Il va faire bon vivre à Pau ! Climat méditerranéen l'hiver (bon, il pleut un peu l'été...), ville historique, la neige à 60 kms, et la mer à 120... En plus, une fibre optique à la maison avec du triple play et peut-être bientôt du quadruple à prix ADSL ou presque... Que demander de plus ?
Car début avril (de cette année...) Neuf Cegetel proposera ses premières offres triple play sur le réseau publique de télécommunications tout fibre (en P2P pour les spécialistes et non pas en PON...), à savoir le Pau Broadband Country, mis sur pied par feu son maire André Labarrère... Neuf a en effet racheté un opérateur local...
Vous trouverez sur le forum de PBC toutes les informations utiles ici.
Cela montre qu'un réseau neutre est tout à fait intéressant pour un gros opérateur privé, et je ne comprends pas pourquoi les autres grands FAI n'y vont pas...
Je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais pourquoi un FAI s'embêterait-il à mettre en oeuvre un réseau, alors que son métier serait plutôt de proposer de l'accés et une gamme de services/contenus ?
Qu'est ce qui motive donc ces FAI à vouloir être propriétaire de l'infrastructure ? Vous allez me répondre que beaucoup de collectivités locales n'ont pas d'argent et que si le FAI installent à leurs frais le réseau, c'est tant mieux... Certes... Mais dans ce cas pas d'aménagement numérique du territoire...
Il me semble néanmoins que dans une démocratie qui se respecte, une infrastructure devrait être publique... en tout cas appartenir aux citoyens composant les collectivités publiques... Mais peut-être suis-je un peu vieux jeu... et pas dans la vague néo-libérale du moment...
Et nos aimables présidentiables que pensent-ils de cette affaire ? André Labarrère était socialiste... Pourquoi donc la délicieuse Segolène ne nous parle-t-elle jamais de ces e-choses en mettant en avant Pau et ce "succés socialiste" ? Que les éléphants n'en causent pas : cela se comprend... Mais Madame Ségolène plus jeune, et en plus conseillée par des gens qui s'y connaissent (si,si j'en connais au moins un...).
Et Bayrou qui est du coin, pourquoi lui aussi n'en parle-t-il pas ? La philosophie littéraire c'est bien, mais l'infrastructure à TRES haut débit c'est mieux pour préparer le futur...
Et Sarko ? Son lieutenant P. Devedjian a à mon sens une bonne vision des choses... Pourquoi donc le chef n'en cause pas ?
Y en a-t-il un ou une qui qui va prendre l'engagement de fibrer la France ?
Car en l'espace de quelques mois, l'opinion publique a changé. Ce n'est plus un gros mot de parler de fibre et de trés haut débit. C'est même devenu politiquement correct : beaucoup pensent maintenant que nous allons disposer de 100 mégas et plus... Donc, il faut se préparer. De nouvelles applications sont à mettre en oeuvre. Dans le commerce, la santé, l'éducation... Faut même se dépêcher... Car je pense qu'en 2.010 3 à 4 millions de foyers seront fibrés... Faut pas traîner... Mais où tester avec de vrais gens ces applications ? Hein ?
Et bien à Pau (programme OpenLab), où il fait bon vivre...



En ce qui me concerne je suis d'accord, l'infrastructure devrait être publique pour que tout les citoyens puissent en profiter.
Rédigé par : azkart | 26/03/2007 à 12:27
J'ai mis le lien et l'édito d'un lettre hebdomadaire adressés par le sénateur René TREGOUET.
Peut-être que vous pourriez confronter vos idées avec lui?
Il me semble qu'il propose des idées concrêtes qu'il faudrait chiffrer par des professionnel et pouvoir présenter un vrai projet aux présidentiables...
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Pour consulter la lettre sur le site: http://www.tregouet.org/article.php3?id_article=480
[@RT Flash] Lettre 423 du 23 au 29 mars 2007)
Edito : Que doit-on faire pour que chaque Français dispose du très
haut débit avant 15 ans ?
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Chacun devrait être convaincu par une évidence que je proclame dans
ces colonnes depuis de très nombreuses années (voir mes éditos
n° 228 et n°235 de mars 2003).
