyante que cet Hong-kong. Et si j'y retourne, n'en déplaise au Gie Cartes Bancaires, j'achète dés l'arrivée une carte Octopus... D'ailleurs les autorités favorisent la chose. Car ici si vous voulez payer cash, il vous faut l'appoint, car on ne rend pas la monnaie.

Une conclusion à ce magnifique voyage ?
Je ne sais pas s'il y en a une...
1/ c'est toujours difficile en si peu de temps de se rendre compte exactement des qualités et défauts d'un peuple... Mais je dois dire que cela soit en Australie ou à Singapour ou à Hong-kong : nous avons été magnifiquement reçu.
2/ j'ai eu grand plaisir à raconter sur mon blog nos petites péripéties, encore que je n'ai pas pu tout mettre... Par exemple Christian a fait un coup sublime à l'enregistrement des bagages pour l'aéroport Dimanche soir (Tati n'aurait pas reniè). Mais il m'a interdit de le raconter (sauf après son départ chez Dieu le Père, s'il part avant moi)... Pour faire court notre ami Christian et un "super Lauret". Comprenne qui pourra.
3/ je me suis rendu compte avec ce voyage que beaucoup de choses étaient déjà sur l'Internet. Même des bleds pommés comme Lismore en Australie, où nous avons passé une soirée extraordinaire dans l'hôtel d'Evelyn (et eu froid la nuit...). Le Web n'a pas 20 ans, et en l'espace de quelques années, l'Humanité - les gens et pas forcément les éditeurs du monde 1.0 - l'Humanité donc a mis en ligne des tas de choses. Ce qui m'impressionne toujours autant...

Une conclusion oui... 

1/ un grand remerciements à Serge Soudoplatoff notre aimable GO, et à Mandy Salomon notre GO australienne... Un grand remerciements à tous les Australiens (et Australiennes) que nous avons rencontrés et qui ont pris sur leur temps pour nous expliquer la situation Internet dans leur pays... Et, et un grand remerciement à Christian Salles, qui a été mon chauffeur et mon guide... (il faut cependant être habitué à un chauffeur qui prend surtout des photos en conduisant...)

2/ et une tentative de conclusion que Serge vient de publier sur son blog.

A bientôt pour de nouvelles aventures...

PS Dans la mesure du possible je vais publier quelques vidéos et photos sympas de ce voyage. Je vous tiens au courant. Et merci à ceux et celles qui ont commentés mes posts ou envoyés des mails. Et toutes mes excuses si je n'ai pas pu répondre... Christian mettra probablement en ligne sur Picassa ses photos. S'il les rend publiques je vous dis...


Les Français parlent aux Français : Australie n° 12

Dimanche 15 mars 2009 - Hôtel Kowloon Shangri-la aux aurores...

Beaucoup de chances avec le temps pour notre dernière journée pleine en Australie... Encore que cela avait mal débuté.

Jeudi dernier matin en effet : temps exécrable comme la veille. Nous avons donc décidé de partir pour Sydney en faisant le tour des Blue Mountains par le Nord... Et puis après Lightgow, en nous dirigeant sur Richmond  : belles éclaircies... (photo ci-dessous : avant les éclaircies).DSC03279

Avec le retour du soleil, nous avons décidé de revenir à Katoomba pour descendre par le cableway dans la Jamison Valley et se ballader dans la forêt humide, sur les traces des Aborigènes...Image 6

Vous pouvez voir ici un excellent "vidéo tour" de notre virée, avec notamment la descente en cableway (une espèce de petit train) avec des pentes à plus de 50% ! A l'époque, ce cableway était utilisé par les mineurs : il y avait en effet une mine de charbon au fond de la vallée... Mine, dont il reste pas mal de traces. Arbres magnifiques de grandes hauteurs (turpentine, sassafras, ...), peu de volatiles toutefois.  Nous n'en avons vu qu'un de plumage noir avec un bec blanc... Pas de cacatoes, ni de perroquet...

Et puis départ pour Sydney dans l'après-midi, en se rapprochant de l'aéroport. Nuit dans un motel sympa à Cronulla, que l'on a eu un peu de mal à trouver : je n'avais pas de cartes détaillées du coin.

Vol sans ennui le lendemain sur Hong-Kong, sauf à l'arrivée où l'atterissage a été on ne peut plus sportif. Des trous d'air qui ont fait perdre la respiration aux dames, des vents latéraux forts qui ont fait zigzager l'avion dés que ses roues ont touchées la piste de l'aéroport qui se trouve sur l'île de Landau... Mais plus de peur, que de mal...

