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Voici les sites qui parlent de Je vote oui ! :

» Oui à la constitution : le TCE va faire avancer l'Europe de OlivierMartineau
Convaincu par le pessimisme ambiant, persuadé qu’une constitution ne fait pas plusieurs centaines de pages, sûr que le libéralisme est la cause de tous mes mots, déçu par le gouvernement, déçu par le précédent aussi, j’était décidé à voter... [Lire la suite]

» Comment bien voter le 29 mai de Le blog de Thierry Klein
Bon, allez, je vais faire comme tout le monde, je vais vous parler de la constitution européenne. Mais je vais essayer de ne pas le faire de la même façon que tout le monde. La plupart des bloggeurs vous disent ce qu’ils vont voter et pourquoi ils... [Lire la suite]

» Europe : c'est l'absence de résultats visibles qui plombe le Oui. de Le blog de Thierry Klein
Les réflexions d'un indécis... L'idée européenne est profondément ancrée en nous tous et si l'Europe fonctionnait, je suis convaincu que le NON resterait largement minoritaire. [Lire la suite]

Commentaires

HT

Arretez le simplisme et la poésie technologique... merci.

billaut

vous vous votez non ?
vous savez de la technologie on a dejà beaucoup depuis longtemps... l'eau courante par exemple... vous l'avez chez vous ?

Pascal Busnot

Cher monsieur Billaut, malgré toute l'estime et l'intérêt que je porte à votre activité sur ce blog, permettez-moi de vous dire que votre parcours encore succinct de la constitution me semble insuffisant pour l'heure au vu des conclusions hâtives que vous en tirez : " J'ai commencé à le parcourir. Bon c'est une constitution. Cela ne paraît ni libéral, ni social."
Lisez donc la troisième partie. Elle n'est peut-être pas sociale mais elle est assez assurément libérale. Ce que les promotteurs de cette constitution ne contestent même pas, en arguant qu'il n'y a là rien de nouveau. Comme si le fait que ce ne soit pas nouveau valait quitus à lui seul. Oh la belle tentavite d'occultation ! Au contraire de celà, je pense que ce qui est ancien permet qu'on se prononce à son propos avec du recul : ça s'appelle faire un bilan.

Par ailleurs, affirmer que ceux qui "incitent à voter non (dont je fais partie) sont des crocodilles qui ont peut-être des intérêts personnels à défendre" montre que vous vous êtes assez peu intéressé au débat et que bien que parlant le gaulois vous méconnaissez une frange assez importante de ces gaulois pour réduire leur engagement pour une AUTRE Europe à la défense "d'intérêts personnels".
Je pourrais vous prêtez la même motivation dans votre engagement pour le OUI. Je me contenterai de dire que vous vous faites une autre idée de l'évolution de notre monde. Une idée présentée comme pragmatique.
Le pragmatisme se suffirait-il à lui-même et n'aurait-il donc pas de limites ? Ne suis-je pas pragmatique quand je dis que fondamentalement, nous n'avons pas besoin de grand chose en ce bas monde pour vivre. Et que finalement il ne devrait pas être compliqué de permettre à chacun de vivre correctement !
Sauf que ce pragmatisme-là est peut-être moins séduisant aux yeux des personnes qui préfèrent mettre le pragmatisme au service de leurs appêtits de développements technologiques, dont beaucoup d'entre-nous n'avons que faire mais que nous devrons ensuite adopter par pragmatisme, et de conquêtes commerciales dont il n'est pas si évident que celà qu'elles contribuent à l'épanouissement de l'humanité. Le tout mené à un rythme effréné imposé par qui ? Par les autres bien sûr ? Ainsi, tout serait de la faute des autres ? Ce n'est donc de la responsabilité de personne. Comme à l'école...

