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Tokyo n°6

Les Français parlent aux Français - Tokyo - Mardi 1er mars - 7:00 du matin

Alerte ! Prévenez la gendarmerie, les forces spéciales, l'Elysée, etc... Faut faire quelque chose...
Voilà ci-aprés ce que j'ai trouvé dans un magasin dans le Japon profond du côté du Mont Fuji.... Faut faire quelque chose...
Camembert_1

Sinon pas beaucoup le temps de bloguer ce matin... cela sera pour demain... Parait qu'il fait froid en Gaule ?


Tokyo n° 5

Les Français parlent aux Français - Lundi 28 février 2005 - 6:00 du matin...

Grand week-end de tourisme. Mademoiselle Billaut est devenue une pro des transports en commun de Tokyo. Enfin, on cafouille encore un peu. Notamment dans la station de Sinjuku - la plus grande de la ville, où passe 2 millions de Japonais/jour...On ne peut même pas s'arrêter dans un couloir (qui sont aussi large qu'une autoroute) pour regarder le plan, sans se faire emporter par le flot. Faut se plaquer contre le mur... Par ailleurs, prendre un pass est un véritable casse-tête chinois... Je me demande si ce ne sont pas des Polytechniciens français qui ont mis sur pied les transports en commun tokyoites.
Sinon ville agréable. Samedi nous avons participé à un tour organisé de la ville. C'est le meilleur moyen d'en voir le maximum dans le minimum de temps. Organisation impeccable. Un bus complet avec presque toutes les nationalités : une polonaise portant sur son visage toute l'angoisse du monde, 2 coréens facétieux, 4 dames noires un peu forte de Los Angeles, un Français un peu - comment dire - un peu précieux, des anglais, 2 allemands de la chimie de Hambourg, 3 russes un peu sombres, etc...
Avec un guide japonais Mr Shimida époustoufflant. Un anglais impeccable mais avec un débit un peu heurté. Il nous a fait aimer la ville, les us et coutumes locales, la famille impériale (on est au courant de tout - zont l'air rangés dans cette famille, plus en tout cas que la famille royale anglaise).
Visite de la Tour Eiffel locale (la plus haute du monde nous a-t-il précisé, en nous regardant dans le blanc des yeux :  333 mêtres - pas la peine d'en faire un fromage),Dsc02327
une cérémonie du thé dans un jardin japonais enchassé parmi de hautes tours. 2 dames en grande cérémonie nous ont préparé le thé vert à l'ancienne. Impressionant. Même les grasses dames de Los Angeles ont arrêté de caqueter, le visage angoissée de la polonaise s'est légérement animée... (en photo les Billaut avec la maîtresse de maison)
Dejeuner dans un BBQ (barbecue). Lui aussi situé dans un magnifique jardin. Excellent. 5 personnes autour d'une table. Avec une grande pierre chauffante au milieu, sur laquelle une jolie japonaise nous a fait cuire quelques morceaux de viande, des patates douces, des asperges, etc... Trés bon.
On se marie beaucoup le samedi au Japon. Nous avons pu assister à plusieurs séances de photos dont une d'un mariage en grand apparat... (je trouve le marié de la photo trés ... cornélien, genre le Cid japonais...)Dsc02355
Petite ballade digestive à l'entrée du palais impérial... Puis window shopping dans Ginza. Entendez par là, que l'on ne descend pas du bus. On regarde les magasins par la fenêtre. Moi du shopping comme cela, je suis pour...
Ensuite nous avons prix un bateau sur la Simada River pour nous rendre à Asakusa au Nord et visiter le Kannon Temple. Là Mademoiselle Billaut s'en est donné à coeur joie pour le shopping. Et un kimono pour la belle soeur, et un bricolo pour son copain resté à Paris... Etc... Et naturellement je portais les paquets... Rien neuf de ce côté là.
Dimanche. Grande ballade au parc de Ueno et son zoo (de magnifiques pandas) où viennent se balader les autochtones avec leurs enfants. On prend beaucoup de photos dans ce zoo. Mais peu avec des appareils photos, fûssent-ils numériques. Non. Avec des téléphones. Même les gamins ont leurs téléphones avec des colifichets accochés dessus. Et mitraillent les pauvres pandas...
Re-visite à Akihabara. Délire complet. La grande rue est fermée à la circulation automobile le week-end. Un monde fou. Un gars qui se ballade avec une pancarte en geulant dans un haut parleur. "Tiens, me dis-je, un peu rassénéré, ils ont aussi des grévistes". Que nennni ! Le type vantait simplement le prix trés bas d'un PC proposé par le magsin Loax (le plus grand).
Puis, visite au quartier de Sinjuku et ces pachinkos (les bidules avec billes). On se demande pourquoi des Homo Sapiens jouent à ces bidules, dans un vacarme épouvantable... Enfin...
Je conseille Odakyu le departement store à côté de la station de métro. cela vaut le détour... Un étage entier pour la photo, un autre pour la micro-informatique, un autre pour les mobiles... Et un monde fou fou fou...

