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Connaissez-vous Thomas Demolliens et Julien Levy ? La vidéo se fait immersive...

On n'arrête pas le progrès c'est bien connu... Thomas (et non Thierry comme je le dis en début d'interview) Demolliens, gérant de la société Immersium et Directeur Commercial de Digital Immersion, société dont son compère Julien Lévy est le gérant, nous présentent la vidéo immersive...
Complètement immersive.
Comment cela fonctionne-t-il ? Nos amis sont venus avec une caméra à 6 lentilles (en fait 6 caméras logés dans une petite boîte) reliée à un encodeur (de la taille d'une box de connexion sur l'Internet). Cette caméra est en fait une caméra de vidéosurveillance. L'encodeur lui-même est connecté à un micro-ordinateur (qui reçoit ainsi 30 images par caméra et par seconde). Ce qui permet d'afficher les images des 6 caméras en même temps. Comment fabrique-t-on ensuite l'immersif ?

Donc un environnement complet de vidéo 360° fonctionnant dans le plan horizontal ET vertical.
Pour bien comprendre la chose, Thomas nous montre la visite d'un hôtel en vidéo immersive. Vous pouvez aussi faire une petite visite immersive du quartier de la Tour Eifel à Paris ici. L'utilisateur choisit donc là où il veut aller : il devient caméraman/réalisateur. Et, beauté de la chose, on peut intégrer dans cette vidéo d'un genre nouveau des "hotspots" de redirection, ou du texte, ou une URL, ou une autre vidéo... Par exemple visiter de cette façon un vrai salon professionnel, et "s'arrêter" à chaque stand pour écouter le commercial, ou encore visiter Paris en immersif... (démo faite par Thomas).
Quid des formats de fichiers ? Madame Michu pourra-t-elle filmer son petit-fils en immersif ?
Quel est le business model de nos de nos 2 compères ? Y a-t-il des concurrents ? Comment notre "web agency immersive" commercialise-t-elle la chose ?
Le live est-il possible ? Par exemple serait-il possible de retransmettre une émission de télé-réalité sur la télé de papa, et en même temps, en immersif sur l'Internet ?
Quid du casque "head mounted ?" Peut-on utiliser la chose dans Second Live ?
Autres fonctionnalités à venir ? Quels marchés pour la vidéo immersive ? Tourisme (voir ici la visite immersive du Fairmont - Mallard Lounge), divertissement, événementiel... et la médecine... (avec la vidéo immersive vous pourriez guérir de votre clautrophobie, ou apprendre à gérer votre stress au boulot).
Pour ceux qui ont encore quelques liquidités, Thomas et Julien recherchent quelque argent...

Vous pouvez donc regarder ce billautshow comme d'habitude. Mais vous pourrez aussi le regarder en immersif (ce qui vous permettra de jeter un coup d'oeil dans mes placards derrière moi...)
Ce premier billautshow immersif sera diffusé prochainement. Il sera placé soit sur le site de nos amis, soit sur mon blog, soit sur les 2...

Pour contacter Thomas Demolliens ici
Le blog d'Immersium ici

Pour contacter Julien Lévy ici

Le site Web de Digital Immersion ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Connaissez-vous Sébastien Gruhier ? Comment faire quand il y a trop de ballonnets sur une carte ?

Rennes, le 23 octobre 2008 - La Bretagne se met au 2.0...

Simple. Il suffit d'utiliser la solution de Mapeed...

Donc Sébastien Gruhier, l'un des fondateurs, nous explique à quoi sert Mapeed. Service de type "ondemand", Mapeed permet d'afficher selon un mécanisme de poupée russe, des milliers des pointeurs (les petits ballons) sur des cartes de type Google Maps.Mapeed
Comment cela fonctionne-t-il ? Qui seront les utilisateurs ? (le service vient d'ouvrir). Pour quels types de services ? Tarification et business model ?Mapeed1
Sébastien nous fait une démonstration avec comme thème la représentation sur une carte de l'endroit où habite les quelques milliers de médaillés olympiques des Jeux de Pékin.

Ce billautshow termine donc la séquences d'interviews que j'ai faites à Rennes en octobre dernier.
Mapeed m'avait demandé d'en différer la publication jusqu'à maintenant. Voilà qui est fait. Vous trouverez la liste des billautshows en tapant "Rennes" dans "Googlez-moi"...
A noter que d'autres régions m'ont demandé de venir... Toulouse notamment...

