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Voici les sites qui parlent de Didier Lombard râle... :

Commentaires

olivier2

Que du bon sens comme d'habitude dans ce propos.
Mais nos "chers élus du peuple" savent tout ça par coeur. Dans le transport ferroviaire par exemple, ils ont su dissocier de réseau ( RFF ) de l'exploitation ( SNCF ). Pour quelle raison ? en 2012 n'importe qui pourra prétendre à assurer l'exploitation. ( si on n'est pas d'accord, il ne fallait pas voter OUI en 1992....à une ou deux décimales le NON n'était d'ailleurs pas loin ).
Donc on sait prévoir sur de l'éxistant.Mais dès qu'il s'agit de s'adapter à du nouveau, les "chers élus du peuple" sont tétanisés, ou peut-être incompétents...
Il est vrai que ces sujets paraissent bien obscurs et lointains quand la préoccupation de certains est de préserver les avantages acquis...Quand la Chine aura bouffé l'Europe il n'y aura plus rien à préserver.

sarkazm

A propos de Pau, il parait qu'un certain François Bayrou se présente à la mairie...

Mathieu Bernier

N'oublions pas que peut-être notre chère Europe nous aidera à remettre les choses en place comme elles auraient du l'être dès le départ, à savoir : Un FT Services et un FT Network. Prions pour que le lobbying habituel n'entrave pas la mise en place d'une telle proposition formulée il y a une ou deux semaines par une commissaire européenne.

Pour ma part, je viens de découvrir que mon département avec fondé un établissement public pour gérer un projet de DSP pour la Seine-Saint Denis (http://debitex-epcid.org/default.aspx).
J'en suis très heureux : réseau public, ouvert à tous, neutre. Tout ce qui me plait.

Mathieu Bernier

En ce qui concerne les tuyaux, l'internet fixe n'est rien par rapport à ce qui attend Orange avec le Data Mobile. Il aura de quoi se plaindre Mr Lombard avec l'arrivée de GPhone, par exemple, embarquant Android et la tripotée de services Google qui va avec, pré-intégrés et le flux de publicité par dessus. Mr Lombard vera passer tout ça chez lui sans l'ombre d'un kopek qui tombera dans sa poche.

Pierre Col - UbicMedia

La séparation "fonctionnelle" entre l'infrastructure télécom et les services à valeur ajoutée, c'est très exactement ce que veut mettre en place Viviane Reding, la commissaire européenne, dans son "paquet telecom 2010" :
http://www.neteco.com/85624-bruxelles-paquet-telecoms-2010.html

Ceci, avec en plus la mise en place d'un "vrai régulateur européen", suscite le tollé général des opérateurs, des régulateurs nationaux et des Etats membres de l'UE.

En France, il eût fallu le faire, comme pour RFF et la SNCF, un peu AVANT la privatisation de France Telecom.

Parce que si on le fait des années APRES cette privatisation, il va évidemment falloir estimer la valeur de l'infrastructure pour la racheter aux actionaires de FT obligés de s'en séparer... Là je vous laisse imaginer les arguments d'experts et la foire d'empoigne entre de marchand de tapis, le tout "arbitré" par les politiques...

leon

> Motif : ces outlaws tirent de trés gros
> revenus des services qu'ils proposent sur les
> réseaux qui ont été mis en oeuvre par les
> opérateurs, sans participer au financement
> des dits réseaux...

Les autres opérateurs pensent la même chose qu'Orange, et je pense qu'ils ont raison. Exemple de Free:
http://www.mail-archive.com/frnog@frnog.org/msg00944.html
Le problème n'a donc pas sa solution dans une simple séparation service vs infrastructures, Free utilisant des infrastructures dont il n'est pas propriétaire. Bien que free voie également d'un mauvais oeil l'utilisation de son réseau de manière gratuite, il demande quand même à Orange la séparation infrastructure - services. On a donc bien là 2 problèmes différents.

Je ne pense pas que créer un unique opérateur pour tous les réseaux de télécoms en France, et ne laisser aux FAI que les services soit une solution. C'était la situation d'avant l'apparition du dégroupage... Et c'est également apparemment la situation à Pau: impossibilité aux FAI/opérateurs d'accéder aux infrastructures seules (fibre noire) dans des conditions économiques acceptables.

Un réseau "neutre" public doit se limiter aux infrastructures.

Leon.