Christian, qui a ses petites habitudes ici où il a travaillé il y a quelques années, a retenu l'hôtel Kowloon Shangri-la (dans le quartier de Tsim Sha Tsui). Sympa : plutôt haut de gamme avec un bon accès Internet gratuit dans les chambres. Nous y sommes allés par le train qui relie l'aéroport (situé sur l'île de Landau à gauche sur la carte) à Kowlon et à l'île de Hong-kong. Image 4 Pourquoi je vous parle de ce train ? D'abord parce qu'il est beau et silencieux, qu'il affiche en temps réel sa progression dans chaque compartiment ainsi que les cours des changes des principales monnaies. Itou avec les cours de bourses... Et, et...  il dispose en plus, d'un accès Internet en mode Wifi ! Je me demande bien pourquoi on a du wifi ici (qui semble marcher : Christian a essayé - mais c'est payant), et pourquoi nous n'en avons pas dans notre prestigieux TGV. Quand on voyage on se pose toujours de ces questions !

Et hier Samedi, grande ballade dans l'île de Hong-Kong... Je dois dire que cette ville m'a séduit, d'autant plus qu'il a fait très beau malgré une petite bise fraîche le matin. Un bras de mer bleu-vert entre Kawloon et l'île de Hong-Kong, des ferries de l'ancien temps qui font la navette, des forêts de buildings qui ne se ressemblent pas, des magasins partout (cette ville est un immense magasin), des petites échoppes de 2 à 3 m2 enchassées entre les buildings, des logements type HLM avec des façades lépreuses pour certains.. Echoppes où l'on répare les chaussures, où l'on reprise des vêtements, où l'on vend des petits bricolos... Une circulation d'enfer, des tramways étroits où un européen a quelques problèmes pour poser son arrière-train sur les sièges prévus pour des fesses asiates...  Des footbridges, des passerelles qui relient les quartiers entre eux... Bref, une grande vivacité plutôt bonne enfant, de joie de vivre...

Donc après un copieux petit-déjeuner à l'hôtel le matin de bonne heure (remarquable buffet), nous voilà partis le nez au vent... Un ferry pour traverser le bras de mer séparant le continent (Kowloon) et l'île de Hong-Kong. Nous avons pris ensuite un petit train à crémaillère pour gagner le Peak Tower et la Sky terrace, qui surplombe la ville. Impressionnant de voir sous ses pieds cette forêt de gratte-ciels... DSC03340

Dans l'un des magasins du Peak Tower, une jeune Hong-Kongaise m'a fait l'article pour une petite voiture télécommandée... Je me suis dit : "Tiens voilà un beau cadeau pour Billaut 2.0 - mon petit-fils qui va sur ces 2,5 ans et qui est plutôt futte futte" (forcément avec le grand-père paternel qu'il a). En plus, la voiture roule aussi sur les murs (si, si..). Mais à la réflexion, je me suis dit que je n'aurais pas dû l'acheter. Car je ne sais pas trop si cela va plaire à ma belle-fille, vu qu'elle a retapissé de neuf son salon... Des traces de pneus sur un petit papier à fleur : cela fait désordre... DSC03389 De plus, la coquine de marchande m'a refilé aussi un hélicoptère télécommandée (après une âpre discussion sur le prix)... Là, je me suis dit que pour ma belle-fille, cela ferait trop, vu qu'elle a aussi changé son lustre dans le salon. Et pour manoeuvrer des trucs pareils, il faut être expérimenté. Je vais donc me le garder pour moi (pas la peine d'ébruiter la chose - certes Madame Billaut n'a pas changé le lustre de notre salon, lustre qui date de notre mariage, mais pas la peine de l'inquiéter vu qu'elle tient à son lustre qui vient de ma belle-mère ...). De plus, la donzelle de marchande chinoise a voulu m'utiliser pour que je vende à sa place à Christian, les même bricoles (contre une réduction pour moi). Et elle m'a même poursuivi de ses assuidités jusqu'à l'entrée du bistro où nous sommes allés boire une Tsingtao pour nous remettre de nos émotions... Ici le commerce se fait avec une machine à calculer simple. Le marchand tape son prix. A vous de taper le vôtre, si possible avec un montant moins élevé. A chaque pas que nous faisions en se passant la machine, les prix dégringolaient. Cela me donnait le tournis. J'avais l'impression que l'économie locale entrait dans une période de forte déflation...

Y'a pas à dire, ici à Hong-Kong on fait du business partout...Même au coin des rues, où vous vous faites agresser avec les "take a look my friend, take a look" des rabatteurs qui veulent vous entraîner dans des coins sombres pour vous vendre des trucs contrefaits...