Bien cordialement

Le citoyen Pascal Busnot

PS. Pour ceux qui n'ont pas beaucoup de temps à consacrer à l'étude de la Constitution, quelques références :

37 conseils d'ami… à un Ami de l'Europe …pour lire par soi-même (!) le projet de traité constitutionnel
http://www.local.attac.org/attac61/europe/europe/douillard.htm

Huit bonnes raisons de dire non à la “ Constitution ” Jacques Généreux
http://genereux.fr/news/77.shtml

25 questions, 25 réponses sur la « Constitution » européenne
par Gérard Filoch et Jean-Jacques Chavigné
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=420

Europe : Constitution ou traité ?
http://nouveau-ps.net/spip/article.php3?id_article=238

http://www.local.attac.org/attac61/europe/page_europe.htm


Xwilly

100 % d'accord avec vous Mr Billaut.

Par contre la langue commune, la géographie et culture européenne sa seraient bien que le francais moyen la connaisse aussi. Ca limiteras peut etre se braquage contre l'Europe.

Aurélien

Oui, oui et encore oui.

Le problème avec ce référendum c'est qu'il faut consacrer énormément de temps à la question si l'on veut pouvoir voter en toute connaissance de cause. J'ai pris ce temps et je voterais OUI (Attention, je ne prétend nullement tout comprendre). Si vous n'avez pas le temps ou le courage de lire des milliers de page vous êtes obligé de faire confiance à d'autre pour faire le choix du oui ou du non à votre place.

Pour ceux qui seraient encore indécis je vous laisse méditer sur ceci:

Les extrêmes de droite comme de gauche sont pour le non.

Tonio

"Les extrêmes de droite comme de gauche sont pour le non."
Pour moi cette phrase est le pire argument pour voter oui, en quoi celà serait mal d'avoir les mêmes convictions que ces parties.

Est-ce que si l'extrème droite avait été pour le oui, vous auriez voté non ?
Alors arrêtez de mettre en avant cet argument qui n'en ai pas un. Dans un monde libre, il est normal que des personnes de différents milieux aient le même point de vue sur certains points.

Pierre

Clairement OUI. Pour les raisons citées par Jean-Michel et quelques autres en vrac.

C'est de moins en moins un jugement sur une Constitution qu'un référendum OUI ou NON pour continuer d'avancer avec l'Europe dans l'Europe et c'est pour cela que je voterai OUI.

- Tout d'abord, 25 gouvernements de droite et de gauche se sont mis d'accord sur ce texte. Je sais que chaque français se sent très compétent pour juger une constitution, et trouver des raisons qui la rendent inadéquates et à la remettre en cause mais personnellement je ne me sens pas apte. Je ne vais surement pas remettre en cause le résultat de ce travail approuvé par 25 gouvernements. Quand on voit les problèmes pour choisir un film en famille le soir, c'est impressionnant que ces ving cinq gouvernements se soient mis d'accord.

Ensuite, je serai très deçu si mon pays était celui qui faisait la tête et revenait en arrière sur ce choix, pour des raisons principalement de politique intérieur (il suffit de voir le camp du NON). Nous devons jouer équipe et pas perso, risquer "une Europe qui s'enlise, une France qui s'isole' - Jospin

2 - On cite souvent le manque d'exemples concrets positifs de l'action de l'Europe. Je voudrais rappeler que c'est grâce à elle que les prix des communications, de l'Internet, des transports aériens et bientôt de l'énergie ont considérablement baissé, grâce aux dérégulations et à l'ouverture des marchés qui profitent aussi à nos entreprises comme France Telecom, l'EDF et les SNCF qui exportent leur savoir-faire à travers des filiales et créent des emplois. C'est très concret, c'est du pouvoir d'achat pour tous... on a déjà oublié le temps où les vols intérieurs français étaient hors de pris ou les tarifs téléphoniques de France Telecom exhorbitants.

3 - Sur la constitution, on trouve toujours des choses à redire. Mais c'est comme faire un bébé ... si on réfléchit à toutes les conséquences négatives d'un bébé au foyer... les couches, les biberons la nuit, les cris, déménager pour prendre plus grand, une nouvelle voiture... on ne fait pas de bébés. Et pourtant, pour tout ce qui ont des enfants c'est la plus belle chose qui leur est arrivé. La constitution européenne, c'est notre avenir, il ne faut pas hésiter parce que dans tous les articles, on y trouve un ou deux à redire.

