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Les Français parlent aux Français : Australie n°3

Samedi 29 février 2009 - Hôtel Medusa - Sydney en début de matinée...

Voilà. Bien arrivé à Sydney en fin de journée hier Vendredi. Un peu difficile de trouver notre hôtel : le Medusa, qui est un hôtel qualifié de contemporain, choisi par Serge. Le problème c'est qu'il ne ressemble pas à un hôtel : on est passé devant sans le voir. Patron sympa, chambre agréable quoique petite (j'ai failli bousiller ma valise ce matin en marchant dessus en me levant). Faut de l'organisation pour installer son bazar. En fait c'est plutôt un mini-appartement avec une mini-cuisine (mais pas de quoi faire réchauffer son frichti). Medusa se trouve dans le quartier de Darlinghurst, pas trés loin de de King Cross, quartier très animé.

J'ai évoqué dans mon dernier post les 2 couples de Français que nous avions rencontrés à Crescent Head. Et que j'ai interviewé avec ma caméra.
J'ai utilisé iMovie pour compresser le fichier (je ne suis pas encore très au point sur le montage vidéo sur Mac). Et comme nous avons ici à Sydney une assez bonne connexion Internet, j'ai réussi à l'uploader sur vpod (fichier de 50 mégas, upload en une bonne dizaine de minutes). Voilà ci-après mon premier billautshow austral. Je pense que cela peut vous intéresser.


Donc en quittant la côte Pacifique Jeudi matin, nous sommes partis vers l'Ouest pour effleurer la "Great Dividing Range", une chaîne de montagne qui courre du Queensland au Nord, à la Tasmanie au Sud. Collines, montagnes. Le point culminant est le Kosciuszko (2.100 m). Tiens, des Kosciuszko ici aussi. Mais il n'est pas Morizet celui-là. Et nous avons rejoint la ville de Glen Innes (voir notre itinéraire sur la Google Maps).

Image 2 Et là : stupeur ! On est arrivé au Far-West. Et on s'attendait à tout moment voir débouler John Wayne sur son canasson. Différence de température avec la côte : une bonne dizaine de degrés... On s'est permis une entorse sur notre réglement très strict à Christian et à moi : nous sommes allés boire une bière Tooheys (Christian préfére une Coors) au bistro su coin. DSC02892

Pardon au saloon. Patron un peu rugueux. 2 gentlemen déjà attablés au bar probablement depuis un bout de temps... Les saloons des villes de la Range (nous avons naturellement continué notre enquête en descendant vers Sydney, on est pro où on ne l'est pas) sont tous sur le même modèle, genre écossais. Un bar avec la porte principale donnant sur le carrefour, et des salles autour. Murs habillés de bois un peu sombre. Une véranda couverte, au moins 2 salons avec cheminée et fauteuils de cuir, une salle de restaurant... etc...(vous remarquerez sur la photo ci-après qu'il y a de la glace sur le distributeur de bière).

DSC02894Ambiance très chaude et un tantinet virile. Encore que nous y avons aperçu quelques australiennes baraquées qui ne détestent pas déguster un "schooner" de bière (un schooner = 1/3 de litre, le quart de litre est un "middy"). Des écrans plats partout dans le bar. L'un diffuse un match de football australien, l'autre un match de foot (normal lui), et les suivants, qui une course de lévriers, ou de chevaux, qui la liste des n° gagnants. Bref ambiance des plus sympa. L'australien de l'Australie d'en bas comme dit le Raffarin local (Hé oui, ils en ont un aussi), ne fait pas trop de dépense pour son habillure. Un t-shirt, un short, des sandales. Point barre. Ah si, un chapeau. Soit le chapeau australien (les fermiers généralement), soit une cap à l'américaine pour les gens du BTP, de la plomberie, etc..

Après avoir arpenté dans tous les sens le Tombstone local, nous sommes descendus à Armidale la ville suivante. Déjeuner dans un restaurant tenu par un Français René Pauvert, marié à une anglaise de Cornouailles, laquelle a appris le français avec son french lover (ici, quand on dit que nous sommes français, certains répondent : Wouah ! Romance ! Il semble que nous ayons une techno très au point dans ce domaine, et de plus, réputée...)... Le gars René, qui est de Nantes, a quitté la mère patrie à l'âge de 17 ans et n'est jamais revenu.

Nuit à Gloucester (on ne le voit pas sur la Google Maps). Bled un peu perdu. On avait d'abord choisi le motel local tenu par une tenancière à chevelure ébouriffée "en antennes hotspots" si vous voyez ce que je veux dire, un peu débordée, car elle n'arrivait pas à passer un paiement carte d'une de ses clientes. De plus, pas très commerciale. Le motel avait du wifi. Je lui ai demandé une chambre à côté du hotspot... "What ?" m'a-t-elle répondu. Je me suis lancé dans une explication qui manifestement n'intéressait pas la rombière. On est parti en courant. On a trouvé un restaurant avec quelques chambres à côté. Avec du wifi payant. Mais la serveuse (mignonne comme tout) m'a inscrit elle-même le mot de passe sur mon petit ordinateur, gratuitement (Ah, avec la techno romance, on en fait de grandes choses !...). Du coup je lui ai commandé un verre de vin de pays (mais là j'ai dû payer)... Un peu liquoreux à mon goût le vin, mais pas mal... Nuit donc dans nos chambres contiguës. Le matin pour réveiller Christian qui n'a pas de réveil, je tape dans le mur avec mon poing. S'il me répond avec 3 coups, c'est tout bon : on partira à l'heure prévue...