Retour en ville du côté de Causeway Bay en début d'aprés-midi. Un monde fou dans les rues, les magasins, les transports en commun... Petit lunch au Pak Pok Chiu Chow, un restaurant sympa, très couleur locale où un chef de rang (?) dénommé James nous a servi. Un profil de type Raffarin, avec une tête au carré chaussée de lunettes à monture légérement écaillée. Avec toutefois un petit problème qu'il a dû régler avec des serveuses qui manifestement ne se laissent pas faire. Figurez-vous que j'avais commandé des "deep fried schrimps dumplings", avec d'autres bricoles. On m'a servi les autres bricoles (des "deep fried burns" : je vous les conseille - genre beignet au pomme avec de la viande de porc hachée à l'intérieur - un délice)... Et pas les machins dumplings... Gros émois... James s'est activé, a invectivé notre serveuse, a été retrouvé notre commande dans un chapeau... M'a regardé aussi d'un oeil torve en se disant : le gars les a déjà mangé, et il voudrait en avoir d'autres sans payer (Ah, ces Français!). En plus, je lui ai demandé si le restaurant avait un site web, ce qui l'a un peu énervé, vu qu'il n'a pas compris ma question. Mais vous savez comment sont les asiates : ils détestent montrer qu'ils perdent la face.. Bref on a frôlé l'incident diplomatique. On se voyait déjà faire intervenir Kouchner, voir plus haut... Et puis aprés un bon quart d'heure : tout est rentré dans l'ordre. On m'a apporté mes fried bidules. Magnifiques aussi. Je dois dire aussi, que peut-être pour la première fois de sa vie, Christian a pris du thé... Mais il s'est rattrapé plus tard avec une bière "pour se laver l'estomac"...

Nous avons ensuite visité, l'esprit toujours en éveil tels des Dupont et Dupond, plusieurs magasins d'électronique (j'ai acheté une compact flash de 32 gigas, 45 mégas/s de taux de transfert - 333X pour les spécialistes -, cartes introuvables en France je pense aujourd'hui, pour un peu moins de 90 euros...). En gros ici, l'électronique est 20% à 25 % moins chère que chez nous... Et dans ces magasins, la valeur n'attend pas le nombre des années.. On commence très jeune dans la digital generation comme le montre la photo...DSC03373

Deux technologies intéressantes ont retenues notre attention (toujours en éveil naturellement).

1/ une borne sur la Peak Tower qui vous permet en y insérant votre Compact Flash, (ou autre cartes de stockage de votre appareil photo) de graver sur le champs sur un CD ou un DVD vos oeuvres, ou encore de vous vous les faire envoyer sur votre téléphone portable...DSC03343

2/ la carte Octopus qui est une carte RFID pré-payée (technologie Sony) qui vous permet non seulement d'utiliser les transports en commun (elle a d'abord été lancée pour cela), mais aussi de payer dans les supérettes de type 7 Eleven. Imaginez la carte Navigo de la Ratp, que vous pourriez aussi utiliser pour payer vos courses alimentaires, sans la sortir de votre porte-monnaie... Convergence, convergence, quand tu nous tiens !... J'en connais qui ne serait pas très content chez Monéo, ou au GIE cartes bancaires... On se pose trop de questions quand on voyage. Sarkozy devrait interdire au Français de baguenauder ainsi chez les uns et chez les autres...On ramène toujours de mauvaises idées...

Dîner au Pekin Garden... Cuisine chinoise soignée. Des James partout, des canards laqués de belle facture, des bouillons de poule appétissants... A la table d'à côté, un jeune chinois couvait des yeux sa bouteille de vin français, et de temps en temps en servait relieugeusement quelques gouttes à ses invités, en tenant la bouteille comme un sommelier gaulois... Et grand spectacle : un gars est venu dans le restaurant fabriquer des nouilles chinoises avec un tour de main qui en dit long sur sa pratique. Fallait pas trop se trouver à côté de son étale à roulettes,  vu qu'il aspergeait sa pâte de grandes poignées de farines. Et nous sommes revenus à pied à l'hôtel par l'Avenue des Stars, l'esplanade qui borde le bras de mer entre Kowloon où nous étions, et Hong Kong de l'autre côté. Des amoureux, des chanteurs de rue (dont un avec un rythme endiablé faisait danser la foule), des tireurs de photos partout, malgré la nuit tombée, des statues d'artistes de cinéma (Jackie Chang est né ici...).

Voilà. Départ ce soir par un vol de nuit. Je ne sais pas trop ce que nous allons faire aujourd'hui... Ha si... Faut fermer la valise. Cela va être du sport

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...

PS En avril 2007, j'étais venu dans le coin de l'autre côté du Delta de la Rivière des Perles : Zuhai et Macau. Les Chinois vont construire un pont sur ce delta, pour relier Hong Kong à Zhuhai. Image 5 Ce pont sera ouvert en 2016 et coûtera 4,3 milliards d'euros. D'après un article du "South China Morning Post" d'hier...


Les Français parlent aux Français : Australie n° 11

Jeudi 12 mars 2009 - Motel Best Western à Katoomba dans les Blue Mountains aux aurores...

Et voilà, notre virée australienne va prendre fin demain. Nous prendrons un vol à Sydney en fin de matinée demain Vendredi pour Hong-Kong, où nous resterons 2 jours, avant de revenir dans la mère patrie pour les grèves du 19 mars.