A demain peut-être pour de nouvelles aventures...


Tokyo n°4

Les Français parlent aux Français - Samedi 26 février 2005 - 6:00 heures du matin

Brrr... fait froid à Tokyo... Il a neigé dans la nuit de Jeudi à Vendredi ... et pas plus de 0 degré tout au long de la journée de vendredi..
Alors, où en sommes nous ?
Jeudi (je n'ai pas eu le temps de bloguer) visite de la technopole de Tsukuba. Et la déléguation française emmenée par le Ministre Loos est repartie dans la matinée de vendredi pour la mère patrie. Et pour nous (Caroline ma fille, et ma pomme) : tourisme.

La visite de Tsukuba a été des plus intéressantes. On s'est un peu trompé pour y arriver (la faute du chauffeur de bus qui a dû faire marche arrière dans un petit chemin tortueux - il n'est pas bon pour lire une carte japonaise, mais il est très bon en marche arrière)... Ce qui fait que nous sommes arrivés avec  20 minutes de retard... 20 minutes de retard au Japon : c'est ABSOLUMENT dramatique... Madame Oyana qui avait la charge d'être notre mentor, était stressée... Et même trés stressée, quand elle a dû nous séparer en 2 sous-groupes... Je ne sais pas si vous vous rendez compte du temps qu'il faut à un clan gaulois pour se séparer en 2 groupes sans mention précise... Ben... il faut un temps certain... Ce qui a eu un impact immédiat sur le milliard de neurones de la dame... Sa voix a monté, s'est erraillée dans les aigües, les gestes sont devenus un peu désordonnés, le pas s'est fait trés court : court-circuit évident dans les 100 milliards de connections des dits neurones... Bref, elle devrait prendre un peu de Prozac de temps en temps... Personnellement j'ai évité de trop l'approcher... Un coup de pied est vite attrapé.. A part cela quand elle était au repos - comme le robot que nous avons vu l'aprés-midi - elle était trés sympa... Elle nous a même expliqué en nous rendant à pied dans un autre immeuble, les cerisiers en fleurs d'avril (mais elle a confondu chili et cherry - ce qui nous laissé dans une grande perplexité...), et elle est de nouveau entrée en transe quand elle a vu un petit chien - grenre taille crayon - se balader dans les allées du campus. On n'a pas trés bien compris pourquoi...
Tsukuba est la plus grande technopole du Japon. Située à 60 kms au nord ouest de Tokyo, elle s'étend sur un peu plus de 20 hectares, et occupe 3.000 chercheurs répartis dans plusieurs laboratoires (Energie, Environnement, Sciences de la vie dont nanotechnologie, métrologie et standardisation). Budget de 1 milliard €. Tsukuba abrite l'AIST (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology).
Nous y avons eu des exposés trés techniques... Les membres de notre groupe ont suivi facilement... mais pas moi dans certains domaines comme la métrologie, le manufacturing, le polissage de métaux...
Deux points toutefois...
Pas mal de choses dans le domaine médical : on répare les nerfs, les os, on fait de la peau synthétique, des "healthcare chips" pour le marquage du sang.. etc.. L'homme symbiotique du père de Rosnay se met en marche... Et l'on y prépare la télémedecine. Le Japon, comme la France, est un pays vieillissant. De plus en plus de seniors, et de plus en plus de seniors du 4ème âge. Cela va coûter de plus en plus cher d'en prendre soin par les moyens traditionnels (maison de retraite médicalisée). Il va falloir de la télémedecine, le senior restant à son domicile habituel. Et le ba-ba de la chose commence avec de la visiophonie de bonne qualité entre lui et le centre de télémédecine, ce qui implique des réseaux de télécommunications de TRES bon débit symétrique. (si vous voyez ce que je veux dire). Le labo travaille là-dessus avec en plus des systèmes d'analyse à distance (le glucose notammnent). J'ai aussi appris que l'un des labos travaillaient sur le concept de grid (mais n'est pas eu d'infos précises).