Mathieu Bernier

Et pourquoi pas obliger tous les FAI à adopter un fonctionnement de type GIX mais pour le réseau ?
Infrastructures communes, maintenance assurée par un services commun, participation au financement proportionnelle au nombre d'abonnés etc ... Serait-ce une utopie ? (Bon ok il faudrait déjà qu'on fasse un énorme effort pour mieux définir et déployer la cartographie des GIX au niveau national ...)

olivier2

Le problème des projets de Mme Reding n'est-il pas une fois encore de tout mélanger, l'essentiel et l'accessoire ? Avant toutes choses, on pense à créer un "couche" de fonctionnaires en plus sans se préoccuper de ce qu'on va leur faire faire.Sans être particulièrement compétent, j'ai jugé les propos récemment tenus sur les régulateurs locaux comme "limite insultants" ! A ma connaissance, l'ARCEP n'est pas à la botte des opérateurs, et pour suivre régulièrement ses actions il me semble que cette organistaion fait plutôt correctement son boulot. Quand à confier un nouveau chantier aux eurocrates, il suffit de voir comment ils traitent le dossier Galiléo pour préférer encourager les initiatives et investissements nationaux.
Non ?

PPG

Billaud Président, Billaud Président !!!

Marc Duchesne

A propos de Mr Lombard (qui apparement n'est pas celui de la rue pour touristes à San Francisco ;-) : l'a beau jeu de crier haro sur les Vilains qui veulent profiter d'infrastructures qu'ils n'ont pas financées (mes excuses pour l'éventuelle fote d'aurtografe, à force d'écrire en anglais on perd son latin). Oserais-je rappeler que quelques-unes des plus belles startups du temps de la 1ère Bulle Mondiale (on est à l'aube de la 2ème) furent issues du giron du CNET, labo R&D bien connu d'une certaine France Telecom, et que, à ma connaissance mais je me peux me gourrer, ces fameuses startups se sont bâties sur des idées développées grâce à l'argent du Con-Tribuable ? Hum ? Les Algety Telecom (ah la belle aventure, mine de rien, et quelle superbe technologie hélas mise sous l'éteignoir à cause du crash), les Highvave (ah la belle foirade, méritaient de prendre une déculottée - l'ont prise, d'ailleurs ;-)... Z'ont fait des bonds à la Bourse (un peu -beaucoup ?) grâce à nos impôts, mine de rien.
Alors, qu'un Google vienne faire joujou dans les fibres posées par Mr Lombard et ses prédecesseurs ainsi que ses chers concurrents pendant la Bulle, quelque part, c'est un juste retour des choses.
Et si ça participe de nous simplifier la vie numérique, réjouissons-nous.

Marc Duchesne

correction : lire "HighWave", pas "Highvave".
Sorry, _Marc.

Marc Duchesne

A propos des propos de Ms Reding : prenons un peu de recul, de la hauteur, sans nous casser la martagoule bien évidemment, et considérons cette idée d'un réseau pan-européen pour ce qu'elle est AUSSI : un véritable grand projet capable de mobiliser l'ensemble des pays membres sur la construction du Futur de la Communauté.
Sauf erreur, et en considérant simplement le moyen choisi et pas l'objectif véritable, l'Empire Romain s'était bâti le long des voies romaines, et l'Allemagne de 1933 avait construit son hégémonie à coup d'autobahn.
Au XXIème Siècle, alors que l'Ennemi à combattre est le Réchauffement Climatique (en combattant celui-ci, on limitera la domination annoncée de nos amis Chinois), peut-être le temps est-il venu de construire enfin les véritables Autoroutes de l'Information : celles qui amènent la fibre jusque dans les foyers, de Brest à Kiev.

arena

Mauvaise idée à donner à Mr Lombard :

Comme pour la SNCF/RFF, Il créée deux entités une service et une infrastructure.
Ensuite il plombe les comptes de l'entité infrastructure et demande à l'état de remettre au pot.
Et l'état comme tout le monde ne pouvant se passer de téléphone, nationalise la filiale dans le rouge.

et comme on dit dans la Silicon Valley : 'Et voilà!' .

billaut

@Mathieu Bernier...
c'est semble-t-il le modèle adopté par le departement de la Manche (voir le dernier billautshow de Philippe Le Grand)...

billaut

@arena...
Lombard n'aurait pas à s'occuper de quoi que ce soit... ce sont les collectivités locales qui s'en occupent... 70 sant dans ce cas en France et 50 seraient en phase de mise en route de Délégation de Service Public (là c'est Lombard et alii..)