Ici, on sent que l'automne arrive. Les arbres se parent des couleurs de l'été indien. Même les feuilles commencent à tomber. Et hier, Mercredi il a fait un temps de type belge... Petite pluie le matin, nuages bas où les canards se perdent - pardon où les cacatoés et autres perroquets se perdent... Toute petite éclaircie dans la matinée, qui nous a incité d'aller à Clarence, à une vingtaine de kilomètres de Katoomba, pour faire un tour en chemin de fer à vapeur dans les montagnes : le Zigzag Railway. DSC03259 Sympa tout plein cette ballade en chemin de fer à vapeur. Des wagons remplis de retraités australiens (ils ressemblent comme 2 gouttes d'eau aux nôtres).DSC03261

Aprés-midi déplorable. Nuages bas... On ne voyait pas à quelques mètres. On voulait prendre le téléférique pour descendre dans la Jamison Valley et sa forêt humide, remplie d'oiseaux multicolores inconnus en Belgique (et en Charente)... On y a renoncé. Du coup, je me suis acheté un magnifique chapeau australien ressemblant à s'y méprendre à celui d'India Jones (mais je n'ai trouvé de fouet - remarquez que rentrer chez moi avec un fouet : je ne le sens pas très bien)... Petite soupe de potiron dans un boui-boui baba-cool sympa... Et grande après-midi de surf sur le Web pour moi (voir plus loin), et de mise en forme d'album photos sur Picasa pour Christian.

Je vous parlais rapidement dans un précédent post des 3 Soeurs (ce lien vous donne une vue panoramique des Blue Moutains, où l'on voit les 3 soeurs, avec en bas la Jamison Valley)... Que je vous narre rapidement la chose.. Donc, dans des temps très anciens (le péché originel n'avait pas encore été inventé) vivaient ici dans la Jamison Valley, 2 tribus aborigènes : les Gundungurra et les Daruk. Qui ne s'entendaient pas très bien... Vous me direz que c'est une constance dans la Nature Humaine... Soit. Il advint néanmoins que 3 soeurs de la première tribu tombent amoureuses (hé oui, même en ce temps reculé, ces choses arrivaient) de 3 frères de l'autre tribu. Problème : il était interdit de se marier entre tribu. Pourquoi ? On ne sait pas trop : la Bible de ces peuples n'est pas parvenue jusqu'à nous. Donc le sorcier/chaman des Gundungurra (le Kuradjuri), qui avait des pouvoirs plus importants que ceux de Sarkozy et consorts réunis, a décidé de changer les 3 soeurs en statue de pierre, histoire de modérer l'ardeur des 3 frères de l'autre tribu... (j'espère que me vous suivez...). Et de le redonner leur forme initiale quand l'affaire serait réglée. Les 3 frères, mortifiés (mettez-vous à leur place) ont déclaré la guerre avec leur tribu - les Daruk - (vous suivez toujours ?) aux Gundungurra. Mais malheureusement, le sorcier est mort au combat. Du coup les 3 soeurs sont restées de pierre. Quand au 3 frères, on ne sait pas trop ce qu'il en advint. Voilà l'histoire de la légende des "3 Sisters"...

Comme j'ai eu un peu de temps cet après-midi, et que la connexion Internet du motel marche assez bien (mais avec quelques problèmes de temps à autres néanmoins) j'ai surfé un peu sur le web... 2 news intéressantes entr'autres...

1/ Plastic Logic va commercialiser son e-reader au format A4 en 2.010 (présentation à TOC il y a quelques jours). Image 1 J'attends avec impatience la chose (mais le prix n'est pas encore connu). Je pense que pour le monde professionnel le format A4 est idéal, d'autant plus que nous y sommes habitués. En espérant que les formats de fichiers de ce reader seront compatibles avec le PDF et autres formats répandus. Je suis en effet un gros consommateur de fichiers PDF, que je trouve sur l'Internet. Et que généralement j'imprime (lire sur un écran informatique traditionnel un document de plusieurs dizaines de pages n'est pas l'idéal). Là, je vais les "imprimer" sur le reader. Ce qui veut dire que je vais moins utiliser mon imprimante, donc moins de papier, moins de toner, etc... De plus, j'espère qu'il y aura des "utilities" intégrées. Par exemple un dictionnaire anglais/français : on ne comprend pas un mot, on clique dessus, une fenêtre s'ouvre avec la traduction. J'espère aussi que l'on pourra écrire sur l'écran... Bref, une véritable révolution qui ne va peut-être pas être du goût de tout le monde... (comme toutes les révolutions d'ailleurs).

2/ Autre révolution : les virtual trade shows. D'après le site PromotionWorld, 1% des congrés/conférences américains se font en mode virtuel (on a beaucoup parlé ici à Melbourne entre Français, après la visite à ExitReality). Et 25% se feront en mode virtuel en 2.015 aux USA. Crise oblige, environnement durable oblige... Sony vient ainsi de tenir son 1er virtual tradeshow,Image 6 et une bonne dizaine de startups américaines proposent aujourd'hui une plateforme de virtual tradeshows. Le chantre de la chose ? John Chambers le CEO de Cisco. Cisco a ainsi réduit ses dépenses de transports de 7.900 $/employé à 3.400 $. Et Cisco tient environ 4.000 vidéo conférences/semaine. D'un côté, les gouvernements mettent beaucoup d'argent public dans les infrastructures traditionnelles (routes, voitures, etc...) pour sortir de la crise. De l'autre, les entreprises réduisent les coûts des transports, des hôtels... et passent en virtuel...

