Les Français parlent aux Français : Australie n°2
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Les Français parlent aux Français : Australie n°3

Samedi 29 février 2009 - Hôtel Medusa - Sydney en début de matinée...

Voilà. Bien arrivé à Sydney en fin de journée hier Vendredi. Un peu difficile de trouver notre hôtel : le Medusa, qui est un hôtel qualifié de contemporain, choisi par Serge. Le problème c'est qu'il ne ressemble pas à un hôtel : on est passé devant sans le voir. Patron sympa, chambre agréable quoique petite (j'ai failli bousiller ma valise ce matin en marchant dessus en me levant). Faut de l'organisation pour installer son bazar. En fait c'est plutôt un mini-appartement avec une mini-cuisine (mais pas de quoi faire réchauffer son frichti). Medusa se trouve dans le quartier de Darlinghurst, pas trés loin de de King Cross, quartier très animé.

J'ai évoqué dans mon dernier post les 2 couples de Français que nous avions rencontrés à Crescent Head. Et que j'ai interviewé avec ma caméra.
J'ai utilisé iMovie pour compresser le fichier (je ne suis pas encore très au point sur le montage vidéo sur Mac). Et comme nous avons ici à Sydney une assez bonne connexion Internet, j'ai réussi à l'uploader sur vpod (fichier de 50 mégas, upload en une bonne dizaine de minutes). Voilà ci-après mon premier billautshow austral. Je pense que cela peut vous intéresser.


Donc en quittant la côte Pacifique Jeudi matin, nous sommes partis vers l'Ouest pour effleurer la "Great Dividing Range", une chaîne de montagne qui courre du Queensland au Nord, à la Tasmanie au Sud. Collines, montagnes. Le point culminant est le Kosciuszko (2.100 m). Tiens, des Kosciuszko ici aussi. Mais il n'est pas Morizet celui-là. Et nous avons rejoint la ville de Glen Innes (voir notre itinéraire sur la Google Maps).

Image 2 Et là : stupeur ! On est arrivé au Far-West. Et on s'attendait à tout moment voir débouler John Wayne sur son canasson. Différence de température avec la côte : une bonne dizaine de degrés... On s'est permis une entorse sur notre réglement très strict à Christian et à moi : nous sommes allés boire une bière Tooheys (Christian préfére une Coors) au bistro su coin. DSC02892

Pardon au saloon. Patron un peu rugueux. 2 gentlemen déjà attablés au bar probablement depuis un bout de temps... Les saloons des villes de la Range (nous avons naturellement continué notre enquête en descendant vers Sydney, on est pro où on ne l'est pas) sont tous sur le même modèle, genre écossais. Un bar avec la porte principale donnant sur le carrefour, et des salles autour. Murs habillés de bois un peu sombre. Une véranda couverte, au moins 2 salons avec cheminée et fauteuils de cuir, une salle de restaurant... etc...(vous remarquerez sur la photo ci-après qu'il y a de la glace sur le distributeur de bière).

DSC02894Ambiance très chaude et un tantinet virile. Encore que nous y avons aperçu quelques australiennes baraquées qui ne détestent pas déguster un "schooner" de bière (un schooner = 1/3 de litre, le quart de litre est un "middy"). Des écrans plats partout dans le bar. L'un diffuse un match de football australien, l'autre un match de foot (normal lui), et les suivants, qui une course de lévriers, ou de chevaux, qui la liste des n° gagnants. Bref ambiance des plus sympa. L'australien de l'Australie d'en bas comme dit le Raffarin local (Hé oui, ils en ont un aussi), ne fait pas trop de dépense pour son habillure. Un t-shirt, un short, des sandales. Point barre. Ah si, un chapeau. Soit le chapeau australien (les fermiers généralement), soit une cap à l'américaine pour les gens du BTP, de la plomberie, etc..

Après avoir arpenté dans tous les sens le Tombstone local, nous sommes descendus à Armidale la ville suivante. Déjeuner dans un restaurant tenu par un Français René Pauvert, marié à une anglaise de Cornouailles, laquelle a appris le français avec son french lover (ici, quand on dit que nous sommes français, certains répondent : Wouah ! Romance ! Il semble que nous ayons une techno très au point dans ce domaine, et de plus, réputée...)... Le gars René, qui est de Nantes, a quitté la mère patrie à l'âge de 17 ans et n'est jamais revenu.