4 - Il y a le mythe des pertes d'emplois liées à l'Europe. Ce n'est pas le cas. J'ai déjà cité FT, EDF et Air France. Indépendamment de la dérégulation, on peut aussi reprendre l'exemple déjà cité par Jean-Michel - l'Airbus. Sans l'Europe, on volerait uniquement en Boeing construit par les américains et tous les postes à Toulouse et chez les sous-traitants ne seraient plus en France. Pareil pour Ariane Espace.

5 - Mon grand-père a été blessé à Verdun et mon père était sous les bombes à Dresde. Je suis né en 1957 et je n'ai pas connu de guerre. Il faut que nous restions uni et ce référendum nous permet de le répéter fortement. Pour certains, cela fait sourire, c'est vieux tout cela.. cela n'arrivera plus... Ne croyez pas cela .. le conflit serbo-croate était tout prêt de chez nous il y a moins de 10 ans, et la Constitution Européenne renforce notre coopération et l'entraide entre tous ses membres en cas de conflit.

6 - A la dernière élection présidentielle, un certain nombre d'électeurs ont choisi un vote protestataire dont on connait le résultat et qui n'a pas fait honneur à notre pays. Heureusement, il y avait un deuxième tour. Ce n'est pas le cas pour ce référendum et donc ne prenons pas l'Europe en otage. Comme l'a rappelé Aurélien, les extrèmes de gauche et de droite sont pour le NON. Il y a des raisons légitimes de pencher pour le non, mais qu'on le veuille ou non, le résultat final sera une victoire de Simone Weil et Jacques Delors, ou celle de Le Pen et Marie-George Buffet. Ne commettons pas deux fois la même erreur.

Désolé de ces arguments pas toujours liés ensemble mais qui justifie totalement un OUI français massif que souhaite Jean-Michel... pour nous et surtout pour nos enfants.

Merci

PS. Un bon document d'explications très concrètes du traité (en grosse lettres) en provenance de la Fondation pour l'Innovation Politique.

www.fondapol.org/pdf/CeQueChangeLaConstitutionEuropeenne.pdf

Pierre

Tonio,

"Est-ce que si l'extrème droite avait été pour le oui, vous auriez voté non ?

Alors arrêtez de mettre en avant cet argument qui n'en ai pas un. Dans un monde libre, il est normal que des personnes de différents milieux aient le même point de vue sur certains points."

Tu as raison dans la dernière partie de ton paragraphe. Comme je l'ai écrit dans mon post précédent "Il y a des raisons légitimes de pencher pour le NON et il faut les respecter" et il faut que ces questions soient discutées et exprimées. Mais à la fin, il n'y aura qu'une réponse OUI ou NON. La composition des équipes des deux camps peut(doit)influencer le choix.

Aurélien

>"Les extrêmes de droite comme de gauche >sont pour le non."
>Pour moi cette phrase est le pire argument >pour voter oui, en quoi celà serait mal >d'avoir les mêmes convictions que ces >parties.

Il n'y a rien de mal à avoir les mêmes convictions que ces partis (quoi que pour le FN...). Je dis simplement que si vous ne savez pas quoi votez. Regardez la position des partis politiques Français (Mieux, des partis politiques et des syndicats dans toute l'Europe). Si vous vous sentez proche d'un extrème ou de l'autre votez non. Sinon votez oui...

>Est-ce que si l'extrème droite avait été >pour le oui, vous auriez voté non ?

Aux dernières nouvelles le FN était pour la fermeture des frontières et pour renvoyer tous les étrangers chez eux. Si le FN votait oui il ne serait plus le FN.

>Alors arrêtez de mettre en avant cet >argument qui n'en ai pas un.

Ce n'était pas un argument juste un conseil.

> Dans un monde libre, il est normal que >des personnes de différents milieux aient >le même point de vue sur certains points.