Allez-y y comprendre quelque chose !

Je viens de mettre un pied dehors... Brrr... On se croirait à Brugges... (remarquez qu'ici ils font des frites qui n'ont rien à envier aux frites belges ou celles des ch'tis...). Notre conseil d'administration va bientôt se réunir pour définir la ligne de conduite pour la journée... Un retour sur Sydney sera peut-être envisagé...

Allez je vous laisse... A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...


Les Français parlent aux Français : Australie n° 10

Jeudi 12 mars 2009 - Motel Best Western à Katoomba dans les Blue Mountains aux aurores.

On ne peut pas faire un pas dans ce pays sans rencontrer des Français. Ils pullulent. Hier encore, en fin d'après-midi, en arrivant à Katoomba dans les Blue Mountains. Nous étions en train d'admirer le coucher de soleil sur l'immeune cirque des Blue Mountains, à partir du belvédère "Echo Point"... On y rencontre un couple de jeunes Français de la région de Dreux. Image 3 Ils sont là depuis 6 mois. Ils ont travaillé à Brisbane, elle en faisant du baby-sitting, et lui de la chaudonnerie. Ils ont gagné quelque argent, et acheté un van à 2.000 dollars AUS. " Que nous espérons revendre le même prix", nous dit la jeune Française... "Allez-vous rester ici ?" La question les embarrase...  On devine qu'ils voudraient bien..
Et le soir rebelote. Petit restaurant très sympa au pied de notre motel... La serveuse vient prendre notre commande... Une Française de Nantes. Valérie la trentaine affirmée, nous dit qu'elle est déjà revenue 3 fois en Australie... Elle retourne en France en fin de semaine...

Hier matin donc, nous avons quitté Batemans Bay sur la côté pacifique, et après une réunion au sommet, nous avons décidé d'un commun accord, de partir dans l"inland" et de remonter vers les Blue Montains et leurs fameuses "Three Sisters" (les 3 pitons qui se détachent sur la droite sur la photo).DSC03250 Ces "Blue Mountains" est un massif montagneux en cuvette, un peu comme le cirque de Gavarnie - toute proportion gardée naturellement - qui se trouvent à l'ouest de Sydney à environ 150 kilomètres... Image 2
Départ donc de Batemans Bay où nous nous sommes offerts un motel à 125 dollars AUS la nuit (65 euros environ - avec une assez bonne connexion Internet) à comparer avec les 35 que nous avons payé à Lismore chez mamie Evelyn... Arrêt sympa à Ulladulla et son port, (en photo, un autochtone dans une méditation profonde, en train de prendre le frais au bord de la baie...).Image 5

et à Nowra nous avons quitté la côte pacifique pour la "Kangourou Valley" (Bowral)... Nous avons quand même visité une concession de camping-car à Nowra. Le marché australien du camping-car est peu développé. Il démarre actuellement avec quelques marques importées.
Paysages toujours magnifiques. Une Kangourou Valley où l'on aimerait vivre (avec quand même une fibre optique). Et un vieux pont : le Hampden Bridge avec un tablier fait de lames de bois.DSC03234

Et plus on remonte vers le Nord, plus la nature est verte... Arrivée à Katoomba en fin d'après-midi où nous trouvons, après quelques "no vacancy", un motel bien. Avec de l'Internet qui marche bien et gratuit, s'il vous plaît...
Et dîner sympa au restaurant d'à côté où nous avons rencontré Valérie... Un restaurant bonbonnière, avec feu de cheminée.. et franfreluches anglaises... (la personne qui est assise en méditant, n'est pas un bûcheron australien, mais l'ami Christian, notre chauffeur, qui prend beaucoup de photos de camions australiens.. en roulant... D'où ses ennuis avec la maréchaussée locale. Ce matin, il va s'installer à l'entrée du motel où passe sur la Hume Highway les gros camions... Avec une pinte de bière et des compact flashs de gros calibres....)DSC03251

J'ai fait un petit tour sur les blogs et sites australiens qui parlent du broadband. Le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'est pas évident. Une étude montre que le temps moyen de ping à partir des fournisseurs d'accès australiens sur des serveurs US/UK, est de l'ordre de 176 ms, alors qu'il faudrait moins de 100 ms ! Z'ont pas l'air non plus de porter dans leur coeur le France Telecom local : Telstra.
Enfin, chacun sa croix sur Terre, comme dit l'autre... (à noter que Vendredi dernier à la réunion broadband à l'Université de Melbourne, un représentant du Gouvernement et de Telstra, pour la première fois, se sont rencontrés. Enfin c'est ce que l'on nous a dit...)