Nuit à Gloucester (on ne le voit pas sur la Google Maps). Bled un peu perdu. On avait d'abord choisi le motel local tenu par une tenancière à chevelure ébouriffée "en antennes hotspots" si vous voyez ce que je veux dire, un peu débordée, car elle n'arrivait pas à passer un paiement carte d'une de ses clientes. De plus, pas très commerciale. Le motel avait du wifi. Je lui ai demandé une chambre à côté du hotspot... "What ?" m'a-t-elle répondu. Je me suis lancé dans une explication qui manifestement n'intéressait pas la rombière. On est parti en courant. On a trouvé un restaurant avec quelques chambres à côté. Avec du wifi payant. Mais la serveuse (mignonne comme tout) m'a inscrit elle-même le mot de passe sur mon petit ordinateur, gratuitement (Ah, avec la techno romance, on en fait de grandes choses !...). Du coup je lui ai commandé un verre de vin de pays (mais là j'ai dû payer)... Un peu liquoreux à mon goût le vin, mais pas mal... Nuit donc dans nos chambres contiguës. Le matin pour réveiller Christian qui n'a pas de réveil, je tape dans le mur avec mon poing. S'il me répond avec 3 coups, c'est tout bon : on partira à l'heure prévue...

A partir de Singleton, on a pris la direction de Windsor par la "Putty Road" dans les montagnes. En fait, toujours professionnels, comme vous nous connaissez, on voulait visiter une "winnery" de la Hunter Valley. L'Australie est le 4ème exportateur de vin du monde avec plus de 2,5 millions de bouteilles exportées par an dans 100 pays (les Bordelais et autres Bourguignons ont intérêt à se méfier). Et bien on s'est trompé de route ! Nous n'avons pas pu visiter de winnery. En lieu et place, on est tombé par hasard sur une mine de charbon à ciel ouvert. Très impressionnant vu de l'extérieur : des camions gros comme des buildings, des scrappers qui font une poussière de fin du monde... On s'est approché pensant que l'on pouvait visiter (cela ne vaut pas une winnery, mais tant qu'à faire...)... Notre manège a été remarqué... Un énorme 4*4 s'est approché. Au volant une australienne manifestement imposante et casquée de lourd a demandé à Christian ce qu'il faisait là... Elle nous a prié très gentiment d'aller voir ailleurs, pas de visite, même pour des frenchs romance... On n'a pas demandé notre reste.

Descente donc vers Sydney par la Putty Road. Magnifique paysage. Mais peu d'endroits pour stationner et admirer ce paysage. Route à 2 voies peu fréquentées avec quelques gros camions et 2 ou 3 Peugeot rencontées (Christian a a un don pour les flairer de loin les voitures de cette marque... Remarquez, il n'a pas grand mérite vu que comme voitures françaises il n'y a que des Peugeot..)

Arrivée donc à Sydney. Et petite petite ballade en fin d'après-midi, histoire d'admirer l'Opéra, et le Harbour Bridge...

A demain peut-être pour de nouvelles aventures...

PS Je cherche pour Mac un logiciel équivalent à SnagIt pour Windows... Si vous avez cela dans vos cartons...

rePS En parlant de camions, je suis tombé amoureux des camions australiens (les camionneurs sont aussi pas mal, mais ce n'est pas trop mon style). Et j'ai fait moult photos au télé-objectif en roulant. D'une grande propreté ces camions. Des bestiaux imposants, quelque fois avec 2 à 3 remorques derrière, des énormes pare-buffles à l'avant un peu comme les 4*4 parisiens... Si j'ai le temps, je vais faire un album picassa avec mes estampes camionnesques australiennes... Je vous communiquerai l'url... En attendant, une petite photo prise dans le rétroviseur de notre voiture (avec Christian on a mis au point une "serious" technique pour ce faire: tout est dans la technique du rabbatage à droite... On pense breveter la chose...

DSC02927

Commentaires

Sergeserge

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Google est ton ami :-)

A très bientôt :-)

Patrick EMIN

Merci pour ce reportage, j'ai écumé ces régions dans les années 1982-84 et cela me rappelle plein de bons souvenirs, content de voir que pas grand chose ne change, à part internet à haut débit on aurait pu faire ce reportage dans ces années là.

Nico

Toujours un régal à lire ces récits de voyage.
Je peux te conseiller skitch, le meilleur logiciel de capture que j'ai trouvé sur Mac et encore gratuit car en beta (pourtant il est super abouti et jamais eu un plantage avec)

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