billaut

@Marc Duchesne...
Il faut effectivement à mon sens un "european new deal"...
Fibrer toute l'Europe...comme l'avait fait Roosevelt en 33 aux US avec le Tennesse Valley Authority...
Voilà un projet qui serait de nature à "faire" l'europe... et à donner du coeur aux ventres aux jeunes européens... sans compter que cela serait de nature à diminuer les trajets et donc limiter le CO2...

olivier2

De nombeux exemples issus de la vielle économie pourrait servir de base à l'action : Comment fait Poweo pour distribuer de l'électricité ? Qui est propriétaire des canalisatons d'eau, de gaz...

billaut

@PPG... Billaut Président ? n'exagérons pas... je n'ai pas envie que Madame Billaut me quitte...

Dia

Le bon sens "démocratique" serait que les municipalités puissent devenir opérateurs et pour l'instant celles qui souhaitent proposer un service de fourniture d’accès à
Internet en WiFi en extérieur (parcs et jardins par exemple sont soumises au respect des
dispositions de l’article L. 1425-1 du code général des collectivités territoriales. Ce texte prévoyant que :
- les collectivités peuvent « établir et exploiter sur leur territoire des
infrastructures et des réseaux de télécommunication » à condition d’en
garantir une utilisation partagée et de respecter le principe d’égalité et de
libre concurrence.
- Les collectivités « ne peuvent fournir des services de télécommunications
aux utilisateurs finals qu’après avoir constaté une insuffisance d’initiatives
privées propres à satisfaire les besoins des utilisateurs finals et en avoir
informé l’ARCEP ».

Bilan : les administrés (nous) financent les tuyaux pour permettre aux opérateurs de leur relouer lesdits tuyaux à des tarifs qui continuent à entretenir la "fracture numérique"...

André-Yves Portnoff

Jean-Michel, tu as parfaitement raison. FT qui a tant d'intelligences et à qui manque toujours l'intelligence de la situation n'a pas compris que lorsque le monde change il faut avoir le courage de se canibaliser au lieu de mener des batailles de retardement qui nous retardent tous. La retraite de Russie, comme on le voit avec Alcatel, ne mène qu'à Waterloo. Mais c'est nous qui allons payer l'aveuglement arrogant de nos élites jacobines.
André-Yves P

Alexis Mons

Je ne sais pas s'il faut en revenir au service public, mais le fait est que la dichotomie que vous appelez de vos voeux pointe en effet la source de bien des maux et autres freins dans le développement du réseau dans notre beau pays. Il est troublant de voir que l'énergie comme les réseaux ferrés ont fait l'objet de cette séparation des genres et je me demande si la faute n'en revient quand même pas à l'Europe de n'avoir pas exigé cela aussi dans les télécoms. Cela dit, vous savez comme moi combien ce secteur a complètement changé et si la question ne se posait pas à l'époque du RTC, elle se pose en effet très sérieusement aujourd'hui.
Cela étant dit, vous faites plaisir à un projet qui m'est cher, à savoir Dorsal, en Limousin, dont la couverture est actuellement en finalisation et qui, cela va vous faire plaisir, étudie très fortement une seconde phase de couverture de masse en FTTH à l'échelle régionale, outre un schéma de développement territorial usages et services déjà lancé et dont ceux qui suivent les politiques numériques mesureront la rareté.
En Limousin, et de haute-lutte je dois le dire, l'ensemble des collectivités locales ont repensé et créé un quasi-service-public régional de l'internet, basé sur la mise en oeuvre d'un réseau comme terreau de développement, avec comme positionnement celui d'opérateur d'opérateur, lui évitant d'entrer en conflit d'intérêt avec les opérateurs qui adressent le public et encore plus les opérateurs de services.
Je dois dire que cela se démontre très pertinent, même si, du point de vue du public et compte tenu des attentes que vous imaginez, le fait que le délégataire ne distribue pas lui-même et s'efface derrière une kyrielle d'opérateurs (y compris locaux !) n'est pas évident à comprendre et soulève des enjeux de communication et d'évangélisation insoupçonnés. Mais c'est un autre sujet.