Et pour terminer pour ce matin, et pour vous montrer que la bière ici est une affaire très sérieuse, une photo prise à Browal où nous avons déjeuner hier avec une énorme Cesar Salad et une Tooheys. DSC03242 Photo du bar qui vous montre la température de la bière en "temps réel"... - 0,3 ° avec des variations, admises par les clients, qui ne doivent pas dépassées plus ou moins 0,2°.

A demain peut-être pour de nouvelles aventures...

PS. Au fait j'ai le plaisir de vous annoncer que la chasse au canard vient d'ouvrir en Tasmanie...


Les Français parlent aux Français : Australie n° 9


Lundi 9 mars 2009, Batmans Bay (quelque part sur la Pacific Cost entre Melbourne et Sydney)... Fin d'après midi...


Que les familles se rassurent, nous sommes toujours sur cette p'ôve Terre, Christian et moi... Nous n'avons pas donné de nouvelles pour la raison simple que l'Internet Australien n'est pas trés au point dans l'Australie d'en bas, comme dirait qui vous savez. Soit, là où l'on s'arrêtait, il n'y avait pas d'accès; soit il y en avait, mais avec un débit si faible que l'on avait l'impression que c'était du racket. Car ici c'est payant, de l'ordre de 20 à 25 $ australiens de l'heure en wifi... D'ailleurs il n'a que du wifi, ou du dial-up que l'on nous a proposé encore tout à l'heure... Bref, nos amis Australiens ont du pain sur la planche... (sur ce plan on est content d'être Français)... Encore qu'en fouinant ici et là, Christian a trouvé un foureau de fibres enfoui du côté de Moruya... DSC03225


En tout cas bien reçu dimanche soir le SMS de Serge. Serge, Olivier et Franck sont bien rentrés dans la mère patrie...

Quant à nous, Christian et moi, nous avons continué notre périple touristique australien...


Dimanche matin donc, aprés la visite du grand marché de Melbourne, nous sommes allés chercher chez Hertz la voiture louée depuis Paris. Elle était disponible certes, mais louée semble-t-il plusieurs fois (et disponible que l'après-midi). Le jeune responsable nous a proposé d'en prendre une autre, une belle limousine rouge de type Ford Sedan. Avec un rabais intéressant. Et de plus, pas besoin de remplir le réservoir au retour à Sydney. Nous avons accepté le deal. 


Et nous voilà partis pour de nouvelles aventures vers l'Ouest et la "big ocean road" que nous avons atteint à Torquay. Beau, très beau ... Et le clou : les 12 apôtres : les "Twelve Apostles". Qui sont de spectaculaires formations rocheuses de couleur orange et ocre, déchiquetées par les vagues turquoises de l'océan. Huit des 12 rochers géants détachés des falaises ont résisté, les autres sont tombés au cours des années. Spectacle féérique, sous un soleil presque couchant.DSC03141


Au préalable, nous nous étions arrêtés dans un boui-boui pommé dans les collines pour boire quelque chose... Et nous avons appris, après avoir séquencé au marteau piqueur les paroles granitiques de l'aubergiste australien, et re-synthésiser les sons des dites paroles avec notre anglais, nous avons donc appris que ce week-end était un grand veek-end de 3 jours dans l'état de Victoria. Aujourd'hui lundi, c'est en effet le "Labour Day" dans la contrée (je vous dis pas comment le gars prononce "labor day")... Conclusion : trouver une chambre pour la nuit sera difficile. Effectivement, arrivés le soir à Port Campbell, tout était "no vacency"... La grosse dame du dernier motel visité nous a dit qu'il fallait aller dans "l'inland"... Ce que nous avons fait, sans trop savoir ce que nous allions trouver, où et quand. Mais il faut garder le moral et cela ne nous a pas empêché de prendre quelques photos en roulant à petite vitesse à la sortie du village. Mais ce faisant, Christian, notre chauffeur attitré, a mordu la ligne blanche (ici elles sont blanches). Et manque de chance, la voiture qui nous suivait, était une voiture de police plus ou moins banalisée, qui, dés la faute commise a mis en route ses girophares et autres bidules.