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire."
Voltaire

billaut

et bè ca chauffe dirait-on sur ce blog ?...
A l'attention du ci-devant Pascal Busnot...
D'abord mille excuses d'avoir laissé entendre que vous étiez un crocodile... loin de moi cette idée... (je pensais à d'autres personnalités...)
Je viens de lire la partie III sur les politiques et le fonctionnement de l'Union. A priori rien ne m'a choqué... si pour vous être libéral, c'est pouvoir aller travailler en Pologne si le coeur vous en dit, alors oui, je suis libéral... Je suis d'ailleurs libéral, mais pas néo-libéral. Par exemple les infrastructures de toute nature et notamment celles des télécommunications rélèvent pour moi du bien public. Et non du marché. Et là je pense que l'on s'est fourvoyé grave... mais n'est ce pas les socialistes qui ont initié la chose ? (Ah, on ne sait plus comment on vit, qui est qui, etc...)
Développement technologique dites-vous ? Mais mon cher ami vous en profitez non ? Vous utilisez de l'électricité produite à 80% par de l'énergie nucléaire, non ?... Vous avez peut etre une auto ? un PC ? Et vous êtes bien content non ? Ou peut etre vous voulez retourner à l'age des cavernes ?
J'entends souvent ce genre de chose chez certains gaulois... Mais l'histoire de l'Humanité n'est qu'une longue course technologique avec du bon et du mauvais...
Je pense qu'en France on a intérêt à se remonter les manches... et à fabriquer l'Europe... Ou les Chinois viendront nous apprendre à travailler... et avec eux on ne badine pas... Sont même capables les bougres de faire l'ENA... vous vous rendez compte ?
Allez un bon geste, votez oui... la nation européenne - et vos enfants jusqu'à la 40ème genération- vous béniront... (ils épouseront peut-être une gentille polonaise comme mon beau-frère, ou alors une lituanienne comme mon fils ? et ma fille qui nous a ramené un serbo-croate de derrière les fagots...)... Ah mon p'ôve Monsieur les temps changent...
Bon soyons sérieux je vais attaquer le Partie IV : dispositions générales et finales...

leblase

En tout cas, le TCE provoque pas mal de débat sur la blogosphère!
La confusion est extrême, les arguments souvent réducteurs, les diatribes parfois un peu chaudes, mais quelqu'un ici a eu une très bonne phrase pour simplifier l'enjeu:
"C'est de moins en moins un jugement sur une Constitution qu'un référendum OUI ou NON pour continuer d'avancer avec l'Europe dans l'Europe"
Je tronque volontairement la suite de la phrase de Pierre, mais c'est pour que ceux qui ne sont pas décidés à voter comme lui tâchent d'en tirer leur propre conclusion

jcmoriaud

S'il n'y avait qu'un texte à lire c'est bien celui d'Etienne Chouard, de son état professeur de BTS à Marseille: "Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie".

Voir ici: http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

J'aime son projet de Constitution d’initiative citoyenne, basé sur un site de type Wikipedia...

Aurélien

Effectivement la lecture de ce texte est très intéressante. Mais il ne faut pas s'arréter là. Ensuite il faut lire la réponse de Bastien François Professeur de science politique et de droit constitutionnel à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne)
http://www.gauche-en-europe.org/doc_lib_agee/200504_BastienFrancois2.pdf

ou celle ci:
http://publiusleuropeen.typepad.com/publius/2005/04/etienne_chouard.html

Pascal Busnot

Il est amusant de constater que celui-là même (leblase) qui semble constater avec une pincée de regrets que les arguments sont souvent réducteurs en appelle à simplifier l'enjeu : "quelqu'un a eu ici une très bonne phrase pour simplifier l'enjeu ; << C'est de moins en moins un jugement sur une Constitution qu'un référendum OUI ou NON pour continuer d'avancer avec l'Europe dans l'Europe>>".