A partir de Singleton, on a pris la direction de Windsor par la "Putty Road" dans les montagnes. En fait, toujours professionnels, comme vous nous connaissez, on voulait visiter une "winnery" de la Hunter Valley. L'Australie est le 4ème exportateur de vin du monde avec plus de 2,5 millions de bouteilles exportées par an dans 100 pays (les Bordelais et autres Bourguignons ont intérêt à se méfier). Et bien on s'est trompé de route ! Nous n'avons pas pu visiter de winnery. En lieu et place, on est tombé par hasard sur une mine de charbon à ciel ouvert. Très impressionnant vu de l'extérieur : des camions gros comme des buildings, des scrappers qui font une poussière de fin du monde... On s'est approché pensant que l'on pouvait visiter (cela ne vaut pas une winnery, mais tant qu'à faire...)... Notre manège a été remarqué... Un énorme 4*4 s'est approché. Au volant une australienne manifestement imposante et casquée de lourd a demandé à Christian ce qu'il faisait là... Elle nous a prié très gentiment d'aller voir ailleurs, pas de visite, même pour des frenchs romance... On n'a pas demandé notre reste.

Descente donc vers Sydney par la Putty Road. Magnifique paysage. Mais peu d'endroits pour stationner et admirer ce paysage. Route à 2 voies peu fréquentées avec quelques gros camions et 2 ou 3 Peugeot rencontées (Christian a a un don pour les flairer de loin les voitures de cette marque... Remarquez, il n'a pas grand mérite vu que comme voitures françaises il n'y a que des Peugeot..)

Arrivée donc à Sydney. Et petite petite ballade en fin d'après-midi, histoire d'admirer l'Opéra, et le Harbour Bridge...

A demain peut-être pour de nouvelles aventures...

PS Je cherche pour Mac un logiciel équivalent à SnagIt pour Windows... Si vous avez cela dans vos cartons...

rePS En parlant de camions, je suis tombé amoureux des camions australiens (les camionneurs sont aussi pas mal, mais ce n'est pas trop mon style). Et j'ai fait moult photos au télé-objectif en roulant. D'une grande propreté ces camions. Des bestiaux imposants, quelque fois avec 2 à 3 remorques derrière, des énormes pare-buffles à l'avant un peu comme les 4*4 parisiens... Si j'ai le temps, je vais faire un album picassa avec mes estampes camionnesques australiennes... Je vous communiquerai l'url... En attendant, une petite photo prise dans le rétroviseur de notre voiture (avec Christian on a mis au point une "serious" technique pour ce faire: tout est dans la technique du rabbatage à droite... On pense breveter la chose...

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Les Français parlent aux Français : Australie n°2

Jeudi 26 février 2009...  the Roundabout Inn - Gloucester  - vers les 20:00 heure, heure locale...

Qu'on se le dise, tout va bien à bord... Je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis notre arrivée en Australie. La raison est simple : pas de connexion Internet. Encore que nous avions choisi des motels où un accès wifi était annoncé, mais manque de pot... cela n'a jamais marché pour nous. Là où nous passions, tels des e-Attila des temps modernes, plus rien ne marchait...

Retour rapide sur les évènements.

Nous sommes partis de Singapour Lundi dernier 22 février 2009, en fin de journée. Croisière sympa le matin dans le port de Singapour sur un sampan (le Cheng ho), et une visite d'une île au milieu de la baie, île réservée à la méditation. Un petit temple en tout et tout sur la dite île, et pas de bistro ! Ce qui aurait été utile, vu que nous nous sommes fait surprendre par une pluie tropicale - sans compter que cela aurait permis d'élever aussi nos e-âmes.
Magnifiques lumières changeantes dans la baie de Singapour... où nous avons louvoyé entre  des dizaines et des dizaines de navires de gros tonnages, attendant je ne sais quoi. Après-midi passé à flâner sur Orchard Road, toujours avec des pluies diluviennes intermittentes. Orchard Road est le Champs Elysées singapourien. Le nôtre, qui comme chacun sait est la plus belle avenue du Monde, fait quand même un peu pâle figure, question shopping. Des "Galeries Lafayette like" partout, des Belle Epine à chaque coin de rue... On ne savait plus où donner de la tête. Je me suis même fait acheter par une belle singapourienne une chemise pas très classique pour moi (pour 20 $ singapourien, la drôlesse en voulait 30.. Mais vous me connaissez, j'ai dit 20, c'est 20 ! Elle m'a proposé 25, puis 24... Je lui ai dit " c'est 20 ou rien"... Et elle me l'a vendu. Ou plutôt je me la suis fait acheté, si vous voyez la différence... La chemise est un peu holé holé... Je ne sais pas si je vais la mettre au retour. Le chien de Madame Billaut risque de ne pas me reconnaître...

A part cela, le métro singapourien n'a plus de secrets pour nous. Des bornes délivrent des tickets selon un processus compréhensible par des gens qui n'ont pas fait d'études évoluées ...Ticket de plastique contenant une puce "rfid". De ce fait, la chose doit coûter assez cher pour la fabriquer. On peut donc rendre le ticket aux bornes de la station d'arrivée, contre 1 dollar (le billet lui-même coûtant 2 à 3 dollars selon le trajet).
Et on ne s'est pas trompé pour rejoindre l'aéroport : encore que nous avons failli louper un changement en dernière minute... Mais vous nous connaissez on a le flair pour ce genre de chose...

Nuit donc sur un vol de Quantas, qui, point de vue du plateau repas, ne sous laissera pas un souvenir inoubliable... On ne peut plus frugal. Il est vrai que les "aussies" (c'est le nom que se donnent les Australiens) doivent vivre à la dur dans le bush.
L'île continent : 14 fois la France pour seulement 21 millions d'autochtones, descendants des bagnards (les convicts) que l'Angleterre déportait ici pour alléger les prisons de sa mère patrie (avant, elle les déversait dans ses colonies américaines, mais avec l'indépendance, les USA ont prié nos amis anglais d'aller les mettre ailleurs). Qui dit bagnards, dit aussi gardiens. Les actuels aussies sont donc des descendants des 2 populations qui au cours des générations se sont mélangés selon des technologies très anciennes... Comme quoi avec le temps... N'oublions pas non plus, les Aborigènes qui eux m'avaient pas de gens de mauvaises vies à aller loger dans des endroits incroyables. Encore que... Ils sont arrivés dit-on il y a 40.000 ans, venant de l'Inde. Peut-être aussi des bagnards de l'époque ?