Dans les 15 ans qui viennent, le très haut débit (100 Mégabits
symétriques au minimum) sera aussi nécessaire pour la vie de tous les
jours que l'eau au robinet ou l'électricité domestique. Or, tous les
travaux de recherche et développement depuis plus de 20 ans affirment
et maintenant confirment que seules les technologies optiques
permettront de connecter ainsi tous les foyers au très haut débit.
Chacun convient maintenant (mais que de temps perdu !) que le cuivre
avec ses électrons est hors jeu pour relever ce défi. Les réseaux
radio (voir les derniers développements du WiMax MIMO) vont eux aussi
atteindre de très hauts débits mais ils vont essentiellement être
affectés à la mobilité. Leur affectation à des réseaux fixes
trouverait rapidement ses limites tant le spectre des fréquences est
un bien non extensible.
Tous les responsables politiques de notre Pays doivent en être
convaincus, que leurs compétences soient nationales, régionales,
départementales ou communales : il est grand temps de tout
entreprendre pour que chaque Français, dans les 15 ans qui viennent,
soit desservi par une fibre optique. Et ce, quel que soit l'endroit
où il habite.
Il y a un siècle, les défis relevés par nos " anciens " étaient
autrement difficiles aussi bien au niveau technologique que
financier. Qui aurait cru en 1907 que quelque 80 ans plus tard,
chaque maison habitée de France, même si elle est située au " fin
fond " d'une campagne inaccessible, serait desservie par un câble
électrique et un tuyau d'eau potable ? Et pourtant le challenge
paraissait insurmontable tant les problèmes techniques à résoudre
étaient complexes.
Il est autrement difficile et dangereux de tirer partout des câbles
électriques supportant au minimum 220 Volts, dont un maniement
malheureux peut provoquer la mort, que d'enfouir des fibres optiques
qui ne porteront que de la lumière.
Aussi, pour faire en sorte que le défi qui nous permettra de
desservir chaque maison, chaque appartement, chaque foyer, avec une
fibre optique, dans 15 ans au plus tard, soit relevé, il faut que les
responsables politiques disent très clairement à leurs ingénieurs que
les règles qui prévalent depuis des décennies pour la réalisation des
réseaux électriques ou des réseaux d'eau, au niveau du génie civil, ne
soient pas appliquées pour la mise en place de la fibre optique. A
cause du comportement des responsables techniques des collectivités
et des règles anciennes imposées par l'opérateur historique, le coût
du génie civil (réalisation des tranchées, des regards, des chambres
de tirage, remise en état, etc...) atteint parfois 80 % du coût
global de la construction d'un réseau optique.
Depuis bientôt 10 ans, les sociétés d'autoroutes ont implanté à moins
de 40 cm de profondeur, grâce à de nouvelles machines qui tranchent le
béton ou le bitume, posent le fourreau et referment la micro-tranchée
qui ne fait que 10 cm de largeur, des milliers de kilomètres de
fibres optiques qui, aujourd'hui, servent de " backbone " à de très
nombreuses liaisons très haut débit reliant toutes les régions
françaises. Or, ces réseaux optiques mis à disposition par les
sociétés d'autoroutes n'ont pas une renommée de fiabilité inférieure
aux réseaux très onéreux reposant au fond de tranchées de 60 sinon 80
cm.
Soyons bien clairs : une fibre optique activée n'est en rien
dangereuse. Un enfant qui s'en saisirait pour la couper avec un
couteau pourrait le faire sans aucun danger. Il ne ferait
qu'interrompre les flux de lumière. Nous savons qu'il n'en serait pas
de même s'il entreprenait de couper un câble électrique sous tension !
Aussi, afin d'éviter de continuelles tentations, il suffit
techniquement de cacher la fibre mais il est inutile de fortement la
protéger. Certes, ces réseaux de surface connaîtront des ruptures
liées à d'autres travaux sur les ouvrages publics mais quand on sait
l'efficacité et la rapidité de réparation des robots maintenant
affectés à la remise en état des réseaux optiques rompus (même avec
de très nombreuses fibres), il est bien préférable de prendre le
risque statistique d'une coupure accidentelle que de devoir payer une
tranchée onéreuse mobilisant souvent des obligations de droits de
voiries longues et fastidieuses.
Si nous arrivions déjà à faire admettre par nos ingénieurs les "
énormités " que je viens d'énoncer, nous aurions parcouru une bonne
partie du chemin. La mise en place de fibres optiques sur tous les
accotements des routes nationales, départementales, communales et
rurales de France ne serait plus une tâche insurmontable atteignant
des coûts pharaoniques.