Les robots. Nous avons eu droit à une belle séance de présentation l'aprés-midi. Notre ministre et sa suite nous avaient rejoint pour l'occasion. 2 spécimens identiques nous ont été présenté par le laboratoire franco-japonais (et oui le CNRS est partenaire). Ces machines fabriquées par la société Kawada Industries coûtent 400.000 €. Robotpièce. Ce qui est encore un peu cher pour le budget de Madame Billaut. Elle devra attendre un peu avant d'avoir un factotum. En attendant je remplis ce rôle...
Ces robots sont réalisées sur la plate-forme logicielle HRP-2 (sur la photo : votre serviteur et le robot pendu à son cintre comme un vulgaire paletot). Il pèse 58 kg, et mesure 1,54 m. Il dispose de 30 axes de liberté, et peut atteindre une vitesse de marche de 2 kms/h. Sa force de manipulation est de 2 kg/main.
Nous avons eu droit à 2 démonstrations : une danse traditionnelle japonaise (pour les spécialistes : le "aizu bandai san"...). Et il a pris sans se tromper un can de Coca-Cola sur une table (bonne vision 3D). Excellent topo d' Abderrahmane Kheddar (le français du CNRS dans ce labo). Nous y avons appris qu'il travaillait maintenant pour adjoindre le toucher au bidule. Et que Bouygues BTP était venu les voir avec des besoins précis : Bouygues cherchent des ouvriers robots pour pallier au manque de main d'oeuvre Homo Sapiens (merci de ne rien dire aux syndicats, sinon on repart pour une gréve...). Monsieur le Ministre a été des plus intéressés. Mais qu'il se rassure ce n'est pas demain la veille qu'on fera des Ministres robosapiens, de droite comme de gauche d'ailleurs... Et pourquoi Osaka devient-il la capitale du robosapeins ? Simple : la législation en vigueur dans cette préfecture permet de les promener sur la voie publique... Comme je pars mercredi là-bas...

Vendredi. Mademoiselle Billaut et moi avons décidé de visiter le célébre marché au poisson de Tokyo. Départ de l'hotel 5:00 du matin. On a pris le métro. Je dois dire que nous ne sommes pas encore trés fluent dans cette affaire.... Heureusement qu'un Japonais compatissant nous voyant empêtrer dans nos cartes et petits dictionnaires est venu vers nous avec un joyeux "May I help you ? ...".  Sinon nous y serions encore... Puis sur le bon quai du bon train (à Tokyo il a 2 systèmes de metro, et plusieurs lignes privées de train : pas simple quand vous devez panacher pour aller d'un endroit à un autre) nous sommes tombés sur un espéce de retraité du FBI, qui allait aussi au marché. On l'a suivi...
Visite intéressante s'il en fût. Trés impressionnant. Si vous venez dans cette ville, faut voir cela le matin de trés bonne heure. Rungis à côté c'est minuscule... De multiples étales sur de petites surfaces serrées l'une contre l'autre, où poissons, crustacés, coquillages, thons, sont minutieusement préparés, des allées étoites encombrées de caissettes, des samouraïs trompe la mort, montés sur de très petites plate-formes à roulettes pour transporter le poisson, avec à l'avant de ce véhicule d'un autre âge, une espece de bonbonne de type Butagaz... Ils roulent un train d'enfer avec leur chargement.. Faut faire trés attention... Bref nous avons fait des tas de photos (avec notamment un Photosmart prêté par HP qui marche très bien)... On en mettra quelques-unes on line.
Puis, aprés une soupe chinoise dans un boui-boui local pour nous revigorer (une maîtresse femme que la tenacière : son bonhomme au fourneau n'en mène pas large... enfin de ce côté c'est partout pareil...la technologie n'a guère évoluée...) nous sommes partis à pied pour Ginza... Et je dois dire qu'il faisait plutôt frisquet... Malheureusement pour Mademoiselle Billaut (et heureusement pour moi) les magasins n'ouvraient qu'à 11 heures. Et aprés une bréve visite au parc Hibuya et aux douves du Palais Impérial, nous sommes rentrés à l'hotel, avec encore quelques hésitations sur les transports en commun.
A 15:00 en effet, nous avions rendez-vous avec Gonzague-Alexandre Gay. Gonzague est le webmaster de www.akihabarnews. Et il nous a fait visiter Akihabara (en nous initiant aux joies ineffables des cartes d'abonnement aux transports en commun), le quartier de l'électronique, et notamment les magasins où il faut aller (je me suis acheté quelques bidules). Intéressant le jeune homme. Marié à une coréenne/japonaise (il paraît que c'est pas mal), aprés 4 ans de bons business à Hong-Kong, il a aterri ici, où il lance un business de e-tourisme.
Beaucoup d'idées. Notamment d'ouvrir dans ce célébre quartier un magasin duty-free, et un site de vente de bidules japonais intéressants (des produits que l'on ne trouve pas en France...), site déjà ouvert et qui marche bien...
Voilà... Ah oui... dernier point. J'ai donné mon premier interview par ... skype hier soir à mon  Yahoo café. Cliquez ici. Bravo à Franck Dumesnil pour avoir mis en oeuvre ce service.
A demain peut-être pour de nouvelles aventures...