Pour contacter Sébastien Gruhier ici
Le site de Mapeed ici

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Connaissez-vous Frédéric Baroin ? Même les footeux se mettent au 2.0 (leurs parents vont-ils devenir des Thierry Roland ?)

Frédéric Baroin, parent d'un jeune fouteux, nous explique par le menu ce que fait la plateforme "footemotion". En fait, c'est un réseau social ouvert aux 19.000 clubs de foot amateurs français et à leurs membres, à savoir les enfants de 6 à 12 ans (soit un peu plus de 700.000 enfants). Tout y est : réseau social, blog, vidéo, etc... C'est gratuit pour le club. De plus, footemotion fournit maillots et shorts. Le Club dispose sur la plateforme d'un espace institutionnel de type panneau d'affichage pour publier les résultats par exemple. Les parents, qui suivent les matchs de leurs gamins, peuvent y uploader des photos et des vidéos de leurs futurs Zidane... Footemotion Vidéos et photos que les enfants peuvent ensuite commenter eux-mêmes. Frédéric nous fait une démo avec l'espace du Club de Lesquin (59).

Quel est donc le business model de footemotion ? Par ailleurs footemotion publie un contenu original (des vidéos de freestyle par exemple). Aujourd'hui 50 clubs sont adhérents, soit 5.000 enfants dont les maillots sont au couleur de footemotion. Quand il y aura davantage de clubs adhérents, footemotion vendra l'espace publicitaire du maillot. Le monde entier joue au foot. Ce qui donne des idées à Frédéric.

Footemotion utilise la plateforme de Beezbox, dont le fondateur tout a fait par hasard passait par là. A savoir Solofo Rafeno qui est déjà passé sur le billautshow. L'occasion de faire le point.

Pour contacter Frédéric Baroin ici

Le site de footemotion ici

Pour contacter Solofo Rafeno ici

Le site de Beezbox ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Orange : 17.000 clients fibrés...

Hier soir, Orange organisait à l'intention de quelques blogeurs une présentation de sa Collection Automne Hiver 2008... Je vous rassure de suite, Orange n'a pas changé de métier. D'ailleurs, je vois mal Mr Lombard en Lagerfeld, avec queue de cheval, lunettes noires, et grosses bagues aux doigts. Personnellement, je trouve que l'amalgame avec la haute ou petite couture est un peu ridicule (mais cette opinion n'engage que moi). Surtout que les mannequins d'Orange n'ont rien à voir avec ceux que l'on voit dans les vrais défilés de mode (Madame Billaut, dans son jeune temps, travaillait chez Dior. Elle m'invitait de temps à autres à un défilé, auquel j'assistais dans les coulisses... J'en conserve un souvenir... comment dire ? émoustillé..). Les mannequins/chefs de produits d'Orange sont en très grande majorité des hommes (certains il est vrai, ne sont pas mal du tout)... Tout de noir vêtus. A croire qu'ils ont été habillé justement par le sieur Lagerfeld. On aurait certainement aimé un peu de fantaisie avec un tissu à fleur ou une cretonne peut-être ?

Bon... Revenons à nos moutons..
"En toute simplicité" pour notre vie numérique au quotidien dans le domaine du travail, du jeux, du divertissement. Voilà le titre de cette "Collection". Plus créatif, plus divertissant, plus communiquant.
Pas moins d'une vingtaine d'applications nous ont été présentées... Ce qui est nettement plus que les précédentes "Collections"... auxquelles j'ai eu l'occasion de participer...
Je ne vais pas vous faire de compte-rendus à la Prévert (vous trouverez ici une vidéo de présentation). Mais des remarques d'ensemble...