Un sergent malabar est venu demander les papiers et le passeport de Christian. Il a tout noté consciensement sur un carnet, et fait grande remontrance. Dans le même temps, sa collège, mignonne au demeurant, mais constable de son état, a fait souffler Christian dans un ballon de forme australienne, inconnue en Europe (heureusement Christian n'avait bu que du jus de tomates australien qui, comme chacun sait, est très peu alcoolisé). Et elle aussi lui a remonté les bretelles... "Ici 66% des accidents sont causés par des étrangers...  Est-ce que vous dépasseriez la ligne dans votre pays ? Non ? Alors pourquoi vous le faites ici ?... blabla...blabla..." En définitive on n'a pas eu de PV. Le sergent s'est contenté de dire que l'anglais de Christian était meilleur que sa conduite automobile... Et aprés un "enjoy your trip in Australia", il est reparti avec sa constable revêche... Je me suis retenu de filmer la scène, ne sachant pas très bien si cela aurait été du goût de la maréchaussée locale... Je me suis dit que passer la nuit dans une geôle australienne réglerait notre problème d'hôtel...  Certes, mais sait-on jamais ?... Je n'ai pas osé, restant calme dans mon coin, d'autant plus que mon anglais est nettement moins bon que celui de Christian. Pas la peine de rajouter des problèmes...

Emotions passées, nous avons continué à remonter vers le Nord dans le inland (à pas confondre avec le inworld des mondes virtuels), en évitant de prendre des photos en roulant... Mais comme le soir tombait... 


Et vers les 8:30 du soir, nous avons trouvé notre bonheur devinez où ? A Lismore. Vous ne connaissez pas ? Un bled de 603 habitants. Un hôtel sublime. Un peu délabré certes, mais on n'en voit plus que dans les vieux films de far-west. Feu de cheminée, bar sympa fait de bric et de broc, salle de restaurant vieillote, salle de billard, avec un jukebox qui date d'un certain temps... Evelyn Harbrow, la patronne de 67 ans, qui avec son mari est venu ici il y 6 mois "founded a new business" (à savoir reprendre l'hôtel) nous a préparé un magnifique steak frites (ici les frites s'appellent chips). Nuit glaciale néanmoins, les chambres n'étant pas chauffée. Et la température extérieure a dû descendre en-dessous de 10°. Lit assez spécial aussi. J'avais l'impression de dormir dans un tamis de chercheur d'or. A chaque mouvement, le lit était saisi d'un mouvement de va et vient horizontal inquiétant... Un bruit de forge assez particulier aussi de temps à autre... Au matin, Evelyn nous avons appris que c'était le " cooling system" de la bière qui se mettait en route.. Ici la bière c'est du sérieux... Elle doit être tirée à bonne température, si l'on veut éviter des émeutes... Malgré le fait que Lismore soit "in the middle of nowhere", le village a un article dans wikipedia. Vous verrez d'ailleurs une photo du dit hôtel.

DSC03151


Le lendemain dimanche, départ pour Ballarat qui est la seconde ville de l'état de Victoria. Traversée de la "Golden Plain Shire". Arrivé à Ballarat, on a un peu paniqué pour faire le plein d'essence, vu que l'on n'arrivait pas à ouvrir le réservoir de notre limousine de gala. On a fait appel à un autochtone qui a inspecté avec beaucoup d'attention le tableau de bord, mais c'est moi qui ai trouvé. Il suffisait d'appuyer sur le clapet de fermeture du dit réservoir... 

Visite dans la matinée de Sovereign Hill, qui est un parc d'attraction recréant la vie des chercheurs d'or de l'époque. Ballarat a en effet été la ville du golden rush australien. Plus de 500.000 personnes s'y sont précipitées, dont 129 français... (parmi lesquels 28 femmes)DSC03177 Village avec ses différents corps de métier, fonderie en activité, une mine à visiter, un petit cours d'eau où l'on peut chercher de l'or, etc... Bien fait... J'y ai rencontré un couple de Français à la retraite de Montpellier qui a loué un camping-car de marque Apollo à Adélaïde pour atteindre Brisbane en 3 semaines... 


Retour sur Melbourne ensuite et direction plein l'Est pour partir vers Sydney. Bon. On s'est un peu trompé dans les banlieues sud-est de Melbourne...  Mais on a réussi à retrouver le "Princes Highway". Ici, très peu d'autoroutes. La highway est le plus souvent une simple route à 2 voies, qui traversent petites villes et villages avec des rond-points et des feux tricolores. Sans compter les gros camions australiens qui roulent vite...et bien. A part cela pas trop de circulation.


Nous nous sommes arrêtés hier soir Lundi à Lakes Entrance sur la côte. Là aussi, difficulté pour trouver des chambres. On a enfin trouvé une "cabin", un truc genre algeco amélioré avec 2 chambres séparées par une salon cuisine...DSC03223


La région du sud de l'état de Victoria est sublime. Le premier adjectif qui me vient à l'esprit est "reposant". La nature y est reposante. DSC03138 Collines ondoyantes, bord de mer vert et bleu avec un sable jaune tirant sur le blanc, falaises ocres, forêts humides, Prairies avec une herbe jaune paille (quelques touffes de vert deçi-delà)... Avec des moutons qui broutent on ne sait quoi... ... C'est beau... Pas étonnant que l'automobiliste australien soit cool... Il ne colle pas au c... de la voiture qui le précède...  Il ne dépasse généralement pas les vitesses prescrites. Certaines peuplades sur cette p'ôve Terre devraient prendre exemple sur les Aussies. Cela étant, je pense qu'il ne faut pas trop leur marcher sur les pieds...