Ici Tokyo n° 3

Les Français parlent aux Français - Jeudi 24 février 2005 - 6:00 heures du matin

Et bé : excellente journée hier. Un premier jour du show Nanotech 2005 plus qu'intéressant... Et une réception à l'ambassade de France... je ne vous dis que cela (champagne et petits fours excellents). La République sait recevoir ses enfants et ses invités japonais...
Donc 1ère journée du show au Tokyo Big Sight (genre Villepinte mais avec trés jolie architecture). Un gros bidule sur la baie de Tokyo. 200 exposants. Ils étaient tous là ... Les Anglais (énorme stand), les Allemands, les Danois, les Flamands, Pittsburgh, etc... Stand français un peu maigrichon, mais nous a-t-on dit "c'est la premiere fois". Bref, les sociétés françaises exposantes sont trés contentes...
Il y a 2 ans, j'avais participé à une conférence de ce type à New York... 80 à 90 % de sciences (et je ne suis pas trés scientifique...). Le reste : le marché. A quoi cela sert ? Comment ça marche ? Combien cela coûte-t-il ?
Aujourd'hui, on cause dans cette conférence japonaise de 50% de sciences et 50% de marché. Sinon des choses impressionnantes sur les stands : un miroir qui vous refléte de trés belle façon, une espèce de feuille en aluminium qui sert de haut-parleur (le son change en fonction de la torsion que vous faites subir à la feuille (a quoi cela sert-il ? je n'en sais rien ... j'ai demandé au gars - mais je n'ai rien compris à son charabia...). Le gros problème ici c'est la langue... Difficile... Une dizaine de stands d'éditeurs de livres sur les nanotechonologies. Enormément de revues de livres sur ces thèmes (en France on n'en a que quelques uns de livres)...
Sur le stand français, nous avons reçu le ministre Loos qui menait notre déléguation. Ai discuté pas mal avec lui (les gars du protocole s'énervaient) sur la nanopage de Inanov... Et sur le Pau Broadband Country. Vous devriez voir des choses puisqu'il était accompagné d'une équipe TV sur LCI ce vendredi vers 19:20 je pense (un truc genre le journal de l'économie).
Beaucoup de monde. Les Taïwanais sont trés accrocheurs... Posent beaucoup de questions techniques. Les Japonais plutôt réservés (genre de quoi se mêlent ce Français?  Ils sont bons dans le luxe qu'il y restent...). Les Coréens sont eux plus ouverts... Bref excellents contacts. Mademoiselle Billaut qui m'accompagne pour faire du tourisme a joué le rôle d'un commercial de base sur l'allée de notre stand : " demandez notre nanopage... qui veut une belle nanopage? .."
La nanotechnologie démarre. L'Humanité va passer sur les 10 ou 20 ans qui viennent de l'Industrie de papa à la nanoéconomie.
Puis pince-fesse à la résidence de l'Ambassadeur. Beau. Trés beau.Trés zen. J'en ai profité, au cours du "coque-telle", pour en remettre une couche à Monsieur Loos (je crois qu'il a compris - on devrait se revoir à Paris)... Je lui ai remis un DVD avec le film tres haute définition de Pau... Trés bon monde comme invités. J'ai éclusé un verre d'excellent champagne avec un senior advisor de Sony trés select, un executive de Canon trés cool, un jeune un peu déjanté du Ministère de l'Education japonais (mais dans ce genre de fonction ne l'est-on pas toujours un peu ?)... Etc...
Puis retour à notre hôtel... Un Français de notre groupe qui avait l'air de connaître, nous a dit : on rentre en métro... Ben, le gars ne s'y connaissait pas trop.. On s'est pommé... Mais on nous a ramené sur le droit chemin. Une vieille dame qui rentrait avec son cabas nous a renseigné ... en anglais...
Les temps changent...
Aujourd'hui : visite à Tsukuba...
A demain peut-être pour de nouvelles aventures...