1/ Manifestement Orange se bouge... Alors qu'il y a 10 ans, il ne fallait pas trop parler d'Internet dans les couloirs de notre aimable opérateur historique (sauf dans le bureau de Jean Jacques Damlamian, le responsable à l'époque du développement, et en fermant la porte...)... Les temps changent manifestement. Nos X-Telecom se mettent à l'IP aprés avoir mis à la poubelle leur X25 (et leur Minitel...).
2/ Deuxième impression : Orange essaye de rattraper ses grands frères Yahoo, Google, etc... La messagerie par exemple ressemble de plus en plus à celle de Yahoo ou de Google. Avec une pointe de nouveauté liant le téléphone et la messagerie (pas mal). Ou encore le filesharing qui ne fontionne QUE sur réseaux optiques... (c'est là où en posant une question au mannequin/chef de produit que j'ai appris qu'Orange avait 17.000 abonnés fibre - on nous a présenté la nouvelle Livebox qui n'intègre pas encore un routeur optique...). Orange copie aussi Apple et son iPhone, avec ses terminaux téléphones personnalisables... Etc...
3/ Et puis en réfléchissant sur la route du retour, je me suis dit que nos amis construisaient patiemment leur "écosystem". Ecosystem qui ne sera pas du goût de tout le monde. Par exemple de Canal et autres broadcasteurs. Orange nous a présenté ses "Orange cinéma series", sa TV HD Mobile, etc...
On m'a fait remarquer qu'Orange et Canal, dans ces domaines, étaient complémentaires... Bon moi je veux bien... Mais rien n'est moins sûr... Et si j'étais Canal - qui n'a pas de réseaux de télécommunications et dont la culture Internet 2.0 n'est peut-être pas au top, je me méfierais un tantinet...

Et puis, toujours réfléchissant en retournant chez Madame Billaut je me suis demandé quels impacts auraient la crise et l'élection d'Obama sur toute cette affaire...
Obama, chose tout a fait impressionnante, a été élu en grande partie parce qu'il a su utiliser les outils du Web 2.0 auprès de la génération non pas télévision (les papies boomer), mais Internet (les jeunes). Lesquels d'ailleurs regardent de moins en moins la télévision de papa. Comme quoi il faut faire extrêmement attention aux changements technologique dans les sociétés humaines (Monsieur Pascal Nègre en sait quelque chose). Je pense que Mister President va continuer la chose quand il sera à la Maison Blanche... Où il mettra en place une espèce de Démocratie 2.0... Qui tranchera probablement avec la démocratie actuelle du style " you vote, we rule"... Alors que nos Grands Elus Européens sont assez loin de tout cela me semble-t-il. Par exemple je n'ai jamais vu de photos du bureau de notre Président avec un ordinateur dessus. Obama probablement en mettra un dans son bureau ovale (on dit que cela pourrait être un Mac). Obama aime la technologie, et l'utilise. Ce qui n'est pas trop le cas des autres Présidents des pays Occidentaux (y compris d'ailleurs chez nos socialistes, qui ont d'autres problèmes de type 1.0 à régler).
Deuxième réflexion. Obama a annoncé un espèce de New Deal à la Roosevelt sur les infrastructures. Supposons que notre ami décide d'améliorer l'infrastructure réseaux de télécommunications en fibrant le pays (les jeunes américains veulent du très haut débit). On aura l'air fin dans notre vieille Europe... Avec en France nos 17.000 fibrés Orange, les un peu moins de 10.000 à Pau, et les quelques chouillas des autres... De plus Obama aura "son Besson 2.0". Dans la période de transition son conseiller en la matière n'est rien de moins qu'Eric Schmidt, le CEO de Google. Pourquoi n'a-t-il pas pris un Président d'un opérateur genre Orange ?

Notre élite européenne me semble encore assez loin de tout cela, alors que jes jeunes Européens sont sans nul doute, comme les jeunes Américains. Regardez ce qui c'est encore passé avec Europeana. 30 minutes aprés l'ouverture de la trés grande bibliothéque européenne, le serveur s'est effondré sous les connections des Européens. Preuve que notre élite n'a guère la perception des souhaits du peuple et notamment des jeunes. Et ne sait pas dimensionner le service pour répondre à la demande.  Cela me rappelle l'ouverture chiraquienne de l'Ign, dont le serveur n'a tenu que quelques minutes.

Les mois à venir vont être des plus intéressants. A moins naturellement que la crise dégénère en catastrophe... Et j'espère que nos amis d'Orange contineront à m'inviter à leurs Collections..

PS Pour me remettre de mon jet lag (voir mes posts précédents) je suis allé faire une conférence à Chateauroux... Une centaine de personnes. Des élus du peuple (3 conseillers généraux, etc..). Des chefs d'entreprises. Tout ce beau monde aimerait disposer d'un réseau à TRES haut débit... "Mais vous comprenez, me dit le vice Président du Conseil Général, j'ai appelé le Préfet, le Sgar sur ce point... On m'a répondu que selon le plan Besson de l'Etat, nous sommes sûr d'avoir partout dans notre beau département de l'Indre du ... 512 kilos... You vote, we rule... comme dit l'autre...