Mathieu Bernier

Dernière petite remarque sur ce sujet:
Je n'ai que 27 ans et cela me fait toujours rire aujourd'hui de voir de grands patrons, d'anciennes entreprises nationalisées se plaindre que "leur" outil est utilisé par d'autres ou par les "usagers" (même si je déteste ce mot) eux-mêmes sans contribution financière.
En effet, je suis peut-être trop jeune pour en parler mais il me semble qu'étant nationalisées, ces entreprises publiques type FT on bâti leur résau grâce à l'argent de l'état, l'ont entretenu grâce à l'argent de l'état; et l'argent de l'état, pour une grande partie (TVA + import revenu on va dire) c'est l'argent des français. Donc globalement, Mr Lombard devrait fermer un peu sa bouche et se contenter d'apprécier le fait que ce réseau n'ait pas été laissé à la charge de l'état ou du moins céder au collectivités lors de la privatisation de FT.

Laurent

Pour rebondir sur les propos de Mathieu, il me semble en effet que la société privée dont Mr Lombard assure la présidence est bâtie en grande partie sur un héritage étatique. Et qu'aujourd'hui encore par la participation aux frais du service universel, tout le monde cotise pour l'entretien de ce réseau. Je trouve donc son mécontentement pour le moins surprenant. C'est une entreprise < 1.0 qui n'a pas vu venir le 2.0 et qui se sent dépassé ? Tiens, pourquoi ceci ne m'émeut pas ?

Patrick

Très belle analyse Mr Billaut. Mr Lombart a le discours de la DGT (avant FT)des années 1970 (sans la concurrence).
Comment nous faire croire que l'infrastructure n'a pas été payée par le contribuable ? Ceci dit Mr Messier avait eu plus récemment une politique identique avec le contenant et le contenu. Avec le résultat que chacun sait ...

Dominique Filatre

Bonjour,

Vu de ma fenêtre de modeste directeur des services municipaux d'une commune de 5 000 habitants, j'avoue que je n'ai jamais compris comment on a pu imaginer cette incroyable histoire de privatisation d'un réseau public suivi d'un dégroupage. Le modèle EDF/RTE ou SNCF/RFF, séparant l'exploitation de l'infrastructure de transport est une évidence. Il faut vraiment, mais vraiment, beaucoup d'imagination et un art consommé de faire du bruit et de la poussière pour dissimuler une chose pareille. Une sorte de danse vaudou. Hypnotiseurs en chef : Bon, Breton, et maintenant Lombard. Pour mémoire,je rappelle l'anecdote : n'a-t-on pas lancé tout ça avec des danseuses au moment du lancement de la cotation à Wall street ? (ça ne s'invente pas !).

Concrètement, dans nos communes, rappelons un peu comment ça se passe. Premièrement, les services techniques sont inquiets : on voit partout les réseaux de FT mal entretenus et se détériorer. Mes collègues techniciens et ingénieurs territoriaux, pessimistes en diable, me disent : quand ils seront complètement pourris, ils nous les refileront !

Deuxièmement, pour l'instant, le réseau FT est un monopole de fait : quand on a besoin de déplacer une ligne qui appartient à FT, on paie 100% et on donne à FT. Mieux que cela, comme on donne à FT, cela nous coûte 15,48% de plus que si on faisait pour nous parce qu'on ne bénéficie pas de la compensation de TVA comme pour nos propres travaux. Cela vous en bouche un coin, non ? C'est comme ça, vous pouvez vérifier !

Troisièmement, si on parlait vraiment et concrètement d'intérêt public, on s'arrêterait de nous faire des plans avec l'ART, l'ARCEP et tout ce bazar. La réalité de base, c'est que l'intérêt public suppose que l'on gère la "viabilisation" des terrains pour la construction. Pour viabiliser un terrain ou une zone à construire : il faut de l'eau potable, de l'assainissement (eaux usées et pluviales), de l'électricité, de la voirie, et de la communication. Et la difficulté, c'est que nous n'avons pas deux de ces réseaux avec des échelons territoriaux d'administration identiques. Chacun vient nous imposer ses règles et ça finit évidement par être un peu compliqué et coûteux.

Il serait vraiment souhaitable que la décentralisation ait quelques rapports avec l'organisation des réseaux publics et y remettre un peu d'ordre. J'ai parlé de viabilisation pour des constructions neuves, mais au niveau de la réhabilitation ou dans les zones urbanisées, les problèmes d'aménagement ne sont pas fondamentalement différents. N'est-il pas totalement absurde que les communes ne puissent pas prendre la moindre initiative pour faire un bout de réseau sans passer par une règlementation nationale absconse, une DSP et je ne sais quel délire ? Une compétence régionale, départementale, d'agglo, ce qu'on veut et qu'on nous permette de travailler, et qu'on fiche la paix à ceux qui font et qui veulent faire ! On pourrait même nous aider un peu, non ?

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