Arrivée à Sydney donc mardi matin dés potron minet. Les Australiens ont la phobie des maladies que l'on pourrait importer sur leur continent. Notamment par les aliments. Nos valises sont repassées au scanner à la sortie de l'aéroport, des fois que serions venus rendre une visite de courtoisie à Nicole Kidman avec un saucisson de Lyon, une petite palette de Roquefort, une baguette bien cuite et un literon de rouge qui tache... Mais nous n'avions rien de tout cela...
Location d'une voiture... et en route... pour une randonnée sur la Pacific Coast en remontant vers le Nord. Ici on roule à gauche, ce qui n'est pas une sinécure. Ci-aprés une carte Google ave notre itinéraire aller.

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J'ai laissé le volant à Christian qui préfère conduire semble-t-il (Christian est déjà venu en Australie). Il nous faut cependant beaucoup réfléchir pour aborder un rond-point, pour tourner à gauche, etc... Et comme nous n'avions fait ni l'un ni l'autre Polytechnique, cela nous prend du temps et beaucoup de protéines pour faire fonctionner nos neurones rapidement. Heureusement que l'on peut recharger notre métabolisme avec la bière locale, que l'on boit à flot ici (je conseille la Tooheys). Bref, pas mal de temps pour traverser Sydney et ses banlieues. Très sympa en tout cas. C'est un peu comme la Silicon Valley avec un soupçon de campagne anglaise sous un soleil radieux naturellement. Car ici, en début d'aprés-midi, c'est du 35 degrés pas moins.
Déjeuner à Newcastle, dans un bar genre saloon de Tombstone (avec un distributeur bancaire dans les toilettes - peut-être qu'avec la crise des subprimes les banquiers australiens sont devenus un tantinet honteux qu'ils cantonnent leurs services dans les toilettes ??..)...
La Pacific Coast est magnifique. Nous avons pris la Highway n°1 qui fait le tour du continent (environ 15.000 kilomètres). Route nationale à 2 voies la plupart du temps, mais qui par endroit, se mue en autoroute à 4 voies. Paysages de forêts essentiellement (eucalyptus, gum trees, etc ...), entre-coupées de marécages, de plaines grasses comme en Flandres, et sur la côte pacifique des plages de sable doré tirant sur le blanc. Avec naturellement des surfeurs partout. Car le surf ici est élevé au rang de religion. Tout le monde s'y met. Des gamins aux seniors.

Journée peinarde donc que celle de Mardi. Nous avons jeté l'ancre le soir à Port Marquerie sur la Pacific Coast entre Sydney et Brisbane. Motel sympa, avec du wifi, mais malheureusement le routeur avait un coup dans l'aile. Mon ordinateur le voyait, mais celui-ci ne renvoyait pas d'adresse IP. Christian, qui a toujours une trousse à outils avec lui, a proposé à la tenacière trés accorte de lui réparer... Personnellement j'ai préféré utilisé le wifi du voisin (un certain Clem) qui ne nécessitait pas de password. Mais je n'ai répondu qu'à mail, préférant poster un compte-rendu sur mon blog le lendemain. Bien mal m'en a pris.

Mercredi : même topo. Cool. Avec une rencontre inattendue à Crescent Head (un bled pommé sur la côte) avec 2 couples de frenchies. Ils sont là pour un an minimum. Il y aurait au moins 20.000 Français en Australie disposant d'un visa d'un an leurs permettant de travailler. L'un de nos Français donne de cours de surf (si, si....), et sa compagne Aurélie est web designer. Elle a un entretien d'embauche la semaine prochaine. L'autre couple est dans le "food picking" : la saison du ramassage du kiwi va bientôt commencer : ils vont se mettre au boulot. Chaque couple a acheté son van d'occasion (7.000 dollars australiens), qu'ils revendront s'ils reviennent dans la mère patrie... J'ai fait un billautshow avec nos amis (qui se plaignent amèrement des faibles débit Internet ici...). En photo les frenchies aussies...

DSC02851 Déjeuner à Coffs Harbourg très gentille petite ville. Visite l'après-midi d'un Castorama local pour voir si c'est comme chez nous. Christian fait des travaux chez lui... Et arrêt en fin d'après-midi à Yumba sur la côte. Motel (le Twin Pines) avec du wifi, mais en tentant d'uploader les 100 mégabits de mon billautshow du matin (je n'ai pas ce qu'il me faut pour compresser sur mon petit MacBook Air), j'ai dû déglinger le routeur de l'aubergiste. J'espère en tout cas que les dégâts ne sont que sur le routeur du motel et que l'Internet australien n'a pas eu à en pâtir !

Et pour aujourd'hui Jeudi nous voulions remonter jusqu'à Surf Paradise, mais malheureusement cela ne nous aurait pas permis d'être samedi matin à Sydney que nous voudrions quand même visiter avant de se mettre au boulot Lundi. Nous avons donc décidé de revenir par les montagnes intérieures : le Great Dividing Range. Et nous sommes arrivés ce soir à Gloucester au Roundabout Inn qui a un wifi qui marche.

Voilà pour aujourd'hui... Demain, je vous conte nos aventures dans le "Grest Dividing Range" et notre visite de Glenn Innes où nous avons cru entre'aperevoir Blueberry... ou John Wayne... Demain ou plus tard, vu que l'Internet ici (la photo ci-dessus a mis plus de 20 minutes à être uploadée)...

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures... Demain départ 6:15... Vivement la retraite...