J'espère qu'Obama va fibrer les US...


Connaissez-vous Eric Fontaine ? La multidiffusion gagne la vidéo...

Après les petites annonces (weem, ubiflow) multidiffusées, voilà maintenant la vidéo qui s'y met... avec une jeune startup marseillaise (il n'y a pas que les Parisiens et les Bretons qui s'y mettent...) dénommée Particle-s. Et n'en déplaise à Monsieur Toubon, le site de Particle-s n'est qu'en anglais ! (ce qui lui permet d'avoir 85 % de sa clientèle aux USA, et de rester à Marseille...).

Eric Fontaine, l'un des 2 fondateurs, nous explique par le menu Hey!Watch et Hey!Spread, les deux services de Particle-s. Le premier vous permet de convertir le format d'une vidéo dans un autre (40 formats en entrée, autant et même plus, car pour un format donné on peut choisir entre plusieurs "bitrates" par exemple). A noter que Hey!watch est un moteur d'encodage qui peut etre utilisé par des tiers en marque blanche...

Le service Hey!spread, lui, vous permet de multidiffuser votre vidéo - avec watermarking - sur plusieurs plate-formes. Particle2 Vous uploadez votre vidéo dans un format x... Hey!Spread vous l'encode dans un format utilisable par une 20aine de plate-formes.  Et en plus vous disposez d'un système de tracking par plate-forme pour savoir combien de fois votre chef d'oeuvre a été vu.Particle
A noter que les 2 services sont payants. Ce qui n'a pas l'air de gêner les internautes utilisateurs.

Eric nous présente aussi le petit dernier : youclone. Et d'autres vont bientôt arriver...

Pour contacter Eric Fontaine ici

Le site de Particle-s ici

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -


Les Français parlent aux Français : Palo Alto n°3

Jeudi 20 novembre 2008 - Hotel Sheraton aux aurores

L'Eurotechshowcase a fermé ses portes en fin d'après-midi hier...
En fait je révise mon jugement un peu mitigé que j'ai porté sur la première journée (voir ici). C'est quand même pas mal. Et même bien. Les Européens naturellement ne sont pas habitués à faire tout ce chemin pour présenter leur affaire pendant 12 minutes devant une assemblée restreinte. La plupart auraient aimé une présentation en assemblée plénière... Cela étant... Un Français a ainsi fait sa présentation mardi devant 4 personnes seulement. Il n'était pas très content... Mais le lendemain une grosse (très grosse) boîte US lui a demandé s'il pouvait installer son application chez elle... Comme quoi...
En ce qui me concerne je n'ai pu assister qu'aux présentations de l'après-midi, où il n'y avait que "les américaines"... J'y ai vu des choses fabuleuses... Comme hier, je vous fais une petite liste rapide à la Prévert.

1/ Billshrink. Impressionnant. C'est un peu le Workit des services (Workit - startup française - n'a pas encore lancé son application mais j'en ai parlé ici)... Services pour l'instant dans le téléphone et les cartes bancaires. Allez voir cela vaut le détour... "Save serious money" (il n'y a que les Américains pour employer des expressions pareilles)..

2/ Graspr. The instructional video network. Voilà qui va plaire à l'ami Françis Senceber. Vous avez un savoir faire ? Une compétence ? Faites en profiter les autres.

3/ Delver. Ici on ne dit plus "réseaux sociaux" semble-t-il, mais social Web. De plus on a l'air de passer du fun (les réseaux sociaux avaient cette réputation) à l'utile. En période de crise cela peut être intéressant (c'est notamment la mécanique de Right People). Donc Delver (une startup israélienne), unifie votre "social graph" à travers les multiples réseaux sociaux dans lequel vous êtes. C'est un "social search engine".

4/ Gigya. Gigya apporte des fonctionnalités sociales à tout site Web. La socialisation semble devenir un facteur très important du 2.0. Ce phénomène sera-t-il amplifié par la crise ? Ou au contraire .. ?

5/ SaysMe. Faites passer votre propre publicité à la télé. Allez voir. Curieux. Je n'ai pas tout compris sur le coup, et je n'ai pas le temps ce matin de regarder en profondeur leur site.