Ici Tokyo (n°2)

Les Français parlent aux Français - Mercredi 23 février 2.005 - 6:00 heure du matin

Excellente journée hier... En plus j'ai appris à utiliser les transports en commun tokyoïtes. Ce qui n'est pas une mince affaire. A mon dernier voyage il y a plus de 10 ans je me suis lamentablement perdu du côté d'Akiabara (le coin de l'électronique) ... Un flic compatissant m'a ramené vers minuit à mon hôtel. Faut dire que la chose n'est pas simple... Entre les lignes de trains privées/publiques, le métro, les indications qui ne sont pas toujours écrites en caratères romains...
A part cela, belle organisation d'Ubifrance et de la Mission Economique de l'Ambassade pour ce voyage d'études sur les nanotechnologies...
Gaku Gawabe, adjoint au chef de mission, nous a fait un petit topo économique. Japon : 127 millions d'habitants, une superficie égale aux 2/3 de celle de la France, un PIB de 3.700 milliards € (3 fois celui de la France), un PIB/tête 1,5 fois celui de la France. Une conjoncture qui aprés "la décennie perdue" des années 90, retouve une certaine sérénité... Sérénité chancelante... mais sérénité quand même.
Pas mal de similitude avec la France : démographie faible, vieillissement croissant, pyramide des âges qui se tasse vers le haut. Par contre sur la recherche et l'innovation c'est un peu différent. Le Japon investit 3,2% de son PIB dans la RetD, contre 2,3 pour la France.
En fait, nos amis japonais avancent à marche forcée vers la "société de la connaissance". C'est une stratégie délibérée, pour quitter au plus tôt le "couple capital/travail" et la société industrielle traditionnelle. "Ils laissent cela aux Chinois"... D'ailleurs peuvent-ils faire autrement ? La stratégie japonaise est toujours d'avoir une longueur d'avance, dans le domaine de la propriété intellectuelle. En fait la Chine fait peur aux Japonais ("les chinois sauront tout faire dans l'industrie traditonnelle"). Et en même temps, heureusement qu'il y a  le marché chinois, pour les exportations japonaises... La menace chinoise d'une certaine façon fait progresser le Japon. L'on assiste même à des phénoménes de relocalisation (Canon par exemple a rapatrié certaines fabrication au Japon). La raison ? la propriété industrielle. Ne pas donner aux Chinoix le savoir-faire. On préfére fabriquer les produits de dernière génération dans des black boxes japonaises...