Les Français parlent aux Français : Australie n°1

Singapour, Lundi 23 février 2009 Fairmont Hotel vers les 8:00 du matin heure locale

Voilà.
Reparti pour un grand périple à travers le Monde. Comme vous êtes nombreux à avoir apprécié mes précédents compte-rendus de voyage, et notamment ceux de ma virée mongole en Août dernier (des gens que je rencontre aujourd'hui m'en parle encore avec des trémolos dans la voix... j'ai dû louper ma vocation quelque part...) : je m'y remets aujourd'hui...


Cette fois-ci, c'est encore l'occasion qui a fait le larron. L'ami Serge Soudoplatoff, grand spécialiste de mondes virtuels et autres e-choses, avait rencontré lors d'un précédent congrès à Los Angeles, quelques Australiens bien charpentés et très au fait de ces choses. Il leur a promis d'aller les visiter. Et a monté un voyage professionnel des plus intéressants. Il m'a proposé de l'accompagner, histoire de l'aider à porter ses valises. Du coup, j'ai proposé à un ex-acolyte de BNP Paribas, Christian Salles, maintenant jeune retraité actif (y'a pas que les jeunots qui créent des startuppes en Gaule...) de m'accompagner. Je l'ai proposé aussi à cousin Lauret (vous savez le gars qui perd ses godasses à Madagascar...), mais il revenait du Vietnam, en partance pour San Fransisco... Bref, dans notre virée, la french deleguation sera composé de 5 membres éminents, que je vous présenterais au fur et à mesure.Australie
Pour l'instant nous sommes 2 (Christian et moi), partis en éclaireur, histoire de voir si le reste de la troupe peut suivre... L'image ci-dessus vous donne une idée de notre périple. Et nous avons décidé de prendre notre temps. On se mettra au boulot à Sydney/Melbourne la première semaine de mars. Donc glandouille jusque là ... en passant par Singapour que je ne connais pas où nous sommes arrivés hier samedi... Et en revenant par Hong-Kong. J'ai bien étudié notre périple. A la différence de la steppe mongole, nous aurons des WC partout où nous allons, avec des portes qui ferment......

Voyage sans histoire, mais long (12 heures). Partis vendredi soir de Roissy à 23:00 heure, arrivés le lendemain à 19:00 heure locale. Survol en diagonale vers le sud-est de l'Europe, la Turquie, l'Iran, le Pakistan (quelques turbulences en arrivant au-dessus de Karachi), l'Inde, et le golfe du Bengale. Décalage horaire : 7 heures. Quand il est 1:00 du matin à Paris, il est 8:00 du matin à Singapour.

Singapour : cool, super-cool. C'est une ville-état, une île qui a la forme d'un triangle, au bout de la péninsule malaise, dont elle est séparée par le détroit de Johor.

Nous y resterons que 2 jours. Difficile en quelques heures de se rendre compte... Mais il semble bon vivre à Singapour...

La ville est cool. Pas un papier qui traîne, pas de chewing-gum qui colle sur les trottoirs, pas de tags sur les murs, de grandes avenues, des quartiers très "old colonial" IMG_1539 parmi des bouquets de buildings modernes, un Chinatown qui vaut le détour, un "Little India" que je n'ai pas beaucoup aimé, des centres commerciaux un peu partout, un immeuble de 5 étages à Slim Lim Square plein de e-trucs (j'y ai passé une partie de l'après-midi d'hier pendant une pluie diluvienne).DSC02736 Et un métro aussi propre que le salon de Madame Billaut. C'est dire... 

Un climat cool. Quand vous débarquez de votre vieille Europe brumeuse et froide, cela fait bizarre de vous retrouver dans un climat tropical. Singapour n'est en effet qu'à 140 kilomètres au Nord de l'Equateur. Avec des pluies qui vous tombent dessus toutes les après-midi vers les 17:00. Mais hier, elles étaient en avance de 2 heures. C'est la saison des pluies en ce moment.

Des gens cools. Les Singapouriens, qui sont de différentes ethnies, sont des gens sympas, qui parlent un anglais un zézayant, pas toujours à  facile à comprendre. Mais toujours prêt à vous aider pour trouver votre chemin, et à vous vendre quelque chose. La vie semble peu chère ici. On mange bien pour moins de 10 euros dans les "food courts", où l'on boit beaucoup de bière. J'ai trouvé un jean de marque pour 6 euros. Et un disque dur portable de plus de 300 gigas pour 50 euros (100 $ singapouriens valent 50 euros).

Bref un coin de Monde, au bout de la "flagelle" malaisienne, qui vaut le détour, et où il fait a priori bon vivre.

A part cela, j'ai fait un billautshow avec Sophiane Arras, un jeune français ici qui travaille pour MyHeritage.com (il m'a ainsi appris que le séquencement de votre génome allait être trés utile dans les mois à venir dans les réseaux familiaux et sociaux : la génomique et le Web 2.0 vont converger - billautshow sur mon blog au retour)... Et l'ami, Christian s'est foulé la cheville en traversant une avenue. Ici on roule à gauche. Quand on veut traverser et que l'on ne regarde pas du bon côté, et qu'une voiture arrive du côté où l'on ne regarde pas, il faut vite battre en retraite. La cheville n'a pas résisté, suite au brusque mouvement de torsion. Mais je rassure de suite Madame Salles, après avoir vu un toubib local, Christian va bien... Et il est tout mignon avec son bas de contention...

Voilà. Nous reprenons, après ce cool intermède, l'avion en fin de journée pour Sidney Australie. 

A bientôt peut-être... pour de nouvelles aventures...

PS Ici à Singapour quand vous prenez un accès Internet on vous donne un ordinateur. En tout cas c'est ce que cette pub prétend...DSC02696


Connaissez-vous Patrick Robin ? Quelles différences entre une cyberconsommatrice et une e-shoppeuse ?