Sinon, hier matin passaient quelques startups européennes que je connaissais déjà : Goojet (déjà passé au billautshow) - français ; Irex Technologies avec son e-Reader - hollandais ; Jamendo avec sa musique  - luxembourgeois , Caleido et son filesharing - suisse;  Gigatribe - ex Tribalweb - avec son partage de gros fichier en P2P - français ...

Dîner trés sympa hier soir avec nos amis d'Ouest Atlantique (Jean Luc Firmin et Monique Panheleux qui eux, organisent le "retour" à savoir le "California Tech showcase" à la Baule en juin où des startups californiennes viennent présenter leur affaire à des VC européens) et Stéphane Kasriel de Paypal. Dîner au restaurant "il fornaio", restaurant mythique ici... Stéphane vient de migrer avec femme et enfants ici. Cela à l'air de lui réussir. Il a évoqué une nouvelle startup : liveops. Pas mal du tout : "ondemand call center platform". Ce qui devrait plaire à l'Association Française de la relation client. Liveops pourrait permettre de limiter le offshoring des call centers français me semble-t-il.

Voilà. Retour dans notre beau pays Vendredi. Sinon, bonne matinée de boulot ce matin, déjeuner avec le Consul de France, et après-midi de libre à San Fransisco. Sauf qu'un autre voyage de gaulois y sera et que son coach Philippe Jeudy,  m'a demandé de les rencontrer...

PS Il se sussurait dans les couloirs de la conférence, que Google allait mettre beaucoup d'argent pour ... fibrer les USA. Seul naturellement sans l'aide d'un opérateur ... Je vous le donne comme on me l'a dit...Si quelqu'un a davantage d'informations...


Les Français parlent aux Français : Palo Alto n°2

Mercredi 19 novembre 2008 - Hôtel Sheraton aux aurores..

Excellente journée que celle d'hier... Mais...
Donc, je participe à la conférence "Eurotechshowcase" de Dow Jones (Dow Jones Venture Wire Technology Showcase), en tant que membre de l'équipe de Right People.Image_1
Je pensais (comme d'autres Européens présents) qu'il n'y avait que des startups européennes qui se présentaient aux VC américains. En fait non. Cet événement a lieu déjà depuis quelques années avec des startups américaines. On a donc rabouté les startups européennes à la chose pour la première fois.
Par ailleurs (mon grand âge ? le jet lag ?) je n'ai pas compris de suite la mécanique de la chose, vu que les documents que l'on nous a remis n'étaient pas - comment dire - très cartésiens. Fallait s'y retrouver, entre les 2 gros documents présentant les sociétés (soit 80 startups américaines et 50 européennes soit 130 entreprises... certaines sociétés présentées dans les documents n'étaient pas présentes), et les feuilles de passage dans les différentes salles de réunion... Il fallait comprendre que les startups américaines passaient 2 fois (ce qui permettaient donc à davantage de VC de les rencontrer), et les européennes 1 fois (un Américain rigolard m'a dit que c'était parce que les VC US ne comprenaient pas tout la première fois...).. De plus, il y avait une erreur sur les feuilles de présentation par jour (le showcase dure 2 jours). Les feuilles portaient la même date...

Bref, après 2 expressos corsés, j'ai finalement compris.

130 startups, pour 130 VC environ. Le tout en 2 jours. Chaque startup se présente dans une salle pendant 10 à 12 minutes. Et la chose est dûment chronométrée par des hommes tout de noir habillé avec oreillette et microphone radio... Pas question de dépasser... Y assiste les VC qui le désirent. Faites le compte... Cela fait, selon l'intérêt, entre 5 et 15 personnes par présentation (la plupart des startups euroépennes pensaient que la présentation se faisait en séance plénière, d'où un certain malaise m'a-t-il semblé...). Donc entre 10 et 30 VC par startup américaine contre 5 à 10 par startup europénne, toutes choses égales par ailleurs... Peut-être pour compenser, les organisateurs avaient mis à disposition de chaque startup euroépenne une table haute pour y tenir leur stand. Je n'ai pas l'impression que cela a eu le succès escompté...  (voir photo ci-aprés).Dsc02430

De plus, des rendez-vous "one to one" étaient organisés par Dow Jones. 12 minutes comme d'hab. A la demande des VC. Right People en a fait quelques uns hier (cela c'est bien passé, merci - d'autres sont prévus aujourd'hui en one to one). Et a fait sa présentation générale (11 VC présents).