"Les Japonais adorent les Français jusqu'au jour où ils en voient un" (vieux proverbe japonais)
La France n'a pas une image technologique. Luxe, mode, produits agro-alimentaires. Voilà notre image.
Par ailleurs gros écart culturel. Car la forme au Japon prime sur le fond. La forme est qualifiante. C'est un préalable à toute discussion. De prime abord il est difficile de faire accepter un concept techno gaulois. Mais ce que l'on ne sait pas et les Japonais n'en parlent pas trop c'est que le logiciel du chien Aîbo de Sony est Français, etc...   
La remise de la carte de visite est aussi une étape décivise. La remettre à 2 mains, ne rien écrire dessus (cela serait ressenti comme un barbouillage sur la figure du Japonais..)... Voilà quleques conseils que l'on nous a donné avant de nous lancé dans la bagarre...
Comme je n'ai plus beaucoup de temps - il y a eu des problèmes de connexion à notre Yahoo Café - et la jeune japonaise de service m'a légérement énervé par son inaptitude (et oui cela existe au pays du Soleil Levant  - en plus elle ne cause pas l'anglais...) - je vous conte le reste de notre matinée de travail une prochaine fois (exposé du gouvernement et d'une assoication d'entreprises privées).
L'aprés-midi : nous avons présenté nos affaires à une soixantaine de sociétés. J'étais dans le worksop optic (les 25 sociétés françaises étaient réparties en 4 groupes). Ma présentation d'Inanov et de Pau s'est je pense bien passée. Beaucoup de questions... A suivre...
Ce matin départ pour la conférence Nanotech 2000. Où je vais tenir un mi-stand sur le pavillon français...
A part cela, Tokyo est une ville on ne peut plus propre... Genève et la Suisse à côté :   cela fait sale...
A demain peut-être pour de nouvelles aventures...


Ici Tokyo

Les Français parlent aux Français - Mardi 22 février 2005 - 6:00 du matin
Japon n°1....
Voilà, bien arrivé à Tokyo. Voyage sans histoire. Un peu long toutefois...
Ma fille Caroline m'accompagne... Pour moi c'est la 3éme fois que je viens dans ce pays...La dernière remonte à 1991...
2 grands temps forts pour nous dans ce voyage: le congres des nanotechnologies de Tokyo qui commence demain. 25 Français représentant différentes sociétés, emmenés par Ubifrance, sont du voyage. Personnellement je vais représenter la société Inanov (grand écran en nano).Cette délégation est chapeautée, d'une certaine façon, par le ministre délégué du Commerce  Extérieur François Loos que nous devrions rencontrer ce soir ou demain. Puis 2ème semaine de mars : Osaka et ses robots humanoïdes, où là, c'est une autre mission française  d'une quinzaine de personnes qui viendra. Mission organisée par la ville d'Osaka... Entre les 2 un peu de tourisme.
Dans la mesure du possible je vais essayer de vous conter la chose au jour le jour...
Le Japon ne semble pas avoir changé depuis mon dernier voyage... Les entreprises - dont notre hôtel - n'ont guère fait de progres dans leur gestion informatique. J'ai demandé à changer de chambre (Ubifrance avait retenu une chambre avec un lit) pour demander une chambre avec 2 lits (pour Melle Billaut...). Et ben cela a pris un bout de temps. Le process n'est pas intégré dans la chaîne de gestion. Et au desk, le gars avait son catalogue prix sur des bouts de papier crasseux qu'il a retiré de sa poche. En 1991 je me souviens nous avions visiter un grand distributeur japonais. En nous rendant à la salle de réunion nous avons vu des tas de bureaucrates assis chacun à une table en bois avec des monceaux de papier dessus... Vous me direz que la chose maintient l'emploi.. Mais quand même... Plus les processus sont informatisés et plus le client est content (rapidité du service rendu, etc), moins les processus le sont, moins le client est content. C'est ma maxime du matin (mais je n'ai pas encore pris mon café)...
Par ailleurs on nous avait dit qu'il y avait un accés Internet Lan dans les chambres. Et bien non. Nada.  Mais heureusement il y a un Yahoo Cafe dans l'hotel d'où je vous écris ce matin... Tres bien... Mon café va arriver. J'ai sorti ma tablet HP on m'a donné les codes d'acces sécurisés pour du Wifi.. Et sa marche... Accés gratuit.. A condition de prendre au moins une boisson (café à 3,5 €)
Dsc02118Hier soir nous avons fait un skype avec Madame Billaut de cette façon. C'est magique... (Madame Billaut avait reçu avant le départ une formation accélérée à la chose...). Et en plus c'est gratuit.. Un temps de latence quand même... de l'ordre de 2 secondes... mais on s'y fait... Ce soir on va essayer de tester la webcam sur le chat de Yahoo...

Bon je vous laisse... Mademoiselle Billaut m'attend pour le briqueffeuste... Puis à 8:15 départ pour la mission économique de l'Ambassade... Les topos commencent...
A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures...