Il est tout aussi surprenant de constater qu'à mesure que le NON s'installait durablement en tête des sondages, ses promotteurs se voyaient reprocher de ne pas répondre à la vraie question et d'agiter des peurs, reproches qui permettaient d'occulter le fait que le débat portait sur le projet européen. Or je constate que la campagne actuelle a précisément déplacé le débat sur l'Europe, sorte de promesse messianique, en lieu et place de la Constitution, quand les défenseurs du OUI constataient que leurs tentatives d'explications échouaient à inverser la tendance. C'est alors qu'ils se sont mis à manier la carotte de lendemains prometteurs et le bâton de la peur en agitant les guerres du passé qui pourraient ressurgir si le NON venait à l'emporter. Allons, que chacun reprenne ses esprits. Ne vous laissez pas impressionner par le rouleau compresseur médiatique (deux fois plus de propagande pour le OUI sur les trois premières chaînes, y compris les prestations du chef de l'Etat, source CSA).

Il se peut que nombre de moutons blancs se laissent (r)attraper par pareille réthorique. Il reste un mois pour reprendre son quant à soi.

L'enjeu citoyen n'est pas pour ou contre l'Europe, mais quelle Europe avec quel projet de société.

Des avis exprimés ici me donnent à penser que certains évoluent davantage dans un monde virtuel où l'homme serait mis au service de quelques hommes qui font l'économie. Revenez (fut-ce provisoirement) dans la vraie société. Ne laissez pas vos rêves légitimes d'un monde meilleur (plus passionnant ?) réduits à un monde plus performant d'un strict point de vue économique. Si un monde meilleur c'est un monde en état de guerre économique permanent (avec la Chine, l'Inde, le Brésil, les States...), il y a quelque chose qui ne va pas dans ce monde. Il y a encore plus inquiétant : c'est que des citoyens se laissent intoxiquer par les appels à faire la guerre, fut-elle économique. Ca a peut-être à voir avec la communication de masse et la manipulation des foules via le contrôle des esprits par médias interposés ?

Quand on fait partie des bénéficiaires potentiels de la guerre, on est certainement beaucoup plus enclin à la mener que quand on ne se sent pas spécialement l'âme d'un va-t-en-guerre. C'est une chose de faire la guerre à l'injustice, aux inégalités : s'en est une autre de faire la guerre à d'autres peuples, fut-ce par PIB interposé. De toute façon les PIB ne sont que des chiffres qui ne rendent pas compte de la qualité de vie des gens. Or l'objectif c'est bien la qualité de vie, dont l'enrichissement (partagé bien sûr) n'est qu'un facteur et le respect de la démocratie un autre. De ce double point de vue, la Constitution qui accorde le primat à la concurrence à des fins de haute compétitivité (startégie de Lisbonne adoptée en 2000) me semble faire obstacle à l'épanouissement des individus qui ne se reconnaissent pas dans cette conception guerrière de l'activité économique telle qu'elle s'impose dans le cadre de la mondialisation marchande et financière.

Laissez la démocratie trancher ce débat. Profitons de l'occasion pour confronter nos idées, nos certitudes. Essayons de convaincre et acceptons le risque d'échouer dans cette entreprise. Mais de grâce, ne stigmatisez par l'autre sous peine de participer au processus de la fracture sociale. N'expédiez par la question comme s'il s'agissait d'une évidence. Ne recourez pas à la grosse artillerie des peurs et des clichés. En agissant ainsi, vous concédez un pouvoir exorbitant à vos propres peurs qui avancentées derrière des velléités conquérantes et bravaches. Ne nous voilons pas la face, nous avons tous des peurs. Elles s'expriment différemment selon le potentiel et l'histoire qui sont les nôtres. Leurs modalités d'expression les valorisent à l'aune des valeurs dominantes dans la société à une époque donnée de l'Histoire des peuples. Tout est affaire de rapports de force. L'offensive des médias dans la campagne actuelle le démontre une nouvelle fois. Chacun des moutons noirs parviendra-t-il à rester lucide devant le déluge de menaces qui obscurcit notre avenir dans la perspective d'un NON majoritaire ? La réponse à cette question constituera un bon indicateur pour mesurer les progrès de l'humanité. C'est moins spectaculaire qu'une fusée sur la lune, mais c'est un bien meilleur garant quant à la paix du monde qui nous tient à coeur.