Patrick Robin : vous vous souvenez ? Patrick a créé au début des années 1990 Imaginet, qui a été avec Oléane du père Jean Michel Planche et Francenet de l'ami Rafi Haladjian, l'un des premiers fournisseurs d'accès Internet dans notre pays.. (Patrick avait lancé aussi à l'époque la première e-régie publicitaire : Régie On Line).
Et après quelques années sabbatiques, Patrick revient aux e-affaires avec 24h:00...24h Il nous raconte comment il a eu l'idée de lancer cette plateforme qui est devenu aujourd'hui l'un des premiers portails féminin de shopping en ligne. Et nous explique la différence entre une cyberconsommatrice et une e-shoppeuse... Ce n'est pas exactement le même profil. Il y aurait potentiellement en France environ 6 à 7 millions de e-shoppeuses... 2,6 millions utilisent aujourd'hui 24h:00..
Comment fonctionne 24h:00 ? Quels sont les différents services proposés ? Quel est le business model ? (3 lignes de revenus...).Sac
Pour terminer ce billautshow, discussion autour de 2 thèmes : la crise favorise-t-elle le développement du commerce électronique ? Que penser de l'Internet en France ?

En off, l'ami Patrick m'a montré une nouvelle fonctionnalités qu'il va bientôt intégré dans 24h:00 : la recherche assistée grâce à un moteur d'images... impressionnant (mais je ne vous ai rien dit)...

Pour contacter Patrick Robin : probin(arobase)24h00(point)fr
Le site de 24h:00 : ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Mikaël Taillepied ? Travailleurs mobiles : Netmotion est fait pour vous...


Netmotion, société américaine, s'installe en Europe. Pour les spécialistes Netmotion a mis sur pied une solution de VPN en mobilité des plus astucieuses (VPN : Virtual Private Network).
Pour le commun des mortels : illustration. Vous êtes visiteur médical, ou encore technicien réparateur d'ascenceur. Le matin, chez vous vous vous êtes connecté au VPN traditionnel de votre entreprise qui fonctionne sans problèmes sur le réseau filaire.. Vous avez téléchargé le programme de votre journée... Et vous voilà parti. Comment faire en déplacement pour vous connecter au VPN de votre entreprise ? Avec un VPN classique, il vous faudra trouver un réseau type GPRS (à condition d'avoir le dongle adhoc) ou wifi. Et relancer le VPN et les diverses applications que vous utilisez sur le terrain. A chaque fois. Netmotion
Avec la solution de Netmotion : plus de tracasseries de ce type. Vous vous déplacez en gardant toujours vos applications ouvertes... Et Netmotion choisiera pour vous le réseau (Gprs ou Wifi proposant la meilleure bande passante au meilleurs prix). Si naturellement vous êtes sur un territoire disposant des 2 types de réseau. Et même réglera votre bande passante en fonction de l'application !
Comment tout cela fontionne-t-il ? Mikaël nous l'explique et nous fait une démonstration convaincante de téléphonie IP...

Quel est le business model de Netmotion ? Pourquoi les opérateurs n'ont ils pas lancés eux-mêmes un tel service ? Quels sont les fonctionnalités nouvelles qui seront intégrées ?

Les travailleurs mobiles doivent être quelques millions en France (je n'ai pas trouvé de statistiques...). Premier client en France de Netmotion : Aéroport de Paris.

Pour contacter Mikaël Taillepied :

Le site de Netmotion : ici

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Connaissez-vous Laurent Pilliet ? Le marché immobilier n'échappera pas à la tansparence...

Le marché immobilier a la réputation d'être opaque pour l'acheteur d'un bien, c'est le moins que l'on puisse dire. Les professionnels (l'offre) y a certainement intérêt. Il existe ainsi sur l'Internet de multiples sites présentant des annonces de biens à vendre. Un même bien peut se retrouver dans une dizaine de sites, et curieusement il peut y être proposé à la vente à des prix très différents... Comment le savoir ? Et comment savoir si le (les) prix proposé est le prix de marché ?
Par ailleurs un acheteur potentiel ne se contente pas que des informations sur le bien. Ce dernier se trouve où par rapport au lieu de travail ? Et le lycée pour les enfants ? Ce lycée a-t-il bonne réputation ? Etc...

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Laurent nous présente dans le détail la plateforme qu'il vient d'ouvrir : Twimmo et son Twimm-it...
Remarquable application à mon sens. Elle montre qu'en fait tout l'information existe sur l'Internet, mais que cela ne suffit pas pour être exploitable au mieux des intérêts de l'acheteur (la demande). Il faut ajouter à cet océan d'informations éparses, une couche d'outils 2.0, pour rendre cet océan immédiatement intelligible. C'est qu'à fait Laurent.

Vous avez trouvé sur différents sites d'annonces des biens qui pourraient vous intéresser ? Comment en conserver trace selon une même structure d'annonces  ?(alors que chaque site a sa propre présentation) ? Grâce au Twimm-it...
De plus, dans les annonces que vous avez "piquées" et "twimmitées", vous pouvez réorganiser les présentations comme vous l'entendez ... (les photos d'abord par exemple)... Par ailleurs dans votre espace twimmit, votre liste d'annonces s'enrichit de données "qui viennent d'ailleurs" et que Twimmit met gracieusement à votre disposition. Par exemple les distances sur une carte (distance pour chaque bien par rapport à votre lieu de travail, par rapport au lycée pour les enfants, etc...) ..

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En général, dans les sites d'annonces français il y a assez peu de photos (en comparaison des sites d'annonces américains ou d'Europe du Nord). Twimmit permet à l'internaute qui a visité un bien d'uploader ses photos dans son espace, puis de les mettre à disposition d'autres utilisateurs de la plateforme intéressés par le même bien.. Même chose en ce qui concerne le prix. Le vendeur d'un bien que vous avez référencé il y a 3 mois, a peut-être changé de prix... Vous êtes automatiquement prévenu...
De plus vous pouvez comparer le ou les prix proposés pour un même bien dans différentes annonces avec le prix de marché. A savoir, le prix des transactions effectuées dans le quartier et dûment recensés par les notaires... Combien coûte l'utilisation de la base des notaires ?