Slides des speakers de FTTH Conference

Début février a eu lieu à Amsterdam, le 2ème Congrés du FTTH (Fiber To The Home) European Council... Je vous en avais un parlé à l'époque.
Le Council vient de publier les présentations des orateurs lors de ces 2 intéressantes journées. Vous les trouverez ici. Pas mal de choses : technique, investissement, stratégie politique, applications... etc..
Bonne visite.


Me Jeanneney rouspète...( y a pas que moi...)

Et oui... Google, Amazon (et peut-être aussi Microsoft) sont en train de numériser des millions de bouquins... Scanning et OCR pour ceux qui ne sont pas déjà en fichier directement exploitable par un ordinateur... Puis vente en ligne... J'attends cela avec impatience... Comme je vous en ai déjà fait part, je suis assez content de ma tablet PC HP.. Que j'utilise pour télécharger des tas de e-books que je peux lire dans de bonnes conditions (l'écran de la dite tablet est très bien), e-books que je peux annoter comme bon me semble, que je peux retouver d'un coup de stylet...
Aprés la musique, la photo (Corbis, la société de M'sieur Gates et d'autres), après la vidéo où le mouvement est bien enclenché, c'est maintenant au tour de la chose imprimée... Nos coquins d'Américains vont numériser leurs bouquins, et probabablement aussi les nôtres dans la foulée... Nous demanderont-ils la permission ?
Et naturellement Mr Jeannenay de vitupérer... Ce haut fonctionnaire qui pilote notre grand vaisseau de la TRES Grande Bibliothèque de France, voit cela d'un très mauvais oeil..  Et il a raison... Nos cow-boys vont faire cela dans "un esprit américain" (cela tombe sous le sens), ce qui n'est pas forcément le nôtre d'esprit (ce qui tombe aussi sous le sens)... Les réponses aux requêtes pourraient être orientées par exemple... Mr Jeanneney préconise donc une présence européenne. Et pourquoi pas, que l'Europe et Google passent un accord pour une numérisation des fonds européens "à l'européenne"... Le continent européen, qui a des cultures millénaires, passerait un accord avec ce Google, inconnu il y a encore quelques mois, créé par 2 étudiants sur un continent inconnu il y a encore quelques petites centaines d'années... On croit rêver... Bon passons...
Et revenons à nos moutons... Mr Jeanneney nous apprend qu'il va numériser la presse française... Bon les news de Google vont dejà cela au jour le jour.. Mais passons...  Vous vous dites : "Chic alors, je vais pouvoir faire des recherches dans tous les articles de tous les journaux/revues, les consulter, les acheter, les télécharger..."... Et bien que nenni... Il numérise la presse des temps anciens...Il va s'arrêter en 14. Non en 44. Je ne dis pas que cela n'intéresse personne.. Loin de moi cette idée... Mais on ferait mieux de numériser la presse des temps présents... Cela serait peut-être plus économiquement utile... Vous allez dire que je râle encore contre le gaulois, mais cela montre bien que nous sommes tournés vers le passé... et que le présent et le futur ne nous intéressent pas...

Par ailleurs, je suis allé faire un tour sur le site Gallica de la TRES grande bibliothèque (le nom en lui-même est symptomatique...). D'abord, je trouve que le site n'est pas trés sexy dans sa présentation (Google a une meilleure présentation)...  En plus, on laisse le visiteur sur sa faim. Dans la rubrique "voyage en France" par exemple, quand on clique sur "Béthune" (ville du pays des Atrébates comme chacun sait), cela affiche une page blanche...  Pas de messages d'erreur ou "en cours" ou "excusez-nous blabla... blabla...". Non rien !... Nous sommes comme d'habitude des usagers...
On y trouve quand même des choses intéressantes (Balzac, etc...). Mais on pourrait là aussi penser un peu moins au passé et un peu plus au présent...  Pourquoi les éditeurs français ne se mettent-ils pas autour d'une table pour mettre en ligne leurs bouquins ? Que l'on puisse acheter en téléchargement ? Moins cher naturellement que sur support papier dans un magasin en dur...
Mais vous voyiez d'ici le problème ? ... Je ne vous fais pas un dessin... Aucun politique français - si tout au moins il tient à être réélu - ne se mouillera dans cette affaire...
C'est pourtant bien ce qu'il faudra faire un jour. Et plus on tarde, plus cela sera compliqué...