Désolé si je suis long, mais s'il est un sujet qui le mérite en ce moment, c'est bien celui-ci.

jegourel chrisitan

Bonjour à tous

Je suis tout à fait d'accord avec Jean Michel sur la nécessité de représenter un bloc cohérent sur les plans politique, économique et militaire face aux volontés d'accroissement de puissance des Etats Unis et de la Chine.

Néanmoins je m'interroge encore sur la méthode mise en oeuvre avec l'Europe. J'ai le sentiment que nos dirigeants ont avant tout pensé à un espace de stabilité et de paix sur une "région" du globe que sur une fédération capable de s'imposer sur la scène mondiale.

Il suffit de voir les prises de position contradictoires sur l'Irak mais surtout sur la défense: l'achat d'avion de combat US par la Pologne une semaine après les premières subventions européennes laisse un peu amer. Sans parler de la décision de nombreux pays européens de participer au financement du JSF américain au détriment d'EADS, du Gripen suédois ou du Rafale français.

Il ne suffit pas de se regrouper, si nous ne sommes pas capable d'avoir une seule voix, un "conglomérat" de pays ne fera pas le poids au niveau mondial.

Que dire du projet Gallileo de positionnement satellite où les anglais ont imposé qu'il ne soit pas utilisé à des fins militaires pour ne pas concurrencer les Etats Unis ?

Tous les projets européens sont minés par des positions politiques très différentes. Il faut comprendre que la guerre économique est réelle et qu'il faudrait que tous les pays de l'union aillent dans le même sens.

Hors pour le moment il y a deux attitudes :
Une position visant à maintenir une indépendance de l'europe vis à vis de Etats Unis, avec tout ce que cela implique au niveau économique, politique et militaire.
Une position qui considère que ce combat est perdu et qu'il faut s'affilier aux Us.
Il sera difficile de conduire une attitude commune avec çà.


Je suis donc très partagé sur le oui ou non, surtout sur ce qui pourrait ce passer en cas de victoire du non.

billaut

D'accord avec le père Jegourel... C'est bien pour cela que je propose au plus tôt un exécutif unique avec un gouvernement unique, une armée unique, etc... Mais les temps ne sont peut être pas encore venus... Mais faut quand meme essayer, et le pas suivant, aprés la monnaie unique, notre parlement (qui n'est pas encore unique) c'est une vote massif à cette constitution.
1/ si l'on reste seul dans notre coin on n'ira pas loin..
2/ si l'on n'arrive pas à créer une nouvelle nation Europe, on n'ira pas loin non plus...
La voie est étroite...

leblase

J'apprécie beaucoup le long texte de Pascal Busnot, qui développe avec style et articulation ses observations personnelles sur la situation actuelle du débat.

Pourtant, je ne vois guère en quoi ce à quoi nous nous livrons, c-à-d précisément un débat, nuit à ce que la "démocratie tranche ce débat".
Le concept même de démocratie interdit des règlements comme une Constitution, ou un Etat plus ou moins centralisé.
Oublions un peu les discours américanisés et revenons à la réalité constitutionnelle, qui est républicaine.
L'une ou l'autre forme n'empêchent que l'on parle ouvertement et défende le projet européen qui nous préoccupe ou nous tient à coeur, mais une Constitution est une forme de carcan institutionnel, un outil dont useront diversement les responsables qui seront élus, l'interprêtant de la façon qui conviendra le mieux à leurs desseins.
D'accord , évidemment , avec le rapport de forces constant de l'Histoire (merci Kant, merci Hegel, merci Platon et Sénèque), c'est pourquoi l'effet de masse européen doit être accompli en lui adjoignant les éléments institutionnels qui permettront dynamisme et réactivité.
Et oui, les arguments sont réducteurs, je le constate sans le regretter:-)
Mais

billaut

reponse a M'sieur Leblase...
Euh je ne comprends pas tout... mille excuses... il y a toutefois une chose que je sais : dans un troupeau d'homo sapiens sapiens, faut quelques régles/réglements... sinon c'est le foutoire... il est vrai aussi que dans le dit troupeau d'aucuns peuvent essayer d'interpréter les règles comme ils l'entendent... la démocratie consiste à établir un consensus autour de ces régles...