L'ayant personnellement réalisé dans mon propre Département, le
Rhône, je pense que l'échelle départementale est le niveau de gestion
des territoires le plus pertinent pour mettre en place ces réseaux du
futur.
En effet, les Départements qui avaient déjà le plus grand linéaire de
voirie, en France, viennent de voir s'ajouter à leurs réseaux de
routes départementales les routes nationales. Par ailleurs, les
Départements sont étroitement associés (du moins en milieu rural) aux
communautés de communes et aux communes pour le financement de tous
les investissements concernant les voiries municipales et la voirie
rurale qui dessert chaque écart, chaque bâtiment isolé.
Aussi, pourquoi ne pourrions-nous pas voir les Départements s'emparer
avec force du destin numérique de tous les habitants de leurs
territoires, en programmant, sur 10 ans, la mise en place
systématique des fibres optiques sur tous les accotements de toutes
les voiries de leurs collectivités ?
Comme ces travaux de mise en place des fibres optiques seraient
réalisés concomitamment avec les travaux de remise en état de toutes
les voiries (statistiquement chaque voirie est rénovée, ne serait-ce
que par un simple tapis, une fois tous les 10 ans) et avec
l'utilisation d'un matériel spécialisé (trancheuse) qui peut réaliser
la mise en place d'une grande longueur de fourreaux chaque jour, le
coût de la construction de ces réseaux optiques serait relativement
marginal par rapport au coût global de construction et de remise en
état des voiries.
Si, ainsi, la fibre optique arrivait à un point de concentration
optique dans chaque village, près de chaque pavillon, près de chaque
maison, près de chaque ferme, les responsables des Départements, et
parmi eux en priorité les Départements ruraux qui n'ont pas encore
réussi à résoudre l'équation économique de desserte en très haut
débit de tous leurs habitants, quel que soit leur lieu de résidence,
n'auraient plus de soucis à se faire pour trouver des opérateurs qui
accepteraient de desservir tous les coins de France. En effet, les
coûts de la " quincaillerie " optronique qui baisseront très
fortement dans ces 10 prochaines années ne seront plus un frein pour
atteindre l'équilibre économique d'une installation optique de très
haut débit dans chaque foyer.
Il est urgent que l'ensemble des responsables politiques français
acceptent de déroger aux règles. Autant il serait absurde de vouloir
ignorer la rigueur qui doit entourer l'enfouissement d'un câble
électrique ou d'une conduite de gaz, autant il faut être convaincu
qu'il n'y a aucun danger à enfouir une fibre optique à une profondeur
ne dépassant pas les 40 cm, dans une micro tranchée ne dépassant pas
les 10 cm en largeur.
C'est en prenant des décisions pragmatiques de cette nature que nous
ferons vraiment avancer le dossier de l' " opticalisation " intégrale
de notre Pays, si déterminante pour notre avenir.
Annoncer qu'il faudrait encore trouver des dizaines de milliards
d'euros pour desservir l'ensemble du monde rural ne fait encore
qu'approfondir la fracture entre le monde urbain et le monde rural.
Dès ces prochains mois, les habitants des villes vont commencer à
accéder à un très haut débit de 100 Mégabits symétriques alors que
rien n'est encore prévu, dans aucun endroit rural de France (sauf
dans le Rhône et la Manche) pour permettre à l'abonné de base de
dépasser les 10 Mégas descendants et les 2 Mégas montants avant de
très nombreuses années.
Cette fracture ne sera pas politiquement tenable et c'est pourquoi,
avec imagination et audace, les élus de France doivent suivre de
nouvelles voies.
René Trégouët
Sénateur honoraire
Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat)
Rédigé par : KL | 26/03/2007 à 14:07
J'abonde dans votre sens ! Il ne faudrait pas que les investissements en infrastructure FO soient uniquement drivés par les retours économiques qu'ils promettent sinon beaucoup de gens resteront accrochés à leur paire de cuivre pendant de longues années !
De plus, le fibrage inquièterait moins les syndics d'immeuble si les services publics frappaient à leur porte avec un câble plutôt qu'un opérateur privé que l'on peut suspecter de vouloir imposer son monopôle dans son propre intérêt.
Rédigé par : ceyquem | 26/03/2007 à 14:23