J'en ai profité naturellement pour aller musarder dans la dizaine de salles où se présentaient startups américaine et européennes... De belles choses je dois dire... Je n'ai le guère le temps de détailler ni de vous mettre les liens.. Mais allez voir :

1/ Searchme. US. Remarquable ... Un concurrent à Google est né ?

2/ Drop.io. US. Private online sharing. Voilà qui ne devrait pas plaire à notre Ministre de la Culture.

3/ Surf Canyon. US. Un add-on à google et autres qui améliore nettement (au vu de la démo) la recherche.

4/ TripIt. US. pour organiser votre voyage au Rajasthan ou à Romorantin  ?

5/ nComputing. US. Un boîtier auquel vous ajoutez un écran et un clavier... Que vous connectez à un vrai PC par un réseau habituel (ou en CPL chez vous)... Et vous avez 2 ordinateurs (le boitier coûte 75 $).  Le boîtier utilise la CPU du PC qui en moyenne n'est utilisée qu'à 1%. Il y a donc de la marge... Bientôt, on trouvera des écrans avec boîtier intégré.

6/ 24SevenOffice. Des Norvégiens. Comment gérer votre entreprise tout en "ondemand". Le tout en Ajax de la comptabilité à la logistics...

7/Q-Go. Des Hollandais. Une technologie de recherche en langage naturel. Marcel Smit le CEO nous a dit que cela pourrait à terme remplacer une partie des centres d'appel traditionnels... A bon entendeur ...

8/ Brandwatch. Des Anglais : comment une marque peut-elle apprécier sa réputation sur l'Internet ?

9/ Etc...

Dow Jones aurait pu calculer le montant des sommes demandées par ces 150 startups. A vue de nez, je pense que cela doit tourner autour de 300 à 400 millions de $.. Puisque l'on parle gros sous, on aurait pu penser que le panel de 6 VC de fin de journée nous parlent de l'impact de la crise sur leurs activités, etc... Dsc02437 Que nenni...

Donc journée intéressante... Mais petit malaise indéfinissable... Genre : l'étincelle n'y est plus ? Allez savoir.. Sinon, je me demande pourquoi il faut venir aux US pour rencontrer les startups européennes... A l'estime on doit bien avoir 10.000 startups en Europe dans le monde des TIC et de l'Internet... Sans compter celles dans le greentech, la biologie, les robots, les nanotechnologies... Alors pourquoi on ne fait pas notre showcase. Aprés tout on aussi beaucoup d'argent en Europe... Mais que fait Bruxelles ?

PS Je viens de lire dans le Wall Street Journal de ce jour un article intéressant.. Un "étrange" couple vient de se créer : Google et Procter and Gamble ... Curieux. Google a une culture d'entreprise californienne. Et Procter "is so rigid"... Bref, ils ont fait pendant quelques semaines des échanges de cadres.. Procter notamment a bâti son empire sur la télé. Problème car les jeunes de 18 à 28 ans la délaisse au profit de l'Internet (13 heures par semaine sur le Net contre 10 pour la télé). Donc Procter a besoin de comprendre le monde 2.0... (Procter vient de nommer un "digital innovation manager")... Et Google a besoin de revenue sur les mots-clefs de Procter...


Les Français parlent aux Français : Palo Alto n°1

Mardi 18 novembre 2008 - Hôtel Sheraton aux aurores...

Je vais participer à l'Eurotechshowcase aujourd'hui et demain. Le principe est simple : une cinquantaine de startups européennes vont présenter leur affaire à un parterre de VC américains (j'ai même repéré un chinois)... J'accompagne en effet nos amis de Right People qui vont essayer de trouver quelque argent... (et je connais déjà une petite dizaine de ces startups)...
Pas trop le temps de vous raconter mes aventures...