Voilà pour notre debut de semaine... Demain, on continue de remonter du Sydney... A bientôt peut-etre pour de nouvelles aventures...


PS. Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre cette photo faite du côté de Ballarat. Comme vous le savez, notre coach australienne s'appelle Mandy. C'est une personne très active. Elle doit avoir plusieurs businesses à son arc.. Pardon à son boomerang...DSC03162







Les Français parlent aux Français : Australie n°8

Samedi 7 mars 2009 - Hôtel Oaks on Collins Melbourne en début de matinée...

Voilà. Notre voyage professionnel australien se termine...
Hier, nous avons encore eu une très bonne journée avec un topo matinal à l'Université de Melbourne sur 2 choses intéressantes...

1/ Badumna Network Engine. Santosh Kulkarni du Nicta nous a présentée un concept développé ici. Tenez-vous bien, un réseau P2P permettant d'accéder à des mondes virtuels ! Avec le P2P, les coûts sont nettement moins élevés qu'en mode traditionnel client/serveur, puisque votre PC d'utilisateur devient aussi serveur pour les autres utilisateurs. Donc, plus il y a d'utilisateurs, mieux c'est...
Nous avons eu droit à 2 démonstrations sur ce réseau : l'une avec VastPark une société australienne basée ici à Melbourne (voir plus loin dans ce post), et l'autre avec SLCN.tv, qui filme et distribue des conférences se tenant dans des mondes virtuels. Des "inworld TV shows" en quelque sorte. Image 3 Keren Flawell, la responsable, nous a fait participer ainsi à une "émission conférence". Ces émissions sont réalisées et diffusées à intervalles réguliers "comme à la télé"... SLCN diffuse ainsi des émissions régulières : eduverse talks par exemple. Ou intervient pour des entreprises qui veulent faire ce genre de choses...
La carte de visite de Keren porte au verso une photo de son avatar.

Cela étant, les applications en P2P commencent à fleurir ici et là. J'avais déjà évoqué la société israélienne Rayv qui fait du streaming vidéo (y compris live) en P2P (plus d'un million d'utilisateurs aujourd'hui). Pour cela, il faut d'abord télécharger le plug-in de Rayv. Pour les mondes virtuels de Badumna, il faut aussi télécharger leur propre plug-in... Pourquoi, question d'un béotien, ne pas avoir un seul plug-in qui permettait d'accéder à tout type d'applications P2P ?

2/ visite l'après-midi de VastPark. Qui est une "open virtual worlds platform" qui vous permet de créer votre propre monde virtuel. Bruce Joy, le CEO nous a expliqué la chose, et ses troupes nous ont fait une présentation d'une application demandée par le Ministère de la Justice de l'Etat de Victoria ! DSC03117 Comment familiariser les justiciables que nous sommes tous en puissance avec une cours de justice ?

Mandy, notre organisatrice "siffleuse" (la vidéo que j'ai posté hier a déjà été vue de nombreuses fois ce matin), nous a invité chez elle en fin d'aprés-midi avec les gens que nous avions vu dans la journée pour un barbecue. Où elle nous a servi... du kangourou (en photo : Mandy cuit les steaks de kangourou)DSC03125 Bon. Faut tester dans la vie... Mais je dois dire que je préfère le boeuf...

Voilà. Je dois dire que j'étais venu ici un peu en dilettante... Et j'ai été fortement surpris de ce que j'y ai vu et appris. L'Australie est un beau pays. Même Melbourne, qui ne n'avait pas plu de prime abord (il faut dire que nous étions arrivés sous la pluie et le froid). Mais hier après-midi, le soleil a daigné se montrer. Jolie ville que Melbourne... Et les Australiens (et Australiennes) sont des gens délicieux, ouverts, pas coincés pour deux sous. Je comprends pourquoi les jeunes Français que j'ai rencontrés restent ici où tout est encore à faire. Ou à créer. Les organismes et sociétés que nous avons vus dans le courant de cette semaine montrent qu'ici on ne se gêne pas pour créer... En tout cas dans le monde de l'Internet. D'ailleurs tout cette "effervescence tranquille" nous a donné quelques idées à développer au retour dans notre vieille France.
Le downunder (c'est le nom que donnent familièrement les Australiens à leur île continent) vaut le détour...
Je remercie vivement Mandy pour nous avoir permis de rencontrer tous ces professionnels, et Serge pour m'avoir convaincu de venir (enfin, Serge pense que c'est moi qui l'ai convaincu)...

Notre "french delegation" se scinde en 2 maintenant. Serge, Olivier et Franck rentrent en France. Christian et moi continuons notre périple. On part pour l'ouest tout à l'heure par le Great Ocean Road Image 5 pour remonter par les mines d'or de Ballarat et ensuite filer au nord sur Sydney par la Pacific Coast, où un avion nous attend Jeudi matin...

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...