leblase

M'sieur Billaut, désolé, la démocratie est le "pouvoir de tous et de chacun".
Le concensus relève plutôt d'une déviation du marxisme obligeant à l'unanimité, ce qui est précisément l'un des objectifs que le TCE essaye d'éviter en réinstituant le principe de la majorité constituée, alors que le Traité de Nice restait coincé sur le principe de l'unanimité.
Maintenant, qu'une société aie besoin d'un modus vivendi est évident, mais celà n'est en rien une spécificité de la démocratie, la preuve: plus les règles sont contraignantes et plus le système vous contrôle, et plus l'on peut parler de totalitarisme.

antoine

Monsieur Billaut,

J'aime beaucoup votre blog quand il parle de technologie car il est toujours très complet en restant à un niveau assez élévé (peu de détail technique).

Je suis totallement d'accord avec vous et je rajouterais que les arguments pour le non manque souvent de pragmatisme. Aux défenseurs du NON, je dirais que c'est très honorable de vouloir aboutir à un consensus parfait afin de lister une ensemble de règle mais c'est impossible.

Je trouve que l'actuel débat refléte tout à fait la personnalité du Français. Il ne faut pas oublier qu'une grande partie de cette constitution a été élaborée ou influencée par des Français pour les Français de tout bord politique.


Mais bon c'est mon idée et ça n'engage que moi!

Je dois aussi ajouter que j'adore l'arrogance et l'impolitesse des détracteurs du NON comme José Bové....

billaut

Pour le dernier poste de M'sieur Leblase... mille excuses, mais je ne comprends pas tout ce que vous écrivez... La constitution : on a écrit des regles... elles valent ce qu'elles valent, elles ont le mérite d'exister... on fait avec... et on avance... on construit cette foutue Europe avec qu'il ne soit trop tard... arrêtons de pinailler...
Pour Antoine... Ah Monsieur Bové... s'il n'existait pas faudrait l'inventer...

Shaker

Je comprends qu'on puisse voter oui mais je suis en parfait desaccord sur votre fin de msg : ceux qui pensent voter non n'ont pas forcement peur de l'avenir, ne veulent pas forcement sanctionner le gouvernement, ne sont pas forcement ouvrier, ...
J'ai l'impression que s'opposer a ce texte, c'est casser la dynamique (toute relative) de la construction europeenne. Et a ce titre, nous sommes prets a accepter n'importe quel texte.
Et je ne partage pas non plus vos idees sur une langue unique (parait il qu'une langue formalise la pensee et donc a ce titre, on perdrait en diversite si c'etait vrai), connaitre mieux la geographie de l'Europe, pourquoi pas, encore faudrait il connaitre deja celle de son pays, parler d'une seule voix, pourquoi pas, mais s'il avait fallu etre d'accord avec la guerre en Irak, ce serait mal passe, ...
Quant à la technologie, ce n'est pas une reponse a tout et le tres haut debit, pour reprendre votre idee, peut tres bien decidee au niveau d'une nation.
Enfin, vous faites rarement reference, me semble t'il, sur les pb ecologiques, sauf sous l'angle technologique comme vos notes faites au Japon. Or j'ai l'impression qu'il vont etre determinants dans les annees (decades) a venir et remettre en cause pas mal de projections (je dois d'ailleurs remarquer que l'Europe est particulierement moteur sur ces sujets).
Ceci est un condense donc forcement reducteur ms je prefere avoir la chance d'avoir ce genre de debat. Les allemands, slovenes, italiens, ... ne peuvent pas en dire autant.