Figurez-vous que je suis arrivé Samedi par le vol d'Air France .... et que j'ai oublié mon ordinateur portable dans l'avion... (quand on n'a pas de tête, comme dit Madame Billaut)... Mais je l'ai retrouvé hier soir... Merci à Air France (et à Bertrand Gérard de Right People)...
Week-end passé à San Francisco. Temps d'été. Il y a peut-être une crise, mais je dois dire qu'on ne la voit pas dans les rues. Les magasins se parent pour Thanksgiving et Noël, déjà quelques musiques sirupeuses de Noel diffusées deçi-delà, rabais très importants sur l'habillement et autres, des gens dans les rues qui sortent des magasins avec des paquets pleins les bras...
Et notre équipe a passé pas mal de temps pour préparer la présentation à l'EuroTech (10 minutes de présentation pas une de plus)...
J'ai pu lire quelques proses locales. On commence à évoquer la mécanique qu'Obama a mis sur pied avec Chris Hughes (l'un des fondateurs de Facebook)... C'est très impressionant. La démocratie 2.0 se met en place semble-t-il... La "Net Generation" (la génération 0 pour Obama) qui est né avec l'Internet a plébiscité Obama, versus la "télé génération" (la mienne) qui a plutôt plébiscité l'autre candidat. Bref des plus intéressants. Mais on aura l'occasion d'y revenir...

A bientôt si tout va bien...


Connaissez-vous Natacha Jollet-David ? Les Français sont-ils les Chinois de l'Europe ?

Et bien on en apprend de choses dites-moi...
Les Français piratent des logiciels !..... On le savait pour la musique... mais pour les logiciels ???
Natacha est la représentante en France (elle travaille chez Adobe) de l'Association des Editeurs de Logiciels (la Business Software Alliance : la BSA).

Selon la dernière étude d'IDC/BSA, le taux de fraude en matière de logiciels est de 42 % en France. Soit plus que la moyenne européenne qui est de 35% (mais moins que les Chinois quand même...). Même nos entreprises piratent. Comment prouver le piratage ? Qu'est ce qu'une saisie contrefaçon ? Qui doit prouver quoi ? Qui est responsable dans l'entreprise ? Sanctions ?

Quels sont les 3 axes de travail de la BSA ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'action conjointe entre les éditeurs de musique, de logiciels, de jeux, etc... ? La loi Hadopi ne semble s'intéresser qu'à la musique... La BSA est-elle favorable à la riposte graduée ? Que penser de l'amendement 138 européen ?

Et l'open source ? A terme, avec l'augmentation des débits, aura-t-on encore besoin de disposer (pirater) des logiciels traditionnels sur son ordinateur ? (le "on demand" a priori n'est pas piratable...).

En valeur le manque à gagner des éditeurs en France serait de l'ordre de 3 milliards de $. Et notre pays est au 4éme rang mondial du piratage (en valeur)...

Pour contacter Natacha Jollet-David ici

Le site Web de la BSA ici

© A Billautshow production - the video for the rest of us


Connaissez-vous Michel de Guilhermier ? e-commerce mondial pour belles marques françaises...

Michel, je pense, est l'une des grandes figures du Web français. Il avait créé en son temps, on s'en souvient  Photoways (très bien revendu, merci pour lui, mais il ne fait pas le business angel...).
Il a créé depuis quelques mois une autre entreprise : Inspirational Stores (qui vient de faire une levée de fonds importante, ce qui n'est pas courant par les temps qui courent...).
Le concept est simple. Malgré ce que l'on peut croire, le e-commerce est quelque chose de très compliqué pour une petite marque, et même pour une grande. Ce n'est pas simple, car cela nécessite des compétences multiples pour disposer d'un e-commerce de qualité.
Et aujourd'hui, Inspirational Stores gère le e-commerce de nombreuses marques françaises (dans la pâtisserie, le parapluie, le sac à main, etc..)
Quel est le business model d'Inspirational Stores  ? Y a-t-il des concurrents ?Image_9

Discussion ensuite à bâtons rompus...
1/ Quid de la situation du e-commerce français ? "plutôt pas mal, mais encore loin des Anglais"
2/ La situation de l'internet en France (plan Besson) "manque de conviction au plus haut niveau.."
3/ Quid de l'Europe, si Obama fibre tout le territoire américain ? "on ne sera pas très bien..."
4/ Si tu étais qui tu sais au Palais de l'Elysée, que ferais-tu ? "je mets des sous, je prends les meilleurs, et je fonce"... (vision trés 0.0, mais qui généralement paye...)
5/ Y aura-t-il une refondation du commerce et de son paysage ? "on n'en est qu'au tout début : il va y a avoir de grandes mutations du commerce traditionnel dans les années à venir.."
6/ Quid du 2.0 ?
7/ etc...

Rafraîchissant tout cela...

Pour contacter Michel de Guilhermier ici
Le site d'Inspirational Stores ici

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