Vous pouvez aussi à partir de votre espace Twimmo, contacter vos amis qui pourront vous donner leur avis sur le bien que vous envisagez d'acheter... Facebook n'est probablement pas loin...
Quel est le business model de Laurent ?
Pour l'instant, Twimmo est ouvert en bêta pour Paris. Et dans le courant de l'année 2009, toute la France sera disponible. D'autres marchés sont à l'étude. En fait, tout les marchés organisés autour de la petite annonce (location, location saisonnière, emploi, voiture, etc...) peuvent être utilisés pour le plus grand bonheur de la demande...

Concurrence ? Quid de cette plate-forme pour l'Europe ?

L'information préexiste sur l'Intenet et les outils du Web 2.0 vont permettre une transparence complète. Workit par exemple annoncera mi-mars son widget de transparence pour 70.000 produits manufacturés vendus dans plusieurs dizaines de sites de e-commerce (à des prix naturellement différents pour une même référence). Jechange.fr tente de faire la même chose avec les services.  Voilà maintenant Twimmo.

Si j'étais Sarkozy, j'enfermerais tous les gamins de la génération Internet à la santé. Vont vous f... un de ces bazars ! Il me semble que ce que l'on appelle le "piratage" n'est rien, par rapport à ce que la transparence va entraîner dans l'organisation de notre système économique... Si vous avez quelques réflexions sur ce sujet, n'hésitez pas à les poster en comment...

Pour contacter Laurent Pillier : laurent(point)pilliet(arobase)twimmo(point)com

Le site de Twimmo : ici

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Obama continue : la "clicocratie" gagnera-t-elle la vieille Europe ?

Excellent article publié dans le Monde ici, que je me permets de vous conseiller de lire et de méditer...
Obama continue... On pouvait penser qu'après son élection, il rangerait dans les placards de la Maison Blanche tout son arsenal 2.0 qu'il a su utiliser avec son équipe, de grandiose façon...
Que nenni... Le bonhomme continue et accélère...

Quelques élucubrations...

1/ que vont faire nos "vieux politiques" de la vieille Europe ? Vont-ils s'essayer pour les prochaines grandes élections dans nos différents territoires à copier Obama ? Ou au contraire va-t-on voir arriver de nouveaux leaders portés par la "net génération" européenne ? Pourquoi Sarkozy en Gaule ne nous parle-t-il pas de tout cela ? Peut-être n'est-il pas au courant ?

2/ est-ce que la "clicocratie" comme dit le Monde va gagner nos entreprises ? Il sera intéressant de voir comment les entreprises traditionnelles américaines (je ne parle pas des entreprises de la Silicon Valley) vont adapter cette "clicocratie" pour trouver des clients dans cette grande période de crise, au même titre qu'Obama, avec sa mécanique, a su trouver des électeurs...

3/ je ne peux m'empêcher de rapprocher tout cela avec ce que font en ce moment en Poitou Charentes les frères Lippi et tout leurs collaborateurs ... Ils sont en train de mettre leur entreprise industrielle, qui fabrique du grillage, en ordre de marche 2.0. A la Obama (merci de noter que je n'ai aucun intérêt dans cette entreprise). Leur "war-room" qui fonctionne toute la journée, recherche activement par le Web des prospects, des clients, sur toute l'Europe et même ailleurs, avec une stratégie des plus intéressantes. Et cela commence à payer si l'on en croit Frédéric Lippi qui est intervenu lors de la conférence "relation client 2.0" de l'AFRC... Pourquoi Madame Parisot en Gaule ne nous parle-t-elle pas de tout cela ? Peut-être n'est-elle pas au courant ?

4/ Et pourquoi nos grands syndicalistes ne nous parlent-ils pas aussi de tout cela ? Puis-je leurs conseiller d'aller à l'U4 chez Lippi discuter avec les soudeurs/métallos qui préparent la chaîne de télé Internet professionnelle de l'entreprise ? (le 29 janvier dernier, grand jour de grève, j'étais dans l'U4 chez Lippi. Il m'a semblé que les métallos étaient tous au boulot... Curieux non ?)

5/ Et pourquoi nos aimables enseignants de notre non moins aimable Education Nationale ne parlent-ils pas aussi de tout cela ? Pourquoi ne se forment-ils pas, comme chez Lippi, dans une "webschool" qu'ils pourraient ensuite proposer à leurs élèves (qui aujourd'hui en connaissent certainement plus qu'eux dans ces domaines)... Qu'ils pourrainet aussi proposer à la génération "télévision hertzienne" (les papies et mamies boomers..)... Plutôt que de déambuler dans les rues par ces temps de grand froid ?

6/ Et pourquoi nos associations professionnelles, surtout celles qui s'intéressent au monde Internet (et qui de ce fait, ont une grande responsabilité) n'incitent-elles pas les décideurs 1.0 à faire migrer leur vision du monde ?

Il serait temps de se bouger le e-popotin, plutôt que d'attendre que la crise de l'économie 1.0 fasse des ravages et nous conduise à "la grande chienlit"... Le monde ancien se meurt. Un monde nouveau est en tain de naître.

Il serait temps de mettre de la fibre partout... Notre génération Internet fera le reste...


Excellent bouquin : the big switch...

Je me permets de vous conseiller de lire ce livre " The big switch : rewiring the world, from Edison to Google"... qui est une explication intéressante de ce qui se passe en ce moment avec le Saas (Software as a service), ou encore le "on demand", le "file hosting"... etc...



