On n'arrête pas le progrés : c'est bien connu...
Imaginez que vous vous rendiez à un rendez-vous sur les Champs ELysées à Paris ou sur le Boulevard de Pyrénées à Pau (ou dans tout autres endroits d'ailleurs)... Et paf, tout à coup, devant vous, le derrière de la dame qui vous précéde sur le trottoir s'illumine.. De la couleur, des textes... Une pub Coca-Cola... Ou "arrêtez de me suivre"... ou tout autre type de message...
Celio, la marque bien connue de vêtements de mode teste la chose dans son magasin du Boulevard Sant Germain à Paris (n° 134 - Pau est prévu un peu plus tard). Cet écran réalisé par la RetD de France Telecom se met sur n'importe quel vêtement, grâce à un simple système velcro... C'est une LED d'une surface de 10 sur 7 cm, alimentée par une batterie intégrée dans le vêtement (batterie légère d'une autonomie de 8 heures...). Cet écran se met à jour simplement par téléphone portable disposant d'une connexion Bluetooth (le Wifi qui va être aussi intégré dans nos portables serait peut-être aussi utile ?)
Mis à part les fesses des dames, les applications de la chose sont nombreuses... La mode d'abord (la chose étend les capacités "d'expression sociale" du vêtement), le secteur de l'évenementiel, la publicité (si nous devenons tous des porteurs de publicité électronique, ce qui paiera nos vêtements, aurons-nous encore besoin des panneaux Decaux ?), la sécurité publique, etc...
Combien cela coûte-t-il ? Ben on ne sait pas encore trop... Mais chez Celio on pense que le prix objectif d'un vêtement/écran serait de 150 €... En tout le test au magasin du boulevard Saint Germain est encourageant..


On nous parle des labos, des scientifiques et techniciens qui innovent, quand ce n'est pas les marketeux. Mais on oublie une source importante d'innovation : la farce (le canular). Les fesses illuminées (les babouins font ça très bien tout seul, aux périodes propices), excellente farce pouvant amener clients, distributeurs, fabricants, à innover.
Une bonne farce doit être conduite avec un sérieux imperturbable. Il y a une vingtaine d'années (aaaah le coup du papy, "il y a longtemps etc.". Bon. OK.), il y a donc une vingtaine d'années, j'expédiai au patron de Publicis une missive décrivant en détail un support publicitaire innovant : auto-porteur, auto-moteur, et se dirigeant par miracle (scientifique et naturel) vers les cibles publicitaires. Bref, des vaches, qui comme chacun sait, aiment regarder passer les trains, les voitures et les promeneurs. Une cabine brevetée de peinture biologique permettait à la fois de repeindre les vaches aux couleurs d'un annonceur, de les traire et de leur jouer de la musique. La lettre était accompagnée comme il se doit de tableaux-de-chez-tableur et de graphiques. Eh bien, j'avais parié une cannette que je recevrais une réponse, et j'ai eu droit en réponse à une longue lettre pince-sans-rire, et donc j'ai gagné ma cannette.
Rédigé par : Xavier Maury | 08/12/2004 à 11:41