leblase

M'sieur Billaut, le fait que vous ne compreniez pas tout ne signifie pas que c'est incompréhensible. Le choix du Oui ou du Non n'implique pas que l'on est pour ou contre la responsabilité et l'égalité des droist de chacun.
Je m'inquiète un peu que vous considériez une réfléxion sur la nature de la démocratie, un "pinaillage"

billaut

je pense que les temps ne sont plus pour nous français aux discussions sans fin, aux chipotages derrière l'église...
maintenant fait faire l'europe. la constitution que l'on nous propose n'est probablement pas la meilleure... mais elle a le mérite d'exister... on fait avec et on avance... sinon nos amis chinois et autres ne vont pas tarder à vous dire ce qu'il y a lieu de faire et de penser... et là vous allez voir ce qu'est la démocratie... je pense que vous avez vu que British Telecom, un grand fleuron des telcos européens vient de choisir Huawai Technologies - le Cisco chinois - pour adapter son réseau..
continuons de branquignoler...

jevotenon

Extraits d'une certaine constitution
ou
de l’usage abusif du mot liberté
par les têtes pourries de l’euro-capitalisme


Article I-3: Les objectifs de l'Union

1. L'Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples.

2. L'Union offre à ses citoyens un espace de *liberté*, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur où la concurrence est *libre* et non faussée.

3. L'Union oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.


Article I-4: Libertés fondamentales et non-discrimination

1. La *libre* circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la *liberté* d'établissement, sont garanties par l'Union et à l'intérieur de celle-ci, conformément à la Constitution.

2. Dans le champ d'application de la Constitution, et sans préjudice de ses dispositions particulières, toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite.


Article I-41

Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. Il est institué une Agence dans le domaine du développement des capacités de défense, de la recherche, des acquisitions et de l'armement (l'Agence européenne de défense) pour identifier les besoins opérationnels, promouvoir des mesures pour les satisfaire, contribuer à identifier et, le cas échéant, mettre en oeuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense, participer à la définition d'une politique européenne des capacités et de l'armement, ainsi que pour assister le Conseil dans l'évaluation de l'amélioration des capacités militaires.


Article III-121

Lorsqu'ils formulent et mettent en oeuvre la politique de l'Union dans les domaines de l'agriculture, de la pêche, des transports, du marché intérieur, de la recherche et développement technologique et de l'espace, l'Union et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles, tout en respectant les dispositions législatives ou administratives et les usages des États membres, notamment en matière de rites religieux, de traditions culturelles et de patrimoines régionaux.


Article III-130

2. Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la *libre* circulation, des personnes, des services, des marchandises et des capitaux est assurée conformément à la Constitution.


Article III-133

1. Les travailleurs ont le droit de circuler *librement* à l'intérieur de l'Union.

2. Toute discrimination, fondée sur la nationalité, entre les travailleurs des États membres, en ce qui concerne l'emploi, la rémunération et les autres conditions de travail est interdite.


Article III-137

Dans le cadre de la présente sous-section, les restrictions à la *liberté* d'établissement des ressortissants d'un État membre sur le territoire d'un autre État membre sont interdites. Cette interdiction s'étend également aux restrictions à la création d'agences, de succursales ou de filiales, par les ressortissants d'un État membre établis sur le territoire d'un État membre.

Les ressortissants d'un État membre ont le droit, sur le territoire d'un autre État membre, d'accéder aux activités non salariées et de les exercer, ainsi que de constituer et de gérer des entreprises, et notamment des sociétés au sens de l'article III-142, deuxième alinéa, dans les conditions prévues par la législation de l'État membre d'établissement pour ses propres ressortissants, sous réserve de la section 4 relative aux capitaux et aux paiements.


Article III-148

Les États membres s'efforcent de procéder à la *libéralisation* des services au-delà de la mesure qui est obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne adoptée en application de l'article III-147, paragraphe 1, si leur situation économique générale et la situation du secteur intéressé le leur permettent.


Article III-153

Les restrictions quantitatives tant à l'importation qu'à l'exportation, ainsi que toutes mesures d'effet équivalent, sont interdites.


Article III-156

Dans le cadre de la présente section, les restrictions tant aux mouvements de capitaux qu'aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites

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