L'auteur, Nicholas Carr, compare en effet la production et la distribution de l'électricité à celle des données informatiques: les datas.
Thomas Edison, l'inventeur de l'ampoule électrique avait son labo situé sur Pearl Street au sud de Manhattan. Il avait créé sa compagnie (qui plus tard deviendra General Electric) pour vendre ses ampoules. Mais naturellement il fallait alimenter les dites ampoules. Il proposait donc aux propriétaires des buildings de Manhattan d'acheter un générateur pour produire l'électricité. Et le prix était fonction, non pas de la quantité d'électricité consommée, mais du nombre d'ampoules installées. Et le soir vers les 18:00 chaque building mettait en route son générateur. Pas très pratique, vous en conviendrez.

Plus tard, l'un de ses collaborateurs (Samuel Insull) créera le réseau électrique, le grid. Au lieu d'avoir chacun son générateur, on a mis sur pied quelques centrales électriques réparties sur le territoire, avec un réseau de distribution pour alimenter les ampoules... et autres moteurs électriques. On ne savait plus d'où venait l'électricité consommée dans l'ampoule du salon... Mais qui s'en souciait ?
Carr démontre qu'il va se passer exactement la même chose avec les ordinateurs (l'équivalent des générateurs) et le réseau Internet, l'équivalent du grid. Au lieu d'avoir dans nos entreprises des bouzins plus ou moins imposants, au lieu d'avoir dans nos foyers des PC eux aussi plus ou moins imposants avec de gros disques durs, nous aurons par le réseau accès à des "générateurs" ultra-puissants, ultra-redondants, ultra-sécurisés... Le basculement a déjà commencé avec le cloud computing d'Amazon, des applications à la demande (plus besoin d'acheter des logiciels) comme celles proposées par Zoho, Google, Zimbra, etc...

Naturellement la vitesse de basculement va dépendre d'un certain nombre de facteurs, et en particulier du débit disponible sur le réseau Internet. En gros, plus il y a de débit, plus le basculement s'effectuera rapidement.

La grande crise de 1929... Roosevelt, en 1933 a mis en oeuvre son New Deal pour tenter d'enrayer cette crise, avec notamment le TVA (Tennesse Valley Authority) chargé de produire de l'électricité hydraulique sur la riviére Tennesse et de la distribuer par le grid un peu partout... On sait ce que cela a entraîné par la suite...

Nos dirigeants seraient bien inspirés en ce moment de faire un peu la même chose. Non pas de mettre tout leurs oeufs dans le même panier (les infrastructures traditionnelles : routes, et autres), mais aussi dans un réseau optique sur tout le territoire...

Bon ce que j'en dis...

En tout cas je trouve que la production de livres américains sur les thémes du 2.0 en ce moment est on ne peut plus florissante... Dommage que chez nous, il n'y ait pas grand chose en français sur ces thèmes (à part quelques blogs ...)...


Relation Client 2.0 : un grand merci à...

Comme je vous l'avais annoncé dans ce blog, hier 10 février 2009, a eu lieu la première conférence "Relation Client 2.0" de l'Association Française de la Relation Client (AFRC)...

Un grand merci à Eric Dadian, Président et à son équipe de m'avoir donné carte blanche pour l'organiser.

Un centaine de participants (un succès selon Eric) y ont participé, et certains ont bravé les éléments pour venir (avec la tempête, cela n'a pas toujours été facile pour ceux venant de Province). Une centaine de participants donc, dont une vingtaine de non-membres de l'AFRC (certains, suite à cette journée, vont le devenir je pense - comme quoi le 2.0 permet d'acquérir non seulement des électeurs - Obama-, non seulement des clients - Lipi-, mais aussi de l'adhérent)... Ils sont venus suite à l'annonce dans mon blog... et l'AFRC leur a demandé une participation au frais du lunch du midi (la journée était gratuite pour les membres de l'AFRC).

Un grand merci surtout aux différents orateurs que j'avais invités. Trés, très haute tenue...

Catherine Coolen, représentante de Zoho en France, nous a présenté l'offre Saas (Software as a service) de cette startup californienne ("le meilleur de Microsoft et de Google" en "on demand"..), avec l'intégration des différents outils bureautiques dans le module CRM de Zoho. Trés bien fait et très intéressant pour les petites et moyennes structures... Et même pour les plus grandes : Catherine nous ainsi appris que General Electric allait non seulement quitter Microsoft, mais aussi l'open source, pour prendre les solutions on demand de Zoho.. Tendance de fonds probablement, même si nos entreprises françaises sont encore reluctantes à aller loger leurs données ailleurs... (Catherine a accepté de remplacer Cisco qui devait venir nous présenter sa plateforme collaborative EOS. Au dernier moment, nos amis de Cisco m'ont dit que c'était OK, mais dans Second Life. Peut-être encore un peu trop en avance pour nous... Je voyais mal notre centaine de participants créer leur avatar, et rejoindre une salle de réunion virtuelle...).

Olivier Fécherolle, DG de Viadeo LE réseau social généraliste français, nous a présenté la nouvelle interface de Viadéo (beaucoup plus claire), la stratégie de Viadeo avec son extension en Chine et en Inde. Et a expliqué comment la relation client pouvait utilement utiliser les plate-formes de réseaux sociaux. Il nous a aussi annoncé la sortie prochaine d'une guide d'utilisation sur ces thèmes.

Eris Dos Santos, avec sa fougue habituelle, nous a fait un excellent topo sur sa solution de plateforme collaborative Feedback. Et était venu dans ses valises avec Romain Bulard-Luc de C2C (un établissement financier) qui nous a apporté un témoignage d'utilisateur d'une telle plateforme avec ses clients. Où l'on se rend compte que les clients ne sont pas des boeufs, et que leurs idées, avis et commentaires donnent des idées à C2C (A noter que Romain venait de Niort, mais qu'il a dû aller en voiture à Poitiers pour prendre son TGV, car entre Niort et Poitiers la ligne TGV était encombrée d'arbres fauchés par la tempête - merci à lui d'avoir pris la peine de venir dans ces conditions).