Dernier point et j'arrête de râler : cela servait vraiment à quelque chose de construire cette grande bâtisse de bibliothèque sur les bords de Seine ?


Michel Besson : un expert comptable pas comme les autres...

Je l'ai rencontré un peu par hasard... Michel Besson est expert-comptable au fin fond des Yvelines. Il habite un petit village charmant, équipé de l'ADSL... Ce qui ne gâte rien.
Son cabinet comptable a quelque chose de particulier : il n'y a pas de papier... On imagine toujours effet un cabinet comptable submergé par des océans de papier, de dossiers rebondis, de classeurs débordants, etc... Et bien là non.
Au milieu : un scanner haut de gamme : le Docucolor 1631 de Rank Xerox flanqué de 2 gros serveurs Dell (PowerEdge 2650). Le tout équipé d'un logicel de GED (Gestion Electronique de Documents : Scan to Ged), et d'un logiciel OCR (reconnaissance de caractères), à savoir Fine Reader d'Abbyy. Ah, j'oubliais, il y a aussi un logiciel de comptabilité...
Tout cela fonctionne ensemble depuis quelques années. La chose est rodée. Michel Besson a sur son bureau 2 écrans, et passe de l'un (affichant  un document OCRisé par exemple) à l'autre pour inscrire dans le logiciel comptable l'écriture correspondante. Retrouver un document correspondant à une écriture est un jeu d'enfants.
4 à 5 personnes travaillent avec lui.
Résultat, si vous êtes son client : vous lui amener vos documents (factures founisseurs, notes de frais, etc...). Il scanne tout (y compris les tickets de parking) en ayant au préalable inscrit sur le document papier un n° d'ordre.
Puis tout est automatisé. Et les documents originaux sont rendus au propriétaire.
Début mars prochain Michel Besson va ouvrir une plate-forme ASP de comptabilité/scanning. Vous êtes client chez lui ? Vous avez un scanner équipé d'un logiciel d'OCR ? Cela coûte aujourd'hui moins de 100 €.. Vous faites tout cela de chez vous. Vous vous connectez sur sa plate-forme, vous ouvrez votre browser, mettez votre mot de passe, et vous faites tout vous-mêmes... scanning, enregistrement simple de l'opération (montant TTC, TVA, ...). L'imputation dans le logiciel comptable se fera au cabinet. Affaire de spécialiste.
L'intérêt ? Le coût d'abord. Michel Besson estime que la plateforme centralisée dont il dispose permet d'abaisser les coûts de 30 % par rapport à une solution "tout papier". La plateforme ASP devrait encore abaisser le tarif de 20 %.  Peut-être plus.
Autre intérêt... "Vous comprenez, dit-il, de cette façon je peux me consacrer totalement à mes clients, et leur faire bénéficier de mes conseils...C'est d'ailleurs pour cela qu'il est difficile de définir un prix à l'écriture comptable".
Donc si la solution plate-forme vous intéresse : il suffit de lui envoyer un email.

Autre particularité du bonhomme : son aquarium. Que vous verrez sur la home page de son site : lebacdemichel.com.
AquariumImpressionnant. Il occupe tout un pan de mur dans son bureau... (on voit les 2 écrans sur le bureau)... Vous y apprendrez tout, notamment sur la reproduction très complexe du poisson clown...
Ah ! Dernier point... Notre ami va proposer sur le marché "smartdoc". Un logiciel de ged pour entreprises. Avec une version familiale. Vous pourrez stocker toutes vos factures (eau, électricité, téléphone...), votre contrat de mariage, votre livret militaire, votre contrat de crédit, votre carte grise, vos contrats de service aprés-vente Darty ou autres, etc... Madame Billaut stocke tout cela dans des dossiers qui avec le temps prennent du poids. Y rechercher quelque chose prend souvent l'allure d'une expédition...
Avec quelques prises de bec... ("ouais, c'est mal classé, etc...). Smart Doc c'est fait pour la paix des ménages...
Vous allez dire que je suis toujours en train de râler, les Français ceçi, les Français cela... Et bien il y en a qui dans leur coin, font des choses. Et il faut en parler...
Il faudra présenter Michel Besson au prochain Trophée de l'Economie Numérique...