Arnaud Bourge d'Air France nous a présenté Bluenity, le réseau social lancée par la compagnie il y a 2 ou 3 mois. Stratégie des plus impressionnantes et présentation magistrale par Arnaud. Pourquoi Air France s'est lancée dans cette aventure ? Comment la petite équipe marketing a convaincu sa Direction générale ? etc...etc... Relations entre marques et réseaux sociaux ? Quid de la publicité ? Pourquoi un réseau social maison ? Pourquoi ne pas l'avoir intégré dans Facebook ou autres ? Si vous êtes un adhérent à Flying blue cela peut vous intéresser. Et même si vous ne l'êtes pas... Car c'est ouvert...

Jean Pascal Szelerski de l'Apec (merci à lui d'être venu, malgré sa petite santé) nous a donné sa vision des réseaux sociaux, et surtout le pourquoi de l'accord avec Linkedin... Un mashup franco-américain à haute valeur ajoutée pour les cadres français... (et probablement aussi pour LinkedIn). Par les temps de crise les réseaux sociaux professionnels et le mashup franco-américain sera utile à plus d'un.

Et enfin Frédéric Lippi DG de Lippi Industries, a présenté la stratégie de son entreprise industrielle (340 personnes) qui bascule tous ses collaborateurs dans le 2.0. Cela en a étonné plus un dans la salle. Pourquoi une webschool intégrée chez Lippi ? Pourquoi une "war-room" qui fonctionne toute la journée ? Qui y travaillent ? Comment trouver des clients/prospects sur le Web quand on fabrique du grillage, des clôtures, des portails ? Que pensent les cadres de Lippi de tout cela ? (Frédéric a montré la petite vidéo que javais faite lors de ma visite chez eux il y a quelques jours voir ici).

On a aussi pas mal parlé au cours de la journée de la stratégie 2.0 d'Obama, de la génération Internet française (hé oui, on en a aussi une)... Bref, les honorables membres de l'AFRC, à ce qu'ils m'ont dit, ont découvert un monde insoupçonné... Berénice (vous ne connaissez par Bérénice de l'AFRC ?) a fait remplir un formulaire d'évalutation dont je n'ai pas les résultats ce matin... Mais je pense que c'est plutôt bon puisque l'on m'a demandé de refaire une conférence "relation client 2.0" le 23 avril prochain. Le thème n'est pas encore défini, mais il tournera probablement autour de la notion de "transparence" des marchés, ou de la multi-diffusion. Selon le même modèle d'intervention que la journée d'hier : mélanger des start-ups et des sociétés 1.0 qui font des choses dans le 2.0... avec une heure chacun... Je vous tiens au courant.

Un grand merci aussi à France Telecom/Orange, qui pour la circonstance, avait mis à disposition de l'AFRC son bel amphi de la rue Bassano, prés de l'Etoile à Paris... J'y ai rencontré le matin en arrivant Mr Lombard le PDG. Je lui ai trouvé un petit air chagrin et un tantinet morose. Je l'ai salué naturellement, mais du coup, je n'ai pas osé lui demander quand FT apporterait une fibre optique à Mouthiers sur Boëme, où se trouve le siège de l'entreprise Lippi. Lippi va en effet démarrer prochainement ses "chaînes de télé IP professionnelles". Et l'Adsl maigrichon qu'ils ont actuellement n'y suffira pas...

PS Si vous voulez adhérer à L'Afrc 2.0 contactez donc Bérénice.. Bérénice Carrillo <bcarrillo(arobase)afrc(point)org

Je ne sais pas trop si Bérénice va pouvoir récupérer les slides des uns et des autres... Si oui je pense que vous les trouverez sur le site de l'AFRC...


Connaissez-vous Régis Chouraqui et Eric Bayard ? On croyait que Flickr avait tout inventé...


Il n'en est rien... Eric Bayard et Régis Chouraqui nous présentent leur plateforme de partage privatif de photos : Joomeo, lancée il y a un an environ. Plateforme acceptant de très nombreux formats de photos (y compris le RAW - jusqu'à 100 mégas/photo !), avec une gestion extrêmement fine des droits. Car Joomeo est en quelque sorte un réseau social photographique évolué...
D'abord les différentes formules disponibles. Un formule gratuite qui vous permet de télécharger jusqu'à 150 mégas de photos/mois, soit 1,8 giga/an ! C'est en fait un droit de publication qui se renouvelle chaque mois. Et les photos téléchargés sont conservées à vie de façon gratuite...  Par ailleurs 3 autres formules payantes sont disponibles (Privilège, VIP, Infinite) que nos deux compères détaillent par le menu... Pour des besoins ponctuels un "ticket de droit de publication" est disponible.


Comment gère-t-on ses collections de photos (dossiers, sous-dossiers, albums virtuels avec des photos venant de collections d'autres personnes nous ayant référencés comme ami) ? Comment gère-t-on ses contacts ? Comment affecter l'une de vos collections à tel ou tel ? Quels sont les différents types de droits permis à l'un de vos contacts ? Comment prévenir qu'il y a de nouvelles photos dans telle collection ? Votre communauté se crée de façon automatique : comment ?

Démo (avec une interface très sympa "à la souris"...). Diaporama ? Tirage papier de vos photos (ou de celles d'une collection d'un de vos contacts) ?Joomeo
Quel est le business model de Joomeo ? Quelles sont les différentes sources de revenus ? 


Le marché de la photo numérique explose.. Il y a manifestement encore de la place pour de nouveaux acteurs comme Joomeo qui apportent des fonctionnalités nouvelles intéressantes. Bientôt la plateforme proposera des galeries publiques et semi-publiques, des cadres photo wifi intelligents, différents connecteurs avec Facebook, mais aussi avec iPhoto, Aperture, Lightroom, etc...
Comment se fait la commercialisation ? Quid de l'International (qu'on se rassure nos amis restent en France... pour le moment)...


Pour contacter nos amis : regis((point)chouraqui(aRobase)joomeo(point)com
Le site de Joomeo : ici

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